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  • Viktor Orban :On ne peut pas exporter la démocratie, ni d’une manière pacifique, ni avec les armes

    Voici une interview de quelqu'un que j'admire beaucoup. Mr. Viktor Orban, Premier ministre de Hongrie ,se distingue de ses homologues européens car il est un des rare voir le seul dirigeant d'un pays européen a prendre en considération l'avis de la population de son pays et la situation ainsi que la défense de son propre peuple.

    Son analyse de la situation internationale est très judicieuse et la marque d'un dirigeant hors norme

    Dans bien des cas où il met en cause une certaine politique, certaines personnes comme cet imbuvable de Soros, des ONG véritables sous-marins d'officines proches de la CIA , le vois le spectre de la propagande antichinois et je vois que cette politique désastreuse pour les pays qui en sont victimes , cette oligarchie tente , heureusement en vain, de les appliquer à la Chine. Pour l'instant ils agissent sur un groupe de jeunes écervelés qu'ils ont corrompus et soudoyés afin de créer des troubles à Hong Kong.

    Voici l'interview pleine d'acuité de monsieur Orban à la radio Kossuth, au cours de l’émission « 180 minutes » du 3 juin 2016.

    Viktor Orban vient de rentrer d’une visite officielle en Egypte, où il a rencontré son homologue le président Sissi et l’imam suprême sunnite, qu’il a invité pour une visite en Hongrie.

    Viktor Orban explique sa vision de la relation que le monde chrétien devrait entretenir avec le monde musulman. Il souhaite une rencontre entre la civilisation musulmane et la civilisation chrétienne au lieu d’un choc des civilisations.

    Orban reconnait la civilisation musulmane, dit qu’il ne faut pas comparer le musulman délinquant avec les imams hautement éduqués. Il faut arriver à faire vivre les différentes civilisations en paix, non pas en se mélangeant mais côte à côte, en se respectant. Selon Orban, un vrai chrétien ne peut pas être contre les musulmans. Le premier ministre hongrois dit également que si les musulmans n’avaient pas leur religion, il n’y aurait pas de civilisation chez eux mais du chaos et de la barbarie.

    « À présent, ils vivent dans un monde qui obéit à leurs propres lois, à leur propre logique. Nous avons nos principes de vie, nous aussi. Nous respectons les leurs et nous attendons également d’eux qu’ils nous respectent à leur tour. »

    Viktor Orban explique :

    « C’est dans l’intérêt de l’Europe d’avoir une Egypte politiquement et militairement stable, et nous ferons tout notre possible pour que cela perdure.

    La Syrie avait une population de 30 millions habitants, elle s’est effondrée et à présent nous arrivons à peine à supporter, en Europe, les conséquences de ce désastre.

    L’Egypte a 90 millions d’habitants. Si elle devient instable et qu’ils partent vers l’Europe, nous n’arriverons plus du tout à faire face. »

    C’est dans l’intérêt de l’Europe que l’Egypte arrive à la stabilité, sinon, rien ne résistera à ce courant qui l’inondera

    Orban dit qu’il donne raison à l’imam qu’il a rencontré lors de son voyage. Il faut mettre de côté les préjugés habituels de l’UE, et se concentrer sur le gouvernement égyptien, … que le gouvernement, avec son Président et son armée, restent unis et qu’il subsiste une force en Egypte qui maintienne l’ordre public et l’unité du pays, et donner la possibilité à la population de vivre correctement.

    Si cela n’est pas possible, le courant qui va inonder l’Europe sera trois fois plus fort que ce que l’Europe a enduré jusqu’à présent. Rien n’y résistera. C’est dans l’intérêt de l’Europe que l’Egypte arrive à la stabilité.

    Orban fait un bref bilan de l’Egypte, qui a actuellement une armée unie, le président a été élu au suffrage universel, la constitution a été démocratiquement votée, … chaque pilier de la constitution a renforcé l’économie.

    Il rappelle que chaque année, 2,6 millions de personnes naissent en Egypte, et qu’avec une telle taille de population, nourrir un peuple, lui donner du travail, un niveau de vie acceptable, un avenir, est une tâche très ardue, bien plus que ce que l’UE a l’habitude d’affronter.

    Un nouveau contexte est apparu récemment concernant le flux migratoire : les « trafiquants-passeurs » ont mis le cap sur l’Egypte. L’Egypte sera-t-elle le prochain pays pour l’invasion de l’Europe ?

    Il y a également un nouveau point d’engorgement migratoire en Irak.

    Tout cela devrait amener l’UE à repenser sa politique extérieure.

    « Dans les trois pays où nous nous sommes mêlés de la vie des gens, il y a eu un effondrement global, explique Orban. Nous avons causé le chaos en Irak, en Libye et en Syrie, et aucun de ces pays n’a plus de gouvernement fonctionnel capable de garantir l’ordre public, la justice, et de défendre la population … et du même coup de défendre l’Europe contre une invasion de migrants. »

    La journaliste demande si l’Europe porte l’entière responsabilité d’avoir voulu les forcer à adopter nos valeurs, d’avoir voulu exporter notre démocratie.

    Viktor Orban  : « Il est impossible de dire qui est responsable de cette dégradation de la situation, chaque camp met la responsabilité sur l’autre », mais précisant que son opinion n’engage pas d’autres chefs d’Etats de l’UE il ajoute : « le fait que l’UE ait voulu exporter la démocratie et sa culture est un délire total. »

    Viktor Orban  : « Avoir voulu rendre les peuples d’une toute autre culture « heureux » avec les méthodes qui ont fait leurs preuves chez nous a totalement échoué et cela a engendré des conséquences très douloureuses pour l’Europe.

    On ne peut pas exporter la démocratie, ni d’une manière pacifique, ni avec les armes. Il faut laisser chaque peuple bâtir son système politique et économique, selon sa propre culture. Nous pouvons avoir des échanges commerciaux, et collaborer mutuellement. C’est une meilleure politique que le ‘nous savons tout mieux que les autres’, ‘nous savons ce qu’est la démocratie’, ‘nous savons ce que sont les vrais droits de l’homme’, …. [il est délirant de vouloir] imposer de bâtir leurs sociétés, selon nos normes, alors qu’ils pensent d’une manière très différente ! Néanmoins, si nous continuons, encore et encore, à ‘mettre notre toit en feu au-dessus de notre tête’ nous n’en sortirons pas.

    Actuellement, pour sortir de cette situation désastreuse, nous avons le choix entre 2 solutions… mais la vérité est que nous n’avons absolument plus le choix, nous sommes juste emportés par le flot des événements.

    Pour obtenir une solution interne, nous pourrions soutenir inconditionnellement le gouvernement libyen, sans vouloir imposer nos valeurs démocratiques, nos conditions.

    La journaliste demande : « L’UE fait déjà cela, non ? »

    Viktor Orban  : « Non, parce que l’UE continue avec ses critiques ‘droits de l’hommistes’, avec des exigences, en posant des conditions, … comme désarmer l’armée libyenne. Alors que sans un équipement adéquat, il sera impossible que l’armée libyenne puisse maintenir l’ordre. Que cela plaise ou non à l’UE peu importe, il n’y a pas de solution de rechange : il faut armer, fortifier l’armée libyenne pour qu’elle puisse rétablir l’ordre et il faut que nous collaborions à cela, sinon il y aura des conséquences très douloureuses pour nous vu que la Libye est à la frontière de l’Europe.

    La coalition occidentale pourrait également débarquer avec des forces militaires européennes et mettre de l’ordre, établir des camps de réfugiés, y refouler ceux qui débarquent en Europe et les maintenir sur place. Ainsi nous garantirions également notre sécurité.

    Nous devrions financer tout cela et tout ça a un coût … mais un coût bien inférieur et des dégâts bien moindres que d’accepter des millions de migrants qui viendront, sans contrôle, sur les terres européennes.

    Que ce soit la première ou la deuxième solution, l’UE en parle sans cesse, sans être capable d’arriver à une décision finale. »

    Le premier ministre parle également du fait qu’il a rencontré la communauté copte, qui a été victime d’exactions.

    « Ces gens étaient des employés agricoles, des ouvriers, des honnêtes gens qui ont subi un martyre. Chaque membre de cette communauté a perdu des membres de famille. La Hongrie fait beaucoup pour les chrétiens persécutés mais, contrairement aux habitudes occidentales, la Hongrie ne crie pas sur les toits ce qu’elle fait à ce sujet, elle aide discrètement les chrétiens persécutés, sans s’en vanter, … un peu partout où c’est nécessaire. »

    Orban dit qu’il a toujours été dégoûté par l’attitude vantarde des Occidentaux qui amènent leurs aides avec beaucoup de publicité. « Nous avons des obligations morales envers les chrétiens du Monde et nous remplissons cette obligation ».

     

    Puis la journaliste parle de la tension, quasi palpable, dans toute l’Europe, une sorte de « calme avant la tempête » !

    Viktor Orban  : « Effectivement, il y a une tension qui augmente. Il y a une explication tactique à cela ; c’est le BREXIT. Nous ne devons pas nous mêler de cette décision qui appartient totalement aux anglais.

    […]

    Il y a également un problème stratégique qui amène cette tension en Europe. Ceci provient de la structure de l’organisation de l’UE. Les dirigeants de l’UE se sont opposés à leurs populations. Nous pouvons tourner cette réalité dans n’importe quel sens, ruser, faire des variations sur la réalité, les explications sont inutiles, … c’est une réalité.

    Les états occidentaux, avec leur politique migratoire, se sont opposés à leurs peuples respectifs et l’opposition à cette politique migratoire est de plus en plus grandissante. »

    Orban dit qu’il est conscient du ras-le-bol des populations hongroises qui vivent près des camps pour migrants, et promet leur fermeture dès que cela deviendra possible, dans un avenir proche, car les lois sont durcies, le refoulement deviendra systématique. Ceci ne se passera pas sans l’agissement d’autres forces antagonistes.

    Viktor Orban  : « George Soros est l’ennemi déclaré du gouvernement actuel de la Hongrie. Il soutient toute opposition qui cherche à renverser son gouvernement. Il est opposé à notre politique migratoire. Il finance des journalistes, des partis politiques, des bourses individuelles, des ONG … Il exige le démantèlement des barrières, la suppression des lois sur l’asile qu’il juge trop sévères, et veut faire reculer notre gouvernement. C’est typiquement la pensée socialiste. Soros pense que s’il met le paquet il arrivera à acheter les gens.

     © P. Kandel pour Dreuz.info

     

  • L'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin appelle l'Occident et les États-Unis à soutenir la deuxième puissance mondiale en proie à une crise financière

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    Les analyses sur l'économie chinoise, faites ces dernières semaines en France et plus généralement dans le monde occidental, "pèchent souvent par surréactivité voire joie maligne", a indiqué l'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin dans un discours prononcé lundi à Paris.

    A travers ces remarques, M. Raffarin réfute les méfiances voire diffamations sur l'image économique de la Chine apparues sans cesse depuis la fin du mois d'août suite aux fluctuations du marché boursier chinois, qui n'ont point touché les fondements de l'économie chinoise.

    Ces analyses "extrapolent l'instant, la rupture sans suffisamment prendre en considération les facteurs lourds de l'économie chinoise, humains comme financiers, qui doivent rassurer sur la capacité des responsables chinois à piloter l'économie et ses changements de cap", a souligné M. Raffarin lors de la 6e édition du Sommet des entrepreneurs qui a débuté le même jour.

    Selon M. Raffarin, la Chine apporte sa contribution à sa mesure au monde en sachant concilier ses intérêts nationaux avec une approche globale et régionale, alors que le monde est en mouvement rapide et l'économie mondiale est moins forte que prévue.

    Il faut que l'Europe cesse de considérer trop souvent que les investissements chinois sont "porteurs de risques", lorsque la Chine n'achète plus seulement les bons du trésor américain, mais aussi lance des investissements de plus en plus à l'extérieur, a souligné M. Raffarin.

    Les choses évoluent dans le bon sens mais beaucoup reste à faire, a-t-il indiqué, ajoutant que la mixité de ces investissements est un moyen de dépasser ces craintes.

    Les initiatives chinoises comme "la Ceinture et la Route" et la Banque des BRICS sont dans le sens de la promotion d'intérêts communs, a indiqué l'ancien Premier ministre français, exprimant aussi ses joies pour la participation de la France et d'autres pays européens à la Banque asiatique d'investissements pour les infrastructures (BAII).

    Cette participation est une occasion commune de contribuer au développement de l'Aise et ainsi de créer des marchés nécessaires pour les entreprises européennes et chinoises, a dit M. Raffarin, ajoutant que l'Afrique offre aussi un champ de coopération immense entre la Chine et l'Europe.

     

  • Chine -Russie: la marginalisation de l’Europe?selon JP Raffarin

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    La question posée par le rapprochement sino-russe est celle de l'indépendance de la politique européenne et de l'identité même de l'Europe, affirme l'ancien premier ministre français Jean-Pierre Raffarin dans ses carnets dont voici un extrait.

    La Fondation Prospective et Innovation (FPI) organise son séminaire annuel au Futuroscope ce 28 août sur les relations sino-russes. C’est l’occasion, avec de nombreux experts , de faire le point sur une nouvelle donne de la géopolitique mondiale.

    La montée en puissance des BRICS n’a pas été prise très au sérieux en Occident ces dernières années. Il a fallu la création d’un nouvel outil financier pour que le monde perçoive que les BRICS constituent un réseau de solidarité disponible pour les opportunités à venir. Réseau neuf, bien utile, pour dépasser les vieux contentieux liés a l’histoire ou à la géographie, liés surtout, en ce qui concerne la Russie et la Chine, à la compétition pour le leadership communiste. Dans un monde particulièrement agité, les BRICS fournissent à la Chine et à la Russie un cadre stable de discussion et une fertile plateforme d’échanges. On se souvient qu’à l’occasion de l’assemblée générale de l’ONU les membres des BRICS se sont abstenus, y compris l’Inde, à propos de la question ukrainienne.

    Au moment où les États Unis profitent de cette crise ukrainienne pour isoler la Russie, celle-ci profite de l’organisation du sommet des BRICS, à Oufa, pour afficher ses solidarités.

    Plus l’Ouest ostracise et « sanctionne » la Russie plus elle se tourne vers l’Est. Les dirigeants chinois ne découragent en rien ce rééquilibrage et les visites officielles à Moscou se sont multipliées à partir de la première visite à l’étranger de Xi Jinping, dans ses nouvelles fonctions. Les sujets de proximité sont nombreux, les intérêts communs aussi ( Énergie, Investissements, Route de la soie, opportunités en Sibérie, Sécurité,…), le principal restant la critique commune des pressions américaines pour guider et surtout  influencer les positions de l’Europe, ce qui va à l’encontre de la vision chinoise du monde multipolaire et qui, du côté russe, est perçu comme une menace à la frontière ukrainienne. Les ratés de la gouvernance mondiale pour stabiliser la croissance ou l’incapacité de l’occident à réformer les instances internationales (ONU, FMI,..) créent aussi un climat favorable au rapprochement sino-russe.

    Le pivotement américain vers l’Asie pacifique inquiète, autant les chinois que la stratégie qui vise à faire de l’Amérique le premier partenaire de l’Iran préoccupe les russes.

    Pourtant, les désordres du Monde et notamment la « guerre » contre tous les terrorismes devraient rassembler davantage les grandes puissances. Évidemment, les critiques permanentes adressées au Président Poutine ou au régime chinois ne créent pas un climat propice à l’amélioration des relations.

    Dans ce contexte la responsabilité de l’Europe est engagée.

    Au nom des valeurs de notre politique étrangère , mais aussi de la construction européenne, il n’est pas possible d’admettre la gestion russe de la crise ukrainienne. La France a eu raison de s’engager dans des négociations de sortie de crise selon le format « Normandie ». Ce processus a cependant été engagé bien trop tardivement.

    L’argument stratégique à mettre aujourd’hui en avant est que Chine et Russie ont toutes les deux besoin d’une Europe européenne forte. La Chine a montré par sa stratégie financière qu’elle ne souhaitait pas l’effondrement de la zone euro et la Russie conteste surtout l’Europe américaine.La Chine déteste toujours autant les désordres géopolitiques comme le montre, malgré les tensions, la recherche d’intérêts économiques communs avec le Japon.

    La France ne peut pas laisser dériver ainsi les choses au risque de n’avoir plus de réels alliés stratégiques dans les crises à venir. Avec la Russie, il faut sans doute globaliser les discussions et préserver nos positions stratégiques.La diplomatie russe est puissante au Moyen Orient et nos intérêts sont voisins en ce qui concerne les relations avec l’Iran. Avec la Chine, nous devrons un jour ou l’autre répondre à sa demande présente de partenariat sino-français en pays tiers. L’Afrique, le Monde arabe, mais aussi l’Amérique latine sont des horizons qui peuvent devenir communs.

    La règle de notre diplomatie devrait être de ne jamais devoir être accusé par l’un des trois géants (Chine, États Unis, Russie) d’être en position déséquilibrée. Le triangle Europe, Russie, Chine peut aussi être un triangle de prospérité. Car chaque côté de ce triangle à, en propre ses ressources humaines et naturelles, ses atouts financiers, des besoins en emplois, en revenus, en stabilité à satisfaire.

    La question posée aujourd’hui par le rapprochement sino-russe est celle de l’indépendance de la politique européenne, de l’identité même de l’Europe, et donc du rôle leader que devrait jouer la France. Dans cette seconde moitié de 2015 ,des initiatives sont à prendre pour stopper l’actuelle  et dangereuse dégradation de la gouvernance mondiale. La France  doit engager la mise à jour de ses partenariats stratégiques pour rééquilibrer sa diplomatie et protéger l’indépendance européenne. Avec ses partenaires de l’Union disponibles , la France doit assumer la vocation stabilisatrice de l’Europe.

    Jean-Pierre Raffarin

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  • Les armées US, russe et chinoise sont les plus puissantes du monde, selon des analystes de Global Firepower

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    Les armées américaine, russe et chinoise occupent les trois premières places dans le palmarès des 126 armées du monde, rédigé par des analystes de la compagnie Global Firepower.

     

    Selon les analystes, la Russie a pu se classer deuxième grâce au nombre d'"excellents" chars (15.000 blindés, soit deux fois plus qu'aux Etats-Unis) et à sa Marine. Elle occupe la quatrième place quant au nombre d'effectifs.

    L'armée chinoise est classée troisième, suivie de l'armée indienne. Les armées britannique, française, sud-coréenne, allemande, japonaise et turque  font également partie du palmarès des dix armées les plus puissantes du monde.

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    L’armée chinoise



    Les analystes soulignent que le leadership de l'armée américaine n'est pas surprenant, compte tenu de budget militaire de ce pays, Washington dépensant par an 577 milliards de dollars, soit quatre fois plus que Pékin et dix fois plus que Moscou.

     

    Il est à souligner que le palmarès a été rédigé sans tenir compte des forces nucléaires des pays.



    Xinhua doit servir de pont entre les peuples européens et chinois, selon son président

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    BRUXELLES, 18 mai (Xinhua) -- Le président de l'Agence de presse Xinhua, Cai Mingzhao, a indiqué lundi que Xinhua devait servir de pont pour relier les peuples de l'Union européenne (UE) et de la Chine, et aider à faire avancer les liens bilatéraux.

    Il a fait cette remarque au Collège d'Europe dans la ville belge de Bruges, à l'occasion de la cérémonie d'inauguration d'une exposition de photographies marquant le 40ème anniversaire de l'établissement des liens diplomatiques entre la Chine et l'UE.

    "Mes collègues m'ont dit qu'en flamand, Bruges signifie pont. Les médias de masse sont un pont pour connecter les peuples", a lancé M. Cai.

    "Xinhua souhaite montrer au peuple chinois la vraie image de l'Europe par nos reportages objectifs, rapides et précis, et également montrer aux Européens le vrai développement de la Chine, et servir de pont entre les deux peuples", a-t-il insisté.

    M. Cai a expliqué que le Collège d'Europe était un témoin important de l'amitié entre la Chine et l'UE. Le 1er avril de l'an dernier, le président chinois Xi Jinping a prononcé un important discours au Collège d'Europe, notant que pour faire avancer la relation Chine-UE, les deux parties devaient mieux se connaître et devaient construire des ponts pour la paix, la croissance, la réforme et le progrès de la civilisation.

    Ces dernières années, les relations Chine-UE se sont lancées sur la voie rapide du développement et il y a un besoin urgent de faire en sorte que les ponts de communication établis par les médias de mass des deux côtés soient plus larges, plus longs et plus pratiques, a-t-il souligné.

    Jorg Monar, le recteur du Collège d'Europe, a estimé lors de la cérémonie que l'Agence de presse Xinhua pouvait jouer un rôle majeur en contribuant à construire des ponts entre la Chine et l'UE.

    M. Monar a rappelé que pendant le discours de M. Xi l'an dernier au Collège d'Europe, le président chinois avait insisté sur la nécessité et l'importance pour les Européens de mieux comprendre la Chine, et expliqué que Xinhua pouvait jouer un rôle dans ce domaine au travers de son service d'information.

    L'établissement de relations diplomatiques entre la Chine et la Communauté économique européenne il y a 40 ans avait renforcé la confiance en l'avenir des communautés européennes en tant qu'acteurs internationaux, a-t-il noté.

    Le 6 mai 1975, la Chine avait établi des relations diplomatiques avec la Communauté économique européenne, une des branches de la Communauté européenne, l'ancêtre de l'UE, et avait créé une mission chinoise auprès de l'organisation à Bruxelles au mois de septembre de la même année.

    L'exposition, qui rassemble des photos sélectionnées dans la base de données de l'Agence de presse Xinhua, est organisée conjointement par Xinhua et le Collège d'Europe, et passe en revue des moments liés à des visites de haut niveau, des échanges entre les peuples et des événements culturels.

    Yang Yanyi, la chef de la mission chinoise auprès de l'UE, assistait également à l'exposition photo.

     

  • "Le Rêve de la Route Maritime de la Soie"fait un triomphe en Belgique

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    A l'occasion du quarantième anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et Union Européenne (UE), la Mission chinoise (ambassade) auprès de l'UE présentait ce samedi, le ballet "Le Rêve de la Route Maritime de la Soie" en la salle Alma Mater de l'Université de Louvain (UCL)à Louvain-la -relneuve,Belgique. Dans l'assistance, de nombreux dirigeants et fonctionnaires européens ainsi que de nombreux représentants de la diaspora chinoise. 

    Avant de se produire en Belgique la troupe chinoise de l'Opéra et Théâtre-Ballet du Fujian avait présenté ce ballet au siège de l'ONU , Ban -Ki-Moon et une centaine de diplomates ont pu assister au spectacle qui a récolté un tonnerre d'applaudissements . Elle avait ensuite donné une représentation au siège de l'UNESCO à Paris.

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    La valeur artistique de ce ballet est indéniable. Les sentiments sont merveilleusement exprimés tant par la danse que par la musique. Avec ce ballet ont est évidement plus proche du Ballet du Bolchoï que de Broadway .

    La route maritime de la soie est une route maritime créée pour développer les échanges économiques et culturels entre la Chine antique et le reste du monde. Son existence remonte aux dynasties des Qin et des Han (221BC-220AC) et a connu son apogée au cours des dynasties des Song et des Yuan(milieu du 10e au milieu du 14e siècle.

    Quanzhou , ville du Fujian reconnue par l'UNESCO, est considérée comme point de départ de la route maritime de la soie. 

     

    Nouvelles brèves

     

    Au moins 20 personnes ont été tuées et 58 autres blessées dans la région autonome du Tibet, dans le sud-ouest de la Chine, après un violent tremblement de terre survenu samedi au Népal, a annoncé dimanche le centre régional des secours et des catastrophes.

     

    Un incendie s'est produit dans une centrale nucléaire au sud de Taiwan dimanche vers minuit, conduisant à l'arrêt de l'un des deux réacteurs.

     

    A la suite du puissant tremblement de terre de magnitude 8,1 qui a frappé le Népal le 25 avril, une équipe de secouristes chinoise a été envoyée sur place le 26 avril. Après quatre heures de recherches, l'équipe a retrouvé un premier survivant, un homme d'une vingtaine d'années. Les travaux de secours sont toujours en cours.

  • Pourquoi la Chine connait la réussite et l'Europe l'échec?

    beidou2-300x247.jpgGalileo devrait être la réponse européenne au tout-puissant GPS, le système de géolocalisation américain que nous utilisons quotidiennement dans nos voitures ou avec nos téléphones portables. La Chine y a participé au début mais voyant le système européen stagner,les Chinois se sont lassés et ont décidé de lancer leur propre système de géolocalisation,"Beidou" (le nom chinois de la Grande Ourse), qui est déjà opérationnel, au moins sur l'immensité du territoire chinois. La couverture du monde par leur système ne devrait pas tarder.

    L'échec cuisant de l'Europe est du à un manque fonds et à tant de lourdeurs dans le processus de décision . Cette lenteur à l'Union européenne est à l'image aux complexités des décisions et autorisations dans les Etats membres.  Interviewé par Xinhua , à son retour de Chine, le Maire d'Anvers, Bart De Wever , nous déclarait:

    parlant du meilleur souvenir de son séjour en Chine, le président De Wever a rappelé "sans hésitation" la vue sur le Donghai Bridge à Shanghai.

    "Un pont de 32 kilomètres de long construit en deux ans. Deux ans ! En Flandre, dans ce délai, on obtient à peine un permis de bâtir. J'en ai été vraiment impressionné," s'est-il exclamé.

    Le projet de Galileo qui date déjà de 12 ans, devait être mis en service en 2008, mais, il sera, au mieux, opérationnel en 2019 ! Et son prix est passé de 3 milliards à 5 milliards d'euros.

    Ce qui se passe avec l'Europe et son système GPS, est à l'image de ce qui se passe dans beaucoup de domaines. 

    Si l'Europe veut s'en sortir , il faudra qu'elle se départisse de son sentiment de supériorité, voir de son paternalisme face à la Chine. Il faudra que cesse aussi ce préjugé sur un soi-disant manque de qualité des produits chinois. Les succès qu'engrange la Chine, dans des domaines de haute technologie, comme l'aérospatiale, les chemins de fer grande vitesse, les infrastructures routières, maritimes , aériennes,les télécommunications etc... en sont la preuve.

    A contrario, si je reprends Galileo, les problèmes ne sont pas seulement financiers ou décisionnels mais également techniques. A l'heure actuelle, il n'y a que 4 satellites en orbite , les deux satellites suivants n'ont pas pu  atteindre l'orbite cible, à la suite d'une défaillance technique.

     Galileo devait, selon ses promoteurs, capter un marché de 300 milliards d'euros et créer 150 000 emplois. Voilà encore une occasion de passée . Comme vous voyez si le chômage augmente en Europe, ne cherchez la cause en Chine mais dans le manque de détermination et d'organisation des représentants de l'UE d'une part et des différents pays membres d'autre part.

     

  • En visite à Paris, le Président chinois va signer l'achat de plus de 150 Airbus

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    Selon un communiqué publié le 19 mars par l'agence Reuters, la visite en France du chef d'Etat chinois la semaine prochaine donnera lieu à une commande de plus de 150 Airbus pour un montant d'environ 20 milliards de dollars ainsi qu'à de nouveaux accords. Des discussions sont encore en cours à ce sujet.

    Plusieurs contrats seront signés avec le constructeur français lors de la visite de Xi Jinping, dans le cadre d'un accord plus vaste susceptible de raviver les relations commerciales entre les deux pays. Airbus pourrait notamment ouvrir une deuxième usine d'assemblage en Chine, en échange de commandes d'un nombre d'appareils plus importants.

    L'installation d'une nouvelle usine, dédiée à l'aménagement des cabines, permettrait au constructeur français de gagner des parts de marché dans l'Empire du Milieu. La première usine d'assemblage Airbus hors Europe a été fondée à Tianjin en 2009. Elle produit des A320 et emploie des ouvriers locaux.

    Il semble acquis que la Chine annoncera le déblocage d'une commande de 27 A330 qui avait été suspendue en raison d'un différend avec l'Union européenne sur les quotas d'émission de carbone.

    D'après une source anonyme, ce projet sera annoncé lors de la visite du chef d'Etat chinois en France et en Allemagne, et la commande porterait sur des Airbus A320 et A350. Cependant, la décision finale ne sera connue qu'à l'issue des négociations qui auront lieu tout au long de la visite.

    Le porte-parole d'Airbus s'est refusé à répondre à toute question sur le sujet. La source anonyme a précisé qu'il s'agissait d'informations confidentielles qu'il n'était pas autorisé à révéler aux médias.

     

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  • La Chine et l'Union Européenne renforceront leur partenariat en matière d'urbanisation , beaucoup d'opportinutés pour les entreprises européennes

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    La Chine est prête à apprendre des expériences avancées de l'Union européenne (UE) afin de développer une urbanisation axée sur l'homme et de renforcer le partenariat bilatéral, a déclaré jeudi le Premier ministre chinois Li Keqiang.

    M. Li a prononcé un discours jeudi lors de la cérémonie de clôture du Forum du partenariat sur l'urbanisation Chine-UE, indiquant que le pays respecterait et protégerait les droits des habitants ruraux et s'efforcerait de réaliser des progrès durables en matière d'urbanisation.

    Il a appelé la Chine et l'UE à approfondir leur coopération dans de nombreux aspects, en particulier entre les entreprises, afin d'améliorer ensemble la conception des villes, les services publics et la préservation des vestiges historiques et culturels.

    La Chine a décidé de mettre l'accent sur l'amélioration des conditions de vie de la population dans son processus d'urbanisation, et le pays a besoin d'apprendre des expériences de l'UE, a précisé le ministre chargé de la Commission nationale du développement et de la réforme, Xu Shaoshi.

    Selon lui, l'UE peut aider la Chine à réaliser son urbanisation et profiter en même temps d'importantes opportunités de développement, alors que plusieurs centaines de millions d'habitants ruraux chinois doivent s'installer dans les villes.

    "La Chine espère que davantage de pays, de villes, d'entreprises et d'organisations de l'UE établiront des partenariats étroits et concrets avec leurs homologues chinois", a fait savoir M. Xu.

    "Le développement intelligent, vert et à faible émission de carbone représente une nouvelle tendance", a-t-il souligné.

    Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso étaient également présents à cette cérémonie.

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    Le bureau d’architecte belge Jaspers-Eyers (Bruxelles, Hasselt et Louvain) a remporté un marché pour développer en Chine un gigantesque complexe de bureaux pour Nongfu Spring, le plus important producteur d’eau minérale chinois. Ce complexe doit pouvoir accueillir 4.000 personnes. Nongfu Spring fait partie du groupe Yang Sheng Tang (YST). L’entreprise compte 20.000 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 1,75 milliard de dollars. Elle a porté son choix sur le bureau d’architecte belge Jaspers-Eyers pour la construction et l’aménagement de ses nouveaux bureaux à Hangzhou. Le complexe comportera dans sa première phase quatre bâtiments pour une superficie totale de 68.000 m2 et un parking souterrain de 25.400 m2. A côté des bâtiments on retrouvera également un restaurant, une crèche, une salle de sport, une piscine, un supermarché, une salle de fête et plusieurs bureaux qui seront à louer.

     

     

  • L'accord de libre-échange Chine-Suisse, un modèle de coopération avec le continent européen

    Près de deux mois après la visite fructueuse du Premier ministre Li Keqiang en Suisse, un accord de libre-échange (ALE) entre les deux pays a finalement été signé à Beijing samedi.

    On s'attend généralement à ce que l'ALE entre "le coeur de l'Europe" et la deuxième économie du monde renforce la relation gagnant-gagnant entre les deux pays, mais serve également de modèle pour la coopération économique entre Beijing et Bruxelles, dans un climat de tensions anti-dumping.

     

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    La Suisse a toujours été au centre des relations économiques avec la Chine. En 2007, la Suisse a été le premier pays européen à reconnaître à part entière le statut d'économie de marché de la Chine, ce qui a ultérieurement facilité la signature de l'ALE.

    Le volume du commerce entre la Chine et son premier partenaire commercial sur le continent européen a atteint 26,3 milliards de dollars américains en 2012, et la Suisse, non membre de l'UE, a réussi pendant des années à maintenir une balance commerciale positive.

    Selon l'accord, la Suisse et ses industries concurrentielles, telles que la médecine, la machinerie, l'horlogerie et le tourisme, bénéficieront sans aucun doute davantage du vaste et libre marché chinois.

    La Chine, qui se distingue de la Suisse de par sa géographie et son économie, bénéficiera également des modes de coopération complémentaires. L'absence de droits de douane et la gratuité des importations pour les technologies de pointe de Suisse satisferont les besoins croissants de la clientèle chinoise et aideront à l'accélération de la transformation et de la modernisation industrielles du pays.

    Jusqu'à présent, plus de 60 entreprises chinoises ont étendu leurs activités sur le marché européen en installant des succursales en Suisse. A la suite de l'ALE, on prévoit une augmentation substantielle de leur nombre.

     

     

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    Alors que l'accord sino-suisse offre l'opportunité aux deux parties de débloquer leurs énormes potentiels et d'assurer des retombées positives pour leurs peuples, une telle opportunité est également possible avec l'ensemble de l'UE.

    Cependant, les deux géants économiques ont été impliqués le mois dernier dans une série de différends commerciaux, suite à l'instauration de droits de douane par l'UE s'élevant à 11,8% sur les panneaux solaires importés de Chine, et à l'ouverture de l'enquête anti-dumping de la Chine sur le vin européen.

    Si l'UE et la Chine ne parviennent pas à un accord d'ici le 6 août, les droits de douane sur les panneaux solaires chinois, qui augmenteront alors à 47,6%, pourraient gravement porter atteinte à la chaîne de valeur du secteur photovoltaïque européen et menacer plus de 60,000 emplois.

    L'ALE Chine-Suisse arrive à temps pour calmer les parties en litige et pour servir de modèle pour une relation commerciale gagnant-gagnant.

    La Chine et l'Europe se distinguent par plusieurs aspects, et le commerce bilatéral de grande envergure peut engendrer des frictions. Cependant, un partenariat sain doit être fondé sur le fait que les deux parties abandonnent le protectionnisme et offrent un environnement équitable pour l'ensemble de leurs partenaires commerciaux.

    Il n'y a pas de gagnant dans une guerre commerciale. Si l'UE saisit l'opportunité et repense aux intérêts stratégiques à long terme de la coopération bilatérale plutôt qu'aux gains immédiats, les deux économies très complémentaires peuvent faire jouer pleinement leurs avantages respectifs et partager davantage de profits.132517624_61n.jpg

     

  • Guerre économique entre la Chine et l'UE, la Chine renchérit

    Antidumping : la Chine va taxer un produit chimique européen

     

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    La Chine va imposer des droits de douane antidumping de 36,9 % sur un agent chimique importé de l'Union européenne, dans le cadre d'un contentieux commercial avec son plus grand partenaire commercial, a annoncé jeudi le ministère du Commerce chinois.

    A dater d'aujourd'hui et durant les cinq prochaines années, le gouvernement prélèvera des taxes punitives sur la toluidine fabriquée en Union européenne, un produit qui entre par exemple dans la fabrication de teintures, de médicaments et de pesticides.

    Tous les fabricants de l'Union européenne de ce produit seront taxés à 36,9%, à l'exception de l'allemand Lanxess qui ne sera imposé qu'à 19,6%, précise le ministère.

    « A la suite d'une enquête approfondie, nous nous sommes rendu compte que ce produit a été vendu à perte en Chine et que le secteur chinois de la toluidine en a souffert », selon le communiqué.

    Cette décision survient alors que le conflit commercial qui oppose la Chine et l'Union européenne s'envenime et touche à présent des produits aussi variés que les panneaux solaires, les équipements de télécommunication, le vin ou les tubes en acier sans soudure.

    La Commission européenne, l'organe exécutif de l'UE, a imposé début juin une taxe provisoire moyenne de 11,8% sur les panneaux solaires chinois. Cette taxe devrait passer à plus de 47 % au mois d'août si les pourparlers entre les deux partenaires n'aboutissent pas à un accord. En réponse à cette mesure, Beijing a quant à elle lancé une enquête antidumping et anti-subvention sur les vins importés de l'Union européenne.

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