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  • La Corée du Sud condamne le Japon pour ses remarques "historiques" sur un militant indépendantiste coréen

    Vous serrez étonnés que je publie sur ce blog un article qui concerne la Corée du Sud et le Japon. Mais quand on sait le différend qui oppose le Japon à la Chine , vous comprendrez que je veux utiliser cette affaire pour vous aider à comprendre la mentalité détestable qui circule au Japon qui reste quoi qu'il soit advenu un pays impérialiste.

    J'ai déjà souligné combien le Japon devrait s'inspirer de l'Allemagne qui a su régler ses comptes de manière adéquate avec le nazisme et présenter son histoire sous l'angle de la contrition en ne fuyant point ses responsabilités. Résultat, l'Allemagne, alors au ban des nations , a su faire la paix avec ses anciens ennemis et même se faire pardonner pour les générations actuelles et futures , par Israël.

    Pour le Japon, il n'en va pas de même . Continuellement les autorités japonaises affichent des attitudes qui heurtent ses voisins , que ce soient les Chinois du continent, les Chinois de Taïwan , ceux de Hong Kong et Macao, mais aussi les Philippins , Indonésiens et nous allons voir ici les Coréens du Sud.

     

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    Le différend porte sur la visite du sanctuaire Yasukuni où les Japonais vénèrent  les âmes de 2 466 532 morts pour les empereurs lors de conflits militaires mais parmi ces morts, figurent aussi sur la liste des personnes « déifiées »,  plusieurs condamnés ,dont certains à mort,lors des procès de Tōkyō, notamment des criminels de guerre de classe A, en tant que « martyrs de Shōwa », dont le premier ministre Hideki Tōjō ou le chef d'état major de l'Armée Yoshijiro Umezu. Parmi ces quatorze condamnés, sept ont d'ailleurs été condamnés à mort et exécutés. Sanctuaire, dont le livre des âmes contenait déjà les noms de 1 068 personnes condamnées par les alliés pour crimes de guerre. Le jeudi 18 octobre 2013, à l'occasion du Festival d'Automne, Shinzo Abe a fait don d'un objet rituel au Yasukuni. Shinzo Abe, en compagnie du ministre des affaires intérieures Yoshitaka Shindō, tout comme 160 parlementaires, s'est rendu au sanctuaire. Immédiatement, l'ambassadeur du Japon à Pékin a été convoqué par les autorités chinoises et celui de Corée du Sud par les autorités coréennes . En grand hypocrite,  Shindo a déclaré : "J'effectue ce pèlerinage à titre privé. Je pleure les personnes qui ont perdu la vie dans la guerre et prie pour la paix".

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    Imagineriez-vous Angela Merkel se prosterner devant un monument érigé à la mémoire de criminels nazis?

    Une fois de plus, voici que rebondit le différend qui perdure entre le Japon et un pays où les Japonais ont exécuté leurs forfaits et des crimes aussi barbares et impardonnables que ceux commis par les nazis.

     

    Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a fortement censuré le Japon pour les remarques "historiques" de son haut responsable du gouvernement sur Ahn Jung- geun, un militant de l'indépendance coréenne qui a tué un haut responsable japonais au cours de la période coloniale japonaise.  

    Le ministère a indiqué dans la déclaration de son porte-parole de lundi que M. Ahn était un héros qui a été respecté au pays et à l'étranger car il avait consacré sa vie pour assurer une paix réelle dans l'Est et l'indépendance de la Corée de la domination coloniale japonais entre 1910 et 1945.   

     

    En octobre 1909, M. Ahn a abattu Hirobumi Ito, qui était devenu le premier gouverneur général de la Corée sous contrôle japonais après avoir servi comme Premier ministre du Japon à quatre reprises.

     

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    M. Ahn a été arrêté sur les lieux et a été secrètement exécuté en mars 1910 par le gouvernement japonais.   

     

    Le ministère a indiqué que M. Ito a forcé l'empire coréen à signer un traité de protectorat en 1905 et a dirigé le pillage de la péninsule coréenne avec les forces militaires, tout en entravant la paix sur la péninsule coréenne et en Asie du nord.   

     

    Le secrétaire général du gouvernement japonais Yoshihide Suga a déclaré lors d'une conférence de presse de lundi que l'ouverture de la salle commémorative est regrettable, car le Japon avait expliqué aux gouvernements chinois et sud coréen que M. Ahn était "un terroriste qui a reçu une peine de mort".     

     

    En réponse, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a déclaré qu'il était étonnant pour M. Suga, qui représente le gouvernement japonais, de faire une telle remarque irrationnelle et "historique".     

     

    Le ministère a noté que de telles remarques faites limpide le fait que la clique dirigeante au Japon était toujours plongé dans sa perception régressive de l'histoire de glorifier et de justifier son histoire impérialiste d'agression.

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  • Les visites des politiciens japonais au sanctuaire Yasukuni posent une menace à la paix mondiale

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    La visite de la honte

     

    L'ambassadeur de Chine au Royaume-Uni Liu Xiaoming a critiqué avec véhémence les visites des politiciens japonais au sanctuaire Yasukuni, expliquant que ces visites constituaient une grave menace à la paix mondiale en ressuscitant l'esprit militariste du Japon.

    Dans un article signé publié jeudi sur le quotidien britannique The Daily Telegraph, M. Liu a indiqué que la visite du Premier ministre japonais Shinzo Abe au sanctuaire "a ravivé les souvenirs amers des crimes de guerre du Japon".

    M. Liu considère la visite d'Abe au sanctuaire Yasukuni la semaine dernière comme un acte relevant d'un "mépris flagrant envers les sentiments de ses pays voisins asiatiques", comme le sanctuaire honore 14 criminels de guerre de classe A.

    "Ils faisaient partie des 28 responsables politiques et militaires japonais condamnés par un tribunal militaire international après la Seconde guerre mondiale", a rappelé l'ambassadeur.

    La visite de Shinzo Abe le jour du premier anniversaire de son mandat de Premier ministre a suscité l'indignation du monde entier, et plus particulièrement celle des pays qui ont souffert des atrocités de l'armée japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale et spécialement en Chine et en Corée du Sud.

    Il s'agit de la première visite au sanctuaire d'un Premier ministre japonais en exercice depuis celle de l'ancien Premier ministre Junichiro Koizumi en 2006.

    Abe fait honte au Japon là où Brandt avait fait honneur à l'Allemagne

     

     

    Le manque d'honnêteté historique de M. Abe fait contraste avec le courage et la vision du défunt chancelier ouest-allemand Willy Brandt, tombé à genoux il y a 43 ans devant le monument érigé en l'honneur des victimes du Soulèvement du ghetto de Varsovie de 1943, dans un acte de repentance spontané et authentique.

     

    M. Brandt n'avait prononcé aucune parole, mais ses excuses silencieuses voulaient tout dire : l'Allemagne se repent de son passé, est décidée à rattraper le temps perdu, et est prête à regagner la confiance internationale dont elle a besoin pour passer à autre chose.

     

    L'expression sincère de remords et la profonde réflexion de M. Brandt et d'autres dirigeants allemands ont ouvert la voie à l'acceptation de leur nation par la communauté internationale. Au moment où M. Brandt s'est mis à genoux, sa nation s'est relevée.

     

    Manifestement, M. Abe n'a rien retiré de cette portion de l'histoire. Cédant aux demandes des éléments de plus en plus radicaux de la droite politique japonaise, il dirige le Japon sur un chemin dangereux de provocation et d'isolation.

     

    M. Brandt avait jadis déclaré que ceux qui oublient l'histoire ont l'esprit dérangé. Les condamnations et les inquiétudes du monde entier en réponse à la visite de M. Abe au sanctuaire devraient être suffisamment puissantes pour injecter une bonne dose de sobriété au sein de la direction japonaise.

     

    Poids lourd économique et politique, le Japon est tenu de jouer un rôle constructif dans les affaires régionales et mondiales. M. Abe et les politiciens japonais à la mentalité semblable devraient comprendre qu'ils ne font qu'accroître les incertitudes dans une région déjà volatile.

     

    La paix mondiale et la stabilité régionale ont besoin d'un Japon honnête, qui se comporte adéquatement. Le peuple japonais et la communauté internationale devraient unir leurs efforts pour s'assurer que le Japon reprenne la bonne voie.