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  • LES JAPONAIS SONT DES HEROS

    Comment on tend la main aux autres en temps de crise

    Aucun film d'horreur ne pourra jamais rivaliser avec ce qui vient de se passer au Japon : le tremblement de terre dévastateur, le tsunami meutrier et la crise nucléaire en cours.

    Les pertes en vies humaines et les souffrances énormes déchirent le coeur, mais dans le monde entier, chacun est aussi impressionné par la discipline avec laquelle les Japonais ordinaires font face au désastre.

    Les télévisions du monde entier nous montrent des gens qui attendent patiemment dans des longues queues pour acheter de la nourriture et de l'eau, ou tout simplement pour donner un coup de téléphone dans une cabine publique. Nous voyons de gens assis ou couchés, calmes, dans des abris de fortune, sans eau, ni nourriture, ni couvertures convenables.



    Un microblog japonais a raconté comment une place publique, où des centaines de Japonais se sont amassés pendant trois heures après le séisme, est restée pour ainsi dire immaculée.

    Des écoliers du primaire ont raconté aux journalistes comment ils ont été entrainés pour répondre aux tremblements de terre et aux tsunamis. L'exercice le plus récent avait eu lieu le 3 mars, huit jours avant le désastre. Un universitaire japonais a rappelé avoir commencé ce genre de répétitions alors qu'il n'avait que neuf ans.

    La discipline du peuple japonais est admirable, à l'évidence. Mais il manque quelque chose. Dans tous ces reportages télévisés, je n'ai guère vu d'émotion. Oui, c'est vrai, j'ai bien vu quelques larmes, comme celle de cette adolescente qui a retrouvé ses deux tantes après le séisme, mais ce genre de scènes a été franchement rare. Je me souviens de beaucoup plus de scènes émouvantes après le terrible séisme qui avait dévasté le Sichuan en 2008.



    Sur un site internet en langue chinoise, certaines personnes se sont demandé pourquoi elles n'ont pas vu les survivants partager leurs provisions ou ni vu de volontaires venus de l'extérieur des zones ravagées apporter de l'eau et des couvertures. Tout cela avait été courant dans le Sichuan il y a trois ans.

    Je suppose que le danger d'un accident nucléaire gêne beaucoup les efforts de secours. Du fait de l'augmentation des radiations, le Gouvernement japonais a en effet émis des avis d'alerte, cherchant à dissuader les éventuels volontaires de s'aventurer dans les zones les plus touchées par le séisme et le tsunami.

    Nul doute qu'à mesure que plus d'informations viendront du Japon, ces questions trouveront leur réponse.
    Nous avons appris que près de vingt Chinois doivent leur vie à Mitsuru Sato, un cadre supérieur d'une entreprise de fruits de mer à Onagawa, où ils travaillaient comme stagiaires.


    Un des stagiaires, Yi Yanan, a ainsi rappelé qu'après le séisme, les Chinois se sont précipités hors de leur dortoir, mais M. Sato est arrivé et les a emmenés sur un endroit plus en hauteur, vers un temple qui se situait à proximité.

    Et c'est seulement après s'être assuré qu'ils étaient en sécurité que M. Sato est reparti chercher sa femme et sa fille.

    Mais hélas il était trop tard. Le tsunami a bientôt inondé sa maison. « Je l'ai vu debout sur le toit quand une vague l'a emporté », a dit Yi Yanan.

    Quand la nuit est tombée, les stagiaires ne savaient plus où aller, mais leur patron, le frère aîné de leur sauveur, Hitoshi Sato, a passé plusieurs heures pour leur trouver un abri.

    « Le lendemain, la première chose que le frère de M. Sato m'a dit est 'tous les stagiaires sont saufs' », se souvient Du Hua, qui était responsable des stagiaires chinois chez Sato Suisan Co Ltd.



    Nous savons maintenant qu'avec l'aide de la population locale, la totalité de la centaine de stagiaires chinois qui travaillaient à Onagawa ont survécu au tremblement de terre et au tsunami, bien que beaucoup de personnes, parmi les 10 000 habitants que comptait la ville, y ont laissé leur vie.

    Une équipe de secours chinoise de quinze membres à Ofunato, une des villes côtières les plus durement touchées par le tsunami, a également été bien reçue. Un membre de cette équipe a raconté qu'une vendeuse d'une petite épicerie locale a refusé d'accepter l'argent de leurs achats.

    Il en est ainsi dans tous les pays. Il y a des gens égoïstes, mais il y en a aussi beaucoup qui sont prêts à aider les autres en cas d'urgence.

     


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  • Japon/séisme : arrivée de l'équipe de sauvetage chinoise à Tokyo

    Départ d'une équipe de secours chinoise pour le Japon

     

    Une équipe de secours chinoise a quitté Beijing dimanche à 8h17 (heure de Beijing) pour le Japon, touché par un violent séisme.

    Yin Guanghui, un responsable de l'Administration sismique de Chine et également chef de l'équipe, a indiqué que leur principale tâche consistait à rechercher des survivants.

    L'équipe transporte quatre tonnes de matériels et d'équipements pour les recherches et les secours, ainsi que des services d'alimentation en électricité et de télécommunication, a-t-il ajouté

    La CISAR, fondée en 2001, comprend 480 membres, dont des troupes d'ingénieurs, un personnel médical et des experts en opérations de secours.

     

    TOKYO, 13 mars (Xinhua) -- Une équipe de secours chinoise est arrivée dimanche à Tokyo, pour participer aux opérations de sauvetage suite au séisme puissant de magnitude 8,8 survenu vendredi au large du Japon.

    Les sauveteurs se rendront immédiatement dans les régions sinistrées pour tenter de retrouver des survivants du violent tremblement de terre et du tsunami dévastateur qui a déferlé sur les côtes du Japon.