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  • 2 VESTIGES CHINOIS PILLES EN CHINE PAR LESTROUPES ANGLO-FRANCAISES

    La vente aux enchères de deux vestiges culturels chinois se déroulera comme prévue
      

        BEIJING, 12 février -- La maison d'enchères  Christie's a nié une possible vente privée de deux vestiges  culturels chinois, indiquant que la vente aux enchères se  déroulerait comme prévue, malgré les dénonciations de la Chine. 

         Dans un courrier électronique expédié à l'agence de presse  Xinhua (Chine Nouvelle), Christie's a nié les informations des  journaux Taiwan's Economic Daily et Europe Journal, selon lesquels le géant des enchères allait mener une vente privée des têtes de  rat et de lièvre en bronze pillées du Palais Yuanmingyuan de  Beijing. 

         Les deux sculptures en bronze ont été pillées à l'époque de la Dynastie des Qing (1644-1911) à Beijing. Elles seront mises aux  enchères par Christie's à Paris, du 23 au 25 février. 

         Les deux pièces appartiennent actuellement à la Fondation  Pierre Berge-Yves Saint Laurent (YSL). Les deux sculptures  pourraient atteindre chacune 8 à 10 millions d'euros (environ 10,4 à 13 millions de dollars). 

         "La collection de YSL détient un titre de propriété fermement  légal pour ces deux têtes et nous estimons que la vente aux  enchères doit avoir lieu", a indiqué Christie's dans son e-mail. 

         Les deux têtes d'animaux en bronze étaient intégrées à la  fontaine-horloge du Palais impérial Yuanmingyuan. Elles ont été  pillées par les troupes coalisées anglo-françaises pendant la  Seconde Guerre de l'Opium, en 1860.  

         81 avocats chinois ont envoyé une lettre à Christie's, afin  d'empêcher la mise aux enchères. 

         La Chine et la France ont signé une convention sur les biens  culturels volés ou illicitement exportés, selon laquelle tous les  biens culturels volés ou perdus à cause de la guerre doivent être  restitués sans délais à leur pays d'origine.  

         L'Administration d'Etat du Patrimoine culturel de Chine a  déclaré le mois dernier que la vente aux enchères par Christie's  des deux têtes volées était inacceptable et que la Chine ne  comptait pas les acheter.