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  • C'est le président français Jacques Chirac qui a le plus boosté le tourisme chinois

    L'armée de soldats en terre cuite de Xi'an, mondialement connue, attire chaque jour un grand nombre de touristes chinois et étrangers. Si ce simple site archéologique est devenu un grand label touristique pour la ville de Xi'an, voire pour toute la Chine, et jouit d'une grande réputation et d'un attrait formidable en Chine comme à l'étranger, le mérite en revient à un président français, Monsieur Jacques Chirac, qui l'a qualifiée de « huitième merveille du monde ».

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    Bien entendu, la contribution au développement du tourisme chinois de M. Chirac, grand passionné de la culture chinoise et expert archéologique, ne se limite pas à ce site de statues en terre cuite. On peut citer bien d'autres exemples, comme les sculptures rupestres de Dazu, à Chongqing, les sites de Erlitou et de Sanxingdui dans la province du Henan qui doivent aussi leur réputation aux éloges de Chirac. Il faut peut-être surtout mentionner cette photo de Chirac surpris par un journaliste français : il lisait, au cours d'une réunion de l'Union européenne, un livre sur l'archéologie chinoise, car il devait trouver celle-ci plus intéressante que la réunion elle-même.

     

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    L'ancien président français Jacques Chirac visite le musée de l'histoire du Shaanxi en 2006

     

     

    En comparaison avec les éloges faits sur les nouilles de Beijing par le vice-président américain Joe Biden (en Chine en août 2011) et du premier ministre canadien Stephen Harper (venu à Beijing en février dernier), il est certain que les présidents français ont contribué davantage à la promotion du tourisme en Chine, tant en ampleur qu'en profondeur. Monsieur Chirac a par ailleurs un autre vœu à exaucer : écrire un scénario de film sur la vie du poète chinois Li Bai. Si cela se réalise, ce sera sans doute une autre contribution d'un président français à l'essor du tourisme chinois.

     

     

    D'autre part, depuis que la France a obtenu le statut de pays de destination des touristes chinois, approuvé par le gouvernement chinois, elle figure très souvent en tête de liste des pays préférés des touristes chinois. Il est donc juste d'affirmer que la France exerce une influence positive sur le voyage des Chinois à l'étranger.

    Un trait très marquant a été la très forte augmentation des touristes chinois en France. Selon les enquêtes de Global Refund, la France est le premier choix parmi les pays européens des touristes étrangers pour leurs achats. Un tiers des achats des touristes chinois est réalisé en France. Ceux-ci ont dépensé, en France en 2010, 650 millions d'euros (6,13 milliards de yuans) pour des marchandises détaxées, obtenant ainsi trois ans de suite le titre de rois des achats.

     
  • VAN ROMPUY PRESIDENT, BONNE NOUVELLE POUR LA CHINE.

    Un président pour l'Union européenne, une bonne nouvelle pour les relations avec la Chine

    La désignation du Premier Ministre belge Herman Van Rompuy comme président de l'Union européenne aidera les Nations membres à se mettre d'accord sur une politique unifiée avec la Chine et réduira les risques de brouilles relationnelles, ont dit diplomates et experts vendredi 20 novembre.

    Les dirigeants des pays membres de l'Union européenne en ont confié les rênes à Herman Van Rompuy jeudi (vendredi, heure de Beijing). Ils ont aussi nommé la Britannique Catherine Ashton, Commissaire européen au commerce, comme nouveau chef de la diplomatie européenne.

    Ces deux hautes fonctions avaient été créées sur la base du Traité de Lisbonne, réformant l'Union Européenne, qui prendra effet à compter du 1er décembre prochain.

    François Godement, directeur et professeur de l'Asia Center, qui dépend de Sciences Po à Paris, pense qu'une présidence de l'Union européenne stable aidera l'Europe à stabiliser des relations avec la Chine par trop fluctuantes.

    Les liens entre la Chine et certains pays de l'UE avaient été affectés l'année dernière après que certains dirigeants aient soutenu les séparatistes de la Région autonome du Tibet et appelé au boycott des Jeux Olympiques de Beijing. Certains dirigeants de l'Union européenne avaient même rencontré le Dalai Lama.

    « En ce qui concerne les relations sino-européennes, ce qui compte le plus est une approche politique descendante du problème », a dit M. Godement en marge d'un Forum sur les relations sino-européennes qui s'est conclu vendredi à Beijing.

    L'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne rendra la coordination entre la Chine et l'Union européenne plus directe et plus efficace, et particulièrement à une époque où les deux parties rencontrent des difficultés dans leurs relations, a dit Yang Jiemian, président de l'Institut d'Etudes Internationales de Shanghai.

    Une politique européenne chinoise mieux coordonnée réduira sans aucun doute les risques de détérioration des relations causée par des initiatives inamicales de certains pays, a-t-il ajouté.

    Point de vue partagé par James Kynge, éditeur au Financial Times. « Je pense qu'une des grandes frustrations dans les relations sino-européennes vient du fait qu'on n'a jamais vraiment su qui était le patron en Europe », a-t-il dit lors du Forum.

    « Mais maintenant que l'Union européenne a un président, la Chine aura peut-être plus de facilité à s'engager ... tout au moins avons-nous quelqu'un qui est supposé parler au nom de l'Union européenne entière ».

    Bart Pennewaert, Conseiller à l'Ambassade de Belgique à Beijing pense lui, toutefois, qu'il est difficile de dire si une politique chinoise est la tâche la plus urgente pour le président Van Rompuy. A ses yeux, le plus important pour l'heure semble être l'économie.

    Pour autant, d'après les experts, la rencontre d'Herman Van Rompuy avec le Vice-président Xi Jinping lorsque ce dernier était en Belgique le mois dernier a montré que le nouveau président de l'Union européenne, âgé de 62 ans, soutenait clairement la politique d'une seule Chine et ne soutenait aucune des activités séparatistes menées à l'encontre de la Chine.

    La nomination d'Herman Van Rompuy vient juste après la visite en Chine du président américain Barack Obama. L'importance qu'attache ce dernier à la Chine - et vice-versa - a fait se demander aux Européens si le rôle de l'Union européenne dans les affaires internationales n'en serait pas réduit.

    Mais pour Jean-Pierre Raffarin, l'ancien Premier ministre français qui était à Beijing récemment, « Les relations sino-européennes ne sont pas moins importantes que les relations sino-américaines ... le prochain Sommet Union Européenne-Chine montrera l'importance des relations sino-européennes ».

    Le 12e Sommet Chine-Union Européenne se tiendra le 30 novembre à Nanjing, capitale de la province du Jiangsu. Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt mènera la délégation de l'Union européenne et rencontrera le Premier ministre chinois Wen Jiabao.

    Jean-Pierre Raffarin pense que « l'Union Européenne et la Chine ont trouvé un consensus pour bâtir un monde multipolaire plutôt qu'unipolaire. Nous sommes tous d'accord pour dire qu'il n'y a ni G1, G2 ou G3 dans le monde, mais que c'est un monde multipolaire ».

    Gustaaf Geeraerts, directeur de l'Institut d'Etudes chinoises contemporaines de Bruxelles a lui déclaré lors du Forum que la synergie grandissante entre Beijing et Washington avait donné lieu à des spéculations sur un nouvel axe trans-Pacifique.

    « Le partenariat entre la Chine et l'Union européenne n'est peut-être pas stratégique, mais son potentiel est grand », a-t-il dit, « et, afin de renforcer leurs liens, la Chine et l'Union européenne doivent s'entendre sur les zones sur lesquelles elles souhaitent bâtir leur partenariat ».

    Et pour Eberhard Sandschineider, directeur de l'Institut de recherché du Conseil Allemand des Relations Etrangères, « l'importance stratégique des relations sino-européennes a encore besoin d'efforts constants de rééquilibrage ».

  • PHOTO DE FIDEL CASTRO ET DU PRESIDENT CHINOIS HU JINTAO

    xin_64437c8f73e74774bf58860121f029ff[1]Hu Jintao rend visite à Fidel Castro 

         La HAVANE, 18 novembre -- Le président chinois Hu  Jintao, qui effectue une visite d'Etat à Cuba, a rendu visite à  Fidel Castro, premier secrétaire du Comité central du Parti  communiste de Cuba, mardi à La Havane, et a procédé avec lui à une longue conversation dans une atmosphère sincère et amicale.