personnes âgées

  • La Chine confrontée au problème du troisième âge

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    Le vieillissement de la population en Chine signifie que les soins aux personnes âgées seront bientôt une lourde tâche, mais l'industrie des soins pour le troisième âge s'efforce de transformer cela en une opportunité économique.

    C'est pourquoi le gouvernement chinois a demandé au bureau de l'agence de presse Xinhua de Belgique de faire une enquête et de lui transmettre un rapport sur le fonctionnement des maisons de retraites en Belgique, tant les maisons privées que celles gérées par la collectivité.

    En juin, une délégation de la province du Jiangsu , avec à sa tête le vice-gouverneur de la province , s'est rendue au palais du Gouverneur de la province de Namur , en Belgique, afin d'étudier la manière dont la Belgique appréhende ce problème .

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    Accueil de la délégation du Jiangsu

     

    À la fin de l'année 2013, il y avait plus de 200 millions de personnes âgées de 60 ans et plus en Chine. Ce groupe constitue 14,9 % de la population totale, selon les statistiques des services sociaux publiées par le ministère chinois des Affaires civiles le 17 juin dernier.

    La politique de l'enfant unique fait qu'une génération de couples doit prendre soin de quatre parents, un grand défi pour ceux qui veulent suivre le modèle traditionnel des soins à domicile.

    Pour répondre à ce défi, un certain nombre d'options, dont des maisons de retraite médicalisées, des communautés de retraités et des prêts hypothécaires inversés ont vu le jour pour aider les familles.

    Les données officielles montrent qu'à la fin de l'année 2013, la Chine comptait 42 475 institutions publiques et privées de soins pour le troisième âge avec 4,93 millions de lits, soit 18,9 % de plus qu'en 2012. Cela signifie qu'il y a 24,4 lits disponibles pour 1 000 Chinois âgés de 60 ans ou plus.

    Le grand écart entre les effectifs du troisième âge et les institutions de soins signifie que « l'économie des cheveux gris » recèle un grand potentiel, en particulier pour les acteurs privés.

     

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    Pour les maisons médicalisées publiques, qui offrent des prix plus bas que dans le privé, les listes d'attente s'étendent sur plusieurs mois, voire plusieurs années.

    Une option plus coûteuse est celle des communautés de retraités, qui permettent aux aînés de vivre dans des maisons individuelles dans le même quartier.

    Dans ce système, les personnes âgées paient un droit d'inscription unique, puis une cotisation annuelle pour louer une maison.

    La valeur totale de l'industrie des soins pour le troisième âge en Chine dépassera 10 milliards de yuans en 2030 (1,2 milliard €) selon une estimation du journal pékinois International Business Daily le 5 août s'appuyant sur les données du Comité national chinois sur le vieillissement.

    Le 1er juillet, le gouvernement a lancé un projet pilote de prêt hypothécaire inversé de 2 ans à Beijing, Shanghai, Guangzhou et Wuhan, dont j'ai présenté les détails dans un article précédent sur ce blog.

    Le prêt hypothécaire inversé est un type de prêt offert aux personnes âgées, qui leur permettra d'hypothéquer leur maison à un tiers, par exemple à une société d'assurance, et d'obtenir en retour des paiements mensuels leur permettant de vivre dans un foyer médicalisé pour personnes âgées.

    Ce plan vise à augmenter les revenus individuels des retraités et à alléger la pression fiscale qui pèse sur le régime de retraite en Chine.

    Selon les lignes directrices publiées par la Commission de supervision des assurances de Chine le 23 juin, les personnes ainsi assurées devront être âgées de 60 ans ou plus et posséder leur logement en pleine propriété.

    Cependant, depuis que le projet pilote a été lancé le 1er juillet, aucune compagnie d'assurance n'a officiellement présenté de produits adaptés.

    Les compagnies d'assurance doivent avoir une vision claire du groupe cible des prêts hypothécaires inversés : ce sont des personnes âgées sans enfants ou des personnes âgées propriétaires de plusieurs maisons, a souligné M. Zhang.

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    La délégation belge avec à sa tête , Denis Mathen, Gouverneur de la province de Namur , et

    Eliane Tillieux Ministre de l'Action sociale

     

  • En Chine, un système permettra aux plus de 60 ans d'hypothéquer leur logement auprès d'une compagnie d'assurance, elles toucheront ainsi une somme d'argent par mois selon la valeur de leur logement

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    La Chine va lancer le mois prochain un programme controversé de "logement contre pension" pour les personnes âgées dans quatre villes, le pays cherchant une alternative pour s'adapter à la pression croissante d'une population vieillissante, a annoncé la Commission de contrôle des assurances de Chine (CCAC).

    A partir du 1er juillet, Beijing, Shanghai, Guangzhou et Wuhan lanceront un système qui permettra aux personnes âgées de plus de 60 ans d'hypothéquer leur logement auprès d'une compagnie d'assurance ou d'une banque. Ces personnes toucheront ainsi une certaine somme d'argent par mois selon la valeur de leur logement et leur espérance vie.

    La CCAC a précisé que le programme pilote devrait durer deux ans.

    Ce programme, bien que salué par certains experts comme un modèle innovant dans le secteur des soins pour les personnes âgées, a suscité un débat houleux chez le public, notamment chez ceux dont les parents sont propriétaires de biens immobiliers et qui craignent de perdre leur héritage.

    Yuan Xucheng, responsable de la CCAC, a expliqué que le programme pilote visait à élargir les pistes de financement et à améliorer la qualité du système de soins pour les personnes âgées.

    Selon les derniers chiffres officiels, on recense 202,43 millions de Chinois âgés de plus de 60 ans.

    Un des obstacles majeurs à ce programme est la propriété foncière (résidentielle) limitée à 70 ans. Bien que les lois relatives stipulent que le droit de propriété privée puisse être prolongé automatiquement, le coût d'une telle extension n'est pas spécifié.

    La volatilité du marché immobilier explique également la réticence des établissements financiers vis-à-vis de ce programme. Ces derniers s'inquiètent d'un plongeon des prix de l'immobilier qui pourrait nuire à leurs intérêts.

     

     

     
  • Deux Chinois sur trois trouvent l'homosexualité inacceptable

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    Deux adultes sur trois en Chine trouvent l'homosexualité inacceptable, principalement parce qu'elle est incompatible avec les valeurs traditionnelles chinoises, selon une enquête publiée hier par l'Université Jiaotong de Shanghai.

    L'université a demandé à près de 3 500 habitants de 34 villes du pays ce qu'ils pensaient de sujets controversés tels que l'homosexualité, le suicide, l'euthanasie, la violence domestique et l'avortement.

    Il était demandé aux participants d'évaluer leur acceptation de chaque sujet entre un et cinq points. Un point signifiait que le comportement en question était inacceptable, et cinq points le qualifiait de tout à fait compatible avec la vie de tous les jours.

    L'enquête a montré que 58 % des répondants ont donné un point au sujet de l'homosexualité, contre 8,3 % lui en accordant cinq. Environ 10,5 % lui en ont donné deux, également dans la gamme inacceptable, tandis que 18,3 % ont préféré les trois points signifiant une opinion neutre.

    86,5 % des participants ont jugé le suicide inacceptable.

    Quant à la violence domestique, 94,3 % des répondants ont qualifié le comportement d'inacceptable, avec 87,3 % du panel total lui donnant un point.

    À l'inverse, l'acceptation du divorce est élevée avec 71,5 % des répondants estimant qu'il n'y avait rien de mal à cela, marquant un renversement de la vision traditionnelle que le mariage est pour toujours.

    Plus des deux tiers des répondants ont dit qu'ils ne pouvaient accepter l'euthanasie, et près de 60 % étaient contre l'avortement.

    Près de 70 % ont affirmé que les enfants devraient être le principal soutien de leurs parents du troisième âge, contre seulement 19 % qui estiment que le pays devrait être responsable de cette prise en charge, une indication que le devoir filial est encore dominant dans la société chinoise.

    Toutefois, l'enquête a montré que les personnes ayant un niveau d'éducation et des revenus plus élevés ont tendance à être d'accord avec l'idée que le pays devrait prendre soin des personnes âgées. Les répondants plus âgés avaient également tendance à soutenir ce point de vue.

    Lorsque les enquêteurs ont demandé aux participants s'ils pensaient que la valeur d'une personne pouvait être évaluée en fonction de ses revenus, plus de 75,4 % ont répondu non.

    Sur le sujet controversé de l'indifférence croissante au sort des autres, et le manque de chaleur dans la société, l'enquête a révélé que 64,8 % des répondants estimaient qu'ils pouvaient faire confiance aux autres. Plus les répondants étaient âgés, moins ils étaient susceptibles de faire confiance à autrui. Toutefois, 78,4 % ont dit qu'ils étaient prêts à aider un inconnu.

    L'enquête a conclu que, bien que les valeurs personnelles des Chinois aient beaucoup changé au cours des 30 dernières années, les valeurs traditionnelles jouent encore un rôle prédominant.

    Les enquêteurs ont appelé les gens à être plus tolérants des différentes opinions sur les sujets controversés.

     

  • En Chine, les personnes âgées préfèrent que leurs enfants prennent soin d'elles à la maison

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    Près de 70 % des personnes âgées de Shanghai préfèrent que leurs enfants prennent soin d'elles à la maison plutôt que de compter sur les services communautaires, selon une étude du Bureau des statistiques de Shanghai.

    Un peu plus de 21 % d'entre elles seraient favorables à des programmes de soins fournis par la collectivité, notamment l'entretien ménager et les livraisons de repas à domicile ou dans des établissements communautaires.

    Toutefois, seulement 11,1 % étaient prêtes à passer le reste de leur vie dans des maisons de retraite.

    Pour son enquête, le bureau a interrogé 2 248 personnes âgées de 60 à 79 ans un peu partout dans la ville.

    Il a constaté que jusqu'à 87,5 % des personnes interrogées avaient toujours l'opinion traditionnelle selon laquelle leurs enfants doivent prendre soin d'elles. Cela était particulièrement le cas dans les zones rurales.

    L'enquête a cependant noté une tendance vers une option de style occidental qui soulagerait le fardeau qui pèse sur leurs enfants.

    Environ 73,1 % des personnes ont dit qu'elles hypothéqueraient leur maison en contrepartie de pensions. Sous un tel régime, elles pourraient encore vivre dans leur maison jusqu'à leur mort, alors que la propriété irait à des banques ou à d'autres institutions financières.

    Mais selon le rapport, l'idée promue par le Conseil des affaires d'État dans un document publié le 13 septembre a rencontré un accueil mitigé, surtout chez les personnes dont les parents ont des biens et qui craignent de perdre leur héritage.

    Règlements relatifs à l'immobilier

    L'idée défie les croyances traditionnelles chinoises selon lesquelles les enfants ont le devoir de soutenir leurs parents et en retour, ils peuvent hériter de leurs biens.

    Cette idée n'est pas nouvelle. Tout comme Beijing et Guangzhou, Shanghai a testé le programme en 2003, mais il n'a pas eu le succès escompté, notamment en raison des règlements de la Chine sur les biens immobiliers.

    Par exemple, dans les zones rurales, les personnes âgées n'ont pas le droit de vendre leurs propriétés et ne peuvent donc pas participer au programme.

    Le bail de 70 ans touchant l'immobilier constitue l'autre obstacle majeur en Chine. Selon le droit immobilier, la propriété privée peut être louée pour seulement 70 ans. Bien que la loi stipule également que le bail peut être prorogé, le coût n'est pas précisé.

    La volatilité du marché immobilier contribue également à l'hésitation des institutions financières concernant ce plan, car elles craignent que la baisse des prix aille à l'encontre de leurs intérêts.

     

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