technologie chinoise

  • La technologie chinoise de train à grande vitesse se tourne vers le marché d'Europe du Nord

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    Alors que la Chine ralentit la vitesse de ses trains à grande vitesse (gv), elle a contacté un département concerné en Norvège pour le problème de participation chinoise à un projet de construction de ligne férroviaire à gv en Europe du Nord.

    Dans son entretien avec le journal chinois "Sur les économies du 21e siècle" basé à Beijing, M.Knut Halvorsen, PDG du groupe "Oslo Teknopol" chargé du projet de trains à gv en Europe du Nord, a confirmé cette information. Le groupe "Oslo Teknopol" est une entreprise relevant directement de la municipalité d'Oslo.

    La ligne ferroviaire à grande vitesse d'Europe du Nord est la première du genre dans cette région. La première phase de ce projet reliera Oslo à Göteborg et à Malmö en Suède et atteindra Copenhague au Danemark. Le projet a été lancé à l'initiative de la municipalité d'Oslo.

    Cependant, M. Halvorsen a laissé entendre que la Norvège espère que plusieurs pays viendront prendre en charge ce projet sous forme d'un groupe unifié. "Nous venons de contacter les Allemands de Siemens et nous espérons que la Chine et l'Allemagne coopéreront dans ce projet. La partie chinoise comprend bien notre intention et veut participer à la construction avec grand plaisir."

    Mais antérieurement, la Chine avait espéré qu'elle participerait aux appels d'offre, en tant que principal soumissionnaire.

    Toutes sortes d'indications montrent que la technologie chinoise de train à gv a commencé à procéder à des ajustements stratégiques à l'étranger pour "sortir à l'étranger d'une manière plus pratique".

    "A franchement parler, jusqu'à présent, la Chine n'a pas encore pris en charge un tel projet, en tant que le seul entrepreneur", a dit Zhao Jian, professeur de l'Institut de Gestion économique de l'Université des Communications de Beijing. "L'exportation de la technologie chinoise à gv à l'étranger est peu rentable. Sauf la vente de trains, les autres investissements ne peuvent pas rapporter facilement de bénéfices", a-t-il ajouté.

    La partie responsable du projet de la ligne ferroviaire à gv de l'Europe du Nord estime que le groupe unifié est le meilleur projet. Si elle a jeté son dévolu sur la Chine, c'est qu'elle apprécie le faible coût de production et le cycle de construction hautement efficace.

    « Selon les prix de vente des pièces de rechange chinoises, la partie norvégienne pourrait économiser 50 milliards de couronnes norvégiennes (environ 6,2 milliards d'euros) », a dit M.Knut Halvorsen. « Cela est attirant pour nous », a-t-il dit.

    Selon les experts chinois, le prix d'exportation de trains chinois par unité est moins élevé de 30 à 40% que celui des autres pays.

    Mais l'Europe du Nord ne souhaite pas que la Chine prenne en charge toute seule le projet. « Notre projet de train à gv devra rapporter des bénéfices. C'est pourquoi nous voulons que les grandes sociétés internationales, expérimentées en la matière, viennent se charger du projet », a dit M. Knut Halvorsen.

    A l'heure actuelle, la Chine a pris en charge un projet de construction de ligne ferroviaire à gv au Venezuela (7,5 milliards de dollars), un projet de construction de la ligne à gv entre Ankara-Istanbul en Turquie (1,27 milliard de dollars) et une partie d'un projet de construction de la ligne ferroviaire à gv entre la Mecque et Médine en Arabie Saoudite (400 millions de dollars). Dans tous ces projets, la Chine ne fait que participer à la construction et à l'exportation de technologies. Elle ne s'occupe pas de la mise en oeuvre entière des projets.

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