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  • Chine: dix sociétés dont Foxconn poursuivis pour excès "mortels" d'heures supplémentaires

    Guo jun, secrétaire et responsable des affaires judiciaires à la All-China Federation of Trade Unions (ACFTU), a évoqué le 2 février la question des entreprises ayant rapporté plus d'un décès ou suicide parmi leurs employés en raison d'un surmenage lié à des heures supplémentaires excessives. Il a notamment cité le cas de Foxconn, sous-traitant chinois de la société américaine Apple, du coréen Samsung et autres sociétés multinationales.

    Gun Jun s'exprimait dans le cadre d'une conférence de presse, lors de laquelle il a souligné la nécessité de renforcer la surveillance médiatique, d'autant plus que les pratiques illégales sont nombreuses dans le monde du travail. Il a également fait part de l'intention de l'ACFTU de renforcer le travail de prévention grâce à la mise en place d'un système d‘avis et de conseils juridiques, et de rendre public les affaires représentatives.

    Ce jour-là, l'ACFTU a rendu publiques dix affaires datant de 2014 .

     

    Selon Gun Jun, dans certaines entreprises, les employés peuvent travailler une bonne dizaine d'heures par jour, et sans repos. Certaines entreprises privées, notamment des PME, n'offrent aucun congé à leurs employés. En conséquence, ces derniers souffrent souvent de troubles de la santé mentale, ce qui accroit le risque de suicide ou de mort par surmenage.

    « Dans beaucoup d'endroits, seules les personnes directement dénoncées font l'objet d'enquêtes, et les peines sont trop légères pour jouer un rôle dissuasif. Les autres entreprises sont plutôt encouragées à suivre l'exemple de Foxconn pour se hisser parmi les 500 plus grandes entreprises du monde », a déploré Guojun. « Si l'on ne peut pas poursuivre ces entreprises pour leurs infractions, les répercussions seront terribles à l'avenir. »

    Guo Jun a également appelé à traiter le problème du non paiement des arriérés de salaire, inacceptables d'un point de vue moral et dont les responsables sont à la fois les entreprises et les autorités chargées de l'application des lois. Dans les cas les plus graves, il s'agit d'affaires criminelles, a-t-il indiqué.

    D'après Guo, dans les villes les plus touchées par ces problèmes, les organisations syndicales disposent d'un régime de compensation qui leur permet d'avancer les salaires dus aux employés lésés et de réclamer à postériori leurs remboursements aux entreprises concernées.

  • Hommage ,à Paris, aux travailleurs chinois morts pendant la première guerre mondiale

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    Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, en présence de Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, et de Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’État aux Anciens combattants et à la Mémoire, a présidé l’hommage aux travailleurs chinois morts pendant la première guerre mondiale le mercredi 26 novembre, à 12h00 au Jardin Baudricourt (Paris 13e).

    Cette cérémonie se déroulera en présence notamment de Deng Li, chargé d’affaires de l’Ambassade de la République populaire de Chine en France, de représentants du Conseil pour l’intégration de la communauté d’origine chinoise en France (CICOC).

     

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    Dans un discours prononcé à cette occasion, M. Le Drian a rappelé qu'en février 1916, alors que la guerre faisait rage en Europe, la France et le Royaume-Uni, qui se trouvaient affaiblis par le manque de main d'œuvre, conclurent un accord avec la Chine pour l'envoi de travailleurs. 140 000 Chinois ont quitté ainsi leur pays pour participer à l'effort de guerre. A leur arrivée en France, tous expérimentèrent des conditions de travail difficiles, dans des manufactures d'armes, des mines ou encore des usines. A leur manière, ils sont - sur le front économique - les combattants de la France alors engagée dans une guerre totale. Certains y laisseront leur vie, a précisé le ministre français de la Défense.

    Selon M. Le Drian, tous ces travailleurs chinois ont contribué à empêcher l'effondrement de la France pendant la Première Guerre mondiale, et ont ainsi contribué à l'Armistice, et à la victoire de la France dans cette guerre. Selon lui, ces travailleurs chinois, par leurs sacrifices et efforts, ont aussi contribué à l'amitié franco-chinoise.

    Pour sa part, M. Deng Li, chargé d'affaires par intérim de l'Ambassade de Chine en France a, dans son intervention prononcée à la cérémonie au Jardin Baudricourt, rappelé qu'il y a 100 ans, 140 000 travailleurs chinois ont traversé des océans pour venir en Europe. Ils ont assumé, pendant la guerre, "toutes sortes de travaux pénibles", et plus de 20 000 parmi eux reposent éternellement sur cette terre, loin de leur pays natal. Après la Première Guerre mondiale, beaucoup de ces travailleurs chinois ont choisi de rester en France. Ces premiers résidents chinois en France jouent désormais un "rôle de trait d'union" entre les peuples chinois et français, a-t-il indiqué. M. Deng Li a également saisi cette occasion pour remercier le gouvernement et le peuple français qui "ont reconnu le rôle de ces travailleurs chinois dans l'histoire de la Première Guerre mondiale". Ses remerciement vont également à la communauté chinoise en France et aux amis français qui ont "déployé des efforts inlassables pour préserver et faire reconnaître cette partie de l'histoire", a-t-il souligné.

    M. Bounmy Rattanavan, co-président du Conseil pour l'intégration de la communauté d'origine chinoise en France (CICOC) a rappelé les efforts déployés par le CICOC pendant les 30 dernières années passées en vue de la reconnaissance du rôle de ces travailleurs chinois, et préserver et faire reconnaître cette partie de l'histoire.

    En 1998, lors des cérémonie du 80ème anniversaire de l'Armistice, le CICOC a érigé, au Jardin Baudricourt, une stèle "à la mémoire des travailleurs et des combattants chinois morts pour la France", a précisé M. Bounmy Rattanavan. "Ce monument commémoratif a été souhaité dès après la guerre, par les travailleurs et combattants chinois. Cette commémoration a été renouvelée en 2008", a poursuivi M. Bounmy Rattanavan.

     

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    Source Xinhua ,notre bureau de Paris.

     

     

  • 8,2 heures de travail par jour ouvrable pour les salariés chinois

    Parmi les canards auxquels il faut couper la tête , est l'image du travailleur chinois exploité et travaillant comme une bête de somme.

    Selon une enquête menée par HORIZON sur les salariés dans dix villes chinoises, les Chinois travaillent en moyenne 8,2 heures par jour ouvrable, contre 8,9 heures en 2008, et environ 70% d'entre eux ne font pas d'heures supplémentaires.

    Malgré une baisse évidente par rapport au résultat de 2008, la moyenne des heures de travail en moyenne a quand même dépassé le seuil de 8 heures qui est stipulé par la Loi du Travail. Le nombre des salariés qui travaillent de 8 à 12 heures a baissé de 5%. Le taux des salariés qui ne font pas d'heures supplémentaires est passé de 55% à 71%.

    Les heures de travail sont différentes selon le métier des personnes interrogées. Les créateurs d'oeuvres qui bénéficient davantage de force motrice travaillent en moyenne 9 heures par jour, les hommes de gestion et les cols bleus travaillent 8,2 heures par jour. En matière de revenus, les employés à bas et à moyens revenus passent 8,2 heures au travail, contre 8,4 heures pour ceux à revenus élevés.

    Parmi les dix villes qui ont fait l'objet de l'enquête, les salariés de Dalian, une ville portuaire dans le nord-est de la Chine, travaillent 8,6 heures par jour, la plus longue durée en Chine. Elle est suivie par Shanghai (8,4 heures). Beijing et Chengdu, capitale du Sichuan, se classent aux deux dernières places avec 8,1 heures et 8,0 heures.

    Les salariés passent-ils toutes leurs heures à travailler ? Non, l'enquête montre que 36,6% des salariés interrogés avouent gaspiller des heures lors du travail, soit 1,33 heure en moyenne par personne.

     Le rapport est proche de celui des Etats-Unis et des pays européens. Selon l'enquête de Salary.com sur les Américains, et celle de Lexmark sur les Européens, les salariés américains et européens gaspillent respectivement 20% et 15% de leurs heures de travail.

  • Vous voulez un job de rêve ? Regardez vers la Chine !

    blanchet_g.jpgVoici quelques témoignages de quelque chose qui a changé dans l'esprit des occidentaux. Ils sont de plus en plus nombreux à vouloir s'installer et travailler en Chine.

    Cela fait très longtemps que je parle de mon petit paradis à Shenzhen. Peu de gens ne peuvent s'imaginer que c'est une ville bien plus agréable et plus belle que n'importe quelle ville belge ou française.

    Shenzhen est la première ville au monde de plus de 10 millions d'habitants qui garde un échelon humain et est conviviale.

    Tous mes amis expats partagent mon avis et ne voudraient pas à n'importe quel prix quitter la Chine. L'ancien premier ministre J.P. Raffarin citait dans une interview que 80% des jeunes français (environ 3000) qui treminaient leur master en Chine désiraient rester en Chine pour travailler.

    Autrefois considérés comme une terre d'opportunités, les statistiques du Bureau de l'Emploi des Etats-Unis de novembre 2010 ont montré que maintenant, il n'y a plus qu'un emploi pour cinq chômeurs américains. Rien d'étonnant donc à ce qu'un nombre croissant de demandeurs d'emploi américains s'expatrient pour chercher un travail en Chine.

    « J'ai adoré être en Chine quand j'y suis revenu étudier en 2008-2009, mais aussi trouvé que c'était intéressant pour le travail. J'ai été viré aux Etats-Unis », a expliqué Kong, dont le travail de professeur remplaçant à 12 Dollars de l'heure à San Francisco a progressivement disparu.

     



    Parlant couramment le cantonais et apprenant le mandarin, il a tenté sa chance et est parti pour Beijing en octobre 2010. Après avoir cherché dans toute une variété de secteurs, il a trouvé une place chez GuocoLand China, une société multinationale de développement immobilier.

    Mais ce ne sont pas que les seuls employés qui sont en surnombre aux Etats-Unis. Les diplômés d'université de moins de 25 ans font aussi face à un marché de l'emploi qui se rétrécit.

    N'ayant guère envie de prendre un stage non payé, J.P. Stevenson, âgé de 22 ans, a quitté Washington pour Beijing en septembre dernier.


    « Un des avantages de travailler ici par rapport aux Etats-Unis, c'est qu'il y est beaucoup plus facile de passer d'un secteur à l'autre, pour peu que vous ayez une expérience de travail en Chine. Ici, j'ai des amis qui sont passés des relations publiques à la gestion d'un hôtel cinq étoiles. Aux Etats-Unis, c'est tout simplement impossible ».

    « Vivre en Chine maintenant est une bonne occasion d'étoffer son curriculum-vitae et d'acquérir une précieuse expérience de travail à des postes et dans des secteurs auxquels je n'aurais jamais pu avoir accès à ce stade dans ma carrière professionnelle de retour chez moi », a dit Ryan Lindgren, âgé de 27 ans, du Massachussetts, qui est contrôleur de projet pour la planification d'évènements de relations publiques chez Marcom Motor Sports Beijing.

    Si l'on met de côté l'attrait pour les bénéfices d'une carrière à long terme, travailler en Chine a aussi un prix, met en garde David Pimentel, auteur de manuels d'anglais venant de Pennsylvanie, qui travaille à Beijing depuis trois ans.

    « Il est sans aucn doute difficile parfois de travailler aussi loin de sa famille, mais les grandes décisions d'une vie demandent quelques concessions ».

    Mais le fait d'avoir ne serait-ce qu'un salaire et un meilleur niveau de vie en Chine est suffisant pour inciter de nombreux demandeurs d'emploi américains à quitter leur petit nid douillet. A Beijing, même un travail de professeur d'anglais à temps partiel à 150 Yuans de l'heure (18 Dollars US) vous permet d'avoir un logement décent, de manger dans des restaurants occidentaux et peut-être même de passer vos vacances annuelles en Asie.

    Mais c'est l'espoir d'une stabilité financière et un intérêt croissant pour la Chine qui continue à attirer les demandeurs d'emploi américains, a laissé entendre Eric Liu, consultant chinois pour ForeignHR International.

  • TRAVAILLEURS CHINOIS ET EMPLOYEURS INDELICATS

    La Chine recommande aux travailleurs chinois à l'étranger de choisir leur employeur avec prudence

    Le ministère chinois du Commerce a appelé mardi les travailleurs chinois cherchant du travail à l'étranger à choisir leur employeur avec prudence dans le contexte de la crise financière et économique mondiale.

    La crise a affecté les capacités de paiement de certains employeurs étrangers et les travailleurs à l'étranger en seraient souvent les premières victimes, a indiqué un responsable, en ajoutant qu'il valait mieux que les travailleurs vérifient prudemment les informations sur les éventuels employeurs.

    Environ 200 ouvriers du bâtiment travaillant en Roumanie ont informé récemment l'ambassade de Chine dans le pays de problèmes comprenant le non-paiement des salaires.

    Les travailleurs chinois à l'étranger ont généré des revenus de 7,24 milliards de dollars de janvier à novembre, soit une augmentation de 24,2 %. 794 000 travailleurs chinois travaillaient à l'étranger fin novembre, soit 51 000 de plus par rapport à la même période de l'année précédente