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  • La planification en Chine a été un outil de développement qui s'est appliqué à un modèle plutôt proche du modèle du marché que du modèle de l'ancienne conception du socialisme (J-L Mélenchon)

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    "Je trouve stimulant et intéressant de voir comment la planification a été un outil de développement qui s'est appliqué à un modèle plutôt proche du modèle du marché que du modèle de l'ancienne conception du socialisme", a déclaré M. Mélenchon.

    Le développement de la Chine constitue "une chance pour l'humanité", a estimé Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche français et ancien candidat du Front de gauche, qui a récolté 11,11% des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle d'avril-mai 2012.

    "Je considère que c'est une chance pour l'humanité", a déclaré l'ancien candidat à l'Elysée, dans une récente interview accordée en exclusivité à l'agence Xinhua.

    "La Chine, par sa montée en puissance et par le relais que son marché intérieur est en train de provoquer, peut être une puissance qui apaise les relations économiques mondiales en proposant au monde un pôle de stabilité", a estimé M. Mélenchon.

    L'homme politique français a notamment souligné que les Chinois partageaient avec les Européens et les Français le souhait de bâtir "un monde organisé avec des échanges équilibrés et négociés", loin du "libre marché" prôné par les Nord-Américains.

    Dans cette optique, il a envisagé la conclusion d'accords privilégiés de coopération entre les pays européens et la Chine comme un développement souhaitable de leurs relations économiques et commerciales.

    "Je suis un partisan actif d'un dialogue débarrassé de préjugés avec les Chinois", a-t-il affirmé, tout en admettant qu'il existait des divergences d'idées entre les Européens et les Chinois.

    Par ailleurs, ce farouche opposant à l'austérité budgétaire préconisée par l'Union européenne (UE) a salué le "pragmatisme" dont sait faire preuve l'Etat chinois. Le leader du Front de gauche a poursuivi en évoquant un autre atout : "le recours des Chinois à la politique planifiée qui tâche de se donner la maîtrise du temps".

    "En Europe et dans le monde anglo-saxon, il n'y a plus aucune maîtrise du temps", a-t-il regretté, constatant "la domination du temps très court" au détriment de "toute stratégie de long terme".

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    A la veille du 18e congrès du Parti communiste chinois (PCC) à Pékin, le député européen a estimé que le pays, fort de sa population d'un milliard trois cent millions, relèverait deux grands défis : la question environnementale et celle du pluralisme politique.

    "Le défi écologique sera traité par la Chine", a prédit M. Mélenchon, mettant en avant la responsabilité de Beijing envers le reste de l'humanité, celle d' "apporter des réponses qui soient utiles pour le monde entier" à cet égard.

    "Il y a une évolution sur le fond qui doit être faite par le communisme, qui doit intégrer la dimension écologique de la crise", a-t-il remarqué, mettant notamment en cause "le caractère productiviste (...) intrinsèquement lié au capitalisme".

    "Deuxièmement, se pose la question de comment prendre en compte la diversité qui s'exprime naturellement dans la société", a poursuivi M. Mélenchon, évoquant l'autre défi majeur qui doit être abordé par les autorités chinoises.

    "Dans le passé, le modèle communiste pensait que c'est par la forme de la dictature du prolétariat que cette autorité pouvait s'exercer. L'expérience montre que ce n'est pas le meilleur chemin et que cela comporte des risques d'erreur qui coûtent horriblement cher", a expliqué ce leader d'extrême-gauche, dont la formation politique est née en 2009 d'une alliance avec le Parti communiste français (PCF).

    "Par conséquent, la question du pluralisme politique est compliquée à envisager et à comprendre, dans bien des endroits du monde. Elle doit être posée aussi en Chine", a-t-il ajouté.

    "Je fais confiance aux Chinois pour l'aborder", a conclu M. Mélenchon, qui n'a pas caché son admiration pour ce "peuple de profonde culture".

     

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    A 20 ans , J-L Mélenchon avait un petit air Bonaparte

  • La Chine va mener la course aux véhicules à énergies nouvelles

     

    Cette voiture entièrement électrique, développée par Shanghai Automotive Industry et présentée à l'exposition universelle de Shanghai en 2010, devrait être lancée en octobre 2012. La Chine vise la pole position du secteur mondial des véhicules à nouvelles énergies, avec des volumes de vente de 5 millions d'unités d'ici 2020.

     

    La Chine s'apprête à lancer un plan de développement dans les domaines de l'économie d'énergie et des véhicules à énergies nouvelles afin de devenir un leader du secteur d'ici dix ans. Le pays prévoit notamment des fonds gouvernementaux de 100 milliards de yuans (10,69 milliards d'euros).

    Ce plan longtemps attendu, rédigé conjointement par le ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information, le ministère des Sciences et de la Technologie, le ministère des Finances et la Commission nationale pour le développement et la réforme, a été soumis pour approbation au Conseil des affaires d'État, a indiqué le vice-ministre de l'Industrie Su Bo.

    Selon l'ébauche, qui met particulièrement l'accent sur les voitures hybrides et les véhicules purement électriques, la Chine vise la première place mondiale du secteur des véhicules à énergies nouvelles, avec des volumes de vente de 5 millions d'unités d'ici 2020. Ce but s'accompagne d'investissements gouvernementaux dans les technologies clés afin de construire une chaîne de production solide et compétitive.

    La proposition souhaite également que durant le 12e plan quinquennal (2011-2015), la Chine se dote d'une capacité de production d'un million de véhicules à énergies nouvelles, dont 50 % de véhicules entièrement électriques ou de voitures hybrides rechargeables.

    De plus, dans l'optique de promouvoir le développement des technologies clés qui assureront le futur de ce secteur, le gouvernement central, fondera jusqu'à cinq entreprises chargées de produire des batteries et des moteurs électriques d'ici 2015.

    Un rapport de Bloomberg citant Wang Xiaoming, membre du Département de recherche en économie industrielle sous l'égide du Conseil des affaires d'État, explique que le pays cherche à réduire le prix des batteries utilisées dans les véhicules à 2 yuans par watt-heure d'ici 2015, et à 1,5 yuan d'ici 2020.

    Grâce à des investissements conséquents, Chen Qingquan, président de l'Association mondiale des véhicules électriques, prédit que la Chine sera première du secteur, avec une part de marché estimée à 15 % pour les véhicules électriques et hybrides dans le pays d'ici 2020.

     

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    Pour comparaison, JPMorgan Chase & Co prévoit que les véhicules électriques ne compteront que pour 1 ou 2 % des ventes mondiales de véhicules à l'horizon 2020.

    Pour le gouvernement chinois, l'importance attachée aux véhicules hybrides rechargeables et tout électriques est stratégique pour assurer la compétitivité de l'industrie automobile du pays sur le marché global, étant donné que les pays occidentaux ont traditionnellement dominé les technologies automobiles, explique Gao Li, analyste auto auprès de Huachuang Securities.

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    La batterie étant largement facteur du coût de production des véhicules électriques, Gao estime que d'ici 2012, la Chine produira 100 000 véhicules à énergies nouvelles qui permettront de faire tourner une industrie des batteries estimée à 6 milliards de yuans.