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  • VIE HARMONIEUSE DES ETHNIES MINORITAIRES EN CHINE

    Ouverture du 6e festival international des torches de l'ethnie Yi
     
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    Le 6e festival international des torches de l'ethnie Yi s'est ouvert dans la ville de Xichang (province du Sichuan) le 4 août 2010. Des milliers de gens de l'ethnie Yi ont porté leurs costumes pour célébrer cette fête culturelle traditionnelle. Le festival des torches est reconnu comme un des patrimoines culturels immatériels de la Chine.F201008060918311677126172.jpg

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  • NOUVEL AN PLUSIEURS FOIS PAR AN,

    Le Nouvel An plusieurs fois par année.

    Les Mongols, les Daur et les Yao célèbrent le début d'une année au premier mois lunaire ; les Tibétains au onzième, douzième ou premier mois, et les Yi au dixième mois. Voyons un peu comment les choses se passent.

    Les Mongols, autrefois nomades, se sont pour la plupart sédentarisés. Le premier mois de l'année est appelé « mois blanc ». Le blanc est la couleur d'origine et le symbole de la pureté et de la candeur pour les Mongols. A l'époque du Grand Khan (Gengis), on s'habillait de blanc au nouvel an et on échangeait des présents de couleur blanche, symbole de fortune et de bonheur. Selon le récit de Marco Polo, le jour du nouvel an arrivaient dans la capitale des porteurs de tributs par dizaines de milliers, montant des chevaux blancs, suivis de cinq-mille éléphants élégamment ornés et d'une multitude de chameaux aux ornements somptueux. Tous portaient des caisses de trésors en or et en argent pour la cour, et d'objets utiles pour la nouvelle année.

    Aujourd'hui les Mongols offrent aux vieillards, la veille de la fête, le vin d'adieu à l'année ; le jour même, ils se rendent à cheval chez les amis et s'échangent des hada (sorte d'écharpe de soie transparente et légère) en signe d'amitié et de sincérité. Il est d'usage que chaque famille préparer un agneau rôti complet dans l'attente des visiteurs.0013729ad0130ac5049f02[1]

    Chez les Daur, qui vivent au nord-est du pays et dans la région de Tacheng au Xinjiang, le dernier jour de l'année, on fait des offrandes aux ancêtres après avoir nettoyé leurs tombes. Chaque famille nettoie aussi sa maison de fond en comble, tout en laissant devant l'entrée un tas de fumier sec qui sera brulé le soir. Au moment où les feux s'allument devant chaque maison, une atmosphère de chaleur et de joie se répand dans le village. Toute la nuit des lanternes de formes et matériaux variés, même de glace, resteront allumées. Le lendemain, les gens sortent, vêtus de leurs plus beaux habits, pour rendre visite aux parents et amis, échanger des vœux, et offrir du tabac aux vieillards. Dans chaque foyer, on sent la bonne odeur des gâteaux cuits à la vapeur qui attendent les visiteurs. La journée s'achèvera par une soirée de danse à laquelle les jeunes filles participeront en offrant à leur « préféré » un petit sac qu'elles auront brodé pendant l'année.

    Chez les Yao, la fête se célèbre par une « exposition » de ses plus beaux atours. Les filles portent une jupe à motifs floraux et une veste, et des bijoux d'argent. La fête commence par le « spectacle du labour » exécuté par trois jeunes hommes : l'un d'eux est déguisé en buffle, les deux autres en fermiers, portant l'un un soc de charrue l'autre une faux. Ils chantent et dansent ensemble, présage de bonnes récoltes pour l'année à venir.

     

     

    Le Nouvel an des Tibétains est basé sur un calendrier astronomique, une combinaison des calendriers solaire et lunaire. Luosa en tibétain signifie nouvel an, et la date varie non seulement d'une année à l'autre mais d'une région du Tibet à l'autre. La façon de célébrer diffère aussi. Par exemple, à Lhassa, chaque famille trace des dessins de bon augure sur le sol au moyen de chaux ou de cendre. Le premier jour, on ne sort pas. Toute la journée l'on consomme du qingke ou vin d'orge et des spécialités tibétaines comme du boudin, de la viande séchée, du mouton à l'étuvée et des gâteaux faits de lait caillé, sucre et beurre. Le lendemain, on va rendre visite aux voisins et amis, le cruchon de qingke à la main. L'ambiance est joyeuse. Des spectacles ont lieu dans les rues.

    Dans les régions d'élevage, on célèbre pendant une semaine entière. Certaines localités procèdent à la « danse des esprits », une sorte d'exorcisme où les danseurs sont masqués et accompagnés de divers instruments typiques du Tibet.

    Au repas, on consommera la zampa (farine d'orge grillée) traditionnelle, et du riz qui est considéré comme un luxe dans cette région. Les mets abondent : bouillon de viande, pains à la vapeur, galettes farcies, viande de bœuf et mouton, etc. Le soir, les familles se rassemblent dans une des maisons pour danser en groupe, en couple, ou seuls.

    Les Yi sont concentrés principalement dans les provinces du Yunnan, du Sichuan, du Guizhou et le nord-ouest du Guangxi. Le Qingnian jie ou fête de la Jeunesse est le jour où les Yi célèbrent l'arrivée de leur nouvelle année, au dixième mois lunaire. A cette occasion, on abat des bœufs, moutons et porcs dont la meilleure part est offerte en sacrifice aux ancêtres. Les Yi célèbrent en portant des toasts à tout un chacun, en chantant, échangeant des visites pendant la journée de la fête.

     

     

    Outre ces ethnies, dix groupes islamiques de Chine célèbrent le nouvel an selon le calendrier de l'hégire. Les Lisu et les Pumi du Yunnan ainsi que les Oroqen des montagnes du nord-est déterminent les saisons et les fêtes d'après le calendrier naturel des animaux. Pour les Dulong du Yunnan, une nouvelle année commence quand tombe la première neige, tandis que pour les Gelao du Guizhou, le début d'une année est marqué par les nouvelles pousses des arbres.

     

  • ECOLE DE MONTAGNE-PARMIS LES YI.

    Une école primaire au bord d'un précipiceF200810290840142857129421[1]

    Le village de Gulu, situé au bord d'un précipice dans la vallée du géoparc national de Daduhe dans la province du Sichuan, est un petit village de haute montagne habité par des membres de l'ethnie Yi.

    L'école primaire du village de Gulu est cachée dans les nuages. Comprenant cinq salles de classe et des toilettes, les bâtiments de l'école sont en bon état en comparaison avec les autres habitations du village. Dans la cour de récréation, deux pieux en bois et un ancien tableau noir servent de panneau de basket. Les enfants doivent faire très attention lorsqu'ils jouent au basketball car il leur faut des heures pour récupérer le ballon qui roule au pied de la montagne.

    Shen Qijun exerce, depuis vingt-six ans, dans cette école. Il en est l'unique enseignant permanent. Deux de ses élèves sont désormais devenus étudiants mais Shen, qui fait preuve d'une grande modestie, ne s'en est jamais attribué le mérite.

    Pour le moment, la plus grande préoccupation de Shen Qijun est que ses élèves puissent recevoir un enseignement digne de celui dispensé dans le reste du pays. Shen Qijun n'est malheureusement pas qualifié pour leur enseigner les nouvelles connaissances relatives à l'évolution du monde moderne.

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    Les élèves du village de Gulu sur le chemin de l'école

    Partout j'ai vu ces enfants parcourir des kilomètres à pied pour se rendre à l'école.En Chine l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans.