vie privee

  • CRITIQUES CONTRE LA POLICE CHINOISE.

    Chine: la police chinoise critiquée suite à l'arrestation brutale d'une prostituée

    La police de la ville de Zhengzhou, capitale de la région centrale du Henan, a essuyé de nombreuses critiques suite à la diffusion sur Internet de la vidéo de l'arrestation brutale d'une prostituée.

    Dans la vidéo, un homme chauve attrape une femme dénudée, à genoux près d'un homme nu, par les cheveux et crie: "Combien de fois ce soir?"

    Le visage de la femme, nue devant la caméra, était crispé de douleur tandis que la police l'interrogeait.

    La vidéo qui a révélé la scène lundi a rapidement été diffusée par les principaux sites Internet chinois dont sohu.com, tencent.com et netease.com, attirant l'attention d'un grand nombre d'internautes.

    Plus de 90% d'entre eux ont considéré cette arrestation brutale inhumaine, la qualifiant de violation des droits de l'homme.

    Sur Tianya.com, des milliers d'internautes ont laissé des commentaires.

    "De quel droit la police est-elle aussi impolie? La décence aurait voulu qu'ils la laissent se rehabiller avant de l'interroger," écrit l'un des internautes ayant mis en ligne la vidéo ainsi que sept photos de l'arrestation.

    "Le policier insulte la femme au nom des forces de l'ordre, les couvrant ainsi de disgrâce," affirme un internaute de la province du Guangdong (sud).

    "Cette femme est peut-être dans son tort. Mais qu'a-t-elle fait pour mériter un tel traitement?" s'interroge un internaute de Chengdu, capitale de la province du Sichuan.

    "Les photos et la vidéo n'ont pas été diffusées par la police mais par un reporter local, révèle Su Yinhai, directeur adjoint du département de l'information du bureau de la sécurité publique du Henan.

    "La police est à blâmer pour cette interrogatoire brutal. Apparemment, toute violence était inutile," a indiqué Lu Ping, étudiant à l'Université de Zhengzhou.

    "La mauvaise conduite de la police a violé les droits civils de la prostituée," affirme Guo Hongkui, avocat.

    "Et la diffusion des photos et de la vidéo est sans aucun doute illégale," poursuit-il. "Le responsable a enfreint la loi."

    "La police a le droit de prendre des photos et de les conserver comme preuves, mais elle n'est pas autorisée à les rendre publiques. Et bien que nous sommes favorables à une supervision des médias sur les opérations de police, les photos qui relèvent de la vie privée doivent être traitées avec le plus grand soin," a précisé Guo.

    La constitution chinoise interdit toute violation de la dignité humaine et des droits civils, a-t-il rappelé.