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  • La Chine se fixe l'objectif d'augmenter la couverture de forêts à 1/4 de son territoire d'ici 2020 selon un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement

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    Presqu'un quart de la Chine sera couvert de forêts d'ici 2020, selon un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) publié jeudi à son siège à Nairobi.

    A l'occasion de la 2ème session de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement, tenue dans la capitale kényane, le PNUE a publié une série de rapports, dont "Green is gold" (Le vert est or) qui porte sur les objectifs du 13e plan quinquennal de la Chine dans l'amélioration de l'environnement.

    La Chine se fixe l'objectif d'augmenter la couverture de forêts à 23% de son territoire d'ici 2020.

    D'autres objectifs: réduire de 23% la consommation d'eau, de 15% la consommation d'énergie et de 18% les émissions de CO2 par unité du PIB.

    Le pays promet aussi de faire des efforts pour que chaque année, 80% des journées aient une bonne qualité de l'air dans les villes.

    Le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner, a indiqué que la Chine joue un rôle pionnier dans la réalisation des objectifs du développement durable.

    "Les autres pays peuvent apprendre des expériences de la Chine pour relever les défis en matière de ressources et d'environnement", a-t-il déclaré.

    Selon le rapport du PNUE, la Chine a obtenu nombre de réussites. A la fin de 2014, le pays a construit 10,5 milliards m2 de bâtiments économes en énergie dans les villes, ce qui représente environ 38% du total des bâtiments résidentiels urbains.

    338 villes chinoises sont capables de surveiller six différents indices de qualité de l'air. Il s'agit du plus grand réseau de surveillance de la qualité de l'air parmi les pays en voie de développement.

    La Chine a également abaissé la consommation d'énergie par unité du PIB ainsi que la quantité de CO2 émise par unité du PIB.

    La Chine cherche également à limiter la consommation totale d'énergie primaire à l'équivalent de 4,8 milliards tonnes de charbon standard d'ici 2020; à augmenter la part des combustibles non fossiles dans la consommation d'énergie primaire de 15%; à plafonner d'ici 2020 la part de la consommation de charbon à 62% de sa production énergétique; à atteindre le pic des ses émissions de CO2 en 2030; et à construire un système manufacturier vert, efficace, propre, recyclable et à bas taux de carbone.

    "Si la Chine réussit à atteindre ces objectifs alors elle fera un grand pas vers la transformation en économie plus écologique qui utilise les ressources de façon plus efficace, limite les risques du changement climatique et améliore la santé de son peuple", a jugé M. Steiner.

     

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    source Agence Xinhua

  • La Chine dévoile le premier tramway à hydrogène hybride

     

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    Comme beaucoup de pays et grandes villes , la Chine, confrontée à d'énormes problèmes de mobilité et de pollution, opte pour le tramway.

    Les autorités chinoises investissent de plus en plus dans les métros et les tramways. Pour le moment, les trams à Shanghai, Tianjin, Dalian, Shenyang et Changchun ne possèdent qu'une longueur de piste totale de 96,6 kilomètres. Plus de 200 lignes de tramway sont prévues à travers le pays pour une longueur totale de 4 000 kilomètres. 

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    Le 27 avril 2016, le premier tram de carburant 100% hydrogène hybride destiné au service commercial est sorti de la ligne d'assemblage de la CNR Tangshan Railway Vehicle Co, dans la province du Hebei (proche de Beijing).

    Il s'agit d'une innovation majeure du groupe chinois dans le domaine du tramway au plus haut niveau mondial. Le véhicule est composé de deux moteurs, une remorque et trois voitures, avec 66 sièges et une capacité maximale de 336 passagers.

    L'entreprise a collaboré avec la Southwest Jiaotong University et plusieurs instituts de recherche du pays pendant plus de 4 ans pour développer un mode de transport « zéro pollution et particules», avec des atouts comme le faible bruit, une énergie renouvelable et une haute efficacité de conversion énergique. 

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    Dans le même temps, un prototype du tram avancé a été présenté lundi pour des tests dans la province orientale du Shandong.

    Ce tram possède une vitesse maximale de 70 km/h et peut transporter plus de 300 passager dans ses trois voitures, a indiqué Li Yanyi, l'un des concepteurs en chef de la société Sifang Locomotive and Rolling Stock Co., Ltd., basée dans la ville de Qingdao.

    Le fond est situé à seulement 35 centimètres au dessus du sol, ce qui est accessible aux personnes âgés et aux jeunes enfants, a indiqué M. Li, ajoutant que le tram faisait moins de bruit et consommait moins d'énergie par passager que les autobus publics ordinaires.

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  • COP21: le calendrier chinois indépendant de celui de Paris

    L’essentiel des mesures prises par le gouvernement chinois en matière d’écologie vise à améliorer la situation à l’intérieur du pays. Et pour l'instant, cette politique est en ligne avec la Conférence climatique de Paris.

     

    Lundi dernier, les leaders de la France et de la Chine se sont entendus pour parvenir à un accord ambitieux et juridiquement contraignant à la COP21 (Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique qui se tiendra en décembre à Paris).

    La Chine, toujours considérée comme un cancre en matière de protection de l'environnement, semblerait donc effectuer "un virage inédit" dans ce domaine, selon les experts.

     

    Toutefois, il serait erroné de considérer que la RPC ne s'est jamais préoccupée d'écologie et commence à prendre les choses en main seulement maintenant.

    "Après la Conférence sur le climat à Rio-de-Janeiro en 1992, la Chine était le premier pays, suivi du Canada, à publier officiellement les résultats des discussions qui étaient à l'ordre du jour de ce sommet", explique à Sputnik Ekaterina Fortyguina, chercheuse et maître de conférences à la faculté de géographie de l'Université d'Etat de Moscou. "Cela montre la volonté de l'Empire du Milieu de lutter contre la pollution. Le problème, c'est qu'il y avait toujours un décalage entre les projets évoqués et les actions réalisées, compte tenu de la dynamique du développement de ce pays".

     

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    Photo prise en 2010

     
     
     

    Depuis les années 1980, la Chine adoptait systématiquement des mesures pour lutter contre la pollution. Sauf que ces mesures étaient locales ou régionales. C'est pourquoi de nombreuses conventions internationales que la Chine avait signées, notamment en ce qui concerne la protection des fleuves et des mers, ne portent aujourd'hui qu'un caractère déclaratif. C'est notamment le cas de l'accord sur le fleuve Amour, frontalier entre la Russie et la Chine.

     

    L'environnement, objectif numéro un du prochain plan quinquennal

    Toutefois, avec les années, les autorités chinoises sont parvenues à changer les choses en matière d'environnement. L'écologie est ainsi devenue un enjeu primordial de la politique nationale. Le prochain plan quinquennal (2016-2020) place d'ailleurs les problèmes environnementaux parmi les priorités du développement économique. Et d'ici à 2020, les sources alternatives d'énergie devraient atteindre 15 % de la balance énergétique chinoise, contre 1% à 2% actuellement.

    Par ailleurs, dans leur volonté de réduire l'utilisation du charbon, les autorités chinoises ont entamé des projets de construction massifs d'éoliennes dans le Xinjiang (Ouest du pays), et introduit des programmes pour la mise en service de panneaux solaires en zones rurales.

    En outre, pour améliorer la situation écologique dans le secteur industriel, le gouvernement chinois a durci les sanctions, prévoyant notamment des peines pénales pour les délits ou les infractions en matière d'écologie. Précédemment les industriels n'étaient passibles que d'amendes dans de telles situations. Aussi, des règles plus strictes, limitant la circulation automobile, ont été mises en œuvre à Pékin alors que les autorités municipales mettent massivement en service des transports en commun électriques ces dernières années.

     

    Les premiers résultats sont déjà apparents. Les Pékinois ont pu voir le ciel bleu presque tout l'été 2015 et le nombre d'épisodes de pollution a sensiblement baissé.

    Satisfaits de ces résultats, les autorités chinoises envisagent d'étendre la politique, mise en œuvre à Pékin, à d'autres villes. Et notamment aux régions du centre du pays et des provinces qui encerclent la capitale chinoise, où se trouvent des foyers industriels traditionnels.

    Une politique écologique étendue à toute la Route de la Soie?

    Lors de sa visite en Chine, François Hollande s'est félicité également de la décision de Xi Jinping d'utiliser des leviers financiers, tels que la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (BAII) et de la Banque de développement des BRICS pour lutter en commun avec les pays voisins contre certains phénomènes climatiques, liés à la pollution. 

    "C'est notamment le cas des tempêtes de sable qui touchent la Chine du Nord, mais aussi la Mongolie, l'Extrême-Orient russe et les deux Corées", explique Ekaterina Fortyguina. "Un gigantesque projet de construction des systèmes de protection contre le sable est en cours actuellement dans le désert de Gobi".

    Globe
    Changement climatique: un sommet décisif bientôt à Lima

    Cependant, l'utilisation de ces moyens financiers reste limitée, car l'objectif de ces projets est assez flou, la Chine ne promettant pour l'instant rien de concret. En commentant la visite du président français en Chine à mois d'un mois de la COP21, Ekaterina Fortyguina exprime des doutes quant à l'efficacité du format des Conférences sur le climat pour résoudre les problèmes de l'environnement. "L'avantage incontestable de ces formats, c'est que chacun peut y exprimer son point de vue", dit-elle, en ajoutant que des mesures concrètes ne suivent pas les promesses faites. C'est le cas du Protocole de Kyoto, qui n'est toujours pas mis en œuvre.

     

    Le chercheur d'IRIS Bastien Alex doute également que la Chine puisse influencer les pays hésitant à relever les objectifs, fixés par cette conférence à venir.

    "La Chine peut favoriser un mouvement, mais ne peut contraindre les autres pays en développement à fournir des objectifs de réduction", résume-t-il.



    Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20151104/1019304236/chine-france-changement-climat.html#ixzz3qbL1HsHA

  • La Chine n'est pas le principal responsable du réchauffement climatique selon le livre "20 idées reçues sur l'énergie", Editions De Boeck

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    Les pays émergents sont souvent désignés comme étant des pays très pollueurs.

     

     

    Néanmoins, une approche fondée sur les émissions de CO2 consommées plutôt que sur celles produites (comme c’est le cas aujourd’hui) révèle que les émissions n’ont pas significativement augmenté dans les pays émergents ni réellement diminué dans les pays industrialisés.

    Les émissions de CO2 des pays émergents, en premier lieu la Chine, augmentent rapidement tandis que celles des pays développés évoluent modérément. D’ailleurs, la Chine, deuxième puissance économique mondiale, est le premier émetteur de CO2 au monde devant les États-Unis. Elle est responsable de 27 % des émissions. Lors des sommets sur le climat, elle refuse pourtant de ratifier les accords visant à réduire les émissions. Ceci est plus ou moins ce que vous pouvez lire dans les médias occidentaux. A force de marteler ces assertions, les médias réussissent à distiller leur propagande antichinoise.
    Le mode de comptabilisation des émissions de CO2 n’est pas juste. Il prend en compte le CO2 émis sur un territoire national malgré le mouvement de délocalisation des industries vers les pays émergents (notamment la Chine) depuis le début des années 1990. En prenant en compte les émissions de CO2 basées sur la consommation (c’est-à-dire tenant compte des exportations et des importations de dioxyde de carbone), les chiffres révèlent qu’une partie de la baisse des émissions de CO2 des pays riches est liée à « l’exportation » de ce CO2vers les pays émergents. Avec ce mode de calcul, les émissions de CO2 des États-Unis sont réévaluées de 13  % alors que celles de la Chine diminuent de 22 % sur 2009. Sur cette même année, les émissions de CO2 basées sur la consommation américaine étaient supérieures à celles de la Chine (respectivement, 5,6 milliards de tonnes de CO2 contre 5,1 milliards). Par contre, en se basant sur les émissions de CO2 produites sur le territoire, la Chine était devant les États-Unis (respectivement, 6,6 milliards contre5 milliards). En reprenant ces grandeurs et en les appliquant aux chiffres de 2013, l’écart entre les deux pays se réduit. La Chine émet 7,7 milliards de tonnes de CO2 (au lieu de 9,9) ; les États-Unis, 5,9 milliards de tonnes (au lieu de 5,2). En moyenne, un Américain émet 19,8 tonnes de CO2 alors qu’un Chinois n’en émet plus que 4,8 tonnes.

    Selon la méthode « traditionnelle » de comptabilisation des émissions de CO2, les pays émergents ont émis, en 2010, 40 % de plus que les pays industrialisés. En considérant l’approche de comptabilisation des émissions liées à la consommation, les pays en développement et émergents ont émis seulement 7 % de plus. La diminution des émissions de CO2dans les pays riches est donc davantage expliquée par un transfert de leur production vers les pays émergents que par un réel changement des comportements. Cela n’exonère pas les pays émergents de prendre des mesures pour lutter contre le réchauffement climatique (notamment en arrêtant de subventionner les prix des carburants). Cependant, l’utilisation d’indicateurs incomplets ne facilitera pas l’engagement actif de tous les pays pour sauver le climat.

    Source : "20 idées reçues sur l'énergie", de Raphaël Homayoun Boroumand, Stéphane Goutte, Thomas Porcher, 2015, publié aux éditions De Boeck. Pour acheter ce livre, cliquez ici.


     
     

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  • Les 10 villes les plus polluées de Chine à éviter et les 7 villes avec la meilleure qualité de l'air

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    Centre de Shenzhen en novembre 2013

    Parmi les 74 grandes villes surveillées en Chine, sept d'entre elles  ont connu un mois complet avec une meilleure qualité de l'air. Dans l'ordre ce sont: Shenzhen, Xiamen, Haikou, Kunming, Guiyang, Nanchang et Lhassa.

    Shenzhen a injecté 15,1 milliards de yuans dans le traitement des eaux usées. Avec la mise en application des mesures comme le traitement de la pollution des centrales électriques, des chaudières et des automobiles, la ville a pu enregistrer 210 jours d'excellente qualité de l'air et 146 jours de bonne qualité, soit 97,5 % de l'année.

    Voici les 10 villes avec la plus mauvaise qualité de l'air :

     

    Tangshan

     

    Tangshan est une grande ville industrielle située dans la Province du Hebei, dans le Nord de la Chine.

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    Destruction d'un haut fourneau de 450 mètres cubes dans la ville de Tangshan

    Zhengzhou

     

    Zhengzhou est la capitale et plus grande ville de la Province du Henan. Plaque tournante des transports pour la Chine centrale, elle se trouve également sur la rive Sud du fleuve Jaune.

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    Jinan

     

    Jinan est la capitale de la Province du Shandong, dans l'Est de la Chine.

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    Baoding

     

    Baoding, dans la Province du Hebei, se trouve à seulement 140 kilomètres au Nord-est de Beijing.

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    Xingtai

     

    Xingtai est située dans le Sud de la Province du Hebei. Elle a une superficie totale de 12 486 kilomètres carrés et administre 2 districts, 2 villes de niveau comté et 15 comtés.

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    Shijiazhuang

     

    Shijiazhuang est la capitale et plus grande ville de la province du Hebei, en Chine du Nord. Elle se trouve à environ 280 km au Sud-ouest de Pékin.

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    Handan

     

    Handan est situé dans la partie Sud-ouest de la Province du Hebei. Elle est bordée au Nord par Xingtai, le Shanxi à l'Ouest, le Henan au Sud et le Shandong à l'Est.

     

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    Langfang

     

    Langfang, une ville de la Province du Hebei, est située à mi-chemin environ entre Beijing et Tianjin.

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    Changzhou

     

    Changzhou est située dans la Province du Jiangsu, dans l'Est de la Chine.

     

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    Hengshui

     

    Hengshui est située dans le Sud de la Province du Hebei, bordant le Shandong au Sud-est.

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  • La Chine crée "la Grande Muraille verte" de 4500km pour contrer la sécheresse

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    Pour contrer l’avancée du désert de Gobi et lutter contre le réchauffement climatique global, la Chine adopte un vaste plan de reforestation considéré comme le plus grand projet écologique mondial. Une véritable « grande muraille verte » qui fait de la Chine, contre toute attente, la première puissance en matière de politique de reforestation.

     

    L’empire du milieu voit les choses en grand avec un projet pharaonique débuté il y a quelques années et qui, selon une récente étude, commence à porter ses fruits.

    Un cordon sanitaire d’arbres d’une étendue de 4.500 km plantés en lisière du désert pour freiner son extension, voici en quoi consiste ce qui serait le plus vaste projet écologique au monde. Lutter contre la désertification semble être un enjeu majeur en Chine. Le phénomène, en plus de réduire la surface de terres arables précieuses pour nourrir une population de 1,4 milliards d’humains engendre de grandes tempêtes de sable et favorise les inondations massives comme ce fut le cas avec le fleuve Bleu en 1998.

    Mais les efforts du gouvernement Chinois en matière de politique de reforestation semblent aujourd’hui s’avérer payants, selon l’étude Australienne menée par l’Université de New South Wales qui a analysé 20 ans de données satellitaires sur les émissions de gaz à la surface de la terre.

     

     

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    Selon les auteurs de l’étude en question : « L’augmentation de la végétation vient d’une combinaison chanceuse de facteurs environnementaux et économiques, ainsi que des projets de plantation massives d’arbres en Chine. L’augmentation de la végétation dans les savanes d’Australie, d’Afrique et d’Amérique du Sud est le résultat de l’augmentation des précipitations alors qu’en Russie et dans les anciens pays du bloc soviétique nous avons vu une croissance des forêts sur les terres agricoles abandonnées. La Chine est le seul pays à avoir augmenté intentionnellement sa végétation avec les projets de plantation d’arbres. »

    En effet, selon l’administration des forêts de l’État, ce ne sont pas moins de 13 millions d’hectares de forêt qui ont été plantés depuis 2008. Cette croissance végétale, conjuguée à la repousse sur les terres agricoles Russes, aurait permis de compenser à hauteur de 85% les pertes en carbone de la biomasse dues à la déforestation.

    Pep Canadell, co-auteur de l’étude, explique qu’il est primordial de reconnaître que la croissance végétale capture une grande quantité de nos émissions de CO².

    Cette course effrénée à la reforestation dans le but de compenser les quantités astronomiques de gaz émis dans l’atmosphère provoqués par la croissance économique Chinoise vertigineuse trouve également sa source dans l’inquiétude grandissante de la population quant aux divers épisodes de smog, cette brume épaisse constituée de polluants qui vient régulièrement assombrir les mégalopoles et dont un reportage d’une critique rare à récemment fait le buzz en Chine.

     

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    Nouvelles en Bref

     

    Un total de 11 millions de voyages par train auraient été effectués par les Chinois le 3 mai, le dernier jour des congés de trois jours pour la Fête du Travail, a déclaré dimanche la China Railway Corporation (CRC).

     

    Le président russe Vladimir Poutine a ratifié samedi un accord d'approvisionnement en gaz avec la Chine via la route de l'est. "L'accord a pour but de renforcer la coopération énergétique russo-chinoise, et définit les termes principaux de l'approvisionnement en gaz naturel de la Russie vers la Chine via la route de l'est, incluant la section transfrontalière du gazoduc qui traverse le fleuve Amour (Heilongjiang en Chine) .

    Le 29 avril, 500g de thé vert Maojian suprême ont été vendus pour 200 000 yuans (29 000 euros) aux enchères à Zhangjiajie, ville touristique et productrice du thé vert du Hunan. Selon des initiés, 500g, c'est la production annuelle du thé Maojian suprême. Il s'agit en fait d'une sélection des pousses cueillies sur les 60 000 théiers de la ville.

     

     

  • Amende record infligée au fournisseur de frites de McDonald's à Beijing pour avoir pollué

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    Une société de Beijing qui fournit des frites à McDonald's s'est vu imposer une amende record de 3,9 millions de yuans (655 000 $) pour avoir pollué l'eau, a indiqué mercredi l'organisme municipal de surveillance de l'environnement.

    La sanction infligée à la Beijing Simplot Food Processing Co Ltd, une coentreprise entre le géant de l'agroalimentaire américain JR Simplot Company, McDonald's et la Beijing Agricultural, Industrial and Commerce General Company, est la plus grosse amende à avoir été infligée par Beijing pour cause de pollution.

    En novembre, les inspecteurs officiels ont trouvé que la demande chimique en oxygène dans les eaux usées rejetées par la société avait atteint 563 mg par litre, ce qui dépassait la limite permise de 500 mg par litre.

    Les autorités d'application de la loi ont immédiatement bloqué les canalisations d'eaux usées de l'entreprise et lui ont ordonné de transporter ses eaux usées vers une usine de traitement.

    La pollution a eu lieu alors que Beijing Simplot modernisait ses installations de traitement des eaux usées. L'eau polluée a coulé dans des réseaux de canalisations urbaines, selon le Bureau de protection de l'environnement de l'arrondissement Fengtai.

    Après la tenue d'une audience en mars, le Bureau a décidé d'infliger une amende.

    Fondée en 1992 dans l'arrondissement Fengtai de Beijing, Beijing Simplot produit surtout des frites et des pommes de terre rissolées pour McDonald's et d'autres clients d'Asie de l'Est.

    Ces dernières années, la Chine a renforcé l'application de la loi pour les pollueurs au cours de sa campagne de protection de l'environnement.

     

                                        Nouvelles en Bref

     

    La police chinoise a arrêté 16 membres d'un gang étranger prétendument impliqués dans un trafic de drogue et des vols, dans la province chinoise du Guangdong (sud), selon une source policière. Onze des suspects étrangers ont été arrêtés et une grande quantité de drogue saisie lors d'attaques lancées par une centaine de policiers dans les villes de Guangzhou (Canton), Foshan et Dongguan.

     

    3 754 ressortissants chinois bloqués au Népal jusqu'à mardi soir ont été renvoyés dans leur pays grâce à des vols chinois, a déclaré mercredi l'ambassadeur de Chine.

     

    Des satellites chinois surveillent actuellement les zones frappées par le séisme au Népal en fournissant des images en haute résolution pour les opérations de secours, a annoncé mardi l'Administration nationale des sciences, technologies et industries pour la défense nationale (ANSTIDN).

     

     

     

     

     

     

     

     

     
     
     

     

  • Les principales sources de polluants des villes chinoises identifiées

     

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    D'après de nouvelles recherches, véhicules, charbon, poussière en suspension et la production industrielle sont de 85 à 90% les principales sources de pollution atmosphérique dans la plupart des villes chinoises.

     

    Wu Xiaoqing, vice-ministre de la protection de l'environnement, a déclaré mercredi lors d'une conférence à Wuxi, dans la province du Jiangsu, que plusieurs scientifiques venaient d'analyser les sources de particules atmosphériques dans neuf métropoles, dont Beijing, Tianjin et Shanghai.

     

    Verdict : les véhicules sont les plus grands pollueurs à Beijing, à Hangzhou, la province du Zhejiang et Guangzhou et Shenzhen dans le Guangdong. Alors que la combustion du charbon émet encore la plupart des particules à Shijiazhuang (la province du Hebei), et à Nanjing dans le Jiangsu.

     

    La source de pollution majeure à Tianjin est la poussière en suspension, et la production industrielle pour Ningbo, dans la province du Zhejiang. A Shanghai "les sources mobiles" sont responsables de la plupart de la pollution.

     

    La recherche des polluants nécessite l'analyse des particules recueillies pour tracer les émissions.

     

    Chai Fahe, vice-président de l'Académie chinoise des sciences environnementales, a indiqué que l'étude menée par le ministère de la protection de l'environnement, a débuté en 2013 et impliquait également l'Académie chinoise des sciences et l'Académie d'ingénierie.

     

    Un projet visant à encourager les efforts locaux pour gérer plus efficacement la pollution de l'air.

     

    «Les résultats pour Beijing, Tianjin et Shijiazhuang, montrent que ces trois municipalités, bien que géographiquement très proches, connaissent différents types de pollution», a expliqué Chai Fahe.

     

    Shanghai par contre connaît une situation unique. En raison de son industrie maritime florissante, à la fois sur le plan national et international. Les «sources mobiles» sont devenues les principales causes de dégradation de l'environnement, devant les émissions des véhicules, comme à Beijing et Guangzhou.

     

    L'enquête a guidé l'élaboration de nouvelles politiques dans certaines villes. Par exemple, la publication des principaux polluants atmosphériques dans la capitale, publiée en avril 2014 a montré que plus de 30% de la pollution locale provenait des véhicules. C'est pourquoi, un plan d'urgence a été mis à jour cette semaine.

     

    Dorénavant, si un smog lourde persiste pendant plus de trois jours à Beijing, les autorités lanceront un plan d'urgence de niveau supérieur, notamment en limitant l'utilisation des véhicules privés sur la base d'une alternance sur les routes, en fonction du numéro des plaques d'immatriculation se terminant par un chiffre pair ou impair.

     

    Pour Chai Fahe, la prochaine étape consistera à travailler sur la répartition des sources de particules atmosphériques dans les régions plus grandes. Cela pourrait répondre à des questions telles que comment les polluants s'écoulent et l'influence mutuelle des régions, comme le pôle Beijing-Tianjin-Hebei.

     

    Vingt-six autres villes divulgueront leurs sources de polluants plus tard cette année. Wu Xiaoqing a fait savoir qu'un inventaire des émissions détaillées pour les neuf villes où les sources de pollution ont déjà été réparties sera rendu public prochainement.

     

  • Chine : Tianjin ferme sa dernière centrale à charbon pour réduire la pollution

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    Vue de Tianjin

     

    Depuis quelques années, les problèmes liés à pollution sont la première priorité du gouvernement chinois.La municipalité de Tianjin, limitrophe de Beijing, a fermé sa dernière centrale thermique située en zone urbaine mercredi soir pour la remplacer par une centrale au gaz installée en banlieue afin de réduire la pollution.

     

    Selon la Commission municipale du développement et de la réforme, la Centrale thermique Chentangzhuang a fermé ses trois générateurs, et la nouvelle centrale au gaz sera la plus grande de Chine. Elle sera capable de générer 8,3 milliards de kWh et de chauffer 240.000 foyers.

     

    Cette décision permettra de réduire de 2,33 milliards de tonnes la consommation annuelle de charbon de Tianjin. Les émissions annuelles de la nouvelles centrale représenteront une baisse de 927 tonnes pour le dioxyde de soufre, de 5.169 tonnes pour l'oxyde nitrique et de 140 tonnes pour la poussière.

     

    L'autre centrale thermique de la zone urbaine, la centrale No 1 de Tianjin, fondée en 1937, a été fermée le 18 novembre 2011. En tant que ville industrielle, Tianjin est parmi les villes les plus polluées de Chine.

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    En septembre 2013, un plan quinquennal a fixé pour la ville l'objectif de réduire la consommation de charbon, de promouvoir l'utilisation des énergies propres et de baisser la production de polluants dans le but de réduire de 25% la densité des particules PM 2,5 entre 2012 et 2017.

    Tianjin est une des plus grandes et plus belles villes de Chine , mais comme Beijing, les villes du Hebei, qui entourent Beijing et Guangzhou , elle fait partie des villes les plus polluées de Chine.

    Si Tianjin était classée , comme Shenzhen, parmi les 10 villes les moins polluées de Chine, j'aimerais y vivre.

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  • Les dix villes les plus polluées de Chine

    Le ministère chinois de la Protection environnementale a dévoilé le 2 février le classement de 74 grandes villes chinoises en termes de qualité de l'air. Parmi les dix villes les plus polluées, soit Baoding, Xingtai, Shijiazhuang, Tangshan, Handan, Hengshui, Jinan, Langfang, Zhengzhou et Tianjin, sept se trouvent dans la province du Hebei. Par ailleurs, les dix villes où l'air est le plus pur sont Haikou, Zhoushan, Lhassa, Shenzhen, Zhuhai, Huizhou, Fuzhou, Xiamen, Kunming et Zhongshan.

     

    Selon les chiffres du ministère, dans les 13 villes de la zone Beijing-Tianjin-Hebei, la qualité de l'air ne respecte les normes de pollution que 156 jours par an, soit 85 jours de moins que la moyenne nationale.

     

    Shenzhen, l'une des villes où l'air est le plus pur