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  • Cette fois, c'est officiel, la Chine est la première puissance économique mondiale

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    Pour les Etats-Unis, c’est sans doute une nouvelle qui ne sera pas facile à admettre : ils ne sont plus les n° 1, mais les n° 2. Oui, c’est aujourd’hui officiel, l'économie chinoise a dépassé celle des États-Unis pour devenir la plus grande du monde. Pour la première fois depuis la présidence d’Ulysses S. Grant, c’est-à-dire depuis près de 150 ans, l'Amérique n’est plus la première puissance économique de la planète. C’est un évènement capital, et pourtant il est passé quasiment inaperçu.

     

    Le Fonds Monétaire International a en effet récemment publié les derniers chiffres de l'économie mondiale. Et quand on mesure la production économique nationale en termes « réels » de biens et services, le PIB de la Chine se monte cette année à 17 632 milliards de Dollars US contre 17 416 milliards de Dollars US pour les Etats-Unis. Pour mesurer l’incroyable chemin parcouru par la Chine, il suffit de rappeler qu’en l’an 2000, les Etats-Unis produisaient encore trois fois plus qu’elle!!!

     

    Si on regarde les chiffres différemment, la Chine représente désormais 16,5% de l'économie mondiale, mesurée en termes de pouvoir d'achat réels, par rapport à 16,3% pour les États-Unis. Ce nouveau séisme économique suit celui de l'année dernière lorsque la Chine a dépassé les Etats-Unis pour la première fois en termes de volume de commerce mondial.

    Un économiste précis remarquera en outre que le contenu du PIB (donnée statistique qui additionne « des choux et des carottes ») n’est pas du tout identique entre la Chine et les États-Unis. Le PIB chinois comporte une grosse proportion de production industrielle, donc de biens réels et tangibles, alors que le PIB des États-Unis comporte une part écrasante de services immatériels ou de services de consommation et de distribution.

    Tout un chacun peut comprendre que la position chinoise est donc d’ores et déjà beaucoup plus puissante et solide que la position américaine. Parce que produire des biens tangibles est une source active, solide et pérenne de production de richesses, alors que ne faire que les financer, les vendre ou les consommer est une source passive, fragile et éminemment provisoire de production de richesses.

    Ces calculs ont été faits en parité de pouvoir d'achat, afin de trouver une valeur commune pour comparer des richesses de différents pays, puisque les niveaux de vie, notamment entre la Chine et les Etats-Unis sont très différents. De fait, en termes de PIB nominal, c'est-à-dire strictement de richesses créées, les Etats-Unis restent loin devant la Chine avec environ 17. 500 milliards de Dollars US en 2014, contre 10 000 milliards de Dollars US pour celle-ci, qui reste aussi très loin en termes de PIB par habitant, ne pointant qu'à la 89e place. Il n’empêche, les chiffres sont là.

     L’humanité a vécu dans un monde dominé par les Etats-Unis depuis au moins 1945 et peut-être même, si on y regarde bien, depuis la fin du 19ème siècle. De même qu’elle vécu pendant 200 ans -depuis la bataille de Waterloo en 1815, qui mit un point final à la suprématie de la France sur l’Occident, et donc plus ou moins directement sur le monde- dans une humanité dominée par deux pays, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Aujourd’hui, la Grande-Bretagne n’a plus, comme la France qui se partagea une bonne partie du monde avec elle, sa puissance d’antan, mais les Etats-Unis restent encore au sommet. Ils ne sont plus seuls désormais!

     

     

  • La classe moyenne en Chine représente 30% de la classe moyenne mondiale

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    Selon le « rapport sur la richesse mondiale 2014 », rendu publique le 14 octobre par le Crédit Suisse,

    ceux ayant une fortume entre 10 000 et 100 000 dollars appartiennent à la classe moyenne ( 8000à 80000€),  totalisent un milliard de personnes dans le monde entier.

    Le montant total de la richesses familiale chinoise occupe la troisième place, 8% de moins que celui au Japon, et 44% de plus que celle de la France, classée quatrième. Par rapport aux autres pays en voie de développement, les fortunes des familles chinoises représentent un taux élevé dans les biens totaux financiers, en raison d’un taux élevé de dépôt. Selon les données du rapport, la classe moyenne en Chine a doublé par rapport à l’an 2000 pour représenter actuellement un tiers du total de la classe moyenne mondiale.

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    La Chine est le pays du monde où la classe moyenne a le plus augmenté et parallèlement où la pauvreté a le plus reculé. Ernst & Young voit dans cette croissance un motif d'espoir et de transformation des modèles de consommation. D'après ses calculs, la Chine va connaître encore  une « augmentation incroyable » de ses classes moyennes,  Ce qui devrait élargir la consommation de biens durables et de services, mais également accroître la demande dans le domaine de la santé, de l'éducation et des services financiers.

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    Il faut tempérer toutefois cet enthousiasme, car si d'après ces chiffres la classe moyenne chinoise représente plus ou moins 300 millions de personnes, cela veut dire qu'environ 1 milliard de Chinois se trouvent parmi les classes défavorisées . Si l'on tient compte de la "parité du pouvoir d'achat" , volume réel des biens produits, et non leur valeur monétaire, qui dépend des taux de change, du fait que telle ou telle monnaie est sous-évaluée ou surévaluée, etc., la place de la Chine est encore meilleure mais si l'on tient compte du PIB par habitant car le plus gros PIB ne dit pas grand-chose sur le niveau de vie : il faut pour cela le diviser par le nombre d’habitants, la Chine croule au 99e rang mondial.

    La Chine donc , même avec une excellente économie, reste un pays émergent et doit jouir de ce statut pour quelques années encore. Elle est cependant sur la bonne voie . Alors qu'en 2000, le PIB par habitant chinois était de 941 dollars, il est de 7572 cette année.

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  • Selon l'Occident, la Chine est la plus grande économie mondiale, mais c'est la pauvreté qui préoccupe les chinois

    La Chine est devenue cette année la plus grande économie du monde, dépassant ainsi les États-Unis, selon les dernières estimations du Fonds monétaire international. Mais contrairement à il y a quatre ans, lorsque la Chine a éclipsé le Japon comme deuxième plus grande économie du monde, cette fois-ci, les nouvelles ont suscité des doutes et des réactions en sourdine.

    En fait, ce qui retient surtout l'attention en Chine , c'est la situation de la pauvreté qui a certes subit une forte dimunition , mais la situation reste problématique pour un trop frand nombre de citoyens chinois.

    Le groupe national de travail de lutte contre la pauvreté a annoncé mardi qu'au moins 82 millions de personnes souffrent encore de la pauvreté en Chine, bien que le pays soit la deuxième plus grande économie du monde.

    Zheng Wenkai, vice-ministre du Bureau principal du Groupe de lutte contre la pauvreté et pour le développement du Conseil des affaires de l'Etat, a déclaré lors d'une conférence de presse à Beijing que la pauvreté reste un problème sérieux en Chine.

    « A la fin de 2013, sur le plan démographique, 82,49 millions de personnes étaient encore plongées dans la pauvreté selon le seuil de pauvreté de la Chine, et 200 millions selon le seuil international », a-t-il dit.

    Selon une norme adoptée en 2011, sont considérés comme pauvres en Chine les résidents ruraux ayant un revenu net annuel de 375 dollars ou moins. Le seuil de pauvreté du pays est équivalent à moins de 1 dollar par jour, tandis que l'extrême pauvreté est, selon la Banque mondiale, mesurée selon le seuil de pauvreté international de 1,25 dollar par jour (sur la base des prix de 2005).

    Les données du bureau montrent également que 120 000 villages, 832 districts et districts clés situés dans des régions contiguës extrêmement pauvres restent touchés par la pauvreté.

    Les pauvres ne sont pas seulement mal payés, mais ils sont aussi victimes de manque d'eau, de routes, d'électricité, d'éducation, de soins de santé et ne peuvent pas accéder à des revenus plus élevés ou à des prêts.

    M. Zheng a admis qu'il y a des difficultés à résoudre ces problèmes, les populations pauvres étant concentrées dans des régions contiguës extrêmement pauvres avec des conditions de vie précaires, des infrastructures insuffisantes, et également affectés par des calamités naturelles.

     

    Wang Xiaolu, directeur adjoint de l'Institut national de recherche économique à la Fondation pour la réforme de la Chine, estime pour sa part que le PIB ne reflète pas vraiment la situation de la pauvreté d'un pays, mais que c'est le PIB par habitant qui importe.

    Ainsi, le PIB de la Chine peut sembler rattraper celui des Etats-Unis, mais en 2013, son PIB par habitant n'était, selon le Bureau national des statistiques, que de 6 767 dollars, alors qu'il était, selon la Banque mondiale, de 53 143 dollars aux États-Unis la même année.

    L'autorité de lutte contre la pauvreté a également promis mardi de réformer le programme aidant les comtés désignés comme comtés nationaux frappés par la pauvreté après de nombreuses plaintes du public au sujet de la mauvaise utilisation des fonds de lutte contre la pauvreté par une partie de ces comtés et leur réticence à sortir du programme.

    Su Guoxia, un responsable du bureau de lutte contre la pauvreté, a de son côté déclaré aux journalistes que les autorités vont prendre trois mesures pour s'attaquer au problème. Il s'agira notamment de l'annulation ou de la réduction de la part du PIB dans l'évaluation des comtés frappés par la pauvreté, la création d'un mécanisme de retenue visant à interdire aux comtés les projets d'infrastructures inutiles et la création d'un mécanisme de sortie pour les comtés pauvres grâce à des incitations.

    Du Xiaoshan, directeur adjoint de l'Institut de développement rural de l'Académie chinoise des sciences sociales, a pour sa part déclaré que les stratégies proposées pourraient être un moyen efficace de lutter contre la pauvreté, les différentes zones de développement ayant des problèmes et des besoins.

    La Chine est appelée à observer sa première journée de lutte contre la pauvreté le 17 octobre, qui coïncide avec la Journée internationale des Nations Unies pour l'élimination de la pauvreté. Cette journée vise à appeler le public à s'intéresser aux pauvres et aux programmes en faveur des pauvres, et à encourager une plus large participation.

     

     

  • Forte croissance de l'économie du Tibet au premier semestre

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    L'économie de la région autonome du Tibet dans le sud-ouest de la Chine a connu une croissance de 12% au premier semestre de l'année, a annoncé le bureau régional des statistiques.

    Ce taux de croissance était de 0,7 point de pourcentage supérieur à la croissance enregistrée durant la même période l'année dernière et de 4,4 points de pourcentage au-dessus de la moyenne nationale, indique le bureau.

    Voilà qui infirme les allégations mensongères de dalai lama et sa bande. L'homme de la CIA enrage de voir la réussite des autorités tibétaines aidées par le gouvernement central de Beijing. Cela confirme les commentaires que nous avons glanés lors de nos 2 voyages au Tibet , alors que nous interrogions chauffeurs de taxi, fermiers,coiffeurs, pasteurs et toutes personnes avec qui nous avions contact. Tous se montraient enchantés de l'évolution du niveau de vie au Tibet, du niveau d'éducation et de la liberté accordée à tous les Tibétains de voyager partout en Chine. Où que l'on aille , on rencontre de plus en plus de Tibétains aux quatre coins de la Chine.

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    Cela explique aussi que les Tibétains de la Région autonome n'écoutent pas dalai lama et n'ont aucune envie de sacrifier leur vie pour satisfaire l'ego de cet odieux personnage. Car si un peu plus d'une centaine de Tibétains se sont immolés ces derniers temps , toutes ces immolations ont eu lieu soit en Inde , soit dans les provinces chinoises du Sichuan , du Qinhaiou ou du Gansu, mais aucune dans la Région autonome du Tibet.

    Malgré le grand nombre de malheureux endoctrinés par dalai lama qui se sont immolés , il n'y a eu aucune réaction venant de la population tibétaine parce que ceux-ci connaissent le côté artificiel de ces immolations qui sont préparées longtemps à l'avance par dalai lama et ses sbires, chaque immolation ayant lieu sous l'oeil de caméras et photographes.

     

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    Le produit intérieur brut (PIB) du Tibet a atteint 32,96 milliards de yuans (environ 5,34 milliards de dollars) au premier semestre.

     

    L'économie régionale a connu une croissance stable, rapide et saine, estime le bureau, rappelant que le PIB régional a maintenu une croissance annuelle à deux chiffres au cours des 20 dernières années.

     

    Le revenu en espèces par tête des agriculteurs et pasteurs de cette région s'est élevé à 1.999 yuans pendant cette période, en hausse de 14,5% en glissement annuel. Le revenu disponible par résident urbain a augmenté de 12,9% à 9.528 yuans.

     

    Environ 3,43 millions de touristes ont visité la région de janvier à juin, en hausse de 21,8% par rapport à la même période l'année dernière, a déclaré le bureau régional du tourisme.

     

    De plus, le revenu touristique de la région a bondi de 32,1% à 3,2 milliards de yuans (517 millions de dollars) de janvier à juin.

     

     

     

    Le produit intérieur brut (PIB) du Tibet a atteint 32,96 milliards de yuans (environ 5,34 milliards de dollars) au premier semestre.

     

    L'économie régionale a connu une croissance stable, rapide et saine, estime le bureau, rappelant que le PIB régional a maintenu une croissance annuelle à deux chiffres au cours des 20 dernières années.

     

    Le revenu en espèces par tête des agriculteurs et pasteurs de cette région s'est élevé à 1.999 yuans pendant cette période, en hausse de 14,5% en glissement annuel. Le revenu disponible par résident urbain a augmenté de 12,9% à 9.528 yuans.

     

    Environ 3,43 millions de touristes ont visité la région de janvier à juin, en hausse de 21,8% par rapport à la même période l'année dernière, a déclaré le bureau régional du tourisme.

     

    De plus, le revenu touristique de la région a bondi de 32,1% à 3,2 milliards de yuans (517 millions de dollars) de janvier à juin.

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  • Vidéo de l'émmission de Arte "Le Dessous des Cartes" sur la Chine (avril 2013)

    "Le Dessous des Cartes" , est une émmission  de Jean-Christophe Victor bien connue des téléspectateurs de Arte.  Né le 30 mai 1947, enseignant français expert en géopolitique et en relations internationales, Jean-Christophe Victor , fils de l'explorateur bien connu Paul-Émile Victor est docteur en ethnologie (Institut d'ethnologie du Musée de l'Homme) et diplômé de chinois à l'INALCO ( Institut national des langues et civilisations orientales).

    Cette étude a retenu toute l'attention de la nouvelle équipe dirigeante chinoise. La Chine a l'avantage d'avoir un pilote dans l'avion , ce qui n'est pas le cas de beaucoup de pays occidentaux . Les décideurs chinois s'activent à rectifier ce qui doit l'être .

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    Je dois préciser que depuis les statistiques citées dans cette vidéo, ce n'est plus 500.000 mais 900.000 chinois qui sont sortis de la pauvreté, ci qui n'empêche que je ne suis pas d'accord avec Jean-Christophe Victor quand il dit que la Chine n'est plus un pays émmergent , car nonobstant les 900.00chinois sortis hors de la pauvreté, il reste encore 500.000 personnes dans la misère la plus profonde et le fait que la Chine soit classée concernant le PIB par habitant 93e pays avec un PIB de 4382 $ ( la Belgique 17e et la France 18e) pour le Fond Monétaire International.

    Pour la CIA , la Chine est 117e  PIB de 8400 $ (la Belgique 30e et la France 35e)

    Pour la Banque Mondiale , la Chine est 96e PIB de 7599 $ ( la Belgique 19e et la France 25e)

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    Demain, mardi 30 avril à 22h50, la chaîne ARTE propose un documentaire sur la Chine actuelle.

    Jean Michel Carré, l’auteur du documentaire dit avoir réalisé ce reportage au cœur d’une Chine qui compte 1,5 milliard d’habitants. Il n’a interrogé que des Chinois. Ils ont accepté de parler à visage découvert. Ce qui, d’après lui, donne un caractère de vie démocratique et une liberté qui étonnent plus d’un Occidental. Sur le plan économique, il a noté le progrès accompli pour réduire les inégalités de revenus. L’an dernier, l’État n’a pas hésité à augmenter les bas salaires jusqu’à 20%.

     

     

  • La Chine devient la 2e économie mondiale mais reste un pays émergent

    Typologie selon Morgan Stanley Capital International

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    Si on se réfère à la définition de pays émergent : pays dont le PIB par habitant est inférieur à celui des pays développés, mais qui vivent une croissance économique rapide, et dont le niveau de vie  ainsi que les structures économiques convergent vers ceux des pays développés , la Chine fait partie de ce groupe de pays .

    La Chine est classée au delà de la 80eme place dans les différents classements des pays selon le PIB par nombre d'habitants.

    L'économie chinoise a  dépassé celle de son voisin en 2010 pour devenir la deuxième du monde, derrière celle les Etats-Unis, une place qu'occupait l'économie japonaise depuis 1968.

    Mais la Chine a encore un long chemin à faire pour améliorer son économie, ont dit des experts.

    Le Produit Intérieur Brut (PIB) du Japon a atteint 5 470 milliards de Dollars US l'année dernière, contre 5 880 milliards de Dollars US pour la Chine, a annoncé lundi le Bureau du Gouvernement japonais.

    La Chine a dépassé l'Allemagne en 2007 pour devenir la troisième plus grande économie du monde.
    « Que la Chine ait dépassé le Japon n'est pas une surprise », a dit Lu Zhengwei, économiste à la Banque Industrielle, à Shanghai.

    « Il ne faudrait pas que nous sur-estimions les chiffres de notre PIB, car la population de la Chine est de 1,3 milliard d'habitants, soit dix fois plus que le Japon », a dit Yi Xianrong, économiste à l'Académie Chinoise des Sciences Sociales, un important groupe de réflexion.

    En 2010, le PIB par tête de la Chine était d'environ 4 300 Dollars US, et les niveaux de revenu sont restés très en arrière de la croissance économique depuis des années.

    Ma Jiantang, Directeur du Bureau National des Statistiques, a déclaré en janvier que la Chine avait une population énorme, des fondations économiques fragiles, peu de ressources et que de nombreuses personnes sont encore engluées dans la pauvreté.

    « Aussi, en même temps que nous devons prendre note de notre taille et de notre force économiques en expansion, nous devons aussi reconnaître humblement que la Chine reste une nation en développement ».
    La Banque Mondiale estime que plus de 100 millions de Chinois, soit presque autant que la population du Japon, vit avec moins de 2 Dollars US par jour.

    Le China Youth Daily a décrit l'expansion de la Chine comme un « bonheur vide », car le développement économique du pays s'est fait au prix d'une main d'oeuvre bon marché et d'une dégradation de l'environnement, tandis que la qualité de la vie, dont l'éducation, la sécurité sociale et les soins de santé restent encore loin derrière les pays développés.

    D'après Yuan Guangming, chercheur invité au Centre pour la Chine dans l'Economie Mondiale à l'Université Tsinghua, a dit que dans les trois à cinq ans qui viennent, la Chine devrait pouvoir maintenir un taux de croissance situé entre 8 et 10%.

    Cependant, pour une meilleure qualité de vie et une croissance saine et durable, le pays se doit d'investir davantage dans des domaines comme les ressources humaines, les régions occidentales sous-développées et la sécurité sociale, a t-il dit.

    « Dans les trente dernières années, la Chine s'est développée grâce aux réformes et à l'ouverture. Dans les vingt années qui viennent, nous avons besoin de plus de réformes pour libérer plus encore le potentiel de développement », a t-il dit.

    D'après lui, l'urbanisation sera le plus gros moteur de croissance de l'économie chinoise.

    Une personne qui arrive en ville peut créer une valeur économique de 100 000 Yuans, a t-il dit. Dans les dix années qui viennent, 200 millions de Chinois se déplaceront vers les villes, représentant un potentiel de 20 000 milliards de Yuans dans l'économie lors de cette décennie, a t-il estimé.

    Une croissance économique soutenue de la Chine permet aussi d'aider les autres économies du monde, dont le Japon.


  • NANCY PELOSI L'ANTI-CHINOISE

    Que cache la rhétorique anti-chinoise du Congrès américain ?
     
    Pelosi.jpgLes arguments mis en avant par le Congrès américain pour justifier ses appels à la mise en place de droits supplémentaires sur les importations chinoises ont une logique économique si faible qu'il est évident qu'elles ne constituent pas la vraie raison qui se cache derrière ces propositions.

    La porte-parole de la Maison des Représentants, Nancy Pelosi, a affirmé que les droits envisagés contre la Chine étaient « une partie-clé de notre agenda 'Faisons-le en Amérique' ». Elle prétend que forcer la Chine à réévaluer le RMB « pourrait créer un million d'emplois dans le secteur manufacturier américain » et que cela « réduirait notre déficit commercial avec la Chine de 100 milliards de Dollars par an, sans que cela ne coûte un sou au Trésor américain ».

    Pour percevoir l'inanité de cet argument, il suffit de constater que les Etats-Unis ne produisent pas, ni ne sont en mesure de le faire de manière rentable, la plupart des produits qu'ils importent de Chine. Si des droits étaient imposés sur les produits chinois, des produits similaires à bas prix seraient importés du Mexique, d'Inde ou du Vietnam. Et aucun emploi ne serait créé aux Etats-Unis, pour la simple raison que les ouvriers américains ne pourraient être embauchés avec des salaires tels qu'ils sont au Mexique, en Inde ou au Vietnam.

    Au contraire même, une guerre commerciale conduirait à une perte nette d'emplois aux Etats-Unis. Tout pays qui fait face à des sanctions commerciales réplique, car ne pas le faire expose à de nouvelles sanctions. Et la Chine, alors, ne prendrait pas de mesures de rétorsion contre des fabricants de jouets bon marché américains, qui n'existent de toute façon pas, mais bien plutôt contre des secteurs dans lesquels les Etats-Unis sont compétitifs, les produits agricoles et de haute technologie par exemple.

    Ce qui fait qu'en ce cas les Etats-Unis ne créeront pas d'emplois en bloquant les importations chinoises -les emplois seront créés au Mexique, en Inde ou au Vietnam- mais au contraire ils perdront des emplois dans les secteurs de l'agriculture et des hautes technologies, ou autres industries compétitives. Le résultat net sera une perte d'emplois aux Etats-Unis.

    Donc, si l'argument économique n'a aucun sens, quelles sont donc les vraies raisons qui se cachent derrière les initiatives du Congrès ?

    Une réponse s'impose : les prochaines élections au Congrès. Les hommes politiques adorent détourner l'attention des problèmes sociaux en accusant tel ou tel groupe. Ainsi en France, nous avons vu le Président Sarkozy, mis à mal par les sondages et les élections, ordonner l'expulsion des Roms, et être condamné pour cela par le Parlement Européen. Non seulement ces expulsions sont illégales dans l'Union Européenne, mais elles sont également sans le moindre rapport avec les problèmes économiques auxquels la France fait face. Aux Etats-Unis, certains hommes politiques ont décidé de donner le rôle du bouc-émissaire à la Chine. C'est une façon de faire de la politique commune, mais aussi peu recommandable.

    Mais il y a une raison plus profonde encore. A un moment ou à un autre dans ce siècle, les Etats-Unis seront détrônés de leur place de première économie du monde pour ne devenir que la troisième, derrière la Chine et l'Inde. Ce tournant est inévitable, dicté qu'il est par l'économie et la pure arithmétique. La Chine et l'Inde ont toutes les deux une population quatre fois supérieure à celle des Etats-Unis. Quand leur PIB par tête atteindra plus d'un quart de celui des Etats-Unis, leurs économies dépasseront celle des Etats-Unis.

    Quiconque aux Etats-Unis essaierait d'empêcher cela s'attelle à une tâche impossible. Vouloir que les Etats-Unis demeurent la plus grande économie du monde, c'est vouloir que le Chinois moyen, ou l'Indien moyen, ne puisse jamais profiter ne serait-ce que d'un quart du niveau de vie moyen américain. Nul besoin d'être grand clerc pour savoir ce qu'il adviendrait de cette proposition si jamais elle était soumise au vote en Chine ou en Inde.

    Pour les Américains ordinaires, ce qui compte, ce sont leurs revenus, et pas la taille absolue du PIB américain. D'ailleurs, en termes réels, plusieurs pays, comme la Norvège ou Singapour, ont déjà un PIB par tête qui dépasse celui des Etats-Unis. Même dans les prévisions les plus optimistes, la Chine ne rattrapera pas le niveau de vie des Etats-Unis avant la deuxième moitié du siècle, et pour l'Inde ce sera encore plus tard. Mais quand ça arrivera, tant la Chine que l'Inde auront une économie quatre fois plus importante que celle des Etats-Unis, et le monde aura alors un tout autre visage. Et, par ricochet, tout le monde sera bien plus prospère qu'aujourd'hui.

    Mais hélas, les néo-conservateurs américains pensent plutôt en termes de politiques de pouvoir et non de niveau de vie. Ils sont déterminés à tout faire pour que les Etats-Unis continuent à posséder la plus grande économie du monde, même si pour cela le niveau de vie des Chinois et des Indiens doit être limité. Et comme ces personnes, qui ont des idées politiques aussi primitives, n'ont aucune politique à proposer pour accélérer la croissance économique américaine, ils réfléchissent à la manière de freiner la Chine, peu importe les conséquences sur le niveau de vie de sa population.

    Avec cette interprétation, les manoeuvres en cours au Congrès se tiennent parfaitement. Les droits imposés à la Chine ne créeront pas d'emplois aux Etats-Unis, mais il causeront un préjudice, heureusement limité, à la Chine (près de 80% des exportations chinoises vont désormais vers d'autres pays que les Etats-Unis).

    Quand il s'agira d'évaluer ces politiques, il n'y aura qu'une question à se poser : « cui bono ? », c'est-à-dire à qui cela va t-il profiter ? Les travailleurs américains ne tireront aucun bénéfice de droits supplémentaires imposés à la Chine. Pas plus que la population chinoise, d'aillleurs. Seuls les Néo-conservateurs américains, avec leur fol espoir de vouloir empêcher la Chine et l'Inde de dépasser les Etats-Unis, pourraient prétendre en tirer bénéfice.

    Les dirigeants chinois ont jusqu'à présent répondu avec sagesse, fermeté et mesure aux attaques insensées du Congrès américain. Il est de l'intérêt de tous qu'ils continuent dans cette voie.

    Les peuples chinois et indien ont exactement les mêmes droits que le peuple américain d'avoir un niveau de vie élevé -ni plus, ni moins. Ces gesticulations du Congrès ne sont pas les premières, et elles ne seront hélas sans doute pas les dernières non plus, répugnantes tentatives d'empêcher ces pays d'atteindre ce but. Faites le test du « à qui profite le crime », et tout devient alors clair : on comprend pourquoi des arguments qui manquent de la plus élémentaire logique économique sont mis en avant au Congrès.
    Ceci date de 2008 quand avec dalai lama , qu'elle a toujours aidé à financer, ils orchestraient la campagne,qui fut vouée à l'échec, contre l'organisation des JO par la Chine , traduction d'un journal de l'époque:
    La réponse américaine la plus véhémente à cette crise au Tibet est venue de la présidente de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, depuis longtemps une détractrice féroce de la Chine sur les questions commerciales et les droits de l'homme. La semaine dernière, Pelosi a été la première officielle de premier plan à rencontrer le Dalaï-Lama à son quartier général en exil de Dharamsala, en Inde.
    Nancy Pelosi rendant visite au Dalaï-Lama à Dharamsala (Inde), l'un comme l'autre n'ont jamais caché leurs sentiments anti-chinois.

  • SHENZHEN CREE LA RICHESSE

    Quelle ville crée le plus rapidement des richesses en Chine ?
     

    Quelle ville crée le plus rapidement des richesses en Chine ? La réponse est Shenzhen.

    L'Institut de recherche sur la compétitivité des villes chinoises a publié le classement de supériorité des villes dans les différents domaines. Shenzhen a été élue la ville qui crée le plus rapidement des richesses devant les neuf autres villes chinoises.

    Dans cette jeune ville d'une histoire de 30 ans, le PIB par habitant de Shenzhen a atteint 93 000 yuans. La ville a crée les richesses à une vitesse étonnante devant Hong Kong et Shanghai. Ces dernières années, avec le développement de Shanghai, la concurrence entre Shanghai et Hong Kong a souvent été mentionnée.

    Néanmoins, malgré l'échelle et la capacité de développement de Shanghai qui s'élèvent rapidement, la compétitivité de Hongkong est toujours très forte surtout sur la scène économique mondiale, aussi célèbre que Londres, New York et Tokyo. Il n'est guère possible que Shanghai la remplace dans un court temps.

    Formé par les experts et les savants venus de la partie continentale de la Chine, de Hong Kong, de Macao, de Taiwan et d'autres pays qui s'intéressent à la recherche sur le développement et la promotion de la compétitivité des villes chinoises, l'Institut de recherche de la compétitivité des villes chinoises a été établi en 1998 à Hong Kong. Il prend l'économie, la société, l'environnement, et la culture en tant qu'indices à évaluer, estime la supériorité des 31 provinces, municipalités et régions autonomes de la partie continentale de la Chine, ainsi que Hong Kong, Macao et Taiwan sur la base des résultats d'enquêtes et des études et de la réputation publique.

    Les villes de création des richesses, ce sont des villes qui ont la capacité de créer des richesses réelles et potentielles. Leurs caractéristiques sont : le grand volume de richesses, le grand volume de richesses par habitant, le haut niveau d'ouverture de l'économie, la forte capacité à créer des richesses, beaucoup d'occasions de créer des richesses, la forte capacité à créer continuellement dse richesses.

    Le classement : ville et score 4499_1163169041693_1301865093_446705_4071089_n.jpg

    1. Shenzhen, 87,85
    2. Hong Kong, 86,31
    3. Shanghai, 84,46
    4. Beijing, 83,94
    5. Macao, 82,27
    6. Taibei, 79,34
    7. Guangzhou, 77,86
    8. Erdos, 77,59
    9. Hangzhou, 76,92
    10. Suzhou, 73,45

  • LA CHINE RESTE UN PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT

    L'appartenance de la Chine au pays en voie de développement ne doit pas être ignorée ni démenti

    Ces dernières années, avec le renforcement rapide de la puissance générale de la Chine, de plus en plus de voix se font entendre dans le monde mettant en doute sa nature spécifique de pays en voie de développement. Les allégations, telles que « La Chine est une quasi-superpuissance », et « Le G-2 Chine-Etats-Unis contrôle et dirige ensemble le monde entière » se font entendre partout dans le monde.

    Après plus de trente années de réforme et d'ouverture, la Chine est dotée effectivement d'une puissance économique qui se renforce chaque jour davantage et sa position s'élève de jour en jour sur la scène internationale, cela est une réalité objective indéniable que personne ne peut contester. Toutefois, si l'on tente de s'appuyer sur cela pour dénier à la Chine son statut de pays en voie de développement et pour affirmer que celle-ci est devenue déjà un pays développé, il est de toute évidence que cela est une méprise flagrante et une erreur de jugement. On ne doit pas oublier que la Chine est jusqu'ici le pays le plus peuplé du monde et que sa population compte 1,3 milliards d'habitants. C'est pourquoi pour juger et décider si la Chine doit être aux rangs des pays développés il ne faut absolument pas tenir compte seulement des critères basés sur les chiffres globaux et sur les agrégats de production, il faut procéder aux appréciations basées sur les aspects, tels que la moyenne par habitant, la structure et la rentabilité.

    Il est vrai que la Chine peut être désignée comme un grand pays économique, mais elle est toujours très éloignée des conditions requises pour être considérée comme une grande puissance économique. Bien que ses agrégats économiques soient effectivement élevés, mais en tenant compte de sa population, son PIB (Produit intérieur brut) par tête d'habitant est seulement de 3.700 dollars US environ et elle est loin derrière la plupart des pays en monde au-delà des centièmes rangs. Elle est vraiment un grand pays commercial, mais le commerce de transformation industrielle représente plus de la moitié de l'ensemble de son commerce et elle exporte principalement des produits travaillistiques et des produits de consommation de ressources dont le taux de profits est relativement bas. On a donné à la Chine le surnom d' « usine du monde », tandis qu'il lui faut importer pour satisfaire ses besoins en instruments et appareils de haute précision, en pièces accessoires sophistiquées et en nouveaux matériaux et elle dépend également de l'importation dans de nombreux autres domaines. Pour ce qui est de ses secteurs industriels d'exportation, seulement moins de 20% de ses entreprises possèdent leurs propres marques indépendantes et autonomes.

    Pour ce qui est de la vie de la population chinoise, bien qu'elle ait atteint dans son ensemble le niveau de l'aisance moyenne, mais calculé sur la base du seuil de pauvreté fixée par l'ONU, laquelle est d'un dollar par habitant et par journée, la Chine compte alors actuellement une population pauvre de 150 millions d'habitants et d'après le seuil de la pauvreté et de la misère fixé par la Chine pour sa population rurale, lequel est de 1.196 yuans, la population rurale chinoise pauvre et miséreuse s'élève à près de 35,97 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population française. Il existe un assez grand écart entre la Chine et les pays développés quant au niveau de la science et de la technique, de l'éducation et de la protection sociale. En 2009, le montant des frais affectés en Chine pour le développement des recherches scientifiques et techniques et pour les essais expérimentaux de laboratoire représentait seulement 1,62% du PIB national, ce qui est un taux relativement bas pour un pays qui prône l'innovation. Les dépenses par habitant affectées à l'éducation publique sont en moyenne seulement de plus de quarante dollars US, alors qu'aux Etats-Unis, les chiffres concernés sont multipliés par des dizaines de fois par rapport à notre pays. La population handicapée chinoise se chiffre à près de quatre vingt trois millions de personnes, soit à peu près la population globale de l'Allemagne. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a établi en 2009 le classement « des indices de développement humain » et la Chine a été classée à la quatre vingt douzième place, ce qui la met aux rangs des pays de moyen degré de développement.

    Quant à la politique extérieure de la Chine, elle traduit de façon claire, nette et distincte l'appartenance de la Chine aux pays en voie de développement. La Chine et l'ensemble des pays en voie de développement de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique latine ont les mêmes préoccupations quant à la préservation et à la sauvegarde de la souveraineté d'Etat et de la sécurité nationale, ont les mêmes intérêts quant à la réalisation du développement de chaque pays et à l'amélioration du bien-être de sa population et ont les mêmes aspirations quant à l'établissement d'un nouvel ordre politique et économique international juste, équitable et rationnel. La Chine a été toujours du côté des pays en voie de développement pour promouvoir l'élévation de la position des pays en voie de développement dans leur ensemble et pour contribuer au développement de la tendance vers la multipolarisation mondiale. Les faits ont déjà démontré et continueront à démontrer que la Chine et les autres pays en voie de développement ont des identités de vues qui dépassent de loin leurs divergences et leurs désaccords. C'est pourquoi toute tentative ayant pour but de séparer et de diviser celle-ci de ceux-là et de semer la discorde entre eux sera vaine et vouée à l'échec.

    Bien que la Chine soit toujours un pays en voie de développement, mais elle assume activement et pleinement ses obligations internationales en tenant compte de sa capacité réelle et elle apporte toute sa contribution à la paix, à la stabilité et à la prospérité du monde et cela est au vu et au su de tous. Les accusations selon lesquelles la Chine cherche à se dérober de ses obligations et de ses responsabilités internationales en invoquant le prétexte qu'elle est un pays en voie de développement sont complètement injustes, infondées et irresponsables et sont totalement contraires à la réalité.

  • PIB CHINOIS PAR HABITANT.

    La Chine est loin derrière les pays occidentaux développés quant à son PIB par tête d'habitant

    Le Bureau des Statistiques d'Eta de Chine a publié récemment les données vérifiées définitivement de son Produit intérieur brut (PIB) en 2007 et il s'avère que calculer d'après les prix constants, son PIB s'est accru de 13,0% par rapport à l'année précédente, soit 1,1 point centésimal de plus comparées aux données vérifiées auparavant. Ainsi, en 2007, les agrégats du PIB chinois, calculé d'après les prix constants, ont atteint 25,7306 billions de yuans renminbi, soit 777,6 milliards de yuans de plus par rapport aux données vérifiées préliminairement.

    Au cours des trois décennies de réforme et d'ouverture sur l'extérieur, l'économie chinoise s'est développée rapidement et impétueusement, ce qui fait que la Chine exerce sur le monde une influence grandissante et croissante. Face au développement pacifique de la Chine, notre monde, déjà assez complexe et compliqué, fait entendre des voix divergentes et discordantes et il surgit sans cesse toutes sortes d' « affirmations » sur la Chine, telles que « écroulement de la Chine », « opportunités de la Chine », « menace de la Chine », « responsabilité de la Chine », ... etc.

    Calculé d'après le PIB par tête d'habitant, la Chine occupe dans le monde un rang loin derrière et il existe toujours un énorme et immense écart entre elle et les pays occidentaux développés. C'est pourquoi l'insistance exagérée de l'importance et de la responsabilité de la Chine dans le monde n'est pas conforme à la réalité et si l'on insiste trop, cela nuit à la Chine, de même qu'au monde entier. Mais si au contraire si l'on minimise les succès économiques obtenus par la Chine et l'importante contribution positive qu'elle apporte à l'économie mondiale, cela est également contraire à la réalité et le désir que la Chine soit toujours un pays faible et sous-développé n'est pas dans l'intérêt de notre monde.

    Le Directeur Adjoint permanent de l'Institut d'études des problèmes internationaux de l'Université Fudan de Shanghai Shen Dingli indique que par les données vérifiées définitivement du PIB chinois 2007, on peut obtenir pour l'essentiel les trois conclusions suivantes :

    La première, les agrégats économiques de la partie continentale chinoise ont dépassé ceux de l'Allemagne déjà en 2007 et ont accédé ainsi au troisième rang mondial. Le niveau de vie de la population chinoise s'améliore avec l'ampleur croissante de l'économie nationale, tandis que la capacité des ressources pour le développement du pays se renforce et s'agrandit en même temps, la compétitivité et l'influence internationale s'élève parallèlement, ce qui fait que la position et l'importance de la Chine augmente continuellement de jour en jour. Après trente années de réforme et d'ouverture, le niveau de vie du peuple chinois a connu une amélioration qualitative et la Chine fait son apparition sur la scène internationale en tant qu'une puissance dotée d'une importante influence mondiale.

    La deuxième, bien que le PIB de la Chine ait accédé à la troisième place mondiale, mais cela n'a pas changé fondamentalement la situation actuelle où le PIB par tête d'habitant de notre pays est toujours à un niveau relativement bas et arriéré, et surtout la réalité actuelle de la Chine, dont le niveau de développement régional est déséquilibré, n'a aucunement changé.

    La troisième, même à l'heure actuelle où l'économie mondiale rencontre des difficultés, les succès économiques remportés par la Chine durant les trente années de réforme et d'ouverture ont jeté des bases matérielles solides permettant à elle de résister aux difficultés et aux problèmes du moment et de les surmonter. Dans le cas où le taux de croissance économique de notre pays pourrait être maintenu entre 8% et 9% en 2009, la Chine pourrait alors toujours être loin en avant dans le monde quant au rythme de croissance de son économie. Et si l'on ajoute le facteur de l'immense population de la Chine, le développement de l'économie chinoise à un niveau de croissance élevée et moyenne pourrait alors imprimer à l'économie mondiale une force de traction qui dépasserait même les années d'autrefois.