sun yat-sen

  • 10 des destinations les plus bondées durant la Semaine nationale en Chine(1ère partie)

    1 La Cité interdite

    Le Palais impérial est envahi par des foules gigantesques depuis des années. Plus de 15 millions de personnes l'ont visité en 2014, dépassant tous les musées du monde. Le deuxième sur la liste est le Musée du Louvre à Paris qui a enregistré 9,2 millions de visiteurs l'an dernier.

    Des foules dans des sites touristiques et pittoresques, est une vue courante pendant les congés qui peuvent gâcher votre expérience de visites. Je vous conseille de visiter ces lieux mais  évitez les pendant les congés.

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    2 La Grande Muraille de Badaling.

    Les touristes se pressent sur la Grande Muraille à Badaling au cours de la Fête nationale .Les images parlent d'elles-même. L'endroit est magique mais dans ces conditions , cela tourne vite au cauchemar .

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    3 Le Bund de Shanghai

    Une foule de touristes sur la promenade du Bund au cours de la Fête nationale .

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    4 Le lac de l'Ouest

    Les touristes se pressent sur le pont Yongjin, au lac de l'Ouest, lors de la Fête nationale à Hangzhou, province du Zhejiang, Chine de l'Est. Le lac de l'Ouest est reconnu pour sa tranquillité et son romantisme.

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    5 Le Mausolée de Sun Yat-sen

    Les touristes s'entassent au Mausolée de Sun Yat-sen à Nanjing

  • La Chine commémore l'anniversaire de Sun Yat-sen, père de la révolution démocratique chinoise

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    La Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC) a commémoré lundi le 146e anniversaire de la naissance de Sun Yat-sen, le père de la révolution démocratique du pays et un dirigeant révolutionnaire vénéré qui a joué un rôle essentiel dans le renversement du régime impérial en Chine.

     

    Une cérémonie de commémoration a été organisée par le Comité national de la CCPPC dans le parc Zhongshan au centre-ville de Beijing.

     

    Les représentants du Comité national de la CCPPC, du Comité révolutionnaire du comité central du Kuomintang chinois, du Département du Travail du Front uni du CC du PCC et du gouvernement municipal de Beijing ont déposé des fleurs et se sont inclinés devant la statue de Sun Yat-sen.

     

    Né le 12 novembre 1866 dans le district de Xiangshan (aujourd'hui la ville de Zhongshan) dans la province du Guangdong (sud), Sun Yat-sen est célèbre pour son rôle de premier plan durant la révolution de 1911 qui a conduit au renversement de la Dynastie des Qing (1644-1911) et mis fin à plus de 2.000 ans de régime féodal en Chine.

     

  • Pour Hu Jintao , Sun Yat-sen est un modèle

    La Chine , Hu Jintao en tête , vient de fêter le  centenaire de la Révolution de 1911, ou la Révolution Xinhai.

     

     

     

    Sur la place Tian'anmen , le portrait de Sun Yat-sen ou  mieux connu sous le nom de Sun Zhongshan (孫中山 ) côtoie le portrait de Mao . Pour ceux qui ne connaissent pas  celui qu' on appelle en Chine le père de la nation.

    Sun Yat-sen est né  en  le 12 novembre 1866 à Zhongshan dans la province du Guandong (sud de la Chine) , dans une famille Hakka. A l'âge de treize ans, il va vivre avec un frère aîné, à Honolulu (Hawaii) où vivent de nombreux Hakkas. Il y fait ses secondaires avant de s'inscrire  à la Queen's University  à Hong Kong. Il y  obtient  un diplôme de médecine . Il pratique alors brièvement la médecine .

     

    Un couple de jeunes mariés posent sur la place Tian'anmen face au portrait de Sun Yat-sen

     

     

    En 1915 il épousera Song Qinling qui sera connue internationalement comme « Madame Sun Yat-sen ». Song Qiling est la soeur de Song Meiling femme deTchang Kaï-chek .

    Sun Yat-sen, l'un des fondateurs du Kuomintang  a été le premier président de la République de Chine en 1912.

     Le 10 octobre 1911, le docteur Sun Yat-sen, à la tête d'une révolution démocratique en Chine, va mener le soulèvement de Wuchang à la victoire. Grâce à cet homme, le dernier régime féodal de Chine, la dynastie Qing, est enfin renversée pour faire place au premier gouvernement républicain d'Asie.

     Il a développé une philosophie politique connue sous le nom des Trois principes du peuple :nationalisme, démocratie et bien-être du peuple.

    Le 9 octobre, sur les marches menant au mausolée de Sun Yat-sen, s'étendent des fleurs qui forment des caractères "Centenaire de la Révolution Xinhai 1911-2011" pour commémorer le 100e anniversaire de la Révolution de 1911.

    Que le Président Hu Jintao rende un tel hommage au "père de la Chine moderne" en dit long sur la nouvelle orientation démocratique que prend le PCC. Et comme Jean-Pierre Raffarin , ancien premier ministre français , je dirai : "vous voyez que la Chine a quitté le rang des dictatures"

     

     

  • Zhou Tienong : le PCC, héritier fidèle de la révolution anti-impérialiste et anti-féodale dirigée par le Dr Sun Yat-sen

    Zhou Tienong, président du Comité central du Comité révolutionnaire du Guomindang de Chine, a indiqué, dimanche, que le Parti communiste chinois (PCC) était l'héritier fidèle de la révolution anti-impérialiste et anti-féodale dirigée par le Dr Sun Yat-sen.

    Il a tenu ces propos dans son discours prononcé lors de la grande cérémonie de commémoration du centenaire de la Révolution de 1911.

    La révolution, dirigée par le Dr Sun Yat-sen, fondateur du Kuomintang, a renversé la monarchie absolue qui a régné en Chine pendant plus de 2 000 ans et a propagé la pensée de la révolution démocratique.

    "Les faits historiques prouvent sans équivoque que les communistes chinois sont des partisans fervents, des collaborateurs intimes et des héritiers fidèles de la cause révolutionnaire à laquelle s'est voué le Dr Sun Yat-sen", a affirmé Zhou Tienong.

    Après la Révolution de 1911, le Mouvement pour la Culture nouvelle, qui préconisait de recourir à la démocratie et à la science, a pris son essor ; le marxisme, enfin, s'est propagé rapidement dans le pays. En juillet 1921 est né le Parti communiste chinois : la lumière et l'espoir ont éclairé le chemin conduisant au renouveau de la nation chinoise, a-t-il rappelé.



    Le Parti communiste chinois a, dès sa création, hérité de l'esprit révolutionnaire du Dr Sun Yat-sen pour le faire rayonner, en considérant son propre combat comme la poursuite et le développement de la Révolution de 1911, a-t-il fait savoir.

    Le PCC a uni et dirigé le peuple multiethnique de tout le pays dans une lutte d'une âpreté extrême, pour enfin remporter la victoire de la révolution de démocratie nouvelle, accomplir la mission historique de l'indépendance et de la libération nationales -- objectif que les innombrables hommes de bonne volonté cherchaient à réaliser depuis l'époque moderne, a déclaré Zhou Tienong.

    Pendant près de cent ans, fidèles au vœu du relèvement de la Chine du Dr Sun Yat-sen et soucieux d'accomplir la mission glorieuse du renouveau de la nation chinoise, les partis démocratiques ont lutté et collaboré étroitement avec le PCC et sous sa direction, bravant ensemble les pires épreuves pour faire avancer la révolution, le développement du pays et la réforme, a-t-il commenté.

    "Nous nous sommes ainsi rendu compte sans l'ombre d'un doute que sans le Parti communiste, la nouvelle Chine socialiste aurait été impossible, et que sans la direction du Parti communiste, le grand renouveau de la nation chinoise n'aurait pas été réalisable", a estimé Zhou Tienong, également vice-président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois).

    "En évoquant aujourd'hui la mémoire des martyrs et des précurseurs, nous aspirons plus ardemment encore à réaliser le plus tôt possible la réunification complète de la patrie", a-t-il ajouté.

     



    "Combattre la sécession du pays et sauvegarder l'unité de la patrie sont le but que le Dr Sun Yat-sen a cherché à atteindre durant toute sa vie, et l'objectif qu'ont poursuivi inlassablement les pionniers de la Révolution de 1911", a-t-il rappelé.

    Ces dernières années, grâce aux efforts conjugués des populations des deux rives du détroit, nous avons obtenu une série de résultats substantiels dans le développement pacifique des relations entre les deux côtés pour le plus grand bénéfice de tous nos compatriotes, a affirmé Zhou Tienong,

    "Nous souhaitons sincèrement que nous, compatriotes des deux rives du détroit -- unis par des liens indestructibles de chair et de sang, en donnant la priorité aux intérêts de la nation, en accordant une importance particulière aux opportunités historiques que nous avons obtenues au prix fort, ainsi qu'en nous attachant au thème majeur du développement pacifique des relations entre les deux rives, puissions, la main dans la main, préserver et consolider la base politique commune des deux parties pour lutter contre toute tentative d'indépendance de Taiwan' et nous tenir au Consensus de 1992", a-t-il déclaré.

    En tant que représentant des huit partis non communistes de Chine, Zhou Tienong a indiqué que la Révolution de 1911 avait mis un terme au règne décadent et incompétent de la dynastie des Qing et avait ouvert la vanne du progrès.

    La révolution a donné naissance en Chine à une révolution démocratique nationale moderne au vrai sens du terme et accéléré l'émancipation idéologique du peuple chinois, contribuant à la réalisation du premier grand changement historique en Chine après son entrée dans le XXe siècle. Elle constitue donc un jalon important sur

    le chemin du redressement de la nation chinoise, a-t-il souligné.

  • Réaliser la réunification par la voie pacifique répond le mieux aux intérêts fondamentaux de l'ensemble du peuple chinois, dont les compatriotes de Taiwan"Hu Jintao

    Le président chinois Hu Jintao a appelé dimanche à une réunification pacifique de la Chine, qui, selon lui, répond le mieux aux intérêts fondamentaux de l'ensemble du peuple chinois.

     

    Hu Jintao s'est ainsi exprimé lors de la cérémonie de commémoration du centenaire de la Révolution de 1911, ou la Révolution Xinhai.

     

    Des efforts sont nécessaires pour consolider la base politique commune des deux parties de lutte contre toute tentative d'"indépendance de Taiwan" et le maintien du "consensus de 1992", a-t-il indiqué.

     

    Oeuvrer au renouveau de la Chine, aspiration grandiose du Dr. Sun Yat-sen et des autres précurseurs de la Révolution de 1911, est le but commun que doivent se fixer les compatriotes des deux rives du détroit de Taiwan, a ajouté le président chinois.

     

    La Révolution de 1911 est un soulèvement armé qui a éclaté le 10 octobre 1911. En renversant la dynastie des Qing (1644-1911), la révolution a mis fin à 2 000 ans de régime impérial en Chine et a donné naissance à un gouvernement républicain, le premier en Asie.

     

    Dans son allocution prononcée dimanche, Hu Jintao a cité la phrase du Dr. Sun Yat-sen : "L'unification est le souhait de tous les citoyens de la Chine. Si le pays reste dans son unité, le peuple chinois en bénéficiera ; dans le cas contraire, il en pâtira".

     

    "Réaliser la réunification par la voie pacifique répond le mieux aux intérêts fondamentaux de l'ensemble du peuple chinois, dont les compatriotes de Taiwan", a-t-il poursuivi.

     

    M. Hu a également appelé à des efforts pour favoriser le resserrement des échanges et de la coopération entre les deux côtés pour qu'ils bénéficient des fruits du développement pacifique de leurs relations, élever leur compétitivité économique, mettre à l'honneur ce qu'il y a de meilleur dans la culture traditionnelle chinoise, fortifier la volonté de partager le même destin national et résoudre les problèmes de toutes sortes surgis au cours de notre marche en avant.

  • Rares portraits de célébrités défuntes

    Portrait de Sun Yat-sen après son décès

    Fondateur de la République de Chine , Sun Yat-sen est le père de la Chine moderne.

    Portrait de Bruce Lee après son décès Li Xiaolong(李小龍) de son nom chinois.

    Portrait de Chiang Kai-shek après son décès

     

    Portrait de Chiang Jingguo après son décès , fils de Chiang Kai-shek ,fut président de la République de Chine de 1978 à 1988.

    

    

    Portrait de Norman Bethune après son décès , médecin canadien qui rejoint Mao Zedong à Yan'an , c'est un authentique héro en République Populaire de Chine.

    

    

    Portrait de Teresa Teng après son décès , décédée en 1995 , elle était la plus grande chanteuse de Taiwan et une véritable icône en Chine continentale.

    Portrait de Lu Xun après son décès ,

      grand écrivain de la fin du IXXeme siècle et du début du XXeme siècle.

    

    Mao Zedong

    

    

     

     

  • LA CALLIGRAPHIE,UN ART MAJEUR.


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    Extrait d’un poème de Mao Zedong

     

    Extrait d’un poème de Mao Zedong

    La calligraphie des empereurs
    et des dirigeants modernes :
    des caractères bien trempés

     Mao Zedong, Sun Yat-sen ou encore l’empereur Qianlong, les grands dirigeants chinois ont souvent été des calligraphes hors pair. Chacun avait son propre style d’écriture, révélateur de sa personnalité.

     

     

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    Une œuvre de Zhao Ji

    NOMBRE d’Occidentaux connaissent la Chine à travers la calligraphie. C’est un art d’écriture au pinceau, typique de la civilisation chinoise, et il est encore pratiqué aujourd’hui par des Chinois et des étrangers.

     

    La calligraphie des empereurs

    Dans l’histoire de la Chine, un grand nombre d’empereurs ont été eux-mêmes calligraphes. Certains d’entre eux ont même produit des œuvres extraordinaires. Les Chinois aiment dire : « On juge les gens par leur écriture ». La calligraphie peut refléter, pour ainsi dire, le caractère psychologique et moral de l’empereur et témoigner de sa capacité à bien diriger le pays.

    Quand on parle de la calligraphie des empereurs, on évoque le plus souvent celle de Zhao Ji, empereur Huizong (1082-1135) des Song (960-1279). Il a inventé un style d’écriture, le shoujinshu, qui se caractérise par des traits minces, droits et énergiques, comme des tiges et des feuilles de bambou ou des feuilles d’eupatoire de Chine. Ses œuvres révèlent un artiste perfectionniste et respectueux des règles. Cependant, les formes sont trop travaillées, si bien que ses écritures dans l’ensemble manquent de vigueur, de fermeté et de persévérance. Il en est de même pour sa personnalité. En effet, pendant les 25 ans de son règne, au lieu d’employer son temps à gouverner le pays, il l’a occupé à sa passion pour la peinture et la calligraphie. Il a confié les affaires d’État à quelques courtisans infidèles pour s’adonner à ses activités artistiques.

    Sous son règne, de grands peintres et calligraphes sont apparus. Jouissant d’un statut social supérieur, ils ont produit d’excellentes œuvres. Outre la calligraphie, Zhao Ji s’est spécialisé dans la peinture, la poésie, la danse et la musique. Il a cherché et collectionné des objets anciens, surtout des inscriptions sur bronze et stèles, des peintures et des œuvres calligraphiques. Il a fait composer des recueils d’œuvres de peinture et de calligraphie des dynasties précédentes et ordonné la création d’un institut des beaux-arts. On lui doit aujourd’hui la conservation des anciennes œuvres artistiques. Ses succès artistiques ne l’ont pas aidé pour autant à sauver son pays. Les Song ont été renversés par la dynastie des Jin, fondée par une ethnie minoritaire du Nord, et l’empereur Huizhong a fini par être capturé en 1127. Il est mort à Wuguocheng (l’actuelle Yilan, province du Heilongjiang).

    Comme Zhao Ji, Qianlong (1711-1799) des Qing est un autre empereur calligraphe qui a développé une passion pour la calligraphie pendant toute sa vie et collectionné des œuvres calligraphiques de toutes les dynasties précédentes. Il a lu, commenté et expertisé un grand nombre de chefs-d’œuvre d’anciens maîtres. Aujourd’hui, la plupart des calligraphies authentiques portent la marque du sceau rouge « lu par Qianlong ». À la différence de Zhao Ji, Qianlong traçait des traits ronds, gros et habiles. Héritée du style du grand calligraphe Zhao Mengfu, l’écriture de Qianlong, allongée et naturelle, ne transgresse pourtant pas les règles. Son écriture pleine de grandeur et de force révèle sa personnalité. Après son accession au trône, il a repoussé plusieurs fois les envahisseurs étrangers et a déplacé une partie de son peuple vers les régions frontalières; il a interdit les livres hétérodoxes et jeté des érudits réfractaires en prison. Son pouvoir a ainsi été renforcé. De plus, il a fait faire un recueil compilant presque tous les livres chinois d’alors et d’autres grands ouvrages. Sous son règne, l’empire a été grand, riche et prospère. Il s’est vanté d’avoir accompli de grandes prouesses dans les domaines culturel et militaire. Sa fierté est ainsi manifeste dans ses œuvres dépourvues de sentiments de pusillanimité et d’indécision.

     

    Les œuvres des hommes politiques modernes

     

    Dans l’histoire moderne chinoise, de nombreux hommes politiques ont excellé dans l’art calligraphique. Sun Yat-sen (1866-1925), grand précurseur de la révolution moderne chinoise, s’est spécialisé dans le beixue, l’imitation des inscriptions lapidaires. Avant la dynastie des Qing, le tiexue, l’imitation des œuvres des anciens calligraphes effectuées sur soie ou sur papier, était en vogue. Ce genre d’écriture est d’un style raffiné et doux. Après la dynastie des Qing, l’imitation des œuvres des calligraphes de la dynastie des Wei du Nord (386-534), gravées sur stèles, a pris son essor. Les écritures gravées sur stèles se caractérisent par l’énergie et l’habileté. Sun Yat-sen, combinant les charmes du beixue et du tiexue, a créé des œuvres de style vigoureux et élégant. Sous son pinceau, les caractères, d’un style noble et naturel, expriment la moralité d’un grand homme. En général, le charme et la valeur morale de l’auteur transparaissent plus ou moins dans ses œuvres, transcendant ainsi l’objet calligraphique proprement dit. D’où l’aspect idéal de la calligraphie chinoise.

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    Une œuvre de Chiang Kai-shek

     

    Une œuvre de Qianlong

    Une calligraphie de Sun Yat-sen

    Au début du XXIe siècle, certains calligraphes ont voté pour les dix plus grands calligraphes chinois du XXe siècle. Mao Zedong (1893-1976) figure dans la liste. D’après les calligraphes contemporains, les œuvres de Mao Zedong possèdent un style libre, vigoureux et élégant.

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    Extrait d’un poème de Mao Zedong, qu’il a lui- même calligraphié en style cursif

    À 8 ans, Mao Zedong a commencé ses études primaires dans une école privée de style ancien et a appris à écrire au pinceau. Dès lors, il n’a cessé de pratiquer pour devenir un grand maître calligraphe. C’était à l’époque de l’essor du beixue. Mao Zedong a commencé à imiter les estampes des inscriptions gravées sur stèles. Il a également copié les œuvres des calligraphes réalisées sur soie ou papier. Ces exercices ont jeté une base solide pour ses créations futures. D’après ses proches, Mao Zedong n’a jamais cessé de faire des exercices calligraphiques, que ce soit en temps de guerre ou de paix. Chaque fois qu’il arrivait à un endroit, il allait visiter d’abord des monuments historiques et lire les estampes d’anciens calligraphes pour trouver l’inspiration. Ses œuvres sont ainsi caractérisées par le style cursif. À l’âge adulte, il a trouvé son propre style : libre, rustique, surprenant. Ses caractères, empreints de passion, ne manquent pas de raison. Devant ses œuvres, on est séduit par les traits tantôt gros, tantôt raffinés, qui courent avec autant de vitesse que de lenteur. La grandeur et la force de ses œuvres sont à l’image de ses actes. Mao Zedong a parlé de l’esthétique de ses œuvres. D’après lui, la conception dialectique existe dans la calligraphie chinoise : il y a des traits longs et courts, gros et minces, droits et ronds, réels et furtifs. Selon lui, les caractères doivent refléter l’esprit ou l’énergie. C’est ainsi que pour la copie des estampes, il faut d’abord scrupuleusement imiter, puis saisir leur essence.

    D’après Mao Zedong, la forme et l’esprit doivent être unis. Respectueux envers les anciens maîtres, il ne s’est pas contenté de les copier. Il a préconisé l’innovation, affirmant qu’il fallait adopter les points forts d’autrui pour créer son propre style afin d’atteindre un niveau idéal. Ce sont les expériences politiques de Mao Zedong qui expliquent également son succès en calligraphie

    Chiang Kai-shek (1887-1975), leader du Guomindang, a aussi été un grand calligraphe. Combinant les styles beixue et tiexue, son écriture est célèbre pour sa clarté et sa structure ordonnée. Elle ressemble en quelque sorte à celle de Zhao Ji : toutes les deux se caractérisent par leur netteté et leur conformité aux normes. Mais, alors que l’écriture de Zhao Ji est d’un style noble et dégagé, celle de Chiang Kai-shek est d’un style vigoureux et calme. L’écriture de ce dernier correspond à un tempérament calme, sérieux et prudent. Il savait cacher ses sentiments pour être conforme aux règles. Pourtant, respectueux des règles, ce genre de calligraphe était cependant enclin à s’enfermer dans la routine.

    Mao Zedong a vaincu Chiang Kai-shek en matière militaire et l’a emporté sur ce dernier dans le domaine de la calligraphie. Ses œuvres, pleines d’ardeur, de passion et de douceur, manifestent le plus de changements possibles tout en respectant les normes. Pour lui, les règles de la calligraphie n’ont pas été des contraintes. Au contraire, il en a profité. Inspirées par ses états d’âme, ses œuvres possèdent fluidité et naturel parfaits. Ses productions ont atteint l’idéal de l’art calligraphique.

    Parmi les dirigeants politiques modernes, nombreux sont ceux qui se sont spécialisés dans la calligraphie. Les fondateurs de la Chine nouvelle, comme Zhou Enlai, Zhu De et Chen Yi, ont aussi été d’extraordinaires calligraphes. Par rapport aux affaires militaires, politiques et économiques de l’État, la calligraphie n’est qu’un art qui forme le goût et l’esprit. Toutefois, elle reflète les qualités morales et la capacité des dirigeants.