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  • La Chine détruit 662 kg d'ivoire illégal et saisi 270 kg d'ivoire de contrebande et 9 kg de cornes de rhinocéros dans le Zhejiang

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    Le gouvernement chinois a détruit vendredi 662 kg d'ivoire saisi, illustrant ainsi sa position face au trafic d'espèces sauvages.

    Cet ivoire illégal saisi l'année dernière a été jeté dans des broyeurs et réduit en poudre lors d'une cérémonie organisée à Beijing par l'Administration nationale de la sylviculture et l'Administration générale des douanes.

    « Nous allons strictement contrôler le commerce et la transformation de l'ivoire, jusqu'à ce que soient finalement interrompus toute vente et tout traitement commercial de l'ivoire », a insisté Zhao Shucong, le patron de l'Administration étatique des Forêts, en charge du dossier.

    En janvier 2014, le gouvernement chinois a détruit 6,1 tonnes d'ivoire saisi dans la ville de Dongguan, dans le sud-est du pays.

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    Photo prise le 18 mai 2015 montrant des œuvres d'art en ivoire de contrebande saisies par les douanes de Hangzhou, à Hangzhou, capitale de la province du Zhejiang, dans l'est de la Chine. Les douanes de Hangzhou ont annoncé jeudi avoir saisi plus de 270 kg d'ivoire de contrebande et environ 9 kg de cornes de rhinocéros depuis juin dernier.

     

  • Saisie de 442 000 gélules toxiques dans la province du Zhejiang, mais des millions d'autres sont encore sur le marché

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    La police de Ninghai, dans la province chinoise du Zhejiang, tente de retrouver plusieurs millions de gélules toxiques vides vendues illégalement sur le marché, un incident majeur qui n'est pas sans rappeler un scandale similaire découvert en 2012 dans le pays.

    Onze personnes ont été interpellées dans le cadre de cette affaire le 29 août, elles sont soupçonnées d'avoir produit et vendu des gélules toxiques, selon un communiqué des procureurs locaux ce mardi.

    Le 22 juillet, les forces de police et les responsables de l'Administration d'Etat pour l'industrie et le commerce (AEIC) avaient saisi quelque 442 000 gélules dans un atelier clandestin. Des analyses ont ensuite permis de détecter des niveaux de chrome 65 fois supérieurs à la normale dans ces gélules et leurs composants, pouvait-on lire dans le quotidien Modern Jinbao ce mardi.

    Le chrome peut entraîner des lésions aux organes comme le foie et les reins, bien que de tels cas n'aient pas encore été attribués à ce lot de gélules toxiques.

    Au total, près de 90 millions de ces gélules ont été fabriquées de février à juillet, avant d'être distribuées à quatre revendeurs qui sont, pour l'heure, toujours en cavale.

    La descente de police a également permis aux responsables de mettre la main sur plus de 800 kg de gélules semi-finies réalisées à partir de gélatine industrielle et de matières premières inutilisées.

    Parmi les suspects, Pan, 56 ans, a travaillé pour un fabricant de gélules avant que ce dernier ne parvienne plus à payer les salaires de ses employés. Faute de rémunération, il s'est alors emparé du matériel de production de la société qui l'employait.

    Après avoir embauché dix ouvriers, il a rapidement commencé à produire clandestinement des gélules dans un atelier qu'il louait dans le district de Xinchang (province du Zhejiang), c'est-à-dire à l'endroit même où un scandale de gélules infectées avait été révélé par la Télévision centrale de Chine (CCTV) en 2012.

    Cette année-là, la CCTV avait divulgué l'existence de gélules toxiques dans les provinces du Hebei, du Jiangxi et du Zhejiang.

    Les autorités avaient alors placé 45 individus en garde à vue, arrêté neuf suspects et découvert 77 millions de gélules fabriquées à partir de gélatine industrielle, rapportait à l'époque le Beijing Times.

    Au total, 39 producteurs de gélules vides ont obtenu une licence de l'AEIC, et aucun d'entre eux n'est enregistré dans le district de Ninghai, selon les données officielles de l'administration.

    Près de la moitié des producteurs de gélules sur le marché sont des entreprises de petite et de moyenne taille. Même s'il n'existe qu'un nombre limité de fabricants certifiés, il y a en réalité plus de 300 usines de fabrication de ces gélules dans le seul district de Xinchang, rapportait le Yangcheng Evening News en 2012.