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  • 1000 entrepreneurs chinois associés s'installent au Québec pour lancer un projet commercial d'un milliard de dollars

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    Yiwu, la ville où l'on trouve tout sauf la surprise, selon le slogan

     

    La compagnie Min Ying Holdings a de très grandes ambitions pour son projet de Centre commercial de distribution internationale. Elle veut en faire une plaque tournante en Amérique du Nord pour permettre de commander directement, sans intermédiaire, des produits manufacturés aux usines chinoises [exemples : stylos, brosses à cheveux, jouets, vêtements...].

    Le Centre est inspiré du Yiwu International Trade Center, 300 Km au sud de Shanghai, qui regroupe 70 000 kiosques de produits où viennent acheter des produits chinois , les entreprises du monde entier. Selon le même principe, la version québécoise prendrait la forme d'un gigantesque hangar, de la taille d'un IKEA, divisé en centaines de kiosques de vente. Chaque homme d'affaires représenterait des produits manufacturés dans une usine chinoise.

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    Des associés sino-canadiens de Min Ying Holdings, enregistrés sous le nom MITC, ont fait une offre d'achat de plus de 3 millions de dollars sur un terrain de 56 000 mètres carrés devant le boulevard Moïse-Vincent, dans l'arrondissement Saint-Hubert. Il accueillera le Centre commercial de distribution internationale.

    L'ancien ministre libéral Martin Cauchon a agi comme lobbyiste pour le compte des entrepreneurs afin d'obtenir le terrain auprès de la Ville de Longueuil. Son mandat s'est terminé en décembre 2014. Le nouveau propriétaire de journaux est un connaisseur du monde des affaires en Chine. Il est toujours administrateur du Conseil d'affaires Canada-Chine et président de la section québécoise.

     

    Nouvelles en Bref

     

    Plus de 200 ouvriers chinois sont toujours bloqués au Népal après le séisme dévastateur survenu samedi dans le pays, a déclaré mardi le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Shen Danyang.Ces ouvriers travaillaient pour un projet hydroélectrique construit par la China International Water and Electric Corp. près de la frontière sino-népalaise. La centrale hydraulique en construction, située à 67 kilomètres de l'épicentre, a été gravement endommagée, a ajouté M. Shen.

    Forte d'une croissance effrénée depuis plusieurs décennies, la Chine compte de plus en plus de millionnaires. Ces nouveaux riches cherchent aujourd'hui à s'entourer de gardes du corps pour assurer leur sécurité mais aussi afficher leur réussite. le must sont les gardes du corps féminins, recherchés pour «leur discrétion et leur élégance».

    Le principal représentant de la Chine en Russie a confirmé lundi que l'Armée Populaire de Libération enverra, pour la première fois, un contingent prendre part à la grande parade de Moscou du mois prochain. La Russie va organiser de grandes célébrations marquant le 70e anniversaire de la victoire dans la Grande Guerre patriotique -le terme utilisé dans ce pays pour désigner la Seconde Guerre mondiale- le 9 mai, dont un défilé militaire sur la Place Rouge.

     

     

     

     

  • Des étudiants chinois terminent leurs études en aéronautique au Québec

    L’ÉNA accueille une vingtaine d’étudiants chinois

    Il y a de plus en plus d'étudiants chinois qui fréquentent les universités occidentales. Alors que la Belgique reçoit cette semaine une Conseillère d'Etat afin d'augmenter et pérniser des accords belgo-chinois concernant les universités , mon ami Pierre Gillard m'a transmis ce témoignage d'étudiants de Tianjin terminant leurs études au Québec.

    Programme de formation en avionique de près d’un an

    Depuis plus d’un mois déjà, l’École nationale d’aérotechnique accueille une cohorte de 24 étudiants chinois. Provenant de Tianjin, ces étudiants de l’université TEDA Polytechnic complètent ici leur cheminement scolaire par une attestation d’études collégiales d’une année en avionique.

    Pour plusieurs d’entre eux, le principal défi de leur adaptation et de leur formation réside dans la maîtrise de la langue. C’est pourquoi, dès leur arrivée au Québec, ils ont entrepris un perfectionnement de quelques mois qui s’ajoute à leur année de scolarité en aérotechnique.

    Les jeunes hommes sont très impressionnés par la qualité de l’air. « L’environnement est très propre. Il n’y a pas de pollution au Québec, l’air est très pur. Le ciel est vraiment bleu! », s’extasie Tong Wu. Pour sa part, Fengxi Yue est sidéré par le comportement des automobilistes : « En Chine, les piétons doivent se montrer très prudents et demeurer hors de portée des voitures, car les conducteurs ne respectent même pas toujours les feux rouges. Au Québec, c’est tout le contraire! Je suis stupéfait que des conducteurs s’arrêtent avec courtoisie pour me laisser traverser devant eux! »

    Âgés de 18 à 23 ans, les étudiants chinois sont logés chez des familles de la région ou en appartement dans l’agglomération de Longueuil. Quelques-uns d’entre eux habitent à Montréal car ils y connaissaient déjà des gens. Ils ont trouvé l’accueil très chaleureux et aiment beaucoup leur ville d’adoption pour les prochains 18 mois. Si plusieurs d’entre eux ont été saisis par le froid, ce n’est pas le cas de Shenqin Wang : « Depuis que je suis arrivé au Québec, je suis étonné par la température. Je ne trouve pas cela si froid! »

    Note du blog: Vu l'étendue de la Chine, pour les Chinois venant du Dongbei( nord-est de la Chine) le froid de la région de Montréal n'est pas surprenant et même ceux qui viennent de Harbin ou du district de Mohe connaissent les mêmes températures que le grand nord canadien. Quant à ceux qui viennent du sud de la Chine , il doivent être dépaysés car s'ils n'ont jamais quitté leur sud natal , il ne connaissent ni gel ni neige.

    Aucun d’eux ne se sent mal adapté aux méthodes d’enseignement, et seulement deux d’entre eux trouvent qu’ils ne sont pas encore bien adaptés à la vie au Québec.

     

    En plus de leur objectif principal d’apprendre l’avionique, ces 24 jeunes ont choisi d’étudier au Québec pour relever de nouveaux défis et pour profiter d’une opportunité.

    Avec leurs diplômes en poche, ils souhaitent travailler en avionique. Tong Wu espère être ingénieur dans ce domaine, et il aimerait bien, si c’est possible, rester au Québec pour y travailler! Pour sa part, Fengxi Yue estime que ce voyage d’études lui ouvrira beaucoup de portes : « Je n’ai pas trop hésité à saisir cette chance de poursuivre des études supérieures en avionique au Québec. Avec l’enseignement que je reçois à l’ÉNA, mes perspectives de placement seront bien meilleures lorsque je retournerai dans mon pays! »


  • Charest se défend de vendre les ressources du Québec au rabais en Chine

    Quels sont les rapports entre le Canada et la Chine?

    Pierre Gillard, un ami canadien , m'a transmis cet article de "La Presse" ,quotidien canadien .

    Dans la colonne de gauche , vous avez un lien vers les blogs de cet ami canadien qui est aussi spécialiste en aéronautique.

    Jean Charest lors de sa visite en Chine

    Le premier ministre Jean Charest s'est défendu dimanche de venir offrir les ressources naturelles du Québec au rabais aux entrepreneurs chinois.

     

    « Nous allons vendre nos ressources à un prix qui est bon pour les Québécois, a fait valoir M. Charest à son arrivée à Pékin pour une mission commerciale d'une semaine à la tête d'une cinquantaine de représentants du monde des affaires et d'institutions diverses.

     

    Le premier ministre a entrepris sa troisième mission dans l'empire du Milieu depuis 2005 en inaugurant une exposition de produits québécois - sirop d'érable, gelée royale, jus de bleuet, miel, cidre de pomme et autres - dans un centre commercial très chic de la capitale chinoise.

     

    Avec le Plan Nord comme carte de visite, le premier ministre libéral espère susciter, entre autres, des investissements importants dans le secteur minier.

     

     

    La Chine, un bon marché pour les mines du Québec

     

    Propulsée par une croissance économique annuelle dans les 10 % et avec une population de plus de 1,2 milliard de personnes, la Chine se développe à vitesse grand V. La construction y est frénétique: chantiers routiers, tours de bureaux gigantesques et habitations multiples se déploient à perte de vue.

     

    Des données indiquent que pas moins de 30 millions de Chinois intègrent chaque année les rangs de la classe moyenne, soit l'équivalent de la population canadienne au grand complet.

     

    L'urbanisation accélérée du pays nécessite des quantités astronomiques d'acier et d'alliages, ce qui a fait bondir la demande en minerai de fer.

     

    « Les Chinois consomment 60 % du minerai de fer exploité aujourd'hui dans le monde. Ils ont un appétit insatiable pour ce type de ressource et malgré les turbulences économiques, il n'y a pas suffisamment d'offre pour la demande. Et je parle uniquement du minerai de fer », a dit le premier ministre.

     

    Du même souffle, M. Charest a rejeté du revers de la main les critiques de l'opposition péquiste et des groupes environnementaux qui lui reprochent de brader les ressources naturelles du Québec.

     

    Des redevances assez élevées, selon Charest

     

     

     

    « Le Québec est aligné sur les modes de prélèvement reconnus internationalement et on est déjà 28 % plus élevé que la moyenne canadienne. Il est faux de prétendre que le Québec vend ses ressources en deçà des prix qu'il devrait exiger, ce n'est pas vrai, c'est une fausseté », a-t-il insisté.

     

    L'an dernier, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a fait passer le taux des redevances de 12 à 16 %. Investissement Québec a aussi réservé 500 millions de dollars pour participer à certains projets.

     

    Mais pour le Parti québécois et plusieurs environnementalistes, les Québécois n'en ont pas pour leur argent. Ils exigent que le calcul des redevances soit basé sur les revenus plutôt que sur les profits des minières.

     

     

    Dans un secteur d'activité aussi compétitif que celui de l'exploitation des ressources minérales, il vaut mieux se montrer raisonnable, rétorque le ministre du Développement économique, Clément Gignac, qui accompagne M. Charest dans son périple chinois.

     

    « Il faut regarder ce qui se fait à l'échelle internationale. Vous savez, si vous demandez 50 % de redevances sur zéro activité, bien ça va vous donner zéro. Donc, il faut être raisonnable aussi », a-t-il analysé.