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  • Présentation du premier porte-avions chinois

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    Le premier porte-avions chinois, le Liaoning, portant le numéro de coque 16, a été mis en service le 25 septembre par la Marine de l'Armée populaire de Libération.

    Voici les données et chiffres principaux concernant ce navire, tirés de l'article paru mercredi dans le « Jiefangjun Bao » (Quotidien de l'Armée de Libération) :

     

    - Le Liaoning mesure plus de 300 mètres de long et 70 mètres de large, avec dix niveaux au-dessous du pont de vol et neuf étages au-dessus. Son déplacement d'eau dépasse les 50 000 tonnes.

     

    - Sur le Liaoning, l'effectif de personnel autorisé est de plus de 1 000 marins, parmi lesquels 98 % des officiers sont titulaires d'une licence ou d'un diplôme plus élevé; les officiers brevetés représentent les 2/3 du personnel. Il y a des femmes marins et elles disposent de lieux de vie séparés.

     

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    - Le Liaoning est équipé de moteurs traditionnels ( non nucléaires), et est conçu pour porter des chasseurs à ailes fixes et des hélicoptères. Les avions décolleront du porte-avions en utilisant une rampe de saut à ski.

     

    - Le porte-avions dispose d'un restaurant, d'un supermarché, d'un bureau de poste, d'une buanderie, d'une salle de sport, de bars et d'un centre d'élimination des ordures.

     

    - La livraison du Liaoning a fait de la Chine le dixième pays du monde et le dernier des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU à avoir un porte-avions en service actif.

     

    - Le Liaoning a été rééquipé à partir de l'ancien navire de guerre soviétique Varyag.

     

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    -Après des années de travaux de rééquipement pour y installer des moteurs et des armements, le Varyag avait complètement changé de visage en 2011. Il a effectué plusieurs sorties d'essai en mer, organisées par le chantier naval, avant sa mise en service. On s'attend à ce que la Marine lui fasse effectuer d'autres essais en mer après en avoir pris livraison.

     

    -Le Liaoning est sous l'autorité directe de la Marine de l'APL. Il sera utilisé principalement pour la recherche scientifique et la formation. La mise en service du Liaoning n'entraînera pas de changement dans la politique de défense nationale chinoise, qui est par nature défensive.

     

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    Des avions entièrement chinois pour le premier porte-avions

    Le premier porte-avions chinois sera équipé d'avions mis au point à partir d'avions de chasse construits en Chine, a déclaré hier Yang Yujun, porte-parole du ministère de la Défense.

     

  • Pourquoi faire tant de bruit sur la Marine chinoise ?

    Certains médias occidentaux continuent à faire dans le sensationnel sur la marine chinoise. A présent, ils affirment que « le porte-avions chinois devrait prendre la mer cet été ». En se livrant à ce genre de commentaires malveillants, certains observateurs occidentaux essaient de déformer les intentions et l'orientation stratégique de la Chine, et de salir son image dans la communauté internationale. Il est donc nécessaire de clarifier les choses et d'aider le monde à mieux comprendre la Chine.

    Un porte-avions, c'est une base aérienne qui se déplace sur les mers et qui permet à une marine de mener à bien diverses missions militaires, politiques et diplomatiques dans le monde. La Seconde Guerre Mondiale a vu la première utilisation à large échelle des porte-avions, qui ont joué un rôle décisif quand le Japon a attaqué Pearl Harbor et lors de la bataille de Midway entre l'US Navy et la Marine Impériale japonaise. Depuis lors, les porte-avions ont remplacé les cuirassés en tant qu'épine dorsale des flottes de haute mer modernes. Et durant la Guerre Froide, les groupes d'attaque de porte-avions sont devenus une plateforme d'armements majeure pour les Etats-Unis et l'ancienne Union Soviétique dans leur rivalité pour l'hégémonie maritime.

    Après la fin de la Guerre Froide, les Etats-Unis ont maintenu douze groupes d'attaque de porte-avions. Et même sans qu'il soit besoin d'en augmenter le nombre, la capacité de combat totale d'un seul de ces groupes est aujourd'hui équivalente à celle de six groupes pendant la Guerre du Golfe des années 1990. Cela est dû aux avancées technologiques de la plateforme de combat dans son ensemble, de la modernisation des avions embarqués et de la promotion du concept de guerre en réseau.


    Les porte-avions sont aussi essentiels pour le maintien de la domination mondiale des Etats-Unis. Quand éclate une crise internationale, quels que soient l'endroit et le moment, la première chose que fait un président américain est de demander où se trouvent ses porte-avions. Si jamais il y a le moindre signe de désordre dans une partie du monde, les Etats-Unis envoient un ou plusieurs porte-avions à titre de dissuasion ou pour des opérations militaires. Si posséder des porte-avions veut dire que l'on constitue une menace militaire pour les autres pays, alors en ce cas, les Etats-Unis peuvent être considérés comme la plus grande menace militaire du monde.

    De plus, peu importe que la Chine ait un porte-avions ou non, de toute façon, sa puissance militaire restera encore loin derrière celle des Etats-Unis, qui sont, et de loin, la plus grande puissance militaire mondiale.

    La Chine est une puissance terrestre et maritime qui possède une ligne côtière très longue et des intérêts et droits maritimes. Elle a donc besoin d'une marine puissante pour se défendre elle-même. Dans le passé, la Chine a subi à de nombreuses reprises des invasions impérialistes venant de la mer du fait de l'absence d'une marine forte. La Marine de l'Armée Populaire de Libération a été construite à partir de rien après la fondation de la République Populaire de Chine. Il est donc naturel qu'elle continue à grandir.

    En accord avec les exigences de la stratégie de défense au large de la Chine, la Marine chinoise est en train d'être modernisée pour améliorer ses capacités de combat générales, renforcer sa dissuasion stratégique et ses capacités de contre-attaque, coopérer en haute mer avec les autres marines et devenir capable de faire face à des menaces non conventionnelles. Grâce à un entraînement soutenu et la livraison accélérée de sous-marins, de destroyers, d'avions et de navires de soutien logistique modernes, la Marine chinoise a renforcé sa puissance globale de manière substantielle.


    Mais elle ne possède toujours aucun porte-avions en service. Elle n'est pas aussi forte que la marine de certains autres pays, ce qui fait pencher la balance de la puissance maritime de façon négative pour la Chine.

    C'est pour cela que la Chine a besoin de développer sa marine. Mais certains médias occidentaux déforment ses intentions. La Chine doit renforcer sa marine, non pour une expansion à l'étranger ou pour établir une hégémonie maritime, mais pour rééquilibrer la structure de la puissance maritime, afin de mieux protéger sa sécurité nationale et son développement, ainsi que pour contribuer à la paix dans le monde et à la stabilité et la prospérité régionales.

    La Chine est le seul membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui ne possède pas de porte-avions. Certains médias considèrent normal que les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et la France se doivent de posséder des porte-avions. Ils ne font pas tout un pataquès et ne protestent pas quand ils voient l'Espagne, le Brésil, l'Inde, et même la Thaïlande, posséder leurs propres porte-avions. Mais quand il s'agit de la Chine, ils ressortent leur théorie de la « menace chinoise » et en font une sorte de tsunami. Si cela n'est pas faire deux poids deux mesures, alors qu'est-ce que c'est ?

     

     



    Certains médias et groupes de réflexion occidentaux suspectent, pourtant sans raisons, que le développement rapide et soutenu de la Chine, et ses capacités militaires croissantes ont pour objectif de remodeler le cadre stratégique et géopolitique mondial. Ils tiennent pour acquis, de façon erronée, que la bonne tenue de l'économie chinoise pendant la crise économique constitue une menace pour l'Occident. Cette psychose les empêche de juger les faits de manière objective.

    Compte tenu de la croissance économique de la Chine, il est naturel qu'elle modernise ses armées. La Chine n'est pas différente des autres pays. Mais sa voie de développement, sa politique étrangère, son histoire et sa culture assurent que sa politique de défense est, et restera toujours, défensive. Ceux qui pensent un peu trop au sujet de la modernisation des forces armées chinoises détournent leur regard des faits réels.

    La Chine ne s'écartera jamais du chemin du développement pacifique et de l'harmonie globale. La Chine croit à la résolution des conflits par des moyens non militaires, et elle ne sera jamais la première à attaquer un autre pays. Peu importe le point de développement que la Chine atteindra, elle ne cherchera jamais à établir une hégémonie, ni à s'engager dans une expansion militaire, ni à poursuivre la « politique de la canonnière » de certains pays occidentaux.

    Il y a bien des disputes territoriales entre la Chine et des pays voisins. Mais la Chine n'a jamais utilisé ni n'utilisera jamais la puissance militaire comme un argument de discussion pour faire pression sur les autres pays. Au contraire, elle insistera toujours pour résoudre les conflits par le biais d'un dialogue pacifique.

    L'expérience montre d'ailleurs que loin d'être menacés, les pays voisins de la Chine ont au contraire largement bénéficié de l'émergence de la Chine et de son influence croissante dans le monde ces dernières années.


    La Chine a envoyé des troupes à l'étranger, soit pour des missions de maintien de la paix de l'ONU, soit pour escorter des navires marchands ou des navires des agences de l'ONU dans le Golfe d'Aden et dans les eaux au large de la Somalie. Ce sont des contributions de la Chine à la paix régionale et mondiale, à la sécurité et à la prospérité, pas une menace envers d'autres pays.

    La rapide croissance économique de la Chine a créé des opportunités pour la région et le monde. De la même manière, sa puissance militaire croissante apportera des contributions jamais vues jusque là à la paix, la stabilité et la prospérité régionales et mondiales.

    L'auteur est contre-amiral et ancien directeur de l'Institut pour les Etudes Stratégiques à l'Université de la Défense Nationale de l'Armée Populaire de Libération.


  • Le porte-avion chinois s'apprête à partir en mer

     

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    Récemment, plusieurs photos du porte-avion Varyag, qui est rénové par le chantier naval de Dalian, ont été publiées par des internautes. Les clichés montrent que la rénovation est entrée dans sa phase finale et que la construction de la grande passerelle est finie. Le porte-avion est brossé en vert glauque, la couleur symbolique de la marine chinoise.

    Selon un média canadien, le Varyag rénové partira en mer au mois d'avril. Il s'agira d'un moment historique pour la Chine, un rêve de 70 ans se réalisera.

    Dans les années 1940 déjà, la marine du Guomindang avait élaboré un projet de développement de l'armée navale comprenant la construction d'un porte-avion.

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  • La marine chinoise accède au rang de 3ème puissance mondiale

    Avec 424 bâtiments de combat pour 788 870 tonnes, le réveil est un peu brutal mais les chiffres sont là. La flotte chinoise, en pleine expansion, fait désormais partie des grandes puissances maritimes mondiales.


    Le destroyer Shenzhen

    Ce rôle devrait se renforcer dans les toutes prochaines années. Signe des temps, la marine chinoise fait son entrée dans le tableau des huit plus grandes marines de l'édition 2006 de Flottes de Combat. « C'est la première fois que la Chine y figure et cette présence va certainement secouer les esprits, d'autant, que pour une première, elle arrive directement en troisième position, derrière la Russie et bien avant la Grande-Bretagne », souligne Bernard Prézelin. Pour l'auteur de cet ouvrage de référence, réactualisé tous les deux ans, « comment s'en étonner puisque la Chine devient l'une des superpuissances du globe ? ». En comparaison, la Royal Navy, en pleine cure d'austérité, se maintient péniblement à 470.000 tonnes et la Marine nationale, sixième flotte mondiale après le Japon, affiche un tonnage de 307.000 tonnes. L'arrivée de la marine chinoise, sur le podium des trois premiers mondiaux, révèle la nouvelle importance que le gouvernement de Pékin place dans son action maritime. Toutefois, selon Bernard Prézelin, « Il convient de relativiser cette constatation, car elle n'a toujours, pour le moment, qu'une vocation régionale. Rappelons cependant que cette vocation n'était que locale il y a encore moins de dix ans. Ses théâtres d'opération vont probablement s'étendre dans la mesure ou la Chine a déjà, ou va aider, plusieurs Etats riverains de l'océan Indien pour la construction de bases navales (qui) seront autant de points d'appui pour ses propres bâtiments ». On peut ainsi citer Gwadar, au Pakistan, Marao aux Maldives, Chittagong au Bangladesh et les Iles Coco au Myanmar. La future vocation océanique de la flotte chinoise se traduit également dans la construction de grands pétroliers ravitailleurs, avec la mise en service de deux unités de 23.000 tonnes, portant à cinq la flotte de grands PR (contre quatre pour la France, à titre de comparaison).