yves leterme

  • Le PM belge souhaite un rôle plus important de la Chine dans l'économie mondiale

    Cette année est le 40ème anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Belgique et la Chine. A partir de ce week-end, le prince Philippe de Belgique sera accompagné par une délégation de 480 chefs d'entreprises, "jamais vu", pour sa visite en Chine , la plus grande mission économique belge jamais envoyée dans le monde.  

    Le Premier ministre belge sortant et prochain secretaire général adjoint de l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), Yves Leterme, a eu récemment un entretien exclusif dans son bureau du 16 rue de la Loi à Bruxelles avec le correspondant-en-chef de Xinhua en Belgique, au sujet de la coopération entre la Belgique et la Chine.

    La mission princière a pour objectif de tisser des liens avec la Chine dans les domaines économique, commercial, culturel et au niveau de l'éducation, a dit M. Leterme, se félicitant de la coopération "diversifiée" entre les deux pays. Il a mis l'accent sur la nécessité de "donner du contenu aux relations bilatérales positives et importantes", lorsque les relations diplomatiques entre la Belgique et la Chine "sont au beau fixe".

    M. Leterme a exprimé "le respect et l'admiration pour le travail accompli par la Chine". "La Chine est arrivée, de façon paisible et sans trop choquer l'extérieur, à relever le pouvoir d'achat et le bien-être de la population dans les volumes considérables qu'on connaît, ça force l'admiration et le respect", a-t-il dit.

    "La Chine a la capacité de jouer un rôle beaucoup plus important que par le passé. Ces 15 dernières années, aux niveaux des taux de croissance, de l'intégration dans le commerce extérieur et l'économie mondiale, la Chine a franchi des pas énormes, ce qui peut aider l'équilibre de l'économie mondiale", a noté M. Leterme. Il a demandé à la Chine d'"équilibrer de meilleure façon les relations entre la consommation interne et les exportations", en rectifiant l'accentuation des possibilités des exportations pour "un ordre économique durable et équilibré".

    "Si la Chine développe la demande et la consommation internes, elle donnera de nouvelles possibilités pour des industries de l'Europe, y compris la Belgique, et ça va relever le bien-être de la population chinoise", a dit M. Leterme, ajoutant que "c'est aux dirigeants chinois de juger quand et dans quelle mesure cette approche prend sa place".

    Selon les statistiques fournies par l'ambassade de Chine à Bruxelles, le commerce sino-belge a atteint 22,1 milliards de dollars en 2010, soit 30% de plus qu'en 2009, la Chine est devenue la deuxième plus grande partenaire commerciale du royaume hors de l'Union européenne. Dans le domaine des échanges scientifiques, les deux pays avaient plus de 400 projets intergouvernementaux avec la participation d'un millier de chercheurs. En ce qui concerne la coopération au niveau de l'éducation, 2.300 jeunes chinois étudient en Belgique, tandis que plus de 300 étudiants belges se trouvent en Chine.

    A la fin de l'entretien, M. Leterme a souhaité voir "une plus grande ouverture du marché chinois" aux investisseurs belges. "Accueillir un entrepreneur belge, c'est bien, motiver cet entrepreneur pour investir en Chine, c'est encore mieux", a-t-il conclu.