protectionnisme

  • Berlin, un bon exemple pour Bruxelles dans la promotion des relations commerciales avec la Chine

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    Les membres de l'Union européenne (UE) semblent être pleinement conscients des graves conséquences du protectionnisme, puisque la majorité d'entre eux s'opposent à un projet de droits de douane punitifs sur les panneaux solaires importés de Chine.

    A la suite de pourparlers organisés lundi à ce sujet entre des responsables commerciaux des deux parties, la mission chinoise auprès de l'UE a indiqué dans un communiqué que les mesures protectionnistes auraient un effet négatif sur les relations commerciales et économiques entre la Chine et l'UE.

    Le gouvernement chinois ne restera pas passif et adoptera des mesures nécessaires pour défendre ses propres intérêts si l'UE poursuit ce projet de droits compensateurs, selon le communiqué.

    Il n'est pas nécessaire d'en venir aux mains. Un dialogue et des consultations pragmatiques, permettraient d'éviter une confrontation coup pour coup, voire une guerre commerciale.

     

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    Un large éventail de dialogues ont par exemple été établis entre la Chine et l'Allemagne, pays où le Premier ministre chinois Li Keqiang a récemment effectué une visite.

    Des divergences existent bel et bien entre la Chine et l'Allemagne, mais sont de loin surpassées par la compréhension mutuelle et le consensus entre les dirigeants des deux pays.

    De multiples visites réciproques effectuées par les chefs d'Etat ou de gouvernement ont permis d'établir une confiance politique mutuelle de haut niveau, tandis que les structures économiques complémentaires des deux pays ont fait de ces derniers des partenaires plus que des concurrents.

    "Le 'Made in China' en pleine expansion et le 'Made in Germany' déjà bien établi formeront un couple heureux", a indiqué M. Li. La Chine et l'Allemagne ont signé dix-sept accords de coopération durant la visite du Premier ministre chinois, élargissant le potentiel de développement économique pour les deux nations.

    Des dialogues francs entre les dirigeants des deux pays ont également créé la possibilité de libéraliser ces deux marchés. M. Li s'est engagé à ouvrir davantage d'industries chinoises aux entreprises allemandes, et les deux parties ont exprimé leur volonté d'entreprendre des discussions au sujet de l'établissement d'une zone de libre-échange.

    Berlin est un précurseur dans le développement des relations sino-européennes, et Bruxelles doit suivre son exemple. Le protectionnisme d'une partie conduirait nécessairement au protectionnisme de l'autre. Toutes deux feraient monter les coûts des entreprises européennes et alourdiraient la facture d'électricité de l'Europe.

     

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  • Il n'est pas sage pour l'UE d'entamer une guerre commerciale avec la Chine sur le secteur de l'énergie solaire

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    Entamer une guerre commerciale avec la Chine en se basant sur les allégations de dumping de produits solaires chinois ne serait pas avisé de la part de l'Union européenne (UE), car une telle manière ne ferait qu'entraîner des contrecoups néfastes non seulement pour les producteurs chinois mais aussi pour l'Europe elle-même.

    L'UE menace à nouveau d'utiliser ses armes antidumping contre la Chine dans un nouveau différend commercial, la Commission européenne ayant ouvert jeudi une enquête sur un dumping présumé de panneaux solaires de la part de producteurs chinois.

    Cette procédure antidumping, la plus grande jamais entamée par l'UE, nuirait en premier lieu aux compagnies de l'énergie solaire du bloc européen lui-même.

    Il est vrai que les producteurs de panneaux solaires européens pourraient tirer bénéfice de taxes antidumping qui seraient imposées par l'UE sur les produits chinois. Toutefois, les producteurs d'équipements solaires et fabricants de matières premières européens en pâtiraient.

     

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    Ces dernières années, les fabricants de panneaux solaires chinois ont importé des matières premières et des équipements d' Europe, et en particulier d'Allemagne, représentant plus de 10 milliards de dollars.

    Par conséquent, un effondrement des fabriques de panneaux solaires chinoises suite à la perte du marché européen ne ferait qu'aggraver la situation des fournisseurs d'équipements et de matières premières européens, et entraîner des destructions d'emploi chez eux.

    Ensuite, de telles taxes porteraient un coup sévère aux consommateurs de panneaux solaires européens, y compris les agriculteurs des Alpes. Au cours de la décennie écoulée, l' utilisation de l'énergie solaire s'est imposée comme une tendance majeure en Europe, qui est désormais le premier marché des panneaux solaires au monde.

    Outre la demande immense de panneaux solaires urbains, de plus en plus d'agriculteurs vivant dans les vallées des Alpes font installer des panneaux solaires sur leurs toits.

    Ainsi, les consommateurs européens auraient à payer un prix bien plus élevé pour leurs produits solaires si l'UE décidait d' exclure de son marché les panneaux solaires bon marchés de Chine.

    Troisièmement, l'application de mesures protectionnistes n'aurait que des effets négatifs sur la stratégie et la sécurité énergétiques de l'UE.

    Il est bien connu que les importations d'énergie de l'UE représentent la moitié de sa consommation énergétique. L'UE dépend fortement du pétrole du Moyen-Orient et du gaz de Russie, or l' Europe a souffert des coupes répétées des livraisons de gaz russes.

    Pour protéger sa sécurité énergétique, l'UE s'est efforcée de mettre en place une stratégie énergétique ambitieuse en promettant d'augmenter le pourcentage d'énergie renouvelable de 20 % d'ici à 2020.

    Le pilier de sa stratégie énergétique pour 2020 consiste à développer l'énergie solaire. Toutefois, sans les produits solaires bon marché et de haute qualité de Chine, cette stratégie sera difficile à développer car l'UE devra payer plus cher pour les mêmes produits.

    En résumé, la décision de l'UE de rejeter les produits solaires chinois par le biais de mesures protectionnistes est à courte vue et ne ferait que retomber sur l'UE elle-même.

    Selon les reportages de médias européens, certaines compagnies solaires de l'UE ont fait valoir que l'Europe devrait accueillir avec bienveillance les importations chinoises car elle rendent l'énergie solaire meilleur marché.

    L'association professionnelle Association for Applied Solar Energy a appelé l'UE à maintenir le libre-échange pour protéger l' emploi et soutenir la croissance du secteur.

    D'une manière générale, l'Europe devrait faire preuve de prudence avant de déclencher une guerre commerciale contre la Chine concernant les produits solaires.

     

  • Le conflit sur le vin avec l'UE s'envenime, un riche acheteur casse une bouteille étrangère pour apporter son soutien aux vins chinois

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    Le 26 août, Le treizième Festival international du vin 2012 s'est tenu dans le district de Changli, dans la province de Hebei. Durant une vente aux enchères, deux bouteilles de vins étrangers à prix d'or ont été achetées par un commerçant pékinois, qui a immédiatement brisé l'une des bouteilles pour démontrer son soutien aux vins chinois.

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  • LA CHINE ACHETE LES PRODUITS ETRANGERS.

    La Chine ne pratiquera pas la "Buy Chinese"
      

          BEIJING, 9 février  -- La Chine n'aura pas recours au  protectionnisme commercial en utilisant une clause semblable à  celle de "Buy American" (achetez américain) qui exclut les  produits étrangers dans les projets de relance intérieure, a  déclaré le vice-ministre chinois du Commerce Jiang Zengwei, lors  d'une conférence de presse lundi à Beijing. 

         "Nous ne pratiquerons pas la "Buy Chinese". Nous traiterons les produits chinois et étrangers de la même manière aussi longtemps  que cela sera nécessaire", a souligné le vice-ministre chinois.  

         Le Sénat américain a voté la semaine dernière une limitation,  mais un maintien, de la clause controversée "Buy American" du plan de relance de 900 milliards de dollars, qui recommande l'usage  exclusif d'acier et de fer américains dans tous projets de travaux publics financés par le plan de relance. 

         "Il est impossible de satisfaire la demande du marché chinois  avec les seuls produits fabriqués en Chine étant donné  l'intégration économique mondiale. Pourquoi devrions-nous avoir  recours au protectionnisme dans la situation actuelle?", a déclaré le vice-ministre. 

         Environ 20% des marchandises dont la Chine a besoin doivent  être achetés de l'étranger. C'est le cas des matières premières  industrielles, des produits agricoles et des objets de luxe,  a-t-il précisé.  

         La clause "Buy American" inquiète les principaux partenaires  commerciaux des Etats-Unis, en particulier l'Europe, le Canada et le Japon. Des économistes ont averti qu'elle pouvait déclencher  une guerre commerciale au détriment d'une économie mondiale déjà  fragilisée. 

         La Chine doit se méfier d'un éventuel retour au protectionnisme, a souligné Zhang Xiaoji, chercheur spécialisé dans les relations  économiques internationales du Centre d'Etudes sur le  Développement du Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement  central). 

         La Chine, qui dépend beaucoup de ses exportations, souffrirait  gravement si le protectionnisme gagnait du terrain en raison de la crise mondiale, a indiqué cet expert. 

         D'après lui, le plan de relance économique de la Chine va  "certainement stimuler les importations du pays", a-t-il dit à  l'agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle). 

         "Nous devons non seulement nous opposer au protectionnisme  commercial dans d'autres pays, mais aussi soutenir nous-mêmes le  commerce mondial", a-t-il poursuivi en soulignant que la Chine  pouvait ouvrir davantage son marché aux produits étrangers puisque le pays avait une marge de manoeuvre en raison de son confortable  excédent commercial. 

         La Chine a lancé en novembre dernier un plan de relance  économique de 4 000 milliards de yuans (586 milliards de dollars)  pour stimuler la demande intérieure et accélérer la croissance  économique. La majorité des investissements est dirigée vers la  construction d'infrastructures.