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  • La Chine va suspendre la TVA et la taxe sur le chiffre d'affaires pour les petites entreprises

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    La Chine suspendra à partir du 1er août la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la taxe sur le chiffre d'affaires pour les petites entreprises dont les ventes mensuelles sont inférieures à 20.000 yuans (3.226 dollars), selon un communiqué publié à l'issue d'une réunion exécutive du Conseil des Affaires d'Etat présidée par le Premier ministre Li Keqiang.

    Cette décision profitera à plus de six millions de petites entreprises et concerne directement plusieurs dizaines de millions de personnes, précise le communiqué.

    On croit rêver diront des commentateurs qui ne connaissent pas bien la Chine. La Chine met en place les mesures libérales adéquates afin d'aider les petites entrprises. Les mesures qu'attendent depuis des mois les milieux d'affaires français dont ils n'ont aucun espoir de voir ce type de mesure en France. En Belgique aussi, où une majorité de Flamands souhaiteraient de telles mesures.

    Ces mesures sont une preuve supplémentaire qu'en Chine , il y a un pilote au volant, que les autorités chinoises ne font pas dans les demi-mesures et cela est sans-doute une des raisons des réussites de la Chine dans de nombreux domaines.

    Un journal qui ne tarit pas d'éloges pour ce plan , c'est le journal économique français "L'Echo" dont voici un large extrait de son article:

    En Chine, on ne fait pas dans la dentelle. Lorsque l'activité économique connaît un petit coup de pompe, on exempte les entreprises d'impôt sur le chiffre d'affaires et sur la TVA pour leur redonner des couleurs. Tout simplement.

     

    En France, c'est plus délicat. Plus ouvragé. Plus alambiqué, aussi. On s'empêtre dans des projets dont on ne sait pas trop s'ils ont pour but de faciliter la vie des entrepreneurs, ou de faire office de poil à gratter. Ça dépend des versions.

    La comparaison de mesures évoquées dernièrement, en Chine et en France, pour résoudre d'importants problèmes structurels en dit long sur les différences d'approche de ces deux pays en matière de gestion de crise économique, et offre une mise en abyme non dénuée d'intérêt.

    L'Empire du Milieu contre la demi-mesure

    La toute-puissance de la Chine est récente. La sève de l'économie de marché y coule depuis peu. Plus fraîche, elle est aussi plus fluide. Aussi, au pays de Confucius, pour qui "la vraie faute est celle qu'on ne corrige pas", lorsqu'on rencontre un problème, a-t-on tendance à trancher l'écheveau de façon nette. Pas le temps pour les arguties.

    En l'occurrence, le problème rencontré dans l'Empire du Milieu, c'est un léger ralentissement de l'activité économique. Pour y remédier, les autorités ont décidé de réduire la pression fiscale pesant sur les petites entreprises, celles dont les ventes ne dépassent pas les 20 000 yuans (2450 euros) par mois. Quand on dit "réduire", on pense en fait "éliminer", ou presque. À partir du premier août, les structures concernées seront dispensées d'impôt sur le CA et de TVA. Ni plus ni moins.

    Pour justifier cette mesure, qui touchera la bagatelle de 6 millions d'entreprises, le gouvernement central s'est fendu d'un communiqué : "Les petites entreprises (...) jouent un rôle essentiel pour soutenir le développement économique du pays et renforcer les créations d'emploi". Poisson d'avril ? On est en juillet. Non, force est de le constater : il est des contrées, en ce bas monde, où l'on semble avoir compris l'importance de l'entreprenariat dans la dynamique économique, et la nécessité de l'encourager. En toute simplicité. C'est beau, admettez.

    Une bonne volonté qui donne des idées aux homologues français des dirigeants chinois ? Pas vraiment.