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  • Que le Président chinois et la Présidente coréenne s'engagent à enrichir le partenariat coopératif stratégique Chine - Corée du Sud n'a pas l'heur de plaire aux USA

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    Le président chinois Xi Jinping et son homologue sud-coréenne Park Geun-hye se sont entretenus jeudi à Séoul, s'engageant à enrichir leur partenariat coopératif stratégique.

    Les relations Chine - Corée du Sud connaissent une opportunité de fort développement, a déclaré M. Xi, ajoutant que les deux parties devraient partager des opportunités de développement, relever ensemble les défis et approfondir leur coopération de manière globale.

    La Chine souhaite établir un service de compensation de Renminbi (RMB, monnaie chinoise) en Corée du Sud et espère que les deux parties pourront accélérer les négociations afin d'achever leurs négociations sur le libre-échange avant la fin de cette année.

    Pour ce qui est des échanges entre les deux peuples, M. Xi a rappelé que les deux pays allaient célébrer l'Année du tourisme chinois en Corée du Sud en 2015 et l'Année du tourisme sud-coréen en Chine en 2016.

    Concernant la coopération régionale et internationale, M. Xi a indiqué que la Chine était prête à renforcer la coopération avec la Corée du Sud pour établir une banque asiatique d'investissement dans les infrastructures et faire avancer la plan pour la création d'une zone de libre-échange Asie-Pacifique.

     

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    Les correspondants du Financial Times à Beijing rapportent avec un certain agacement la nouvelle suivante :

    La Chine élargit ses plans pour établir une institution financière capable de rivaliser avec la Banque mondiale et la Banque de développement asiatique. (…) Dans ses rencontres avec d’autres capitales, Beijing a proposé, selon deux sources familières avec le projet, de doubler la taille du capital souscrit de la future banque à 100 milliards de dollars. 22 pays au total, incluant de riches états du Moyen-Orient, appelé Asie de l’Ouest en Chine, se sont montrés jusqu’ici intéressés par le projet, qui devrait prendre le nom de Banque asiatique pour l’investissement dans l’infrastructure (AIIB). Elle devrait d’abord se concentrer sur la construction d’une nouvelle version de la route de la soie, l’ancienne route commerciale qui a autrefois relié l’Europe à la Chine.

    Le quotidien sud-coréen Joongang Daily révèle que la raison de ce délai est que Séoul a subi de fortes pressions de la part de Washington pour ne pas participer au projet, l’administration Obama n’étant pas très favorable à la naissance de l’AIIB.

    Le gouvernement chinois avait demandé que la Corée annonce sa décision de se joindre à l’institution au cours de la visite de Xi Jinping à Séoul le 3 juillet. Washington avait demandé quelques semaines plus tôt à son ambassade à Séoul de faire comprendre que les Etats-Unis sont très préoccupés de voir la Corée du Sud se joindre à l’AIIB. Le Chine utilisera très probablement la banque, selon Washington, à des objectifs politiques et si la Corée s’y joint, sa crédibilité en tant qu’allié américain en sera affectée, selon ce que rapporte le Joongang Daily.

    « L’objectif politique » tant redouté par Washington est la perte d’hégémonie d’un système financier occidental en perdition, au profit d’un ordre mondial basé sur l’Eurasie.

    Selon le Financial Times, « Beijing espère que la banque sera sur pied et opérationnelle avant la fin de l’année, et a nommé Jin Liqun, l’ancien président du conseil de supervision du fond souverain chinois Citic et un ancien vice-président d’ADB, pour la mettre en place. M. Jin a recruté deux douzaines de collaborateurs auprès de d’institutions financières comme la Bank of China et Citic. »

    La participation de la Corée du Sud, un poids lourd sur le plan économique, accroîtrait significativement la crédibilité de l’AIIB.

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  • La zone de libre-échange Guangdong–Hong Kong–Macao articulée autour de Shenzhen : « prête à être approuvée »

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    La proposition de la province du Guangdong de construire une zone de libre-échange régionale avec Hong Kong et Macao a été approuvée « en principe », ont déclaré les initiés.

    De source « bien informée » auprès des autorités de Shenzhen selon laquelle la zone de libre-échange Guangdong–Hong-Kong–Macao a été approuvée en raison de l'accent mis sur la coopération régionale, ce qui est différent de l'accent mondial de la zone de Shanghai.

    L'approbation devrait être annoncée à l'issue de la troisième session plénière du XVIIIe Comité central du Parti communiste chinois, également connu sous le nom de troisième session plénière 2013 qui se termine ce soir.

    Les analystes s'attendent à l'annonce d'un ensemble de réformes lors du plénum de ce week-end pour apporter des changements non seulement en Chine, mais aussi pour relancer l'économie mondiale, qui connaît une reprise lente.

     

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    La proposition a également souligné la demande conjointe du Guangdong, de Hong Kong et de Macao. Selon certains analystes, Hong Kong s'est sentie obligée de conserver sa position de centre financier après le lancement de la zone de libre-échange de Shanghai.

    La source a déclaré que la troisième zone de libre-échange pourrait être établie à Tianjin.

    En fait , l'économie chinoise est boostée par l'émulation, qui va jusqu'à une lutte féroce, qui existe entre la zone de Shanghai , la zone formée par les 2 grandes agglomérations Beijing et Tianjin et enfin la zone dite de la rivière des Perles avec comme moteur la ville de Shenzhen dont le PIB est le plus élevé de Chine , le terriitoire de Hong Kong dont on connait le dynamisme ainsi que Macao , Dongguan et Guangzhou auxquelles s'ajoutent quelques plus petites villes.

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    Dans les zones de libre-échange, l'influence du gouvernement est quasi nulle. Nous y avons une économie et un système financier totalement calqué sur le modèle capitaliste. S'en suit une série d'évolutions politiques , la levée de toute censure et la promulgation des libertés individuelles.

    Si cette réforme est annoncée comme mes sources m'en ont informé , ce sera la plus grande révolution en Chine depuis la déclaration d'ouverture de la Chine au monde , il y a un peu plus de 30 ans , par Deng Xiaoping.

     

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  • Le succès de la zone de libre échange de Shanghai et l'espoir de réformes et de nouvelles ZLE enflamme les bourses chinoises

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    La bourse de Shanghai a fermé en hausse hier, les investisseurs prédisant le lancement de nouvelles réformes économiques, et l'ouverture de zones de libre-échange (ZLE) dans d'autres villes portuaires.

    Le Shanghai Composite Index a gagné 0.62 % pour finir à 2211,77 points.

    « Le goût du risque du marché est extrêmement élevé car les investisseurs s'attendent à voir des réformes mises en place sur le court terme », a expliqué Shenyin et Wanguo Securities.

    Les investisseurs espèrent que le Parti communiste chinois tiendra une réunion importante en novembre à l'issue de laquelle il dévoilera des mesures qui feront avancer la réforme économique.

    En outre, plusieurs entreprises basées dans de grandes villes portuaires telles que Tianjin, Qingdao et Xiamen ont vu leurs actions bondir car certains y présagent l'ouverture de zones de libre-échange, après le lancement de celle de Shanghai, mardi.

     

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    Tianjin

    Songjiang, une entreprise de promotion immobilière basée à Tianjin, a grimpé jusqu'à la limite journalière de 10 % pour atteindre 5,27 yuans (0,64 euro). Dans la même ville, Marine Shipping et Port Co ont toutes les deux gagné 10 % à 5,61 yuans et 8,17 yuans.

    A Xiamen, la société Port Development a également gagné 10 % à 6,84 yuans, tandis qu'ITG Group a terminé en hausse de 10 % à 5,34 yuans.

    Xiamen, une ville portuaire située dans la province du Fujian, pourrait établir, à l'instar de Shanghai une ZLE pour promouvoir la coopération économique entre la Chine et Taiwan, a annoncé hier Century Business Herald.

    Dans le Shandong, la ville de Qingdao a d'ores et déjà déposé sa demande auprès du Conseil d'Etat pour établir une ZLE, selon un communiqué publié sur le site du ministère du Commerce chinois.

     

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