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  • Quand la Chine tousse, c'est l'Occident qui a la fièvre

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    Depuis des années, on nous dit , si ça va mal chez nous, c'est à cause de la Chine. Le chômage , c'est la Chine, l'inflation, c'est la Chine, l'augmentation du pétrole , c'est la Chine, les usines qui ferment ,c'est la Chine, l'augmentation des matières premières , c'est toujours la Chine.

    Aujourd'hui, le prix des matières premières diminue , on nous explique que c'est la faute de la Chine, le commerce ralentit , c'est la Chine etc, etc  

    Bref ce n'est plus la faute à Voltaire, c'est la faute à la Chine.

    Concernant les dévaluations du Yuan , l'analyste Steven Forbes dans un article publié dans l’édition de Forbes. estime que la dévaluation du yuan montre les conséquences dangereuses de la politique financière américaine, ainsi que l’absence fondamentale de conscience économique contemporaine.

    M.Forbes estime que l'époque du dollar, "roi de toutes les devises", pourrait s'achever, si le prochain président américain n'a pas les compétences nécessaires pour mettre fin à la dévaluation du dollar.

    La politique chinoise sur le yuan n'est pas une dévaluation traditionnelle, c'est plutôt une réaction à l'appréciation récente du dollar. M.Forbes souligne que l'absence de stabilité de la devise américaine produit des effets négatifs, qu'elle soit appréciée ou dépréciée.

    Cependant, le dollar pourrait garder sa force. Si la Réserve fédérale américaine ne change pas sa politique sur les taux et le règlement bancaire, les consommateurs comme les petites entreprises rencontreront des problèmes avec leurs crédits.

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    Selon M.Forbes, tous ces aspects menacent la reprise de la croissance économique mondiale. Quant à Pékin, il pourrait utiliser l'instabilité du dollar pour diminuer l'influence américaine, et pour créer un bloc financier sur la base du yuan, avec les pays voisins, notamment l'Indonésie.

    La politique actuelle américaine et la diminution de la puissance militaire des Etats-Unis donnent à la Chine un prétexte pour lancer l'établissement d'une "sphère de prospérité commune" en Asie, et pour mener une politique d'isolation du Japon et d'évincement des Etats-Unis de la région, estime l'expert américain.

    M.Forbes estime également que c'est la situation autour du dollar qui a influencé de façon négative l'économie mondiale. Le dollar faible a provoqué un boom sur marchés des matières premières, qui ont reçu des milliards de dollars en investissements. Les prix ayant augmenté faisaient penser que de telles marchandises étaient nécessaires en nombre croissant. Mais ces signes étaient faux, ils révélaient en fait la faiblesse de la devise américaine.

    Pourtant, l'appréciation récente du dollar n'est pas favorable pour les économies en voie de développement, et pourrait aggraver leur affaiblissement. Généralement, les changements de valeur du dollar sont dangereux pour la plupart des pays du monde, conclut M.Forbes.



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    source: http://fr.sputniknews.com/

  • La Chine va lancer un système de paiement international

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    La Banque populaire de Chine, la banque centrale, planifie d'accélérer le lancement de son système de paiement international. En effet, selon un communiqué publié sur son site Internet, la première phase sera implantée d'ici la fin de cette année.

    Ce système sera situé à Shanghai, a déclaré Liu Shiyu, ex vice-gouverneur de la banque centrale, et il permettra aux banques étrangères de participer aux affaires liées à la compensation en yuan.

    Les étapes vont également accélérer l'internationalisation du yuan en créant un groupe de banques de compensation plus gros et plus diversifié, ce qui rendra le processus de compensation du yuan moins cher, un élément très important, selon les experts.

    La banque centrale va encourager les ministères à utiliser le yuan comme monnaie principale dans leurs statistiques, les règlements et la gestion du travail économique lié à l'étranger.

    Dans le communiqué, la BPC indique que la Chine va continuer à faire pression pour que le yuan soit inclus dans le panier des droits de tirage spéciaux du Fonds monétaire international, et elle encouragera les banques centrales étrangères à inclure des avoirs en yuans dans leurs réserves de change.

    « Nous envisageons de supprimer les quotas pour les investisseurs institutionnels étrangers sur le marché obligataire interbancaire » peut-on y lire.

    La banque centrale souhaite également que les institutions étrangères émettent des obligations en yuan sur le marché onshore et qu'elles élargissent les prêts en yuan sur le marché offshore.

    Une note de recherche de Standard Chartered Plc a indiqué que le yuan est susceptible d'être « utilisé plus librement » en 2018.

    « La probabilité de succès que le yuan fasse partie du panier des DTS comme réserve de change internationale est évaluée à 60% », a indiqué la note de Standard Chartered.

    Source Xinhua

     

     

  • Le FMI donne raison à la Chine face aux Etats-Unis

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    En raison de ses gigantesques excédents commerciaux, la Chine a accumulé d'importantes réserves de changes, qui équivalaient fin mars à 3.730 milliards de dollars.

    Le yuan, également appelé renminbi, « n'est plus sous-évalué », c'est ce qu'a annoncé le FMI mardi à Beijing, après avoir longtemps soutenu que la monnaie chinoise était « modérément sous-évaluée ».

    « Alors que la sous-évaluation du renminbi était un facteur clé expliquant les grands déséquilibres du passé, notre estimation est désormais que son appréciation réelle et importante depuis un an a porté le taux de change à un niveau qui n'est plus sous-évalué », a déclaré le FMI après que ses spécialistes se soient entretenus avec les autorités chinoises.

    L'institution internationale avait récemment affirmé que le yuan était modérément sous-évalué, malgré son appréciation progressive depuis la décision historique de 2005 de le réévaluer. Le yuan est fortement remonté face à la plupart des monnaies autres que le dollar ces derniers mois, et il s'est même renforcé face au billet vert, gagnant 0,6 % au cours de ces 12 derniers mois.

     

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    David Lipton

    Interrogé sur le changement de position du FMI, David Lipton, premier directeur général adjoint de l'institution financière, souligne que cette dernière évaluation se base sur la situation actuelle et qu'elle est sujette à de futurs changements.

    « C'est un jugement fondé sur la situation actuelle, mais il pourra encore évoluer à l'avenir », a-t-il déclaré. « La productivité de la Chine augmente, et probablement plus rapidement que le reste du monde. Chaque monnaie doit s'ajuster aux différences de productivité. »

    Selon lui, malgré l'appréciation du yuan, la position extérieure de la Chine reste modérément trop forte [au niveau de son excédent commercial] pour être en accord avec les fondamentaux à moyen terme. Cette situation souligne le besoin pour la Chine d'adopter de nouvelles réformes pour réduire l'épargne excessive et atteindre un équilibre durable de sa balance commerciale.

    Nous pensons que la Chine devrait chercher à atteindre un taux de change flottant d'ici deux ou trois ans », précise le FMI dans son communiqué.

    Ce dernier survient alors que la Chine essaye d'intégrer le yuan au panier des droits de tirage spéciaux (DTS) des monnaies de réserve du FMI avant le mois d'octobre.

    Le FMI a indiqué qu'il accueillait favorablement et partageait les objectifs de la Chine, et qu'il travaillerait étroitement avec les autorités du pays dans ce sens. La question n'est pas de savoir si l'intégration du yuan dans le panier des DTS aura lieu, mais plutôt de savoir quand elle aura lieu, a indiqué à ce sujet Christine Lagarde, directrice générale du FMI.

    Invité à identifier les risques potentiels de l'économie chinoise, Lipton cite l'excès des crédits et des investissements, la hausse des prêts non productifs et le manque de gouvernance dans les entreprises du secteur public, ce qui entraîne des emprunts irresponsables, décrits par les économistes comme des « contraintes budgétaires douces ».

     

  • La Chine sape tranquillement la puissance du dollar

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    Le yuan chinois (renminbi) deviendra tôt au tard une devise de réserve mondiale, portant un coup au dollar américain, a déclaré l'économiste américain Wolf Richter dans un article publié par le site Business Insider. 

    Selon l'expert, les Etats-Unis ne peuvent que ralentir ce processus. De nombreux pays règlent déjà leurs échanges commerciaux en yuans. Des banques de compensation pour le yuan existent dans 15 villes du monde dont Los Angeles (Etats-Unis). La Chine a en outre signé des accords d'échanges de devises (dits "de swap") avec les banques centrales d'une vingtaine de pays dont deux alliés des Etats-Unis – la Grande-Bretagne et l'Australie.

    Ce sont des petits pas qui font partie d'un processus lent, méthodique et continu de promotion du statut de yuan et de destruction de la force du dollar et de l'influence du gouvernement américain", noté M.Richter.

    Si le yuan obtient le statut de devise de réserve mondiale, ce sera une grande victoire de Pékin. Les Banques centrales du monde entier commenceront à acheter des yuans, renforçant l'influence chinoise sur la scène internationale. "La Chine fera un nouveau pas en vue de devenir un concurrent économique, financier et politique des Etats-Unis", a conclu M.Richter.

    D'après l'économiste, ces efforts chinois permettront au yuan de devenir une devise librement utilisable, ce qui facilitera son inclusion dans le panier des Droits de tirages spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international (FMI). 

    Le vice-gouverneur de la Banque populaire de Chine Yi Gang a déclaré en mars dernier que Pékin menait des entretiens avec le FMI sur l'entrée du yuan dans le panier DTS qui comprend le dollar, l'euro, le yen et la livre sterling. La directrice générale du FMI Christine Lagarde a noté la semaine dernière que le yuan figurerait à terme dans le panier des DTS.

    Washington, qui contrôle 18% des voix au sein du FMI, s'opposera à cette initiative de Pékin. L'Allemagne et l'Australie ont laissé entendre qu'elles aideraient la Chine. Les pays qui utilisent aussi le yuan dans les échanges internationaux devraient aussi soutenir Pékin.

     

                                                          Nouvelles en Bref

     

    La chute d'un autocar dans une rivière a fait 21 morts et trois blessés samedi en Chine, a rapporté dimanche l'agence officielle Chine nouvelle.

    La Chine a dévoilé dimanche un programme de développement de groupes de villes le long du cours moyen du fleuve Yangtsé afin de créer un nouveau moteur de croissance économique et de promouvoir l'urbanisation.

    La Chine devrait créer une banque nationale du logement pour optimiser l'utilisation du fonds chinois de prévoyance du logement et stimuler le marché de l'immobilier en recul.

    La banque centrale chinoise a injecté des liquidités sur le marché afin de répondre à la demande de liquidités.

     







  • Le plongeon de l'euro incite les firmes chinoises à accélérer leur frénésie d'investissements en Europe

    "La chute de la valeur des actifs en euros représente une excellente occasion pour les entreprises chinoises de réaliser investissements et acquisitions" à bon prix, s'est ouvertement félicité Shen Danyang, porte-parole du ministère chinois du Commerce.

    L'inexorable plongeon de l'euro pourrait inciter les firmes chinoises à accélérer leur frénésie d'investissements en Europe, à l'affût d'actifs devenus meilleur marché, estiment experts et officiels, ce qu'illustre la spectaculaire opération sur l'italien Pirelli.

    Le fabricant de pneus, fleuron industriel milanais, va passer sous pavillon chinois, avec l'entrée de ChemChina à son capital, via un montage complexe dévoilé dimanche.

    La transaction totale est évaluée à 7,4 milliards d'euros, soit quelque 49 milliards de yuans au taux de change actuel: mais cela aurait représenté 14 milliards de yuans supplémentaires en mai 2014.

    Jörg Wuttke, président de la Chambre de commerce de l'Union européenne (UE) en Chine n'hésite pas à prédire, dans un entretien à l'AFP, "une offensive d'ampleur" en Europe.

    Sur janvier et février cumulés, les investissements chinois dans l'Union européenne (UE) ont été multipliés par dix sur un an pour atteindre 3,36 milliards de dollars, selon les douanes chinoises, qui rapportent une opération massive du géant pétrolier CNPC aux Pays-Bas.

    Ils avaient "pratiquement triplé" en 2014.

  • La monnaie chinoise, le yuan, seule capable d'ébranler le dollar?

    Un domaine où le lancement du nouveau système de paiements chinois pourrait avoir vraiment un impact est dans les marchés énergétiques mondiaux. À la suite de ce qu'on appelle « système pétrodollar  » mis en place entre les États-Unis et les producteurs de pétrole du Moyen-Orient,  les exportations de pétrole sont aux prix et traitées en dollars. Imaginez maintenant le prix du pétrole étant cité en  yuan chinois et non en dollars américains. Que se passerait-il si les exportateurs de pétrole saoudien décident qu'ils veulent des yuans et pas de dollars ? Cela signifie que toute personne achetant ou vendant le pétrole sur les marchés des matières premières doit avoir un compte bancaire en yuans en plus d'un compte bancaire en dollars. Compte tenu de la demande d'énergie vorace de la croissance économique de la Chine, il est facile de voir pourquoi un système de paiement global facilitant ces métiers est logique.Maintenant, bien sûr, le renminbi ne pose pas une menace directe pour le dollar. Tandis que 41 pour cent de tous les paiements globaux impliquent le dollar, seulement 2 % impliquent le renminbi. Mais pensez aux quelques années à venir. Si l'économie chinoise continue de croître, si les plans continuent l'internationalisation du renminbi, et si l'impasse à Washington continue, c'est au moins théoriquement plausible que le renminbi pourrait éventuellement supplanter le dollar comme monnaie de réserve de choix dans le monde entier. Surtout que le thème de l'investissement de "la dollarisation" a commencé à être ramassé à l'échelle mondiale. Si le renminbi jamais remplace le dollar, les effets seront ressentis de Wall Street à la City. D'une part, les investisseurs étrangers n'auront pas besoin de tenir autant de dollars car ils vont être effectuer des transactions en yuans à la place. Cela signifie qu'ils auront moins d'argent à investir dans la dette libellée en dollars du gouvernement américain — la dette même qui est la clé du financement des déficits budgétaires américains massifs. Pour garder les investisseurs étrangers investissant dans cette dette libellée en dollars, le gouvernement américain aurait à  monter les taux d'intérêt. De plus, si tous les dollars qui sont détenus à l'échelle mondiale devaient faire leur chemin vers les États-Unis,l'afflux de dollars pourrait conduire à l'écrasement de l'inflation et à une foule de conséquences économiques qui mettent mal à l'aise. Bien sûr, les PIC de construction est juste une suite logique dans l'internationalisation du renminbi. Les choses ne changeront pas du jour au lendemain — ou peut-être jamais. Cependant, gardez à l'esprit que la Chine a éclos un certain nombre d'autres plans pour transformer le système financier international. Par exemple, avec la montée des BRIC, la Chine est à la recherche d'alternatives à un système financier international dominée par l'Occident. L'an dernier, les chinois ont contribué à lancer une nouvelle banque de développement des BRICS basée à Shanghai comme un concurrent de la Banque mondiale et le Fonds monétaire International. N'importe qui peut deviner si cette banque à l'avenir va faire des prêts en dollars ou en yuan ? L'internationalisation du renminbi est plus facile à dire qu'à faire.  Il faut bâtir la confiance. La Brookings Institution, par exemple, a récemment mis en évidence cinq grands défis politiques face à l'internationalisation du renminbi. Un gros inconvénient, bien sûr, est la peur des « contrôles de capitaux » imposés par le gouvernement chinois. En d'autres termes, vous pouvez changer votre argent en renminbi et ne pas être en mesure d'obtenir votre argent  quand et comment vous en avez besoin.

    C'est seulement dans la dernière décennie que les chinois ont lancé un dispositif agressif d'internationalisation du renminbi. Il y a encore beaucoup à faire, mais la création des PIC semble être la prochaine étape logique pour changer comment le monde apprécie le renminbi. Si l'économie chinoise est en effet capable de s'imposer dans le monde, il faudra une devise qui est aussi capable de prendre dans le monde entier.

    La nouvelle Chine internationale paiements système (CIPS), qui est à ses débuts , a été décrit comme un « autoroutes de paiements dans le monde entier pour l'yuan ». Ce qui signifie que la création d'un tel système à court terme, c'est que la monnaie chinoise (officiellement appelée le renminbi) a le potentiel pour devenir une monnaie internationale, convertible et une monnaie plus attrayante pour la conduite des finances et du commerce international. Ce que cela signifie à long terme, c'est que le long règne de l'Amérique de domination économique est en danger.

     

    Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le dollar a été le socle du système financier international. La hausse d'une monnaie de concurrent pour défier le dollar semble presque impossible. Alors que l'euro et le yen sont apparus comme des options possibles pour supplanter le dollar, ils n'ont jamais eu l'influence mondiale du dollar américain. Les plans de la Chine pour l'internationalisation du renminbi, cependant, sont entièrement une question différente. Compte tenu de la taille et le poids de l'économie chinoise, il est logique que la Chine crée un système de paiement global pour le rendre plus facile pour les gens , au commerce, à investir et à effectuer des transactions à l'aide du renminbi.

     

    Une façon de mesurer l'importance de la monnaie chinoise dans le monde entier est de regarder le pourcentage des opérations de financement du commerce international qui sont menées à l'aide du renminbi. De façon globale, le renminbi représente près de 9 pour cent du financement du commerce dans le monde entier, le deuxième plus grand derrière  le dollar. En outre, à partir de janvier 2015, le renminbi est maintenant la cinquième monnaie la plus utilisée de paiements dans le monde, à la suite du dollar, l'euro, la livre sterling et le yen. Selon Wim Raymaekers, directeur des marchés bancaires chez SWIFT, c'est "une étape importante" qui confirme la transition du renminbi depuis le statut de "nouveaux", à une monnaie de paiement "business as usual".
     

                                           Nouvelles en Bref

     

    L'Apple Watch, le premier ordinateur vestimentaire d'Apple Inc, est « excitant », mais « moins attirant » pour les acheteurs chinois, ont déclaré mardi les experts de l'industrie.
     
    Chine : plus de 56 milliards de dollars investis dans des start-ups technologiques.
     
    Les autorités judiciaires chinoises se sont engagées jeudi à une offensive active sur le terrorisme après une série de menaces provoquées par les activités terroristes.

     

  • Les investisseurs chinois vont prêter de l'argent aux Français pour financer leurs retraites

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    « Les épargnants chinois au secours de nos retraites » : voici le titre d'une information qui fait la Une sur Le Figaro Économie. Selon le grand journal français, les retraités français peuvent remercier les épargnants chinois, car grâce aux efforts conjugués des organismes financiers chinois et français, les Chinois pourront bientôt souscrire à des obligations de sécurité sociale en yuans. Cela signifie que les investisseurs chinois vont prêter de l'argent aux Français pour financer leurs retraites.

    Bien entendu, les investisseurs chinois ne sont pas des poires, ils pourront bénéficier de la souscription à des titres de la sécurité sociale française, et le fait que les opérations puissent être réalisées en yuans contribuera à l'internationalisation de la monnaie chinoise. L'intérêt du reportage publié par Le Figaro est qu'il reflète un phénomène impressionnant : en 2014, au moment où l'économie française « grelottait », c'est un « courant chaud » en provenance de Chine qui l'a aidée à sortir de l'hiver pour accueillir un nouveau printemps.

    De quoi est fait ce courant chaud chinois ? D'abord, d'investissements. En 2014, les investissements chinois ont été très actifs en France, dans des domaines et formes sans cesse élargis, allant du placement de fonds dans des grandes marques à l'achat de biens immobiliers, et même à l'ouverture indépendante d'entreprises.

    Ces investissements peuvent aider les entreprises françaises à surmonter des difficultés, comme l'acquisition par Dongfeng de 14 % des parts de PSA Peugeot-Citroën, qui a permis au groupe de « retourner sur la piste ». Ils peuvent contribuer à l'élargissement des ressources financières par le gouvernement français, comme dans le cas du rachat conjoint par Shandong Hi-Speed Group et d'investisseurs hongkongais et canadiens de l'aéroport de Toulouse, qui a rapporté des centaines de millions d'euros de revenus au gouvernement français. Ils peuvent encore donner un nouveau souffle à l'économie française, avec la création notamment d'entreprises de livraison express par des hommes d'affaires chinois, qui revêt inévitablement une signification positive pour sortir de l'impasse dans laquelle se trouvent les services français du secteur.

    Le deuxième élément du courant chaud chinois n'est autre que le marché chinois. À l'heure actuelle, le nombre de chômeurs est au plus haut dans l'Hexagone et la consommation des ménages est en berne, tandis que la Chine est entrée dans une phase historique de montée en gamme de sa consommation, malgré un ralentissement de son rythme de croissance. Au fur et à mesure que l'économie chinoise devient plus sophistiquée, les entreprises françaises visent de plus en plus cet immense marché et passent à l'action l'une après l'autre.

    La Chine est constamment évoquée dans le secteur de l'hydroélectricité d'Alstom, du chef d'atelier au directeur de section. Près de la Tour Eiffel, le groupe hôtelier français Accor et le groupe chinois Huazhu Hotels Group Ltd. ont acquis des parts l'un dans l'autre, inaugurant une nouvelle forme de coopération dans l'hôtellerie entre la Chine et la France. À la base de production bordelaise de Dassault, le PDG Éric Trappier a déclaré que sa société était très attachée au marché chinois des avions privés. D'ailleurs, une bonne partie des clients visés par l'avion d'affaires haut de gamme Falcon 8X se trouve en Chine.

    Les caractéristiques de l'implantation d'entreprises françaises en Chine peuvent se résumer en quelques points. Premièrement, les entreprises françaises n'ont plus les avantages évidents qu'elles avaient sur les entreprises chinoises au moment de l'ouverture du marché chinois, lorsque les entreprises des deux pays sont entrées dans une période d'interactions bénéfiques. Deuxièmement, un plus grand nombre de petites et moyennes entreprises explorent en profondeur le marché chinois, jetant une nouvelle base pour la coopération économique sino-française. Troisièmement, pour les entreprises françaises, les opportunités commerciales en Chine prennent une nouvelle dimension de protection de l'environnement, de lutte contre la pollution et de constructions économes, dans lequel leur savoir-faire est grand. Cela reflète l'approfondissement prometteur de la coopération sino-française, ainsi que les progrès manifestes obtenus dans la restructuration de l'économie chinoise, qui encouragent grandement les entreprises étrangères.

    Parmi les autres nombreuses composantes du « courant chaud chinois », les touristes chinois, qui affectionnent particulièrement les paysages et les produits de luxe français, sont également des acteurs importants. Selon les statistiques de Global Blue, les voyageurs chinois représentaient un bon quart des détaxes accordées aux touristes étrangers en France au troisième trimestre 2014.

    Tout compte fait, l'économie française, après sa rencontre avec le « courant chaud chinois », résiste mieux au froid, et la Chine, à son tour, se perfectionne et grandit à travers les échanges. Le pragmatisme est ce qu'il y a de plus important dans les échanges économiques entre la Chine et la France. Nous espérons que les deux parties travailleront de concert pour poursuivre sans cesse leur coopération gagnant-gagnant et pour écrire de nouveaux chapitres dans les annales de l'amitié sino-française.

     

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    Source: french.china.org.cn

     

  • Près de 44 % des échanges commerciaux sino-français sont réglés en yuans, la France va émettre une partie de sa dette publique en yuans

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    La France a émis des obligations privées en yuans et va émettre une partie de sa dette publique en yuans, a indiqué Maurice Gourdault-Montagne, le nouvel ambassadeur de France en Chine.

    La France participe activement au processus d'internationalisation du yuan, a ajouté M. Gourdault-Montagne, en ajoutant que « près de 44 % des échanges commerciaux sino-français sont réglés en yuans. »

    « La Chine a déployé des efforts considérables pour aider les pays de la zone euro à surmonter la crise de la dette. Nous allons également soutenir l'internationalisation du yuan, en espérant que le yuan va jouer un rôle important dans le système monétaire international en dollars et en euros », a-t-il déclaré.

    La Chine et la France partagent de vastes relations économiques, et de nombreuses coentreprises ont été créées, notamment avec Alstom, Michelin et Citroën.

    L'énergie nucléaire est un autre domaine clé de la coopération bilatérale. Les principales entreprises énergétiques françaises ont fourni un appui technique à la construction des centrales chinoises de Daya Bay et Lingao.

    Les secteurs de la santé publique, des produits agricoles, de l'agroalimentaire et de l'environnement urbain sont également de nouveaux grands domaines de la coopération bilatérale.

    « Réaliser une coopération efficace entre les hôpitaux des deux pays, et encourager la recherche de vaccins et de traitements pour les maladies chroniques est nécessaire et crucial pour répondre au problème du vieillissement de la population en Chine », a-t-il expliqué.

    Les exportations de vin vers la Chine et la supervision de la sécurité alimentaire peuvent encore être grandement améliorées, a-t-il ajouté.

    En outre, la construction d'un mode de vie urbain propre et durable est une préoccupation commune.

    M. Gourdault-Montagne a également déclaré que la délivrance facilitée des visas et l'encouragement des échanges de la jeunesse sont des tâches importantes de son mandat.

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  • Si pour la Russie le danger américain est aux portes, pour la Chine il est dans le jardin

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    La politique américaine anti-chinoise en mer de Chine s’accentue jour après jour et ternit in fine les relations économiques trans-pacifiques cordiales. Relations qui, comme en Russie, devront un jour affronter les impératifs de la politique impérialiste du monde occidental.

    Cette politique belliciste occidentaliste possède un mérite, celui de discréditer totalement aux yeux des décideurs politico-militaires russo-chinois, les affairistes libéraux partisans de l’intégration totale de leurs pays via des politiques libérales de libre échange dans le ” monde global marchand “.

    Les premiers effets se font déjà ressentir avec ce rapprochement russo-chinois mais arriveront bientôt à une inévitable conclusion.

    En effet, si l’univers occidental impose sa vision du monde aux autres civilisations et qu’en plus, il étouffe toute aspiration multipolaire, la Chine gourmande en énergie devra se résoudre à se trouver des alliés énergétiques fiables non assujettis à l’Amérique …

    Si la carte “islamienne” semble bien loin aujourd’hui des cercles eurasiens et chinois, elle tendra quasi-naturellement à s’imposer. Libérer les principales réserves de pétroles et de gaz indispensables à son indépendance énergétique de la férule occidentale se transformera petit à petit en un “obligé” pour l’Empire du milieu. Le “nouveau Moyen-Orient” américain deviendra donc inexorablement l’ennemi à abattre pour la Chine.

    Et pour contrer des gouvernements arabes ” libéraux et pro-américains ” honnis de leurs peuples quoi de plus naturel que de soutenir les partisans naissant d’un grand ensemble islamique indépendant mené par des élites formées dans la diaspora musulmane d’Europe ?

    Les rapprochements ne font donc que commencer …

    La Russie va accroître l'utilisation du rouble et du yuan dans ses transactions avec la Chine

     

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    Le président russe Vladimir Poutine a promis lundi que son pays allait utiliser davantage les règlements en roubles et yuans dans ses transactions avec la Chine.

    "La Chine est un de nos partenaires essentiels en Asie-Pacifique. Nous sommes en train de réaliser nos premières transactions en roubles et en yuans. Nous sommes prêts à étendre ces possibilités pour les transactions du secteur de l'énergie", a déclaré M. Poutine dans un discours clé prononcé au sommet des CEO de l'APEC à Beijing.

    "Nos experts étudient actuellement ces options. Une Commission intergouvernementale russo-chinoise pour la coopération d'investissement est également opérationnelle", a-t-il annoncé.

     

  • La baisse de l'euro encourage le tourisme chinois en Europe, sauf en Grèce

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    Le retrait  probable de la Grèce de la zone euro a assommé le tourime grec. Selon de nombreuses agences touristiques, la baisse de l'euro à moins de huit yuans a effectivement encouragé les touristes chinois à partir en UE, sauf en Grèce, pour faire des voyages et bénéficier des coups de balai sur les prix, notamment des produits de luxe.

     

    La saison touristique vient de commencer en Europe, et la forte baisse de l'euro contre le yuan a remarquablement rendu les voyages, la consommation, et en particulier les marchandises de luxe moins chers. Les tours à destination de l'Europe proposés par les agences de tourisme, qu'ils soient en groupe ou individuels, ont bien marché pour cet été.

     

     

    « Toutes les places sont déjà vendues chez nous pour les projets de juillet et août », a annoncé He Yong, directeur adjoint de Xiecheng Tourisme. Les tarifs des vacances d'été ont à peine augmenté de moins de mille yuans sur la saison morte.

     

    Par ailleurs, la saison promotionnelle qui va commercer en juin en Europe permettra de maintenir l'enthousiasme des touristes chinois, selon M. He. A part des trajets traditionnels France-Italie-Suisse, et Allemagne-Autriche sur le thème des Contes de fée et anciens châteaux, les projets à destination de l'Europe de l'Est, en Hongrie, en République tchèque, ou en Autriche, se vendent tous très bien.

     

     

    Selon des agences, les produits de luxe sont beaucoup moins chers en Europe qu'en Chine, et cet écart se creuse davantage avec la baisse de l'euro contre le yuan. C'est aussi un motif pour les Chinois de voyager en UE. Sur les demandes des clients, pas mal d'agences ont rajouté des visites de centres commerciaux dans leurs projets, par exemple les visites de Marne la Vallée Village près de Paris ou de magasins de discount en Italie, devenus indispensables pour pas mal de touristes chinois.

     

    La situation de la Grèce est exceptionnelle en tout état des choses. Le nombre des touristes a continué à diminuer malgré l'arrivée des vacances, à cause de la crise sans issue des dettes publiques, de la haute probabilité du retrait du pays de la zone euro, et de la situation politique instable. La Grèce est traditionnellement une destination préférée des touristes chinois, mais cette année, le nombre de clients a baissé de près de 60 % par rapport à l'année dernière, a révélé Wei Bin, responsable des projets de vacances de tuniu.com, agence de voyage en ligne.

     

    Selon des initiés, le tourisme, pilier économique de la Grèce, a subi un coup dur en raison de la crise des dettes publiques ces dernières années. Le revenu du secteur a atteint 10,5 milliards d'euros en 2011, soit 15,7 % du PIB national. Mais cette année, on prévoit une forte réduction avec la baisse remarquable du nombre de touristes étrangers. En revanche, les agents invitent leurs clients à suivre de près l'évolution de la situation politique, mais à se rassurer de la sécurité lors de leur voyage en Grèce.