terres rares

  • Vers la fin des terres rares à bon marché en provenance de Chine

    L'ère de l'approvisionnement de terres rares à bon marché en provenance de Chine est condamnée à s'achever, alors que le pays intensifie le contrôle de ces précieuses ressources en raison de préoccupations environnementales, a déclaré un député à l'Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois) en marge de la session annuelle en cours à Beijing.

    La Chine fournit au monde d'énormes quantités de produits à base de terres rares. Cependant, les coûts environnementaux n'ont pas été pris en compte lors de l'établissement des prix de ces produits, a indiqué Liao Jinqiu, économiste à l'Université de finances et d'économie du Jiangxi (est).

    "L'exploitation des terres rares devra être davantage intégrée, et une chaîne industrielle devra être édifiée pour atténuer la pression environnementale générée par leur extraction excessive", a expliqué M. Liao.

    On estime que la Chine possède d'abondantes réserves de terres rares, un groupe de 17 métaux essentiels à la production d'une variété de biens de haute technologie, dont les téléphones portables, les éoliennes, les batteries de voitures électriques et les missiles.

    La Chine assure aujourd'hui plus de 90% de la production mondiale de terres rares, mais ses réserves ne représentent qu'environ un tiers de celles de la planète.

    L'exploitation minière désordonnée des terres rares a été longtemps critiquée pour les dommages environnementaux qu'elle cause dans les régions du pays riches en terres rares. Selon les experts, le coût pour réparer les écosystèmes détruits par l'exploitation minière de terres rares sera très élevé.

    Afin de contrôler les dommages environnementaux et protéger ses ressources, la Chine a suspendu la distribution de nouvelles licences de prospection et d'exploitation minière des terres rares, imposé des plafonds de production et des quotas d'exportation et annoncé des standards environnementaux plus stricts pour la production de terres rares.

    Le changement des politiques chinoises concernant les terres rares aura un impact important sur les prix de ces métaux, selon des experts.

    La Chine doit réglementer l'exploitation des terres rares et unifier ses exportations afin de s'assurer un droit à la parole lors de l'établissement des prix de ces produits.

  • La Chine est « prête » à faire face à la demande de terres rares

    Après l'échec d'un appel à l'Organisation mondiale du commerce, la Chine est « prête » à affronter la pression croissante des pays développés pour assouplir les restrictions à l'exportation de terres rares, a révélé un fonctionnaire du ministère du Commerce mardi.

    « Nous y sommes préparés », a déclaré Yu Fang, directrice adjointe du département des traités et lois du ministère.

    Endossant une conclusion précédente, l'organe d'appel de l'OMC a déclaré lundi que les restrictions aux importations imposées par la Chine sur neuf matières premières, y compris le zinc, le coke et le magnésium, par l'entremise de quotas et de tarifs avaient violé les règles de l'OMC.

    Il est « regrettable » que cette décision ait été confirmée, peut-on lire dans une déclaration du ministère publiée sur son site Web.

    « Le résultat est toutefois mieux que ce à quoi nous nous attendions, car l'OMC appuie toujours plusieurs de nos arguments », a déclaré Mme Yu.

    Zhou Shijian, expert chevronné de l'université Tsinghua, soutient ce point de vue.

    « La décision exige seulement que la Chine apporte certaines modifications techniques, alors qu'elle a rejeté la majorité de leurs (É.U. et UE) appels. »

    Les É.U., l'UE et le Mexique avaient déclaré en 2009 que les restrictions à l'exportation de matières premières imposées par la Chine exerçaient une discrimination envers les fabricants étrangers et donnaient un avantage inéquitable aux producteurs chinois.

    Un panel de règlement des différends avait décrété en juillet que les droits et les quotas à l'exportation de matières premières vont à l'encontre des engagements de la Chine à l'OMC. Par la suite, la Chine a interjeté appel auprès de l'organe d'appel de l'OMC.

    Bien que les terres rares, ingrédients cruciaux entrant dans la fabrication de beaucoup de produits de technologie de pointe, n'eussent pas fait partie de la décision de lundi, un certain nombre de législateurs de Washington ont pressé les É.U d'utiliser la décision pour intenter une affaire afin de forcer Beijing à lever ses restrictions sur l'exportation de terres rares.

    Réagissant à la décision de l'OMC, Karel De Gucht, commissaire au commerce de l'UE, a déclaré que « la Chine doit maintenant se conformer en enlevant rapidement ces restrictions à l'exportation; de plus, je m'attends à ce que la Chine harmonise son système global d'exportation – incluant pour les terres rares – avec les règles de l'OMC ».

    Mme Yu s'inquiète cependant du fait que les pays développés vont maintenant exiger que la Chine trouve un compromis sur les exportations de terres rares.

    « Ils vont probablement demander que la Chine assouplisse les restrictions à l'exportation de terres rares au cours des mois à venir » et même présenter leur cas à l'OMC, a-t-elle confié.

    « Nous ne craignons pas cela parce que nous sommes entièrement préparés. »

    La Chine est le plus gros producteur de terres rares et contrôle 95 % des réserves mondiales. Les terres rares forment un groupe de 17 éléments qui sont utilisés dans certaines industries comme celle de la fabrication de voitures hybrides. Ces dernières années, le gouvernement a commencé à contrôler la production, faisant valoir l'épuisement des ressources et la dégradation de l'environnement.

    À plusieurs reprises, les É.U. et l'UE ont demandé à la Chine d'assouplir les restrictions à l'exportation de terres rares.

    Les restrictions à l'exportation seront maintenant sur la sellette, a déclaré M. Zhou.

    « Cette affaire était un gros cas pour eux. Ils seront plus agressifs après la décision », a confié M. Zhou.

    La déclaration du ministère du Commerce réitère que la Chine a resserré la gestion des ressources énergivores et polluantes ces dernières années.

    « L'OMC devrait non seulement soutenir le libre-échange, mais permettre également à ses membres de prendre les mesures nécessaires pour protéger l'environnement et les ressources naturelles », peut-on lire dans la déclaration.

    La Chine va évaluer la décision de l'OMC et continuer d'améliorer la gestion scientifique des ressources en se basant sur les règles de l'OMC afin de réaliser un développement durable.

    « La décision sur cette matière première n'entrera pas en vigueur avant la fin de ce mois; la Chine décidera alors comment mettre en application cette décision », a indiqué Mme Yu.

  • Terres rares: Les restrictions à l'exportation risquent de faire l'objet d'attaques au sein de l'OMC

    Les disputes sur les restrictions chinoises aux exportations de matières premières ont débuté en 2009 au sein de l'OMC. Comme la relation entre l'offre et la demande a beaucoup changé depuis, la dernière décision de l'OMC qui demande aux autorités chinoises de réviser les mesures restrictives ne devrait pas exercer une influence fatale sur le marché pour les neuf matières premières concernées.

    Selon Lin Yang, analyste en chef du secteur des métaux non-ferreux pour le courtier Dongxing, la demande intérieure est énorme pour les matières premières telles que le zinc, le magnésium, l'alumine, et le manganèse. Par contre, les demandes extérieures restent faibles en raison de l'adynamie économique dans les pays occidentaux. La relation entre l'offre et la demande ne va pas changer du jour au lendemain même si les autorités chinoises acceptent de réviser les politiques en question conformément aux exigences de l'OMC.

    Un homme d'affaires dans la transaction internationale des métaux a pourtant indiqué que la dernière décision de l'OMC pourrait entamer de nouvelles attaques sur les restrictions chinoises aux exportations de terres rares.

    Ceci s'est avéré très possible avec des citations des médias. Un officiel américain a indiqué, dans un premier temps après la publication de la décision de l'OMC, que celle-ci offrirait un guide pour les attaques contre les restrictions chinoises aux exportations de terres rares. Un journal économique de Grande-Bretagne a également indiqué que l'UE exigerait que la Chine revienne sur ses restrictions aux exportations de terres rares.

    En réalité, les frictions commerciales sont de plus en plus vives depuis quelques années entre la Chine et les pays occidentaux, et on a dû recourir à l'arbitrage de l'OMC dans un nombre important de disputes, telles que les plaintes portées par la Chine sur les restrictions des Etats-Unis aux importations de pneus et de volailles de Chine, les disputes entre la Chine et les Etats-Unis sur les produits audiovisuels, et les restrictions de la Chine aux exportations de matières premières. Les affaires internationales chinoises font face à une situation de plus en plus compliquée.

    A propos de l'article 20 de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), le groupe des experts de l'OMC a exclu son application pour maintenir les impôts douaniers restrictifs à l'exportation, et ceci a gagné le soutien de l'organe d'appel de l'OMC.

    Selon un expert, il est plutôt rationnel d'imposer les restrictions à l'exportation par souci de la protection de l'environnement et de ressources naturelles rares. Dans de nombreuses disputes au sein de l'OMC, les pays défenseurs pourraient citer à leur appui l'article au cas où leurs stipules soient considérées à l'encontre de leurs engagements à l'adhésion à l'OMC. Mais en tous cas, il faut réunir les conditions bien exigeantes pour faire recours à cet article exceptionnel. Dans la plainte posée par la Chine sur les restrictions des Etats-Unis aux importations de viande en provenance de Chine, les Etats-Unis ont aussi cité à l'appui l'article 20 de la GATT.

    En tous cas, l'organe arbitre de l'OMC va décider s'il adopte l'opinion du groupe des experts, et les autorités chinoises vont réagir après en ce qui concerne le verdict.

  • Solvay signe une alliance stratégique avec Chinalco dans le domaine des terres rares

    Les terres rares sont un groupement de 17 minéraux utilisés principalement dans les produits de haute technologie ainsi que dans les produits des nouvelles technologies vertes. Les principales concentrations de minerai de terres rares se trouvent en Chine (Mongolie-intérieure), les terres rares, incontournables dans le domaine de l’industrie innovante et de haute technologie, redéfinissent les enjeux industriels et politiques mondiaux.

     

    Beijing, Chine, le 12 décembre 2011 ---- Rhodia Rare Earth Systems (membre du Groupe Solvay) et China Rare Metals and Rare Earth Co., Ltd. (filiale de CHINALCO) annoncent la signature d’une lettre d’intention qui établit les bases d’une alliance stratégique dans le domaine des terres rares. Cet accord porte non seulement sur l’approvisionnement en terres rares mais également sur le développement technologique et marché, en capitalisant sur les avantages compétitifs de chacune des entreprises dans la chaîne de valeur.

    Dans un climat tendu sur la vente et l'exploitation des terre rares ceci est un exceptionnel succès pour le groupe belge Solvay , leader mondial dans la chimie.L'Inner Mongolia Baotou Steel Rare-Earth Hi-Tech Holding Co., le plus grand producteur chinois de terres rares, a déclaré jeudi que la Chine n'avait pas l'intention de maintenir son rôle de fournisseur mondial majeur de terres rares, et que la tendance de resserrement des approvisionnements était irréversible.

    La Chine a consommé 60% des terres rares du monde l'année dernière. Cette proportion devrait dépasser les 70% cette année.

     

    China Rare Metals and Rare Earth Co., Ltd., filiale à 100% du groupe Chinalco, a pour objectif d’intégrer et de développer l’industrie des terres rares. L’activité « terres rares » de Chinalco est totalement intégrée, depuis l’extraction du minerai dans les provinces de Guangdong et de Guangxi jusqu’à la séparation dans ses unités basées dans le Jiangsu. Elle possède également un centre de R&D au sein de GRIREM Advanced Materials Co., Ltd. Fort de sa culture chinoise, Chinalco a pour ambition de devenir un leader mondial dans l’industrie des terres rares en capitalisant sur son cœur de métier et en se développant sur les technologies avancées.

     

     

     

    Au sein du groupe Solvay, Rhodia Rare Earth Systems est le leader mondial de la chimie de spécialité à base de terres rares. Il accompagne les industriels de l’automobile, de l’éclairage et de l’électronique dans leur recherche de solutions durables. Fort de ses technologies uniques et de sa capacité d’innovation, Rhodia Rare Earth Systems est leader sur le marché de la catalyse automobile pour le contrôle des émissions. Il produit également des poudres luminophores à base de terres rares destinées aux ampoules à économie d’énergie ou encore des poudres de polissage de haute précision pour le marché électronique. Parmi ses cinq sites de production dans le monde, deux sont situées en Chine où l’entreprise développe des produits finis à haute valeur ajoutée.

     

     

     

     

    Rhodia, membre du groupe Solvay, est un chimiste de spécialités résolument engagé dans le développement durable. Leader dans ses métiers, la société met la recherche de l’excellence opérationnelle et sa capacité d’innovation au service de la performance de ses clients. Structuré autour de 11 Entreprises, Rhodia est le partenaire des grands acteurs des marchés de l’automobile, de l’électronique, de la parfumerie, de la santé, de la beauté, de la détergence, des produits industriels et de grande consommation. Rhodia a réalisé un Chiffre d’Affaires de 5,23 milliards d’euros en 2010 et emploie aujourd’hui environ 14 000 personnes dans le monde.

     

     

    Fondée en 1863 par Erneste Solvay , la société belge est présente dans 55 pays sur tous les continents et emploie 33000 personnes.

     

  • Construction de la plus grande base chinoise de séparation des terres rares

    Les terres rares sont indéniablement la grande richesse de la Chine. C 'est probablement un des facteurs qui jouera dans le processus qui mène la Chine à devenir la première puissance économique d'ici 20 ans. Les terres rares boosteront l'économie chinoise , mais ceci provoquera des convoitises de nations étrangères . Aussi en même temps que la Chine deviendra première puissance économique , elle devra renforcer sa puissance militaire pour faire face à ceux qui dans le passé ont fait des gureres pour le pétrole et pourraient recommencer pour ces terres rares qui seront la matière statégique de ces prochaines décades.

    Le groupe industriel chinois des métaux non-ferreux (CNMC) est en train de construire dans le Guangdong la plus grande base de séparation des terres rares du pays. La mise en service de la base est prévue pour 2013, avec une capacité annuelle de 7 000 tonnes. Luo Tao, directeur général du groupe CNMC, a indiqué que le cours actuel des terres rares était extraordinaire, et qu'il serait nécessaire de retrouver la raison pour garantir l'évolution durable de l'industrie.

    CNMC a prévu un budget de plus de 400 millions de yuans et une nomenclature de trois ans pour les travaux publics de ce projet baptisé Terres rares du sud. Selon Luo Tao, le cours des terres rares s'est vu multiplié par 10 en comparaison avec l'année dernière, et il faut rester prudent concernant la situation actuelle, car le cours actuel trop élevé lié à la spéculation n'est pas vraiment bon pour le futur de l'industrie.

    En fait, parmi les trois cycles (extraction, séparation et application) du secteur, aucune entreprise publique n'est présente dans l'extraction, et la Raffinerie des terres rares de Zhujiang de CNMC est la seule entreprise publique dans la séparation.

    Selon la directive sur la production des métaux rares, émise conjointement en 2011 par le Comité national pour le développement et la réforme, le ministère de l'Informatisation industrielle et le ministère du Territoire et des Ressources naturelles, l'extraction des terres rares ne peut pas dépasser 93 800 tonnes en 2011, soit moins de 10 000 tonnes pour la plupart des provinces productrices.

    Malcolm Southwood, analyste à Goldman Sachs, a notifié dans un rapport publié le 5 mai que la déficience en offre des terres rares s'élèverait à 18 734 tonnes en 2011, soit 13,2 % de la demande globale, mais qu'en 2013, l'offre dépassera la demande, avec un excédent de 5 806 tonnes en 2014, soit à peu près 3,2 % de la demande globale. Cependant, le cours continuera d'augmenter sur le court terme, a annoncé l'analyste

    Les statistiques ont montré une multiplication par quatre ou cinq du cours des terres rares durant ces cinq derniers mois. Ceci exerce une pression énorme sur les industries situées en aval.

    La production chinoise représente actuellement près de 90 % de la production globale des terres rares. L'analyste de Goldman Sachs a par ailleurs prévu une baisse de 2,5 % de l'offre en 2011 avant un retour à la normale en 2012. Yao Jian, porte-parole du ministère chinois du Commerce, a annoncé effectivement une diminution d'environ 30 % du quota d'exportation par rapport à l'année 2009, ainsi qu'une gestion de ce quota en conformité avec les demandes de l'OMC.

    Les terres rares sont aux mains des Chinois

     

    La Chine compte pour 93% du commerce des "terres rares".