reforme et ouverture

  • Le PM chinois met en garde contre une nouvelle révolution culturelle si le pays ne promeut pas sa réforme politique

    Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a indiqué mercredi que la Chine avait non seulement besoin d'une réforme économique, mais également d'une réforme politique, en particulier de son système de direction du Parti communiste chinois et du gouvernement.

    Les tragédies telles que la Révolution culturelle pourraient à nouveau se produire en Chine si le pays ne réussit pas à promouvoir sa réforme politique afin d'éliminer les problèmes dans la société, a indiqué mercredi le Premier ministre chinois Wen Jiabao lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion de clôture de la session parlementaire annuelle.

    Sans des réformes plus approfondies, la Chine risque de perdre les résultats de la réforme et de l'ouverture acquis au cours des trois dernières décennies, car les nouveaux problèmes tels que la répartition inégale des revenus et la corruption ne sont toujours pas résolus.

    "La réforme est entrée dans une phase critique", a souligné M. Wen, ajoutant que les réformes devaient avancer, non pas stagner voire même reculer.

     

  • La réforme démocratique en Chine doit être poursuivie en douceur

    La stabilité est indispensable au développement économique et social de la Chine et son basculement vers une société plus démocratique.

    Ces 32 dernières années, la Chine a connu une transformation économique impressionnante, avec une croissance annuelle moyenne de son PIB de 9,5%. Elle a dépassé l'Allemagne et le Japon pour devenir la deuxième plus grande économie du monde. En 2008, quand la crise financière mondiale a débuté, la Chine a émergé en tant que contrepoids aux économies en difficulté de l'Occident, et elle a obtenu une croissance de 11,2% en 2010.

    La croissance économique sans précédent de la Chine a étonné le monde, mais l'opinion du monde sur son émergence est mitigée. En Occident, de nombreuses personnes diront probablement que la Chine est devenue une nouvelle puissance économique, mais que son développement politique est loin derrière et que la démocratie semble ne pas y exister. C'est un malentendu.

     



    La communauté internationale a négligé l'usage qu'a fait la Chine de la démocratie pour faire avancer son développement social et économique. Les élections directes des chefs de village et des secrétaires du Parti ont été un élement vital dans la transition du pays vers une démocratie sociale. Un autre pas vers une société plus démocratique est la politique permettant des recommandations publiques et la tenue d'élections directes pour les dirigeants du Parti au niveau municipal.

    La société civile a émergé en tant que force de plus en plus puissante dans la vie sociale et politique du pays. Il n'est désormais plus interdit aux citoyens de rejoindre des organisations civiles. Au contraire même, ils sont encouragés à le faire en grand nombre.

    Plus important, les droits de l'homme sont devenus une valeur politique de base, et ils ont été inscrits dans la Constitution. La protection des droits des travailleurs migrants, par l'entremise des syndicats, a été un autre point central du développement social.

    L'utilisation de la force de la loi pour établir un gouvernement, ce qui est une marque de responsabilité, de transparence et d'engagement pour un développement orienté vers le service, est devenue essentielle ces dernières années. Des auditions publiques sur des sujets concernant la vie des citoyens se tiennent à présent partout dans le pays.

     

     



    Alors quelle est la feuille de route de la Chine pour son développement politique ?

    En Chine, tout possède certaines « caractéristiques chinoises », y compris le développement politique. Depuis que la Chine a commencé sa transition politique, une réforme démocratique progressive fondée sur la nécessité d'éviter une transition désorganisée et hâtive vers la démocratie a été l'un de ses facteurs les plus importants.

    Une structure de gouvernement pluraliste, avec un accent sur la valeur centrale de stabilité, est essentielle pour le développement politique de la Chine. L'utilisation de l'autorité de la loi est également un attribut important de la transition démocratique de la Chine.

    Mais pourquoi y a t-il autant de changements significatifs dans le paysage politique chinois ?

    D'abord, la transition de la Chine d'une économie planifiée à une économie de marché socialiste a provoqué un changement dans la structure politique du pays. Puis le niveau de vie des citoyens a fortement augmenté alors que de nouvelles demandes politiques émergeaient. Ensuite, il y a eu émergence de différents groupes pouvant exprimer leurs intérêts. Et à mesure que ces groupes devenaient plus importants, ils ont commencé à jouer un rôle plus grand dans le processus de prise de décision du Gouvernement. Enfin, la mondialisation a eu un impact remarquable sur le système politique de la Chine.

    Le développement politique le plus important a été la transition du Parti Communiste Chinois, qui est passé d'un parti révolutionnaire à un parti de gouvernement. Mais la Chine est encore un pays en développement, la stabilité sociale est toujours une condition préalable au développement économique, et le pays est toujours en phase de transition entre une société traditionnelle et une société moderne. Aussi doit-il se tenir à l'idée de « réforme progressive ».

     



    Quels sont les défis et les points centraux de la réforme ?

    D'un côté, la Chine a fait d'énormes progrès durant sa transition démocratique progressive. De l'autre, elle fait face à de nombreux obstacles de taille, dont l'encadrement, néfaste, du processus électoral. Il n'y a pas encore de mécanisme efficace de contrôle et de rééquilibrage du pouvoir, et les canaux d'une participation accrue du public doivent être élargis.

    La Chine manque toujours d'un mécanisme pouvant lutter contre le comportement égoïste de la bureaucratie, la corruption fait toujours rage et le service public rendu par le Gouvernement est toujours loin d'être suffisant. Qui plus est, il n'y a aucun mécanisme propre à légaliser une stabilité dynamique.

    Aussi, la transparence politique doit-elle être accrue pour arriver à une transition démocratique réussie, et les coûts administratifs doivent-ils être réduits pour diminuer les dépenses publiques.

    Le Gouvernement doit poursuivre la réforme plus en avant, la pousser dans le sens de l'autorité de la loi, et faire davantage d'efforts pour combattre les injustices sociales et réduire les disparités sociales. Offrir un service public de qualité sera aussi la clé de la construction d'un gouvernement orienté vers le service. De plus, prévoir des sanctions appropriées contre les fonctionnaires corrompus renforcera la transparence du Gouvernement et renforcera la gestion sociale.

    La gouvernance démocratique sera établie en Chine, mais elle fera face aux mêmes difficultés que les autres pays ont connu sur leur route vers un gouvernement transparent et une démocratie sociale.

  • TIBET:50 ANS DE BONHEUR ET PROSPERITE

    Jamba Phuntsok : le Tibet a réalisé en 50 ans un miracle millénaire

    A l'occasion du 50ème anniversaire de la réforme démocratique au Tibet commencée en 1959, le Président de la Région autonome du Tibet Jamba Phuntsok (Qiangba Puncong) a accordé le 15 janvier une interview à des journalistes. Il a indiqué qu'au cours du demi-siècle qui a suivi le commencement de la réforme démocratique, le Tibet a accompli en 50 ans un miracle millénaire.

    Jamba Phuntsok a insisté sur le fait que l'ancien Tibet était une société de servage féodal et théocratique et cette société ténébreuse, non civilisée et tyrannique ne cédait en rien au Moyen âge de l'Europe.

    « Dans l'ancien Tibet, il n'y avait aucune route, alors qu'aujourd'hui la longueur totale des routes dépasse 48.000 kilomètres, soit près de 5,7 fois de plus comparé à l'année 1959. », a-t-il dit, et d'ajouter que le Tibet dispose actuellement non seulement de routes, mais également de cinq aéroports déjà construits ou en cours de construction, alors que la région autonome est desservie actuellement par quinze lignes aériennes. La réalisation du chemin de fer Qinghai-Tibet a mis fin au passé du Tibet qui n'en dispose d'aucun.

    Jamba Phuntsok a poursuivi en disant que dans l'ancienne société tibétaine, il n'y avait aucune école au sens du mot et l'éducation n'existait pas au Tibet à proprement parler, car à cette époque-là les serfs et les esclaves qui représentaient 95% de la population globale n'avaient pas droit à l'instruction. Après 50 ans d'efforts soutenus, l'éducation au Tibet, partit de zéro s'est développé graduellement et s'est formé actuellement en un système moderne d'éducation comprenant l'instruction préscolaire, l'enseignement de base, l'enseignement secondaire, l'enseignement supérieur, l'enseignement professionnel, l'enseignement particulier et l'enseignement pour adultes.

    « Quant à la culture tibétaine, elle n'a jamais été aussi prospère et florissante et c'est ce que je ressens personnellement. », a déclaré ce fonctionnaire de nationalité tibétaine qui a vécu personnellement l'époque de l'application au Tibet de la réforme démocratique. Il a souligné que les cinq décennies de réforme démocratique au Tibet sont en fait le demi-siècle au cours duquel la nation tibétaine a connu les plus grands et les plus profonds changements de toute son histoire de développement.

    « L'avenir et le destin des diverses nationalités qui vivent au Tibet ont été toujours étroitement liés à l'avenir et au destin de la grande famille de notre patrie. », a affirmé Jamba Phuntsok qui insiste que le Tibet fait partie intégrante de la Chine, qui est la mère patrie, et qu'il est un important membre de la grande famille de la nation chinoise.