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  • Douze universités chinoises dans le Top 200 du classement académique des universités mondiales

    Sept universités de Chine et cinq universités de Hong-Kong se sont classées dans le top 200 du classement académique des universités mondiales 2015/2016.

    D'après la dernière édition du classement académique des universités mondiales publié mardi, le Massachusetts Institute of Technology (MIT) occupe la première place pour la quatrième année consécutive, suivi de Harvard, alors que l'université de Cambridge partage la troisième place avec l'université de Stanford, et la cinquième place est occupée par California Institute of Technology.

    Dans le Top 20 international, les Etats-Unis comptent dix universités, contre cinq universités pour les Britanniques, parmi lesquelles l'université de Cambridge, l'université d'Oxford (6ème), l'UCL (7ème), l'Imperial College London (8ème) et le King's College London (19ème).

    ETH Zurich en Suisse, la seule université n'étant ni américaine ni britannique, se classe à la 9ème place.

    Le nouveau classement a montré que l'entrée la plus remarquable dans le Top 15 concerne deux universités de Singapour, l'université nationale de Singapour (12ème) et l'université technologique de Nanyang (13ème).

    Dans le Top 200, 49 institutions sont américaines, 30 sont britanniques, 12 sont hollandaises et 11 sont allemandes.

    Sept universités chinoises sont dans le Top 200: L'université Tsinghua (25ème), l'université de Pékin (41ème), l'université de Fudan (51ème), l'université de Shanghai Jiao Tong (70ème), l'université de Zhejiang (110ème), l'université des Sciences et Technologies de Chine (113ème) et l'université de Nanjing (130ème).

    Cinq universités de Hong-Kong se classent également dans le Top 200: l'université de Kong Kong des Sciences et Technologies (28ème), l'université de Hong Kong (30ème), l'université chinoise de Hong Kong (51ème), la City University de Hong Kong (57ème) et l'université polytechnique de Hong Kong (116ème).

     

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    l'université de Kong Kong des Sciences et Technologies

     

  • En Chine, une équipe de l'Université Tsinghua découvre un nouveau moyen de détecter le cancer

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    Un patient consulte un spécialiste du cancer dans la province de l'Anhui.
     

    Une machine développée par l'Université Tsinghua permettrait de diagnostiquer de multiples formes de cancer par simple analyse d'une goutte de sang humain.

    L'équipe de recherche, dirigée par le professeur Luo Yongzhang, a déclaré avoir mis au point un appareil capable de détecter la quantité de protéines Hsp90 dans le sang. Les patients atteints d'un cancer auraient en effet un taux d'Hsp90 supérieur à la moyenne, selon le professeur Luo.

  • Chine: les universités donneront des cours pour apprendre à monter son entreprise

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    Les universités ont reçu l'ordre d'organiser, à l'intention des étudiants, des cours d'initiation à la création d'une entreprise pour les encourager à monter leur propre entreprise et travailler à leur compte une fois leurs études terminées.

     

    Selon le projet de syllabus du cours « Formation de base à la création d'entreprises » publié par le ministère de l'Éducation, celui-ci représente 32 heures de cours et permet d'obtenir deux crédits.

     

    Le but de ce cours est de créer une sensibilisation positive à la création d'entreprises, est-il dit.

     

    Au lieu de monter une entreprise à leur sortie de l'université, la plupart des étudiants chinois cherchent des offres d'emploi.

     

    En 2011, 6,6 millions d'étudiants sont sortis des universités, a fait savoir le ministère. Cependant, seulement 1,6 % d'entre eux ont monté une entreprise, lit-on dans le Rapport annuel 2012 sur l'emploi des étudiants à leur sortie de l'université.

     

    C'est l'institut My COS, une société de consultation, qui a publié ce rapport en juin.

     

    « Devenir entrepreneur en Chine, en particulier pour les jeunes fraichement sortis de l'université, est une décision difficile à prendre », affirme Wang Hao, 25 ans, ancien élève de l'université Tsinghua qui gère sa propre entreprise.

     

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    Bibliothèque de Tsighua university

     

    M. Wang a monté sa première entreprise alors qu'il était encore au lycée. Il a édité ses notes de biologie et méthodes pour étudier et en a fait un livre. « Ce guide pour les examens s'est en fait très bien vendu », a-t-il dit.

     

    Tout en exprimant un certain scepticisme vis-à-vis de l'idée d'un cours sur la création d'entreprises, M. Wang pense qu'une présentation des données de base en ce domaine dans les universités chinoises est quelque chose de nécessaire.

     

    « Les étudiants ne connaissent pas les notions fondamentales concernant la création d'entreprises et considèrent que monter sa propre entreprise est risqué, voué à l'instabilité et très difficile. Mais ce n'est pas vrai. Monter une entreprise, c'est comme un emploi ordinaire, mais un emploi qui vous plaît vraiment », explique-t-il.

     

    L'université Tsinghua, pépinière d'entrepreneurs et de dirigeants chinois, offre à ses élèves un environnement d'apprentissage très fertile.

     

    Deng Yongqiang, directeur général de Qidihoude Co., un centre de réflexion qui est à l'origine de beaucoup de nouvelles idées de Tsinghua, dit que cette université s'efforce depuis des années de promouvoir la capacité des étudiants à monter une entreprise et de leur en donner l'idée.

     

    « Bien que nous n'ayons pas de programme détaillé soumis au ministère de l'Éducation, nous travaillons déjà à fournir à nos étudiants une solide éducation en création d'entreprises », a déclaré M. Deng.

     

     

    Un autre objectif essentiel de cette éducation à la création d'entreprises est d'accroître la prise de conscience de l'existence de ce domaine.

     

    Accent mis sur la formation

     

    Duan Huaqia, professeur de gestion à l'Université de l'Anhui, pense que l'éducation à la création d'entreprises au niveau universitaire est acceptable jusqu'à un certain point.

     

    « Il n'est pas nécessairement bon que cela devienne un cours obligatoire. Au contraire, ce cours devrait être basé sur l'éducation à l'innovation et l'accent mis sur la formation, de façon à créer une atmosphère et une conscience du monde de l'entreprise », affirme le professeur Duan.

     

    Ce dernier a ajouté qu'il est difficile de trouver un emploi, mais encore plus difficile de monter son entreprise. Étant donné le manque de matériel pédagogique et d'exercices pratiques dans ce domaine, a-t-il poursuivi, les universités ont encore un gros travail de préparation à accomplir pour pouvoir offrir ces cours.

     

    Xiong Bingqi, vice-directeur de l'Institut de recherche sur l'éducation XXIe siècle, un organisme privé à but non lucratif de recherche sur les politiques, s'est déclaré contre l'idée de cours obligatoire sur la création d'entreprises à l'université.

     

    « Il est bon, à mon avis, que certains établissements ouvrent des cours dans ce domaine en fonction de leur mission et de leur philosophie d'enseignement, mais il n'est pas nécessaire que toutes les universités fassent la même chose », dit-il.

     

    Pour lui, les cours sur la création d'entreprises doivent répondre aux demandes des étudiants intéressés. « Les universités devraient avoir des cours plus sélectifs, de façon à amener les étudiants à choisir ce qui les intéresse », déclare M. Xiong.

     

    Il a également souligné que ces cours devraient être donnés par des entrepreneurs expérimentés et non de jeunes maîtres de conférences n'ayant que des connaissances livresques.

     

     

  • La "Mme Curie chinoise" vient de décéder

    He Zehui, une célèbre physicienne nucléaire et membre de l'Académie chinoise des Sciences, est décédée à Beijing cette semaine à l'âge de 97 ans. En tant que première physicienne femme, elle a fait à partir de 1949 d'extraordinaires contributions à la Chine aux côtés de son mari, Qian Sanqiang, qui est connu comme étant le père de la bombe atomique chinoise.

    Née dans la ville de Suzhou, dans la province du Jiangsu, dans l'Est de la Chine, He Zehui a été diplômée du département de physique de l'Université Tsinghua à Beijing. On l'a souvent surnommée la "Madame Curie chinoise". Les professeurs avaient initialement rejeté son inscription sur des critères sexistes.



    He Zehui

    Physicienne nucléaire

    "Leurs arguments ridicules ont provoqué notre protestation. Ils n'avaient aucune bonne raison de nous rejeter. Il y avait des dizaines de filles qui étaient inscrites dans le programme à cette époque. Je ne voulais pas abandonner comme cela. Donc plus ils me rejetaient et plus je souhaitais m'inscrire."

    Initialement,il y avait plusieurs autres filles dans sa classe, mais beaucoup d'entre elles ont été convaincues d'être transférées dans un autre département. Mais He Zehui a non seulement continué de suivre ses études, mais elle a également obtenu la plus haute note lors de sa soutenance de thèse. Qian Sanqiang, qui est devenu plus tard son mari, s'était classé 2ème de la promotion.

    Après son diplôme, He Zehui, a obtenu le droit d'être admise à l'Université technologique de Berlin. Elle fut la première femme à être diplômée de ballistique. Elle est restée en Allemagne pendant plusieurs années, conduisant des recherches en physique nucléaire et commençant une relation épistolaire avec Qian Sanqiang qui étudiait à Paris et qui est donc devenu plus tard son mari. Les 2 pays étant plongés dans la seconde guerre mondiale, seulement 25 mots français étaient autorisés à figurer dans leurs lettres



    He Zehui

    Physicienne nucléaire

    "Les lettres les plus impressionnantes que nous ayons écrites sont "Comment allez-vous ?" "Je vais bien. Ne vous en faîtes pas pour moi. Prenez soin de vous."

    Après 2 ans d'échanges épistolaires, Qian Sanqiang envoya une proposition de mariage à He Zehui dans une lettre de 25 mots. Plus tard, ils sont rentrés en Chine et se sont dévoués à la construction de la recherche en physique nucléaire dans le pays, et ont offert de grandes contributions dans ce domaine. Ils sont considérés comme les Pierre et Marie Curie chinois.