premier ministre

  • Wen Jiabao : la Chine doit faire avancer la réforme et insister sur l'ouverture (testament politique)

    131882240_71n.jpg

    La Chine doit poursuivre résolument la réforme de son système économique, politique, culturel et social et s'en tenir fermement à la politique fondamentale de l'ouverture sur l'extérieur, a déclaré samedi le Premier ministre chinois Wen Jiabao.

    Dans son discours prononcé lors d'une réception marquant le 63e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, M. Wen a indiqué qu'il restait encore un long chemin à parcourir pour faire de la Chine un pays socialiste moderne, prospère, démocratique, harmonieux et hautement civilisé.

    Le président chinois Hu Jintao, d'autres hauts dirigeants dont Wu Bangguo, Jia Qinglin, Li Changchun, Xi Jinping, Li Keqiang, He Guoqiang, Zhou Yongkang ainsi que plus de 1 200 personnalités chinoises et étrangères étaient également présents à la réception.

    "Il nous faut promouvoir la démocratie et l'Etat de droit socialiste, assurer l'équité et la justice sociales, améliorer le niveau d'instruction et de moralité de nos citoyens, et aboutir à la liberté et l'épanouissement général de tous," a promis le Premier ministre chinois.

    "Pendant que nous constatons nos réussites, il nous faut toujours garder un esprit lucide", a-t-il rappelé, ajoutant que la Chine avait accompli des changements prodigieux depuis sa fondation et surtout depuis le lancement de la réforme et de l'ouverture sur l'extérieur, et que cette année, le pays a encore accompli de nouveaux progrès dans la réforme, l'ouverture et la modernisation.

    Le pays se trouve dans une importante période d'opportunités stratégiques pour le développement, a estimé Wen Jiabao, soulignant que la grande force de la réforme et de l'ouverture ainsi que l'esprit intrépide de la nation chinoise pousseraient la Chine vers un avenir plus radieux.

    En ce qui concerne le 18e Congrès du Parti communiste chinois (PCC), le Premier ministre chinois a déclaré qu'il s'agissait d'une réunion importante "pour construire sur la base des acquis et ouvrir de nouvelles perspectives de développement".

    "Nous nous en tiendrons indéfectiblement à la ligne fondamentale du Parti et suivrons la voie du socialisme aux couleurs chinoises," a-t-il déclaré.

    Il a également réitéré les politiques du gouvernement pour Hong Kong, Macao et Taiwan, s'engageant à préserver la prospérité et la stabilité durables des Régions administratives spéciales et à promouvoir le développement pacifique des deux côtés du détroit de Taiwan.

    A propos des affaires étrangères, le Premier ministre chinois a assuré que la Chine poursuivrait une politique extérieure d'indépendance et de paix et défendrait fermement sa souveraineté et son intégrité territoriale.

    10-wenmain-450.jpg

  • JP Raffarin ,ancien Premier ministre: "Et si on s'inspirait de la Chine plutôt que d'en avoir peur ?"

    Voici une interview de Jean-Pierre Raffarin,ancien Premier ministre français et important soutient de Nicolas Sarkozy pour les prochaines élections présidentielles.

    Heureux de constater que ce brillant homme politique abonde dans le même sens que votre humble serviteur.

    Cette première phrase montre que monsieur Raffarin tire de ses nombreux voyages en Chine la même conclusion sur la jeunesse chinoise que je présentais dans mon article d'hier.

     

    En deux mois j'ai conduit deux missions à l'étranger: au Brésil et en Chine. Ce qui saute aux yeux dans ces pays, c'est l'énergie de la jeunesse : joie de vivre mais aussi travail.

    En Chine un élève de 4e arrive le matin dans la classe une demie heure avant le cours de 8h pour se préparer ; après 17h une majorité suit les cours complémentaires et le soir ils font leurs devoirs jusqu'à 23h.

    Disons la vérité : ils travaillent beaucoup plus que nous. Trop ? Les enfants de nos expatriés s'adaptent bien à ce rythme, malgré tout. L’adaptation reste la caractéristique de l'enfance. J'ai même rencontré des Français partis pour donner une meilleure éducation à leurs enfants.

    Si on ajoute à cette puissante éducation (plus forte en Chine qu'au Brésil) de grandes libertés d'initiatives, de projets (culturels économiques sociaux ou sportifs), de création en général, on comprend pourquoi la Chine et le Brésil attirent, chacun à leur façon, les jeunes du monde entier.

    Il faut avoir le courage de dire que, souvent, ils les rendent heureux.

     

    J'ai rencontré des centaines de jeunes expatriés séduits à l'étranger par les études, les entreprises, les ONG, les conditions de vie, mais aussi par les autres jeunes.

    Dans ce contexte, le discours de Nicolas Sarkozy aux jeunes de France était particulièrement pertinent si on veut espérer faire revenir au pays nos "Ulysse" après un long voyage. Et aussi retenir ici tous ceux qui ont tout pour y être heureux.

    La direction est tracée, il faudra passer à l'action. Il sera nécessaire de s'équiper de baskets pour courir plus vite. Les jeunes ont besoin d'aventures de responsabilités, de confiance parce qu’ils seront en grande partie créateur de leur emploi. L'économie, la culture, la communication sont pour eux sans frontières. Ces lignes de force me semblent profondément inscrites dans le Projet de Nicolas Sarkozy

     

    Pour les socialistes, le jeune est d'abord un être social à l'intérieur d'un modèle national figé. Ils ignorent le monde. Qui n'a pas vu de près la jeunesse chinoise est bien mal armé pour aider la jeunesse française. Qui ne suit pas le développement des BRICS ne mesure pas les changements de la culture mondiale. La culture des émergents devient la pensée dominante dans le monde.

    Il y a trente ans un jeune lusophone brésilien se sentait latin. Aujourd'hui, parce qu'il est "émergent", il se sent aussi proche des Chinois et des Indiens.

    Je suis inquiet du manque de curiosité internationale de François Hollande. Pour moi, l'élection de Nicolas Sarkozy est une condition nécessaire pour que la France reste connectée aux changements du monde. Nécessaire mais pas suffisante. Il faudra aussi que l’on apprenne à aimer le monde si on veut y vivre heureux.

     

    DSC_0081_redimensionner.jpg

    Jean-Pierre Raffarin reçu par la Premier ministre chinois Wen Jiabao

    Jean-Pierre Raffarin est vice-président du Sénat. Il a été Premier ministre de Jacques Chirac de 2002 à 2005.

     

  • Le PM chinois met en garde contre une nouvelle révolution culturelle si le pays ne promeut pas sa réforme politique

    Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a indiqué mercredi que la Chine avait non seulement besoin d'une réforme économique, mais également d'une réforme politique, en particulier de son système de direction du Parti communiste chinois et du gouvernement.

    Les tragédies telles que la Révolution culturelle pourraient à nouveau se produire en Chine si le pays ne réussit pas à promouvoir sa réforme politique afin d'éliminer les problèmes dans la société, a indiqué mercredi le Premier ministre chinois Wen Jiabao lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion de clôture de la session parlementaire annuelle.

    Sans des réformes plus approfondies, la Chine risque de perdre les résultats de la réforme et de l'ouverture acquis au cours des trois dernières décennies, car les nouveaux problèmes tels que la répartition inégale des revenus et la corruption ne sont toujours pas résolus.

    "La réforme est entrée dans une phase critique", a souligné M. Wen, ajoutant que les réformes devaient avancer, non pas stagner voire même reculer.

     

  • La Chine occupe, de par sa taille, la rapidité de son développement, l'ancienneté de sa civilisation, une place particulière dans ce monde en émergence et partout dans le monde en général (J.P.Raffarin)

    INTERVIEW: "Le développement inclusif" est un développement "qui doit concerner tout le monde" (Jean-Pierre Raffarin)

    Le thème du "développement inclusif" au prochain Forum Boao, prévu du 14 au 16 avril dans l'Ile de Hainan (sud Chine), est une grande question "du partage des fruits de la croissance" et il s'agit d'un développement "qui doit concerner tout le monde, ne pas laisser les gens au bord du chemin", a indiqué Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français et membre du Conseil du Forum.

    Dans une interview accordée vendredi à Paris à l'Agence Xinhua, M. Raffarin a souligné que la mondialisation, la globalisation ont permis des progrès considérables pour le mieux-être des populations et que ce développement doit veiller autant à la distribution des richesses qu'à leur production, est tout à fait pertinent pour explorer ensemble les voies et moyens d'améliorer les effets et la perception de la mondialisation.

    Selon l'ancien Premier ministre français, le Forum BOAO a su trouver sa place, en 10 ans, comme enceinte de rencontres, de discussions et d'avancées en matière de coordination et d' intégration économique en Asie.

    En tant que membre du Conseil du Forum, M. Raffarin a assuré qu'il ne peut que militer pour que le dispositif offert par le Forum soit mis au service d'une meilleure compréhension entre hommes venus d'horizons divers mais partageant une même planète dont la fragilité apparaît aujourd'hui.

    Selon lui, le monde a subit ces vingt dernières années une série de chocs violents qui ont parfois mis à mal des économies jusqu'alors dominantes ou incontestées = bulle immobilière au Japon, bulle internet aux Etats-Unis. "L'effet à court terme de ces bulles a pu être contenu par les politiques mises en oeuvre mais celles-ci ont nourri la bulle financière qui, en éclatant, a failli faire chavirer l'économie mondiale", a-t-il dit, en citant d'autres chocs comme celui de l'impact des changements climatiques, des tensions sur l'approvisionnement en énergie, du vieillissement de la population.

    Il a par ailleurs salué l'impact mondial positif du plan de relance chinois. La Chine occupe, de par sa taille, la rapidité de son développement, l'ancienneté de sa civilisation, une place particulière dans ce monde en émergence et partout dans le monde en général.

    Sur le nouveau plan quinquennal de la Chine, M. Raffarin a commenté que ce plan traduit une inflexion dans le mode chinois de croissance en accordant plus de place à la consommation intérieure, aux besoins de sécurité économique et sociale de la population. " C' est un processus à long terme mais qui me paraît bien engagé et c' est aussi une contribution à un meilleur équilibre du monde", a- t-il dit.