tulou

  • LA CULTURE HAKKA

    Un opéra-danse Hakka à Beijing

     

     

    Quand on parle de la culture Hakka, les gens pensent à ces airs folkloriques et à ce peuple vivant dans ces rustres habitations rondes du Fujian. Pour davantage promouvoir cet élément du Patrimoine mondial, l'opéra-danse "Le Charme des habitations de terre" va être produite au Centre National des Arts Scèniques de Beijing. A Hei vous montre les coulisses de ce spectacle prometteur.

    Les Hakkas sont des Hans , l'ethnie majoritaire chinoise, qui vivent dans le sud de la Chine .Ils  se considèrent comme les lointains descendants de réfugiés originaires des provinces du Hena, du Shanxi et du nord du Hubei dont ils furent chassés .



    "Le Charme des habitations de terre" nous narre l'histoire de la vie de ce peuple tellement travailleur, les Hakkas. Ce spectacle nous dépeint le processus si difficile de migration des plaines centrales de la province du Henan vers la province côtière de l'Est, le Fujian.On trouve des Hakkas partout où il existe une diaspora chinoise .

    Parmi les hakkas célèbtres ont trouve  Deng xiaoping , Li Peng , la famille Song : Song Jiashu et ses célèbres filles, Song Ailing, Song Qingling et Song Meiling .

    Le spectacle montre comment le peuple a bâti des habitations de terre et a transmis aux autres générations son savoir-faire.

    Lai Yongsheng Directeur

    "La mise-en-scène et la conception de cette opéra-danse sont censées montrer la merveilleuse vie primitive du peuple Hakka. Les chansons folkloriques donnent à entendre la saveur locale des Hakkas."

    La plupart des acteurs sont Hakkas, ce afin de représenter au plus près leur vie originale. La musique utilisée a été sélectionnée avec soin parmi le répertoire impressionnant des Hakkas.



    "Le Charme des habitations de terre" est l'occasion ou jamais de s'intéresser à la culture de cette minorité ethnique. La représentation aura lieu le 20 février au CNAS de Beijing.

     

  • PATRIMOINE CULTUREL MONDIAL:LES TULOU ,MAISONS DE TERRE DES HAKKA

    Exotiques et dépaysantes! Pour les Occidentaux habitués à un environnement de vie plus individualiste, les tulou font découvrir un univers de vie hors du commun : une vie de clan dans de véritables forteresses.

    Les tulou (maisons en terre) de la province du Fujian, en Chine du Sud-Est, étaient le seul site que la Chine présentait à l’inscription au patrimoine culturel mondial de l’humanité de l’Unesco en 2008. En juillet dernier, le site a été inscrit à la liste de ce patrimoine. Voici le commentaire du Comité du patrimoine mondial : « Ils sont inscrits comme des exemples exceptionnels d’une tradition de construction et d’une fonction représentant un type particulier de mode de vie communautaire et d’organisation défensive, et comme un exemple exceptionnel d’habitat humain pour ce qui est de leur rapport harmonieux avec leur environnement. »

     

    Des bâtiments résidentiels uniques

     

    Au IVe siècle, les Chinois d’ethnie han qui vivaient dans la région des Plaines centrales ont commencé à se déplacer vers le sud. Après avoir connu plusieurs migrations, ils ont finalement abouti au Fujian et ont formé les communautés hakka.

    Pour se protéger des bandits et résister à l’intimidation des indigènes, les Hakka ont choisi de vivre en communautés soudées, et à cette fin, les tulou étaient les meilleures habitations qui soient. À une certaine époque, dans la province du Fujian, il y avait des dizaines de milliers de ces maisons en terre.

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    La plupart des tulou sont situées dans des vallées encaissées et certaines sont nichées dans les montagnes. La plupart de ces maisons ont de trois à quatre étages et ressemblent à des forteresses. Les pièces du rez-de-chaussée sont utilisées comme cuisine et le premier étage sert d’entrepôt pour les céréales. Ce sont les pièces des deuxième et troisième étages qui servent de chambres à coucher et de salles de séjour. À des fins de défense, les pièces du rez-de-chaussée n’ont aucune fenêtre.

    Les matériaux utilisés pour construire les tulou étaient obtenus localement. La terre était formée d’un mélange de trois matières : argile, sable et chaux (à laquelle on ajoutait de l’eau). On damait ce mélange pour former un mur, et des blancs d’oeuf et de la cassonade étaient ajoutés pour servir d’adhésif. Parfois, on ajoutait également du jus de riz glutineux. Une fois ces éléments séchés, les murs étaient si durs qu’il était difficile d’y enfoncer un clou. Un dicton local indique : « Un bol de mélange de terre équivaut à la valeur d’un bol de porc. » Ceci montre la valeur de ces matières premières. En damant le mélange en terre pour construire les murs, on y intégrait des branches de sapin pour servir de tiges de renforcement. Les vieilles branches de sapin sont dures et ne brisent pas facilement. Après des siècles, quand elles sont retirées, elles sont toujours aussi dures.

     

    Les tulou de la province du Fujian sont situées dans des lieux où les séismes sont fréquents, mais il est bien connu que les édifices circulaires résistent aux séismes. Le bâtiment Huanji (district de Yongding) a résisté à un fort séisme en 1918. Ce tremblement de terre n’y a laissé qu’une fissure de 3 m de long et de 20 cm de large. Peu de temps après, la fissure s’est refermée, ne laissant qu’une fente étroite.