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  • Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français, parle de la Chine

    Si vous visitez le blog de Jean-Pierre Raffarin , voici ce que vous pourez lire:

    Je pars 2 jours en Afrique au Togo où je vais travailler avec les Autorités nationales sur les pressions internationales auxquelles sont aujourd’hui soumises les puissances publiques nationales.

    photo-25Et voici le compte-rendu  par la presse chinoise de la conférence qu'a tenue l'ancien Premier-ministre français  au Togo

    LOME, 7 février (Xinhua) -- La Chine développe à la fois des rapports de types « bilatéral et multilatéral, continental et national » dans le 21e siècle où les rapports de forces sont plutôt continentaux, a relevé lundi Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français (2002-2005) lors d'une conférence publique ayant rassemblé près de 2.000 personnes au Palais des congrès de Lomé.

    La conférence a porté sur le thème « 50 ans après, la puissance publique et l'ordre mondial » et est inscrite dans un programme du gouvernement togolais baptisé « Avançons tous ensemble -ATENS ».

    M. Raffarin est le troisième ancien Premier ministre français à donner une conférence publique à Lomé dans le cadre de ce programme, après Hubert Védrine et Michel Rocard.

    Selon cet ancien Premier ministre français, le monde d'aujourd'hui est continental et les continents s'organisent dans ce sens pour des équilibres continentaux.

    Il a fait noter que, dans ce contexte, les pays d'Europe se sont lancés dans des alliances bilatérales avec le Brésil en Amérique du Sud, tandis que les Etats-Unis se sont dirigés vers la Chine qui, au contraire, prône un monde multipolaire.

    « Je ne crois pas à une organisation du monde entre la Chine et les Etats-Unis », a dit ce président du groupe d'Amitié France Etats-Unis du Sénat, ajoutant que « les Chinois veulent un monde multipolaire ».

    « La Chine fait à la fois du bilatéral et du multilatéral, du continental et du national », a-t-il insisté.

    Jean-Pierre Raffarin en compagnie de son épouse Anne-Marie Perrier avec laquelle il a écrit son dernier livre "Ce que la Chine  nous a appris"qui n'a encore été publié qu'en chinois.

    A son analyse, la force chinoise a « beaucoup plus de moyens que n'importe qu'elle force au monde ». Il précise que la Chine est engagée dans des stratégies de développement qui sont des stratégies des pays développés, poursuivant qu'il « ne faut pas avoir peur de la Chine ».

    «La Chine nous demande de reconnaître son économie comme une économie de marché », a souligné cet homme politique, relevant que sur cette question les pays occidentaux ont des difficultés à partager leurs visions.

    Il explique que certains pays sont favorables à cette idée tandis que d'autres pays ne le reconnaissent pas, alors que la même considération avait été accordée à l'économie de la Russie.

    Il a qualifié la Chine de « colonne vertébrale de l'Asie », indiquant qu'elle a « beaucoup de croissance » et que l'émergence de ce pays n'est pas un fait « anodin».

    La Chine présente les caractéristiques de « banquier

     du monde et une force d'influence considérable », a dit M. Raffarin qui explique que c'est l'épargne du Chinois qui finance le déficit de l'Américain.«Nous avons besoin de la croissance de la Chine », a-t- il soutenu.

    «La force chinoise a beaucoup plus de moyens que n'importe qu'elle force au monde », a rappelé ce politique français.

    Jean-Pierre Raffarin a fait remarquer que le développement simultané du management public et du management privé est la caractéristique du 21e siècle, tout en relevant que cette vision a été amorcée en Chine des années auparavant sous le temps de Deng Xiaoping, architecte général de la réforme et de l'ouverture et de l'édification socialite de la Chine.