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  • Zeng Fanzhi , le peintre vivant chinois le plus cher du monde , exposé au musée du Louvre

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    From 1830 till now No4, la nouvelle création de Zeng Fanzhi, sera exposée au musée du Louvre à Paris dans la salle Denon, à côté du tableau La Liberté guidant le peuple d'Eugène Delacroix, du 22 octobre au 17 novembre.

    Réalisée en 1830, La Liberté guidant le peuple, œuvre représentative du peintre romantique français Eugène Delacroix, occupe une place importante dans l'histoire internationale de l'art et est l'une des œuvres les plus admirées au Louvre. Zeng Fanzhi a été invité par le musée à réaliser une nouvelle création sur le même sujet.

    L'idée de cette exposition serait née il y a trois ans. La décision a été prise par le musée du Louvre après de sérieux examens et discussions. La salle Denon est spécialisée dans la conservation des tableaux du 19e siècle, et la zone de la « salle rouge » au centre, où est accroché le tableau La Liberté guidant le peuple, est étroitement liée à l'histoire de l'art romantique français. Le musée du Louvre a revu la disposition de la salle rouge pour la présente exposition. La dernière création d'un artiste oriental est montrée, pour la première fois, à côté d'un tableau original d'un peintre occidental, ce qui permet d'ouvrir un dialogue entre le moderne et l'ancien, l'Orient et l'Occident.

     

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    Zeng Fanzhi a consacré un an à la préparation de cette exposition et a fini par choisir l'une de ses dernières œuvres, après quatre essais. From 1830 till now No4, de la même taille que La Liberté guidant le peuple, a été réalisé avec des couleurs et des traits extrêmement vifs et contrastants.

     

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    Depuis plusieurs années, les œuvres de Zeng Fanzhi suscitent un vif intérêt auprès des grands collectionneurs internationaux et ont souvent battu des records de ventes aux enchères. Son tableau The Last Supper, vendu à 23,3 millions de dollars en octobre 2013, a pulvérisé le record de vente aux enchères des artistes asiatiques en vie.

    « La vague de renaissance des arts chinois, a déclaré Jean-Luc Martinez, directeur du musée du Louvre, permet aux artistes d'excellence d'avoir une place sur la scène internationale. Le musée du Louvre engage, à travers cette exposition, des dialogues intéressants sur les arts avec la Chine et travaillera à fournir de meilleures occasions d'admirer des œuvres pour un nombre croissant de visiteurs chinois.

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  • Un artiste tibétain en tournée en Australie soutient sa culture

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    L'artiste Nyima Tsering incorpore des éléments culturels tibétains traditionnels, tels que les couleurs, les formes et de styles esthétiques, dans son art [Photo/China Daily]

     

    Le peintre tibétain Nyima Tsering aime répondre aux questions des journalistes concernant le Tibet.

    «Je suis prêt à répondre à toutes les questions, mêmes les plus difficiles», a confié Nyima Tsering lors de la tournée de ses peintures en Australie.

    «La culture est dans un processus d'évolution constante et un engagement avec d'autres cultures. Et, je pense qu'il n'y a pas d'espoir pour les cultures dans le monde qui restent bloquées dans le passé ou qui se ferment au monde extérieur», a-t-il déclaré aux médias à Sydney.

    «Je peux comprendre que certaines personnes apprécient plus la saveur primitive du plateau de Qinghai-Tibet, mais la vitalité de la culture tibétaine dépend plus de sa croissance, le monde entier continuant également à se développer».

    Pour Nyima Tsering, de nombreux Chinois Han sont maintenant au Tibet, et de nombreux Tibétains, y compris les artistes comme lui, travaillent ou créent de l'art à Beijing et dans d'autres villes du pays.

     

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    L'artiste a souligné que les problèmes liés à la culture tibétaine étaient aujourd'hui le reflet de l'urbanisation et de la mondialisation de la Chine.

    «Parmi les 56 groupes ethniques en Chine, les Tibétains et les Naxi (ethnie) ont effectivement mieux conservé leur identité culturelle et artistique distinctive. Beaucoup de formes d'art des Han sont confrontées à une perte d'audience et une multitude de puissants peuples nomades ont perdu leurs cultures au cours de l'histoire chinoise», a-t-il déploré.

    Après avoir grandi dans le comté de Dege, la préfecture autonome tibétaine de Garze, dans la province du Sichuan, Nyima Tsering a reçu une formation professionnelle en peinture à l'Académie des Beaux-Arts du Sichuan en 1958 et est retourné dans sa ville natale en 1962, après l'obtention du diplôme.

    «Mon professeur Han m'a expliqué qu'aucune connaissance scientifique des beaux-arts que nous avons appris ne pouvait remplacer l'ethnie tibétaine. C'est la source principale d'un peintre tibétain».

    Les lamaseries, les artistes folkloriques, les peintures murales et peintures thangka ont enrichi les oeuvres de Nyima Tsering qui ont été exposées dans de nombreux pays.

    Il partage aussi des histoires sur le salon de peinture à New Delhi, en Inde, où les Tibétains qui vivent dans ce pays ont été impressionnés par l'authenticité de ses peintures tibétaines mais l'artiste pense qu'il peut mieux explorer et protéger la culture ethnique tibétaine en Chine.

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    «De grands changements ont eu lieu dans les régions tibétaines,» a-t-il fait observer à ses auditoires étrangers. Il tient à porter un chapeau typique du Tibet lors de sa rencontre avec les photographes, en revendiquant une partie importante de son exclusivité culturelle. Mais il semble plutôt tolérant au sujet de la popularité des vêtements occidentaux chez les jeunes au Tibet.

    «Les Tibétains doivent être ouverts à la technologie. Les Bouddhas vivants dans des zones reculées exposent sur des CD les enseignements du bouddhisme. Et de nos jours, il existe aussi des moulins à prières électroniques».

    Nyima Tsering est heureux que la peinture tibétaine qui était au départ une forme d'art purement religieuse restreinte aux lamaseries, ait pris une dimension plus large qui reflète la vie des gens ordinaires depuis les années 1990.

    «Le bouddhisme tibétain a de fortes valeurs morales, préconisant une égalité de toutes les créatures vivante. Dans mes peintures, j'essaie également de présenter ces montagnes comme un cycle de la vie».

    «Nous devons puiser notre force dans les éléments culturels tibétains traditionnels, tels que les couleurs, les formes et de styles esthétiques, les transformant en un langage de l'art qui pourra être mieux apprécié par le public international», a estimé Nyima Tsering.

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