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  • Soumission, dévotion et abus sexuels : j'ai enquêté sur le bouddhisme en France (Nouvel-Obs.)

    Alors que le dalaï-lama est en visite en France, l’anthropologue Marion Dapsance sort ce 15 septembre "Les dévots du bouddisme" (Max Milo). Pendant sept ans, elle a enquêté sur les centres Rigpa, un réseau international dirigé par un proche du dalaï-lama. Elle dresse aujourd'hui le portrait d’une organisation sectaire, dont le maître, le lama Sogyal Rinpoché, serait le gourou. Témoignage.

     

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    Dans l’esprit des Occidentaux, le bouddhisme est une "spiritualité laïque", une "science de l’esprit". Bref, quelque chose de tout à fait rationnel.

     

    J’ai commencé il y a quelques années à lire des ouvrages sur la méditation, avant de vouloir aller plus loin. Je me suis rapprochée d’un centre bouddhiste tibétain.

     

    J’habitais sur la Côte d'Azur à l'époque, et je me suis rendue dans une structure de l’association Rigpa, à Nice. Il s’agit d’un réseau international dirigé par Sogyal Rinpoché – "Rinpoché" est un titre qu’on donne à plusieurs lamas et signifie "joyaux très précieux" –, un maître bouddhiste tibétain soutenu par le dalaï-lama. Il est l'auteur du best-seller "Le livre tibétain de la vie et de la mort".

     

    Ce que j’ai découvert dans ce centre était aux antipodes de ce que nous, Occidentaux, connaissons du bouddhisme pratiqué à des fins de développement personnel. Les maîtres asiatiques proposent des rituels très compliqués et en tibétain. Ils font intervenir des divinités et demandent une soumission absolue au maître.

     

    J’ai réalisé que je me retrouvais face à un choc des cultures qui pouvait donner lieu à des quiproquos et des désillusions. J’ai continué à aller suivre les enseignements bouddhistes, mais pour mener mon enquête.

     

    Sept ans d'enquête

     

    J’ai décidé que ce sujet ferait l’objet de ma thèse de doctorat en anthropologie, à l’École pratique des hautes études. J’y ai consacré sept ans. Les deux premières années, je me suis inscrite comme "étudiante"  – c’est comme ça qu’on appelle les disciples – au centre de Levallois pour suivre des cours de méditation, des retraites spirituelles et des enseignements publics.

     

    Après mon enquête de terrain, j’ai entamé une série d’entretiens avec des personnes beaucoup plus avancées que moi dans la voie proposée, et qui m’ont fait part de leur expérience.

     

    Puis il a fallu que j’acquière des connaissances sur le bouddhisme tibétain et la culture tibétaine, mais aussi sur les religions occidentales, qui ont permis de récupérer le bouddhisme pour l’ériger au rang de "religion laïque".

     

    Méditer devant une vidéo du maître

     

    Mes premières séances de méditation étaient fidèles à l’idée que je m’en étais faite. En tailleur, le dos droit, les étudiants concentrent leur esprit sur un point.

     

    Sauf que, rapidement, on bascule dans un autre registre. On conseille aux étudiants de méditer devant l’image du maître, Sogyal Rinpoché, voire devant une vidéo de lui. Sa présence, même à travers l’écran d’une télévision, apporterait des bénédictions.

     

    On nous enseigne ensuite que, ce qui est vraiment efficace, c’est d’avoir de la dévotion pour le maître et d’assister à ses enseignements. Le centre principal de retraite du réseau international Rigpa se trouve en France, près de Montpellier. Il a été inauguré en grandes pompes en 2008 par le dalaï-lama. Carla Bruni, Bernard Kouchner, Rama Yade et d’autres personnalités étaient présentes ce jour-là.

     

    Branle-bas de combat pour trouver un trône

     

    J’ai assisté à des enseignements de Sogyal Rinpoché au centre de Levallois-Perret. Il arrive généralement avec une demi-heure, trois quarts d’heure, voire deux heures de retard. Dès son entrée en scène, il s’adresse aux gens au premier rang et leur reproche de ne pas avoir fait leur travail. Les étudiants reconnaissent avoir mal agi, et se confessent publiquement.

     

    Outre ses plaisanteries bas de gamme, il arrive au lama d’être violent. J’ai pu le voir empoigner quelqu’un par les cheveux et le traiter de "yak". Je l’ai également vu se mettre en colère car il n’avait qu’un siège basique. Branle-bas de combat pour lui trouver un trône. Les gens qui avaient payé pour assister à son "enseignement" ont dû prendre leur mal en patience.

     

    Enfin, toute une organisation est dédiée au bien-être personnel du maître. J’ai eu accès aux guides qui recensent les procédures à suivre pour satisfaire Sogyal Rinpoché. Parmi les recommandations, il lui faut une piscine chauffée à proximité, un lit double, une marque de thé spéciale, des repas à base de bœuf et une Mercedes de fonction avec chauffeur. Il doit également pouvoir capter la chaîne CNN partout où il va, disposer d’une cuisinière et d’une masseuse 24 heures sur 24. Surprenant, pour une spiritualité qui rejette le matérialisme. 

     

    Abus sexuels et violences

     

    Lorsque j’ai commencé ma thèse, j’ai rencontré Olivier Raurich, ancien directeur de Rigpa France et traducteur de Sogyal Rinpoché, pour l’informer de ma démarche. Je lui ai dit que je voulais enquêter sur la façon dont les lamas tibétains transmettaient le bouddhisme aux Occidentaux. Je lui ai également précisé que j’avais entendu des rumeurs sur des abus sexuels dans les centres Rigpa. J’ai joué cartes sur table. Quelques années plus tard, en 2015, Olivier Raurich a démissionné en dénonçant les pratiques sectaires du groupe.

     

    Sogyal Rinpoché a eu des démêlés avec la justice en 1994 aux États-Unis. Une jeune femme avait porté plainte pour abus sexuels et violences dans un centre Rigpa. Mais la justice américaine permet la signature de conciliations. Le maître avait sorti une grosse somme d’argent pour que l’ancienne dakini arrête les poursuites.

     

    Le terme tibétain dakinis désigne des divinités féminines. Celles-ci détiendraient des enseignements secrets qu’elles transmettraient au lama dans un langage codé. Mais il semblerait que dans ces centres, les dakinis ne soient ni plus ni moins que des partenaires sexuelles. 

     

    J’ai rencontré certaines d’entre elles au cours de mon enquête. Notamment une Franco-japonaise qui a réussi à quitter le groupe. Elle a même entamé une procédure judiciaire, avant d’arrêter les poursuites. C’était la parole du maître contre la sienne. Elle a préféré passer à autre chose.

     

    "Folle sagesse"

     

    La force de Sogyal Rinpoché, c’est d’avoir diffusé le concept de "folle sagesse" : sa folie ferait de lui quelqu’un de sage. Plus il se comporte de manière inattendue, violente, agressive et irrespectueuse, plus cela prouve qu’il est un être éveillé, omniscient, au-dessus des contraintes sociales. Si vous ne voyez en lui qu’un gars qui se comporte mal et abuse de son pouvoir, c’est que votre esprit est "obscurci".

     

    Deux options s’offrent alors à vous : soit vous finissez par comprendre que votre maître agit par compassion, soit vous êtes exclu du groupe. Nous sommes dans un système incritiquable, basé sur la foi totale et absolue en Sogyal Rinpoché.

     

    Le dalaï-lama ferme les yeux

     

    Un peu plus de la moitié des étudiants de ces centres bouddhistes ne souhaitent pas aller plus loin que la méditation. Mais beaucoup continuent, s’investissent et passent à une autre forme de bouddhisme.

     

    Certains d’entre eux décrochent en cours de route et réalisent qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Qu’ils soient allés trop loin ou qu’ils aient su s’arrêter à temps, la désillusion reste grande.

     

    Je suis évidemment allée à la Miviludes – Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires – pour les informer de mes recherches. L’organisme m’a avoué être déjà au courant de ce qui se tramait dans les centres Rigpa… Mais il n’a, pour l’heure, pas réagi, malgré le caractère très discutable de ces pratiques.

     

    Quant au dalaï-lama, il est lui-aussi au courant du comportement de Sogyal Rinpoché. Après le scandale de 1994, il a pourtant refusé de signer une charte de bonne conduite pour les lamas qui enseignent en Occident. Depuis, il ferme les yeux. Certainement pour ne pas donner une mauvaise image du bouddhisme tibétain.

  • Le village d’étudiants à l’Institut de bouddhiste de Larung Gar en Chine , province du Sichuan

     

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    Alors que des sites de propagande pro tibétains en exil, soutenus par les milieux antichinois américains , dont la CIA veulent faire croire à la démolition de cette ville soutenue par les gouvernements chinois ,central comme régional, voici la réalité qui est tout le contraire.

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    Is this the world's busiest campus? Incredible images reveal the densely packed 'village' where Tibetan monks study Buddhism

    These dizzying photographs reveal the densely packed 'village' where thousands of Tibetan monks and nuns call home.

    Rudimentary log cabins, painted in traditional Tibetan red, are piled high along the hillsides and valleys.

    They're all centred around a palatial structure - the Larung Gar Buddhist Institute.

    The school, situated in the remote Gharze Prefecture of ‪‎Sichuan‬ province, southest ‪‎China‬, is the largest of its kind in the world and where many devout followers flock to learn about the religion.

    Jesse Earl Rockwell, 32, from Santa Barbara, ‪‎California‬, spent six days in the area to photograph this incredible sprawling hillside habitation. 

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    Est-ce le campus le plus achalandé du monde ? Ces incroyables images révèlent la densité du « village » les moines tibétains étudient le bouddhisme

     

    Ces photographies révèlent ce « village » à forte densité que des milliers de nonnes et de moines tibétains appellent " la maison".

     

    Des cabanes rudimentaires, peintes en rouge tibétain traditionnel, sont empilées sur les collines et les vallées.

     

    Ils sont tous centrés autour d’une structure palatiale - l’Institut bouddhiste de Larung Gar.

     

    L’école, située dans la préfecture  éloignée de Gharzede la province du Sichuan, Chine du sud-ouest, est le plus grand dans son genre dans le monde et où de nombreux disciples fervents se pressent pour en savoir plus sur la religion.

     

    Jesse Earl Rockwell, 32 ans, de Santa Barbara, en Californie, a passé six jours dans la région pour photographier ces habitations de coteaux tentaculaires incroyables.
     

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  • Michael Brand, président du Comité des droits de l'homme et de l'aide humanitaire du Parlement allemand, membre du Bundestag interdit de visa en Chine

    Il est loin le temps où les Chinois faisaient des courbettes au moindre sous-fifre occidental. La Chine a redressé la tête et personne ne peut offenser, ni son peuple, ni ses autorités sans s'attirer les foudres de tout un chacun.

    Michael Brand, président du Comité des droits de l'homme et de l'aide humanitaire du Parlement allemand, membre du Bundestag depuis 2005 ( CDU) en a fait les frais.

     

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    Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang, a déclaré jeudi que la Chine avait refusé la visite dans le pays d'un législateur allemand à cause de sa position visant à soutenir "l'indépendance tibétaine".

    Michael Brand n'est pas le bienvenu en Chine, a indiqué M. Lu, lors d'un point presse régulier.

    Il a expliqué que la position de M. Brand de soutenir "l'indépendance tibétaine" allait à l'encontre de la politique d'une seule Chine soutenue par l'Allemagne.

    M. Brand n'a pas eu la permission de visiter la Chine juste pour sa position sur le Tibet et non pour ses commentaires sur la situation des droits de l'homme en Chine, a souligné M. Lu.

    La Chine attache de l'importance aux échanges et à la coopération avec le Parlement allemand ainsi qu'avec ses comités, y compris le Comité des droits de l'homme et de l'aide humanitaire, a noté M. Lu.

    La partie chinoise a fait des préparations importantes pour la prochaine visite des membres du comité, a affirmé M. Lu, ajoutant que le dialogue et les échanges devaient être basés sur le respect mutuel.

    Il serait peu judicieux de la part du comité de publier un communiqué critiquant la décision de la Chine, a souligné le porte-parole chinois.

    Le dalai lama qui a eu pour précepteur des nazis notoires a toujours joué double jeu face à son ancien pays , la Chine. Aidant la CIA à provoquer un soulèvement contre les autorités chinoises , il a du fuir avec l'aide de ses amis américains après que ce coup d'Etat aie échoué. Depuis il mène des actions de séparation contre la Chine.

    Les autorités chinoises ont toujours annoncé qu'ils condamneraient sans hésitation toute personne qui auraient des contacts avec lui dans le but de comploter contre la Chine. Monsieur Brand était donc bien prévenu.

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  • Le Tibet décrit par le Dalaï Lama est un tissu de mensonges, estime un enseignant luxembourgeois

    Le Tibet tel que dépeint par le Dalaï Lama au reste du monde est un tissu de mensonges, affirme l'enseignant luxembourgeois Albert Ettinger à l'issue de six années d'études intensives.

    Auteur de deux livres, "Le Tibet libre?" et "Combat pour le Tibet", respectivement publiés en allemand en 2014 et 2015 aux éditions francfortoises Zambon, M. Ettinger est parvenu à présenter le vrai Tibet, celui d'hier et d'aujourd'hui, et à révéler les mensonges délibérément commis par le Dalaï Lama et ses partisans.

    CE QUI A MOTIVE L'AUTEUR?

    "Je ne suis pas tibétologue, je suis enseignant dans le secondaire", a avoué M. Ettinger dans un récent entretien accordé à Xinhua à Luxembourg. "Ma première rencontre avec ce sujet date du moment où je me suis rendu compte que les passages sur le Dalaï Lama et le bouddhisme tibétain dans les manuels scolaires ne comportaient aucune critique, ce qui m'a indigné".

    M. Ettinger s'est également dit très frustré lorsque des militants pour l'"indépendance du Tibet" ont tenté d'entraver les Jeux olympiques de Beijing en 2008, ce qui l'a alors poussé à faire des recherches poussées sur cette région.

    "Les porteurs de la flamme olympique ont été attaqués aux Etats-Unis, en France et dans d'autres pays par des militants du 'Tibet libre'", a rappelé l'enseignant dans les préfaces de ses livres.

    Son étude ne s'est pas fondée sur ses expériences personnelles au Tibet, mais sur les ouvrages et les documents de scientifiques très au fait du Tibet.

    "Je préfère croire aux travaux de gens qui sont parfaitement au courant du sujet et qui ont séjourné sur place pendant de longues périodes, que par ceux qui ont voyagé au Tibet pendant deux semaines ou qui se sont contentés de parler à la population locale", a dit l'enseignant.

    SUR QUOI LE DALAI LAMA A-T-IL MENTI?

    Les livres d'Albert Ettinger ne contiennent pas que ses propres points de vue. Il cite et présente en effet une grande quantité de récits et d'œuvres sur le Tibet écrits à travers le monde, tels que "Trois ans au Tibet" du moine japonais Ekaï Kawaguchi, ainsi que plus d'une centaine de photos, dont beaucoup issues des Archives fédérales allemandes (Bundesarchiv), afin de présenter des faits objectifs sur le Tibet à ses lecteurs.

    Ce n'est pas trop difficile de déceler les mensonges du Dalaï Lama, a assuré M. Ettinger. C'est "toujours la même rengaine".

    "Par exemple, le Dalaï Lama a déclaré que l'ancien Tibet n'était pas parfait, qu'il y avait des problèmes mais qu'en général, la société était bonne", a rappelé M. Ettinger. "Ca me fait toujours rire".

    Une grande partie des faits reflète et confirme que le Tibet d'autrefois, une société de servage, était une société féodale pauvre et ignorante, accablée par de nombreux problèmes tels que la violence, les insultes, la discrimination sexuelle, a-t-il ajouté.

    En outre, "la répression de la langue et de la culture du Tibet", clamée par le Dalaï Lama, est également un mensonge, a assuré Albert Ettinger. "On peut voir aujourd'hui que si les élèves tibétains apprennent bien les caractères chinois à l'école, le tibétain est toujours grandement employé parmi eux".

    Le Dalaï Lama a constamment fait de la propagande en mêlant politique et religion, ceci dans une tentative évidente de réécrire l'histoire, a jugé le Luxembourgeois. "Le 'gouvernement tibétain en exil' n'a jamais réussi et n'a même jamais cherché à séparer la religion de la politique, parce que sinon il se serait lui-même dissous".

    POURQUOI LE PUBLIC OCCIDENTAL A-T-IL MOINS D'ACCES AU VRAI TIBET ?

    La plupart des ouvrages parus en Allemagne sur le Tibet sont en faveur du Dalaï Lama et beaucoup d'ONG allemandes voient en lui l'incarnation d'une "religion libre". En réalité, ils sont ignorants des faits élémentaires sur le Tibet, a déploré Ronald Koch, l'éditeur des livres de M. Ettinger.

    Le sinologue et ethnologue allemand Ingo Nentwig a fortement apprécié deux nouveaux livres sur le Tibet écrits par le Luxembourgeois Albert Ettinger, qui aident selon lui à explorer le "mythe du Tibet" très répandu en Occident.

    Les livres de M. Ettinger sont "d'excellents exemples de littérature pédagogique dans le meilleur sens du terme" et "peuvent être recommandés sans réserve à tous ceux qui s'intéressent au Tibet", a indiqué M. Nentwig dans une interview écrite accordée récemment à Xinhua.

    Selon lui, les deux livres de M. Ettinger "Libérer le Tibet?" et "La lutte pour le Tibet" figurent parmi les rares livres en allemand qui disent la vérité sur l'histoire et la politique du Tibet.

    La plupart des livres en allemand sur le Tibet parle de religion, d'alpinisme ou de tourisme, tandis que le reste aborde l'histoire ou la politique actuelle du Tibet presque exclusivement d'un point de vue plus ou moins proche de ce que l'on appelle "gouvernement tibétain en exil", a noté M. Nentwig.

    Dans ce contexte, M. Ettinger, enseignant et germaniste, "a fait quelque chose qui était vraiment attendu depuis longtemps, et que l'on aurait attendu d'un spécialiste du Tibet", a estimé M. Nentwig.

    Dans "Libérer le Tibet?", M. Ettinger évoque le Tibet ancien et traditionnel jusqu'à la rébellion manquée de l'aristocratie féodale et cléricale en 1959. Selon M. Nentwig, l'auteur cherche à dissiper le "mythe sur le Tibet" très répandu dans les pays germanophones, qui décrit le vieux Tibet comme une société pacifique, harmonieuse, heureuse et non violente, une sorte de paradis où règnent la religion et la félicité, sans stress ni agitation.

    Cette image de la société tibétaine traditionnelle, qui est bien éloignée de la réalité, est répandue "principalement à cause de la propagande des séparatistes tibétains et des journalistes crédules et ignorants qui acceptent de diffuser ces absurdités", a expliqué M. Nentwig.

    "Maintenant, M. Ettinger s'est donné la peine de revoir la littérature tibétaine des 200 dernières années [...]. Il a trouvé et démontré de manière convaincante que la vérité n'est pas du tout cachée dans ces livres", a relevé M. Nentwig.

    "De toute évidence, les représentants du 'mythe tibétain' lisent de manière sélective et dissimulent systématiquement les faits qu'ils ne peuvent nier même avec la meilleure volonté. Les nombreux partisans qui sont tombés dans le piège des propagandistes ne semblent pas lire les livres qu'ils ont sur l'étagère", a-t-il ajouté.

    La vérité est que l'ancien Tibet était "une société dominée par la pauvreté, la misère et la violence, gouvernée par un système dégénéré de tyrannie politique, une incarnation institutionnalisée de l'injustice et de l'inégalité systématiques, autrement dit, un 'enfer sur terre'", a affirmé M. Nentwig.

    Dans "La lutte pour le Tibet", l'auteur cherche à montrer au public germanophone, très fortement sympathique aux séparatistes tibétains en exil, une manière différente de voir le 'conflit tibétain'", a indiqué M. Nentwig.

    M. Ettinger traite d'abord l'histoire du Tibet en vue de répondre à la question de savoir s'il est possible d'en conclure l'existence d'un droit à l'indépendance nationale, puis examine les campagnes politiques des exilés tibétains de1959 jusqu'à nos jours pour répondre à la question de savoir s'il est bon de s'impliquer dans la "cause tibétaine", a précisé M. Nentwig.

    D'un point de vue historique et politique, M. Ettinger révèle "le gigantesque tissu de mensonges" de la propagande des séparatistes tibétains exilés et "la crédulité et la superficialité du public occidental, trop heureux de se laisser exploiter pour servir leurs objectifs", a conclu M. Nentwig.

     

     
       

     

    "Les Occidentaux connaissent le Tibet plutôt par le biais des médias. Cependant, les très grandes quantités de fictions sur le Tibet publiées dans ces pays-là n'ont rien à voir avec la réalité", a martelé M. Ettinger. Leurs auteurs "n'ont fait absolument aucune recherche factuelle".

    La question tibétaine a été utilisée par les pays occidentaux, dont les Etats-Unis et l'Allemagne, pour provoquer des troubles en Chine, afin qu'elle se désintègre de l'intérieur, pas de l'extérieur, selon M. Koch.

    "Il y a des gens dans le monde qui veulent affaiblir la Chine, non seulement économiquement, mais aussi politiquement", a approuvé Albert Ettinger.

    En outre, le Dalaï Lama utilise souvent de la culture pop occidentale comme outil de propagande. Par exemple, le scénario du film hollywoodien "Kundun" a été supervisé par Dalaï Lama personnellement, quelques pop stars le soutiennent et le Tibet d'antan, a déclaré M.Ettinger. "Mais ils ne connaissent en réalité rien sur le Tibet".

    Les livres de M. Ettinger ont déjà attiré des commentaires positifs auprès d'un grand nombre de lecteurs, dont certains leur accordent cinq étoiles sur Amazon.de.

    Des projets de traduction des deux ouvrages en anglais sont en cours afin de permettre à davantage de personnes de s'informer sur le vrai Tibet, ont indiqué MM. Ettinger et Koch.

     

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  • Une méthode antique de production du sel au Tibet

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    Le comté de Markam, qui possède de riches ressources en sel, compte plus de 3000 marais salants où la saumure s'évapore sous le soleil, suivant une technique ancestrale utilisée depuis la dynastie Tang (618-907) ; c'est aussi la plus ancienne méthode de production de sel. Cette méthode d'évaporation du sel a été répertoriée comme élément du patrimoine culturel immatériel national de la Chine en 2009. (Photo : Xinhua / Wen Tao)

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    Une villageoise travaille sur un marais salant dans le comté de Markam, dans la région autonome du Tibet, dans le sud-ouest de la Chine, le 21 mars 2015.

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  • La culture tibétaine est bien protégée, selon l'écrivain français Maxime Vivas

    Contrairement aux reportages des médias occidentaux, la culture tibétaine a été bien protégée par les politiques chinoises, selon l'écrivain français Maxime Vivas, qui rédige actuellement un nouveau livre sur le Tibet.

    Pour les lecteurs assidus de ce blog, Maxime Vivas n'est pas un inconnu. J'ai déjà consacré 2 articles à Maxime Vivas. L'un pour présenter son livre "Dalai Lama pas si zen" et l'autre pour une interview qu'il voulut bien m'accorder.

    Son intérêt pour le Tibet a commencé après une visite dans la région en 2010 pour le site d'information alternative le Grand Soir, au cours de laquelle la vision qu'il avait de cette région a radicalement changé.

    "Quand je suis parti au Tibet, j'avais deux idées qui m'avaient été inculquées par les médias: 1) la religion est opprimée, 2) la culture tibétaine est anéantie", a-t-il dit à Xinhua lors d'un entretien chez lui, près de Toulouse.

    Avant cela, M. Vivas avait seulement visité la Chine une fois en 2009, surtout la ville de Beijing et comme beaucoup de gens, il avait certaines idées préconçues.

    "Quand on sort de l'aéroport de Lhassa Gonggar, on commence à voir des panneaux en tibétain... et puis on voit les panneaux indicateurs et les journaux, puis on l'écoute à la radio et à la télévision. On a même visité une université, où les étudiants et les professeurs étaient assez fiers de montrer comment ils ont créé un logiciel pour ordinateurs en écriture tibétaine", a-t-il rappelé.

    M. Vivas n'a alors pas pu s'empêcher de constater un décalage entre les idées préconçues qu'il avait avant de se rendre au Tibet et ce qu'il a pu observer une fois sur place.

    "La culture tibétaine n'est pas anéantie, au contraire. Quand on sait que sous les dalaï-lamas, seuls allaient à l'école les moines et les aristocrates et que 95% de la population était analphabète, c'est normal qu'il n'y ait pas eu de culture tibétaine. Maintenant les Tibétains vont tous à l'école, et maintenant tous connaissent leur langue."

    Ainsi a commencé une enquête passionnée au cœur de la politique menée par le 14e Dalaï-lama, Tenzin Gyatso, et qui s'est concrétisée pour M. Vivas par une autre publication, le livre "Dalaï-lama : Pas si zen (Editions Max Milo, 2011)". L'ouvrage a depuis été traduit en cinq langues différentes : anglais, espagnol, allemand, mandarin et tibétain.

     

    M. Vivas démythifie rapidement la question de l'indépendance du Tibet, relevant que tous les pays de l'ONU ont reconnu la région comme faisant partie de la Chine et que la constitution chinoise protège cette région en tant que partie intégrante de son territoire.

    M. Vivas a commencé sa carrière littéraire comme romancier. Fonctionnaire à la retraite qui a d'abord travaillé pour les services postaux français puis pour France Télécom, M. Vivas a sorti son premier roman, "Paris Brune" (Editions Le Temps des Cerises), en 1997. Le livre a remporté le prix Roger Vailland en 1997, reçu des critiques positives de la part de journaux d'envergure tels que Le Monde et a globalement été considéré comme un succès.

    C'est seulement après son expérience en tant que romancier que M. Vivas se tourne vers les essais et ouvrages politiques. En 2007, il a publié "La face cachée de Reporters sans frontières : de la CIA aux faucons du Pentagone" (aux éditions Aden).

    Son livre le plus récent, "Marine Le Pen amène le pire" (Editions Golias, 2014), coécrit avec son fils Frédéric, vise la présidente du Front National.

    Avec la publication de 17 ouvrages à son actif ainsi que plusieurs projets à venir, M. Vivas ne ralentit pas la cadence, même s'il semble que la politique restera le thème de prédilection de ses nouveaux écrits.

  • Les fonctionnaires chinois de l'ethnie majoritaire Han , qui sont en fonction au Tibet doivent apprendre le tibétain

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    La maîtrise de la langue tibétaine est obligatoire pour les fonctionnaires qui ne sont pas natifs de la région autonome du Tibet.

     

    L'ensemble des sept villes de niveau de préfecture au Tibet ont débuté l'enseignement du tibétain pour les fonctionnaires qui ne sont pas natifs du Tibet, a-t-on appris lundi du bureau régional de compilation et de traduction.

     

    M. Qoizha, directeur adjoint du bureau, a indiqué qu'ils avaient distribué 40.000 livres en tibétain destinés à une communication quotidienne.

     

    Le président chinois Xi Jinping a souligné, lors d'une conférence de travail concernant les ethnies en septembre 2014, que dans les régions ethniques, les fonctionnaires des ethnies minoritaires devaient apprendre le mandarin, et les fonctionnaires de l'ethnie Han devaient apprendre les langues minoritaires. La maîtrise des langues sera exigée pour tous les fonctionnaires.

     

    "Une personne ne peut pas bien servir la population locale si elle ne peut pas parler la langue de la région", a indiqué Xi Jinping.

     

    Le Tibet a adopté une politique bilingue depuis 1987, date à laquelle le législateur régional a approuvé une loi stipulant que le tibétain et le mandarin sont les langues officielles de la région.

     

    Selon M. Qoizha, plus de 90% des trois millions de la population du Tibet sont issus de l'ethnie tibétaine. Briser la barrière de la langue permettra aux fonctionnaires non originaires de la région de mieux échanger avec les communautés locales.

     

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    Au cours des 20 dernières années, environ 6.000 fonctionnaires et employés techniques des autres provinces et municipalités ont été envoyés au Tibet pour aider à développer cette région du sud-ouest de la Chine. En général, ils doivent rester trois ans sur place.

     

    Le gouvernement régional souhaite également produire des programmes télévisés bilingues, afin d'aider les fonctionnaires à pratiquer les langues.

  • Mise en marche,aujourd'hui , de la plus grande centrale hydroélectrique du Tibet

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    LHASSA, 23 novembre (Xinhua) -- La plus grande centrale hydroélectrique du Tibet est devenue partiellement opérationnelle dimanche, exploitant les riches ressources en eau du fleuve Yarlung Zangbo pour promouvoir le développement de cette région à court d'électricité.

    La première section de la Centrale hydroélectrique de Zangmu a été mise en marche dimanche après-midi ( heure locale). Cette centrale située à plus de 3.300 m au-dessus du niveau de la mer, sur le "toit du monde", a nécessité 9,6 milliards de yuans. Cinq autres sections seront achevées d'ici 2015.

    Ce grand projet, qui enjambe le cours moyen du fleuve Yarlung Zangbo, disposera d'une capacité installée de 510.000 kW à l'issue des quatre années de travaux. Il a été conçu pour produire annuellement 2,5 milliards de kWh.

    Selon les statistiques officielles, la consommation d'électricité par habitant au Tibet était légèrement supérieure à 1.000 kW en 2013, soit moins d'un tiers de la moyenne chinoise. tibet.jpg

     

     

  • Le Tibet expose des cadeaux offerts au gouvernement central par les dalaï lamas et les panchen lamas

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    Une exposition des cadeaux offerts par les dalaï lamas et les panchen Erdenis au gouvernement central à travers l'histoire s'est ouverte cette semaine dans la région autonome du Tibet (sud-ouest).

    Une centaine de photos, d'articles et d'objets historiques seront présentés durant cette exposition de cinq jours qui se déroule au Musée de la région autonome du Tibet à Lhassa, capitale régionale.

    Les objets exposés expliquent l'origine des titres officiels du dalaï lama et du panchen Erdeni, ainsi que leurs relations avec le gouvernement central. L'exposition comprend des cadeaux offerts au gouvernement central par le 14e dalaï lama, le 10e panchen Erdeni et le 11e panchen Erdeni.

    Gong Zhaoqiang, directeur du Palais de la culture des nationalités à Beijing, a indiqué que les objets, choisis dans les collections du palais, montraient l'amour des religieux tibétains envers la patrie et leur soutien aux dirigeants du pays.

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  • Inauguration d'une ligne de chemin de fer entre Lhassa et le sud du Tibet

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    Une ligne de chemin de fer reliant Lhassa à Shigatse, connue comme le « tronçon ferroviaire le plus proche du ciel », sera mise en service en août dans la région autonome du Tibet, après un 14e test de la ligne qui aura lieu mardi.

    La voie ferrée de 254 kilomètres, allant de Lhassa à Shigatse, à l'ouest du chef-lieu du Tibet, sera la première ouverte dans le sud-ouest du Tibet.

    La construction de la ligne Lhassa-Shigatse a débuté en septembre 2010. Il s'agit d'une extension de la voie Qinghai-Tibet allant de Xining, dans le Qinghai, à Lhassa. Le nouveau tronçon desservira 13 gares situées à des altitudes allant de 3600 à 4000 m.

    Les trains y circuleront à une vitesse de 120 km/h.

    Disposant d'un investissement de 10,8 millions de yuans (1,3 million d'euros), il s'agit du plus grand projet d'infrastructure réalisé depuis le début du 12e Plan quinquennal chinois (2011-2015), a déclaré Yang Yulin, directeur adjoint du Bureau des chemins de fer du gouvernement du Tibet.

    Selon Soechung, écrivain tibétain habitant Lhassa, la voie ferrée permettra à davantage de Tibétains de voyager en dehors de leurs villes natales et d'interagir avec le monde extérieur. Il pense également que cela fera attirera plus de touristes dans la région.

    La construction d'une autre ligne, reliant Lhassa à Nyingchi à l'est, devrait aussi débuter sous peu.

    Wang Chunhuan, professeure à l'Académie des sciences sociales de Lhassa, a déclaré mercredi au Global Times que le réseau ferroviaire jouera le rôle d'un pont continental en Asie du Sud et favorisera les échanges économiques et culturels.

    Elle a également souligné que le développement de Shigatse était capital pour stimuler le développement des régions de l'ouest du Tibet, qui accusent un retard dans ce domaine.