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  • En Chine aussi, les gens du Nord ont plein de soleil dans le coeur

    Ce n’est pas la première fois que j’explique le pourquoi de mon attrait de la vie en Chine. Je me sentais si bien dans ce pays que j’y ai trouvé l’âme sœur, ma seconde épouse. Ce dimanche j’ai, une fois de plus fait l’expérience d’une fantastique rencontre générée par la gentillesse innée du peuple chinois.

    Au programme de ce jour, pas moins de trois expositions la première traite du thé, la seconde a pour thème l’agro-alimentaire, le riz, le soja, blé etc… la troisième, je n’en parlerai pas car, vu le temps consacré sur l’exposition agro-alimentaire, nous dûmes faire l’impasse sur l’exposition féline.

     

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    Tout a commencé de mon étonnement devant une plante de riz , brune, exposée sur un stand. Je n’avais pas la moindre idée de ce qu’était cette plante. Xu me dit que c’était du riz et en même temps dit à une dame sur ce stand que je ne connaissais pas cette plante. En deux minutes, tout le stand m’entourait et tout le monde voulait voir ce « laowai »( terme qui désigne les étrangers en Chine) qui ne connaissait pas le riz.

     

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    Une dame s’est alors adressée à moi, souriante avec un petit côté ironique , me souhaitant la bienvenue sur le stand représentant la production de sa ferme dans le Nord-Est de la Chine , dans le Heilongjiang près de la ville de Shuangyashan , non loin de la frontière Russe ,au Nord de Vladivoskov. Elle me dit être venue à Shenzhen pour faire connaître sa production en général mais surtout son riz. Il faut dire que le riz de Heilongjiang commence à avoir une sérieuse réputation même ici dans le sud pays, région du riz par excellence. Le riz de Heilongjiang que j’ai goûté est probablement le meilleur au monde que j’ai rencontré. Il est plus moelleux qu’un autre riz, son goût agréable fait qu’on sait le manger seul avec plaisir, sans sauce ou légume ajouté . Sa qualité est justifiée par la richesse de la terre, mais aussi par le fait d’une seule récolte annuelle. Dans le sud de la Chine, on pousse à deux récoltes voir à trois .

     

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    Cette dame est la propriétaire de cette ferme,compagnie. Elle me présente tout son staff venu l’accompagner à Shenzhen. Elle me fait goûter du riz de sa production. Excellent.

    Sa ferme d’une superficie de 600 h. est composée de terres cultivables, riz, soja, mais aussi mares pour canard , de terre pour poulets et oies . En plus , elle est fière de présenter les multitudes d’oiseaux sauvages dont des grues qui passent régulièrement sur ses terres réservées à la sauvegarde de la nature.

     

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    Tout en discutant, nous avons pris quelques photos ensemble. Ils m’ont demandé de poser avec eux ou avec différents produits qu’ils commercialisent. Nous avons ,selon la coutume chinoise ,échangé nos cartes de visite et pour me remercier de m’être prêté à leur séance de photos, nous sommes repartis les bras chargés de cadeaux avec en prime une invitation chez eux en été. Invitation que nous avons reportée à l’année prochaine car cet été nous serons en Belgique.

     

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    La distance entre Shenzhen et Shuangyashan est de près de 4000 Km. Actuellement il fait – 10° le jour et -20° la nuit à Shuangyashan tandis qu’ici nous avons 25° . En plein hiver , la température descend parfois jusqu’à -50°.

    Face à la chaleur de ces gens venus de l’extrême nord de la Chine , à la frontière de la Sibérie orientale , je ne puis m’empêcher de penser , en quittant cette dame accueillante, à la chanson d’Enrico Macias : « Les gens du Nord ».

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