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  • Vendredi 24 mai - Journée mondiale de prière pour l’Eglise en Chine (Pape François)

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    Le pape François a lancé un appel à prier, le 24 mai, en communion avec les Chrétiens de Chine à l’occasion de la fête de Notre Dame de Sheshan honorée au sanctuaire de Shanghaï.

    "Vendredi 24 mai est la journée dédiée à la mémoire liturgique de la bienheureuse Vierge Marie, Soutien des chrétiens, vénérée avec une grande dévotion dans le sanctuaire de Sheshan, à Shanghai", a rappelé le pape.

    Le pape a lancé cet appel à tous les catholiques du monde : "J’invite tous les catholiques du monde à s’unir par la prière aux frères et sœurs qui sont en Chine, pour implorer de Dieu la grâce d’annoncer humblement et joyeusement le Christ mort et ressuscité, d’être fidèles à son Église et au Successeur de Pierre et de vivre chaque jour au service de leur pays et de leurs concitoyens en cohérence avec la foi qu’ils confessent."

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    Le pape a lui-même prié immadiatement la Vierge de Sheshan : "Faisant nôtres ces paroles de la prière à la Vierge de Sheshan, je voudrais invoquer Marie avec vous : « Notre Dame de Sheshan, soutiens l’engagement de tous ceux qui, en Chine, malgré les difficultés quotidiennes, continuent de croire, d’espérer, d’aimer, afin qu’ils ne craignent jamais de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus ». Marie, Vierge fidèle, soutiens les catholiques chinois, permets que leurs laborieux efforts soient toujours plus précieux aux yeux du Seigneur et fassent grandir l’attachement et la participation de l’Église qui est en Chine au cheminement de l’Église universelle."

    Le 27 mai 2007, le Pape Benoît XVI avait adressé une lettre aux évêques, prêtres, consacrés et laïcs, de l’Eglise catholique en République populaire de Chine. Publiée en chinois, anglais, français et italien, elle se compose de deux parties ("Situation de l’Eglise. Aspects théologiques", "Orientations pour la vie pastorale") et d’une conclusion. Elle est accompagnée d’une note explicative qui retrace, notamment, la situation de l’Eglise en Chine ces 50 dernières années.

     

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    C’est dans cette lettre que Benoît XVI a institué cette Journée de prière en disant : "Chers Pasteurs et fidèles, le 24 mai, qui est consacré à la mémoire liturgique de la bienheureuse Vierge Marie, Auxiliaire des chrétiens — vénérée avec tant de dévotion dans le sanctuaire marial de Sheshan à Shangaï —, pourrait devenir, dans l’avenir, une occasion pour les catholiques du monde entier de s’unir par la prière à l’Église qui est en Chine."

     

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    Située au sommet du Sheshan de l'Ouest, à Songjiang, Notre-Dame de Sheshan est le célèbre lieu de pèlerinage des catholiques de Chine. C'est en 1925 que la cathédrale a jeté ses fondations et les travaux ont pris fin en 1935. En tant que monument historique remarquable, elle figure sur la liste du patrimoine culturel protégé par la municipalité de Shanghai.

    Adresse : Sur le mont Sheshan de l'Ouest, dans le bourg de Sheshan

    Tél. : 57651521

    Accès : Branche B de la ligne 1 du tourisme, ligne Huchen, ligne Hushekun, ligne Shangshe ou ligne Nanshe.

    Heures d'ouverture : 9h-16h

  • La Chine exhorte le Vatican à ne plus menacer d'excommunier les évêques chinois

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    Le Bureau d'Etat des Affaires religieuses (BEAR) a appelé mercredi le Vatican à ne plus menacer d'excommunier deux évêques chinois qui seront ordonnés prochainement sans approbation papale, et à revenir vers "la voie correcte du dialogue".

    Ces menaces d'excommunication sont "extrêmement déraisonnables et brutales", a déclaré un porte-parole du BEAR dans une déclaration.

    Yue Fusheng et Ma Daqin seront respectivement ordonnés le 6 et le 7 juillet dans la province du Heilongjiang (nord-est) et à Shanghai (est).

    Yue Fusheng


    L'Association des Catholiques patriotes de Chine (ACPC) a été obligée de commencer à ordonner ses évêques élus dans les années 1950 après que le Vatican ait menacé de les faire excommunier.

    L'ACPC a depuis lors ordonné plus de 190 évêques élus, ce qui était favorable au maintien et à la promotion du développement sain des églises chinoises, selon ce porte-parole.

     

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    Continuer la pratique de l'ordination d'évêques élus par l'ACPC est nécessaire pour diffuser le catholicisme en Chine, d'autant plus que certains diocèses n'ont pas d'évêques depuis quelque temps déjà, a indiqué ce porte-parole dans le texte.

    Cette pratique répond aussi à la forte aspiration de la majorité des prêtres et des catholiques de Chine et est une manifestation de la liberté religieuse, a-t-il ajouté.

     



    "Tout rejet ou toute ingérence dans cette pratique religieuse est une restriction à la liberté et un acte intolérant. Il est nuisible au développement sain des églises tant en Chine que dans le monde", a fait savoir ce porte-parole dans le texte.

    Le gouvernement chinois désire discuter de tous les sujets, dont l'ordination des évêques, avec le Vatican, mais le gouvernement continuera à soutenir l'ACPC dans leur élection indépendante et leur ordination de ses évêques avant que les deux parties aboutissent à un consensus, a fait remarquer le porte-parole.

     

  • La vie de l'Eglise catholique en Chine au centre d'une réunion au Vatican

    1_0_582565.jpgLe Vatican accueille, du 23 au 25 avril, la 5e réunion plénière de la Commission sur la vie de l’Église catholique en Chine, instituée en 2007 par Benoît XVI. Au cœur des débats : la formation des laïcs, notamment dans le cadre de l’Année de la foi, convoquée par le Pape à partir du mois d’octobre. La Commission examinera également les progrès réalisés dans les parcours de formation des prêtres, des personnes consacrées et des séminaristes. En toile de fond, les divisions au sein de l’Eglise et les pressions exercées par les autorités politiques, en particulier lors des ordinations épiscopales. Confrontée à de graves difficultés, l’Eglise en Chine fait pourtant preuve d’un étonnant dynamisme.

     

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    Rien que le jour de Pâques, plus de 22 000 baptêmes ont été célébrés en Chine, en majorité des adultes. En butte à des difficultés , le catholicisme chinois connaît une vivacité certaine alors que les divisions ne sont plus aussi nettes entre l’Eglise clandestine, fidèle au Pape, et l’Eglise reconnue par le gouvernement dite patriotique. De plus en plus souvent, les nouveaux évêques sont reconnus à la fois par Rome et par l’Eglise officielle. Contrairement à son prédécesseur, partisan de la ligne dure et partisane à l’égard de Pékin, l’évêque de Hong Kong mise sur le dialogue. Créé cardinal le 18 février dernier, Mgr John Tong Hon, est lucide : des progrès substantiels restent à accomplir en matière de réconciliation . Mais le 7° cardinal chinois de l’histoire a confiance en l’avenir. Il compte, notamment, sur un renouvellement à court terme des cadres dirigeants chinois qui pourrait modifier la donne. Dialogue certes, mais aussi fermeté : le cardinal Tong Hon juge sévèrement la participation d’évêques illégitimes aux ordinations épiscopales approuvées par Rome. L’Eglise – dit-il - ne doit pas céder quant il s’agit de ses principes. Elle doit réagir contre tout ce qui peut porter atteinte à son unité. En Chine, rien n’est simple, l’Église est exposée au contrôle des autorités civiles, sa liberté d’action est limitée, des divergences d’ordre territorial restent irrésolues. Le cardinal Tong Hon a confié que Benoît XVI lui avait demandé de faire de Hong Kong un pont entre l’Église chinoise et l’Église universelle. Benoît XVI qui, depuis le début de son pontificat, a multiplié les gestes d’apaisement en direction de Pékin.

     

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    Les relations entre le gouvernement chinois et le Vatican seront normalisée quand les autorités catholiques admetront que tout citoyen y compris les citoyens catholiques doivent respecter les lois.

    Aussi que le Vatican cesse de reconnaître Taïwan comme pays et y ferme son ambassade.

    Alors que lapluspart des pays membres de l'ONU et en tout cas ,tous les "grands pays" reconnaissent le principe d'une seule Chine ,donc que Taïwan n'est pas un pays , le Vatican fait partie de ces 26 pays sur 192 qui reconnaissant Taïwan.

     

     

    Un renferendum pour l'indépendance de Taïwan a été rejetté par la population de Taïwan , il n'a pas été validé car la participation n'atteignait que 30 %.

     

     

     

     

     

     



  • La Chine juge la menace d'excommunication de deux évêques chinois par le Vatican de "déraisonnable et grossière"

    Le Bureau d'Etat des Affaires religieuses de Chine a déclaré lundi que, la menace du Vatican d'excommunier deux évêques chinois qui ont été ordonnés sans l'accord pontifical, était "extrêmement déraisonnable et grossière".

    Le fait que l'Association catholique patriotique de Chine ordonne des évêques élus est dans l'intérêt de la communauté catholique du pays et de la propagation de la croyance, a indiqué un communiqué publié par le bureau.

    Ces menaces d'excommunication ont profondément blessé les sentiments des catholiques chinois et les ont attristés.

    Lei Shiyin et Joseph Huang Bingzhang ont été respectivement ordonnés le 29 juin et le 14 juillet à Leshan de la province du Sichuan et à Shantou de la province du Guangdong.

    "La majorité des prêtres et des croyants seront encore plus résolus à choisir la voie de l'indépendance dans la sélection et l'ordination de leurs évêques, et le gouvernement continuera à apporter son soutien et encouragera cette pratique", précise le communiqué.

    Le gouvernement chinois est disposé à améliorer ses relations avec le Vatican à travers des dialogues constructifs.

    "Si le Vatican est sincère quant à l'amélioration des relations, il doit annuler cette soit disante "excommunication" et revenir sur la voie du dialogue", a conclu le communiqué.