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  • La monnaie chinoise circulera prochainement à Paris

     

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    « Paris ambitionne très activement de devenir, après Hong Kong et Londres, le prochain centre financier offshore pour la monnaie chinoise, le yuan », a confié récemment Christian Noyer, le PDG de la Banque de France, sur un forum financier de ville de Hong Kong. La capitale française se transforme très rapidement en un centre international où les transactions commerciales sont libellées en yuan.

    Avec une réserve actuelle de plus de 10 milliards yuans, la place financière de Paris ne manque pas d'ambition de passer en tête des centres financiers offshores dans la zone euro, devant Londres.

    L'internationalisation du yuan intéresse naturellement non seulement les grandes entreprises industrielles, mais aussi la place financière de Paris. Les banques chinoises présentes à Paris sont déjà très actives dans ce domaine et offrent des possibilités aux entreprises internationales. Les banques françaises vont très prochainement suivre cet exemple.

    Paris: la monnaie chinoise y circulera prochainement?

     

    Selon Arnaud de Bresson, le délégué général de Paris Europlace, certaines sociétés françaises, banques et entreprises, tels que Air Liquide, Alstom, Lafarge, Société Générale et Veolia ont déjà émis des « Dim Sum Bonds », les obligations libellées en yuan, à Hong Kong, alors que 6 américaines, 5 anglaises et 3 allemandes ont entrepris la même démarche. Dix pourcents des transactions commerciales franco-chinoises sont à ce stade libellées en yuan, soit davantage que la moyenne internationale. L'objectif est désormais de continuer à faciliter l'utilisation du yuan lors des transactions commerciales pour les entreprises, y compris pour les PME et les gestionnaires de fonds. La place financière de Paris est bien positionnée pour devenir la force motrice de l'internationalisation du yuan en Europe compte tenu de la qualité de ses acteurs bancaires, de ses systèmes de paiement, de compensation et de règlement-livraison.

    La Chine cherche à élargir progressivement l'utilisation de sa monnaie au-delà de ses frontières, notamment afin d'être moins dépendante des fluctuations du billet vert.

    “La place financière de Paris étudie les modalités d'une utilisation de la monnaie chinoise par les grandes entreprises et les banques chinoises”, Arnaud de Bresson avait d'ailleurs déclaré que Paris Europlace s'efforcerait d'accélérer les initiatives pour faciliter et accélérer les opérations commerciales et les transactions financières en yuan initiées par les entreprises et accroitre les financements à l'export, ainsi que de développer des opportunités d'investissement en actifs libellés en yuan, par exemple via l'émission d'actions d'entreprises chinoises et la réalisation d'emprunts en Chine.

    Or, Hong Kong reste un lieu privilégié malgré la concurrence d'autres villes. Selon le secrétaire financier de Hong Kong, le yuan deviendra surement un jour la monnaie de réserve. Hong Kong jouera un rôle de leader dans ce processus, du fait de la politique chinoise et qu'elle détient la plus grande réserve de yuans.

     

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  • Mundell, le père de l'euro : le RMB (monnaie chinoise)doit devenir l'une des monnaies clés dans le monde

    Le 12 novembre à Hangzhou, une ville à l'est de la Chine, le lauréat du « Prix Nobel » d'économie et « père de l'euro » Robert A. Mundell, lors du sommet sur l'or de Chine, a indiqué que le RMB, la monnaie chinoise, doit devenir, comme le dollar et l'euro, une monnaie importante dans le monde entier.

    Il a insisté pour que la monnaie chinoise soit incluse dans les droits de tirage spéciaux (DTS) et en représente une proportion élevée. Il espère que le dollar, l'euro et le RMB deviendront les nouvelles bases monétaires internationales pour établir un nouveau système monétaire international.

    Robert Mundell est spécialiste de la macro-économie et de l’analyse des politiques monétaires et budgétaires. Il a étudié l’interaction entre les économies des différents pays au travers de leurs politiques des taux de change, qu’ils soient fixes, le canal de transmission est alors le taux d’intérêt et les flux de capitaux, ou flexibles, la valeur de la monnaie ajuste alors les déséquilibres.

     

    L’autre grand apport de Mundell, qui lui a valu le prix Nobel, est son travail sur les zones monétaires optimales, définies en fonction des coûts et des avantages de l’adoption d’une monnaie commune. Les principaux critères à prendre en compte, selon Mundell, sont la symétrie des chocs, la mobilité interne des facteurs, la diversité des structures industrielles et l’ouverture réciproque. Ce travail est évidemment devenu crucial lorsque la question de l’unification monétaire européenne est entrée dans le débat public, d’autant que la zone euro n’est pas une zone monétaire optimale.

     

     

    C’est toujours dans l’idée d’une union monétaire européenne et d’une future devise nommée aujourd’hui l’euro, que Mundell a été conseiller auprès du comité monétaire de la Communauté économique européenne  (CEE) en 1970, et qu’en 1972-73 il a fait partie du groupe d’études de la CEE sur l’Union monétaire. De plus, il a été conseiller pour plusieurs autres agences et organismes internationaux comprenant les Nations Unies, le FMI, la Banque Mondiale, plusieurs gouvernements d’Amérique latine et d’Europe, le Réserve fédérale des États-Unis ainsi que le département du trésor américain et le gouvernement du Canada.

     

     

  • Que la Chine sauve l'Europe , mais qu'elle impose ses conditions!!!

    La crise de la dette européenne, qui a éclaté d'abord en Grèce en octobre 2009, n'a cessé de prendre de l'ampleur ces deux dernières années, et elle menace à présent de faire éclater la Zone Euro et de détruire l'idéal de l'intégration européenne.

    Les Européens , pour de multiples raisons , ne savent pas seul faire face à la crise . C"est la raison pour laquelle , Nicolas Sarkosy a téléphoné au président chinois Hu Jintao , dans l'espoir que la Chine vienne au secours de l'Europe.

    Personne n'aurait cru qu'un pays, qui il y a à peine trente ans avait une si grande population de gens pauvres, se voie demander aujourd'hui par des gens du monde entier de sauver l'Europe.
    Cette attente semble logique : la Chine est devenue la deuxième plus grande économie du monde, avec des réserves en devises de 3 200 milliards de Dollars US. D'après The Economist, la Chine, en tant que « triple trillionnaire », a la puissance suffisante pour acheter toute la production de pétrole brut prévue pour cette année, à 3 410 milliards de Dollars US, ou encore toutes les exploitations agricoles des Etats-Unis, à 1 870 milliards de Dollars US. Elle pourrait aussi acheter le montant total des dettes souveraines du Portugal, de l'Irlande, de la Grèce et de l'Espagne réunies. Ou encore Apple, Microsoft, IBM et Google pour 916 milliards de Dollars US. Plus encore, la Chine pourrait acheter l'équipement militaire des Etats-Unis pour 414 milliards de Dollars US, voire l'immobiler de Manhattan pour 287 milliards de Dollars US ou celui de Washington pour 232 milliards de Dollars US. Et finalement, The Economist a rapporté que la Chine pourrait acheter, si elle le voulait, les 50 équipes sportives les plus chères du monde, pour 50 milliards de Dollars US.

    En Chine, de nombreuses personnes, en particulier les internautes, débattent du fait de savoir si la Chine devrait sauver l'Europe ou non. Certains disent qu'il est temps maintenant que la Chine montre sa puissance économique, car elle n'a besoin que d'une partie de ses énormes réserves en devises pour empêcher l'Europe de sombrer davantage dans la crise de la dette. Mais d'autres soutiennent que la Chine ne devrait pas être considérée comme un papa-gâteau, parce qu'elle est toujours un pays en développement et qu'elle devrait d'abord s'occuper de ses propres citoyens. D'autres encore disent que la Chine ne devrait tout simplement pas donner d'argent à l'Europe, du fait du refus obstiné de l'Europe d'accorder le statut d'économie de marché à ce pays émergent. Qui plus est, l'Europe maintient toujours son embargo sur les armes et se permet même d'intervenir dans les affaires intérieures de la Chine, comme les problèmes de Taiwan et du Tibet.

    C'est pourquoi , je pense qu'aujourd'hui, la Chine , en position de force , peut exiger d'être reconnue comme économie de marché, que l'Europe lève l'embargo sur les armes , que l'Europe ne livre plus la moindre arme à Taiwan , qu'aucune personnalité européenne ne reçoive le dalai lama ou tout autre séparatiste , que l'Europe cesse ses ingérences dans les affaires intérieures de la Chine, que l'Europe soutienne la manière dont la Chine gère sa monnaie et laisse la Chine réévaluer le Yuan à son propre rythme, que l'Europe admette que la notion de "droit de l'homme" n'est pas universelle mais propre à chaque pays ou au moins à chaque culture.

     Bref qu'en fin on reconnaisse que la voie suivie par la Chine , qui a pris le meilleur du capitalisme tout en gardant le meilleur du communisme et en se référent à ses fondements millénaires , a choisi la meilleur route qu'il soit .

    La Chine est un exemple pour les autres pays émergeant et devra l'être pour l'Afrique et l'Asie du sud-est.

    Pour que le sacrifice des générations révolutionnaires chinoises ne soit pas vain , la Chine se doit d'imposer ces conditions qui sont loin d'être impérialistes mais dont le but est d'apporter un peu plus de justice et de morale dans les relations internationales.


     

  • La loi sur la devise chinoise pourrait être en infraction avec les règles de l'OMC : Obama

    Le président des États-Unis Barack Obama a exprimé jeudi ses « préoccupations » sur un projet de loi soumis devant le Sénat concernant les supposées « manipulations de cours de change » de la Chine, soulignant qu'une telle loi devrait respecter les obligations commerciales internationales des États-Unis.

    Cette manoeuvre du Sénat pourrait être en infraction avec les règles de l'Organisation mondiale du Commerce, a déclaré M. Obama lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche.

    Le Sénat américain a validé jeudi un vote de procédure pour passer à l'étape suivante l'adoption de ce projet de loi, connu sous le nom de Réforme de supervision des taux de change de 2011, et qui lance un processus visant à imposer des tarifs douaniers punitifs sur des devises « faussées », notamment le renmibi ou yuan, devise chinoise.

    M. Obama a estimé que le renminbi avait grimpé dans une certaine mesure l'année passée, même s'il n'a pas satisfait aux attentes de la partie américaine.

    Le gouvernement chinois a exprimé de manière répétée sa vive opposition à cette décision du Sénat américain, mettant en garde qu'elle « enfreint gravement les règles de l'Organisation mondiale du commerce et fait entrave aux relations commerciales entre la Chine et les États-Unis ».

    Même si cette mesure a passé l'étape d'un vote au Sénat, elle doit encore être votée par la Chambre des Représentants avant de pouvoir être soumise à la ratification du président. Les chances que ce projet de loi soit voté à la chambre basse semblent mitigées car le président de la Chambre, le député John Boehner, a pris position mardi contre ce projet.

    « Il est plutôt dangereux de voter au Congrès des États-Unis une législation qui contraindrait un autre pays à modifier la valeur de sa devise », a estimé M. Boehner. « C'est très au-delà des attributions du Congrès, et si j'ai des préoccupations à l' égard de la gestion de leur devise par les Chinois, je ne suis passûr que ce soit la bonne manière d'y remédier ».

    Le chef de file de la majorité Républicaine à la Chambre Eric Cantor avait auparavant mis en garde qu'une « escalade » des tensions commerciales pourrait avoir des « conséquences imprévues » et douloureuses. Il a également déclaré que le président Obama devrait user des pouvoirs déjà existants pour régler le problème des taux de change entre les États-Unis et la Chine.

    De nombreux économistes américains pensent que cette législation du Sénat n'est pas une mesure adéquate pour résoudre la question des taux de change.

    « À une période où la Chine est l'une des rares sources de croissance mondiale, alimenter les sentiments protectionnistes ne fait que rendre plus difficile la mise en place de la coopération multilatérale nécessaire », estime Yukon Huang, chargé de recherche au sein du cabinet de réflexion Carnegie Endowment, basé à Washington.

    Des médias américains influents, dont le Washington Post dans son éditorial, ont qualifié le projet de loi du Sénat de « contre- productif », jugeant qu'il ferait plus de mal que de bien aux États-Unis.

  • REEVALUTION DU RENMINBI? SURTOUT PAS!!!

    Insister pour avoir une monnaie chinoise plus forte n'apportera rien de bon

    Les récentes insistances du Prix Nobel d'économie Paul Krugman pour un yuan plus fort « sont une erreur », et de telles initiatives ne sont un bien ni pour l'économie américaine, ni pour l'économie chinoise, a dit récemment un expert américain dans un article mis en ligne sur le Internet de Forbes.

    Shaun Rein, fondateur et directeur Général du China Market Research Group, une société spécialisée dans les renseignements commerciaux stratégiques, pense lui que réévaluer dès à présent le yuan chinois « Mettrait en danger une reprise économique fragile ».

    Paul Krugman, qui est aussi chroniqueur au New York Times avait écrit récemment dans un article intitulé « Un monde déséquilibré » que la Chine sous-évaluait fortement le Renminbi et demandait au gouvernement américain d'insister pour obtenir une monnaie chinoise plus forte.

    Citant le point de vue de Paul Krugman selon lequel la Chine devait réévaluer le yuan afin de réduire le déficit commercial américain et de donner un coup de fouet à la reprise mondiale, Shaun Rein répond qu'« il vaut mieux pour les affaires américaines en Chine de maintenir le cours actuel du yuan, jusqu'à ce que la reprise mondiale soit mieux assurée ».

    Pour lui, réévaluer le Renminbi ferait perdre des milliards de dollars de pouvoir d'achat aux consommateurs américains, ce qui ferait, fait il remarquer ironiquement, que les fêtes de fin d'année à venir « ne seraient pas aussi joyeuses ».

    Avec un taux de chômage qui atteint 10,2%, le plus haut depuis 26 ans, les consommateurs américains ont déjà assez de mal à joindre les deux bouts, à un niveau jamais atteint depuis longtemps, écrit-il.

    Considérant les conséquences éventuelles d'un Yuan fort sur la Chine, qui n'est pas à l'écart de la crise financière mondiale en cours, M. Rein dit que même une faible réévaluation causerait la fermeture de milliers d'entreprises supplémentaires et des millions de chômeurs en plus.

    « Et cela ne serait bon ni pour la Chine ni pour personne d'autre », dit-il, mettant en garde qu'une éventuelle crise de l'économie chinoise aurait aussi des conséquences sur les exportations américaines vers la Chine.

    « Même si la monnaie chinoise était réévaluée, la production ne ferait que se déplacer vers des pays à coût de main d'œuvre moins élevé comme le Vietnam, elle ne reviendrait pas aux Etats-Unis », a t-il ajouté

    « A moins de réformes structurelles de l'économie américaine, un Renminbi plus fort ne réduira aucunement l'excédent commercial d'une manière significative », a-t-il insisté.

    M. Rein a signalé plus tard que le plus gros problème monétaire dans le monde en ce moment « n'est pas un yuan faible mais un dollar faible ».

    Un dollar faible est dangereux, « car cela veut dire que moins de pays sont susceptibles d'acheter des Bons du Trésor américains et financer ainsi la reprise aux Etats-Unis », dit-il.

    « Un dollar faible n'amènera pas plus d'exportations. Cela ne fera que rendre les produits plus chers pour les Américains », parce que, dit-il, « Les sociétés étrangères se tourneront vers d'autres pays à coût de main d'œuvre moins élevé comme le Vietnam ».

    Dans son article, Shaun Rein a aussi exhorté l'Administration du président Obama à se focaliser sur le renforcement du dollar en acquittant ses propres dettes, au lieu de « perdre son temps » sur le problème du Renminbi.

    Le déficit américain a justement atteint un record pour l'année fiscale 2009 avec 1 420 milliards de dollars.

    Incidemment, de l'autre côté de l'Atlantique, un commentateur financier britannique du très renommé Daily Telegraph a lui aussi écrit un article sur la monnaie chinoise, exprimant un point de vie similaire à celui de son confrère américain. Cet article, intitulé « Il est temps d'arrêter de chercher des noises à la Chine à cause de sa monnaie », a été mis en ligne mercredi dernier sur le site Internet du Daily Telegraph.

    Jeremy Warner critique ainsi la presse occidentale qui, dit-il, se ligue contre la conception chinoise de la réforme monétaire et montre beaucoup de compréhension pour le point de vue chinois.

    Concernant la réévaluation du Renminbi, il pense qu'il est tout à fait normal que la Chine envisage ce problème à son rythme. « Beijing n'ose pas encore aller trop vite dans ce processus du fait d'une demande intérieure en forte hausse ».

    « L'Occident a profité des pays en voie de développement depuis bien trop longtemps », a-t-il dit, appelant à un rééquilibrage des pouvoirs géopolitique et économique pour le salut du monde entier et celui des générations à venir.