pays développés

  • Le rapport mondial 2014 sur les salaires de Organisation Mondiale du Travail (OMT) montre une stagnation des salaires en Europe et une augmentation importante en Chine

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    La croissance des salaires mondiaux est réduite de moitié lorsque la Chine n’est pas considérée

     

    Une bonne part de la croissance des salaires mondiaux est à mettre au compte de la Chine, en raison de sa grande taille et de la forte croissance des salaires réels qu’elle enregistre. Si l’on exclut la Chine, on réduit presque de moitié la croissance des salaires réels mondiaux, qui passe de 2 à 1,1 pour cent en 2013, et de 2,2 à 1,3 pour cent en 2012.

     

    Stagnation des salaires dans les économies développées

     

    Dans les économies développées, les salaires réels ont stagné en 2012 et 2013, leur croissance se situant à 0,1 et 0,2 pour cent respectivement. Dans certains cas – notamment’Espagne, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni –, les salaires moyens réels en 2013 ont été inférieurs à leur niveau de 2007. Les effets de composition (l’effet sur le salaire moyen de l’évolution de la composition de la main d’œuvre salariée) ont joué un rôle important dans les pays touchés par la crise.

    Bien qu’il ne soit pas possible de faire une comparaison précise des niveaux des salaires entre pays en raison de différence de définitions et de méthodologies, on peut estimer que le salaire mensuel moyen dans les économies développées est approximativement de 3 000 dollars EU (PPA), contre un salaire moyen dans les économies émergentes et les économies en développement d’environ 1 000 dollars EU (PPA). Le salaire mensuel moyen estimé au niveau mondial est d’environ 1 600 dollars EU (PPA). Cependant, l’écart entre salaires réels dans les économies développées d’une part et dans les économies émergentes d’autre part s’est resserré entre 2000 et 2012, du fait d’une forte croissance des salaires dans les économies émergentes, à la différence de beaucoup de pays développés.

    En Argentine, au Brésil, en Chine et dans la Fédération de Russie, la part des salaires augmente progressivement pour les ménages appartenant aux classes moyennes, avant de diminuer pour ceux qui ont les revenus les plus élevés.

     

     

    Département de la communication et de l’information publique

     

     

    Bureau international du Travail

     

     

    4, route des Morillons, 1211 Genève 22, Suisse

     

    Pour plus d’information, visitez le site web: www.ilo.org

     

     

     

     

     

     

  • Le vrai visage de la Chine selon les organismes internationaux, riche et pauvre mais grouillante d'activité

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    La Chine a un sérieux problème d’image en Occident. Quand les médias traditionnels parlent de la situation sociale en Chine, ils sont habituellement tout, sauf élogieux. Les sujets favoris sont les catastrophes, depuis les accidents de chemin de fer jusqu’aux immeubles qui s’effondrent, ou encore toutes sortes de scandales comme les intoxications alimentaires et les accidents miniers, les conditions de travail effarantes, les énormes problèmes environnementaux, l’agitation sociale, les avortements obligatoires, un bébé qui se retrouve dans la conduite d’évacuation d’un WC, etc., etc.

    Les médias occidentaux choisissent la propagande et sont en guerre avec l'information objective quand il s'agit de la Chine. Parfois , j'ai l'impression qu'ils reportent la guerre froide contre la Chine. L’information cherche la sensation et se concentre souvent sur tout ce qui est négatif. D’autres pays aussi, comme la Russie, sont présentés sous un mauvais jour mais, dans le cas de la Chine, au contraire de l’Inde, le dénigrement domine et est systématique, quand il n’est pas organisé de toutes pièces car j'ai pu dénombrer maintes inventions dans les médias , dans le seul but de dresser la population des pays occidentaux contre la Chine et contre la population chinoise au point d'inciter leurs lecteurs, auditeurs ou spectateurs à la haine raciale.

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    Selon Marc Vandepitte , économiste belge , un des auteurs de "La Chine et le monde" , éditions le temps des cerises , l’industrialisation en Europe occidentale a été un processus brutal et très radical. Elle a créé des problèmes sociaux et écologiques sans précédent. En Chine, elle concerne cinq fois plus d’êtres humains et il s’agit d’un processus qui se déroule quatre fois plus rapidement.] Par conséquent, cette ruée vers la modernisation ne peut faire autrement qu’entraîner des problèmes et défis gigantesques. Il serait peu avisé de le nier, voire de le minimiser.

    La Chine est un État-nation, mais, en fait, c’est un pays avec les proportions et la diversité d’un grand continent. Elle compte autant d’habitants que l’Europe occidentale, l’Europe de l’Est, les pays arabes, la Russie et l’Asie centrale ensemble. En outre, sur le plan du niveau de vie, elle présente les mêmes différences que les régions précitées. Dans les provinces côtières, les habitants disposent d’un revenu moyen comparable à celui de la Roumanie. Certaines régions se situent même aux environs de la Belgique ou de la France. Dans le centre du pays, les gens ont un niveau de vie comparable à celui de l’Albanie et, dans l’ouest, qui compte pourtant une population de 200 millions d’habitants, ce niveau descend jusqu’à celui de l’Égypte . En Chine, sur une distance de cent kilomètres, il est parfois possible aussi de remonter de cent ans dans le temps. Et nous ne parlons pas des cinquante et quelques ethnies et des dizaines de langues et dialectes du pays. La Chine est donc tout sauf un pays homogène.

    il existe des régions qui soutiennent très bien la comparaison avec les pays riches. Mais, si nous considérons le pays dans son ensemble, c’est encore jusqu’à nouvel ordre un pays du Tiers monde. Pour ranger un pays dans cette catégorie, on recourt à trois critères : l’Indice de développement humain (IDH), le PNB par habitant et le salaire moyen. Les trois critères ne laissent subsister aucun doute : La Chine est toujours un pays « en voie de développement ».

    Si on examine l’IDH, le pays figure au 104e rang mondial (sur 186 pays). C’est nettement plus haut que l’Afrique, mais encore en dessous de l’Amérique latine. Pour le PNB par habitant, il se situe au 91e rang. Le PNB par habitant en France est huit fois plus élevé que celui de la Chine et le salaire moyen est presque neuf fois plus élevé.

    chine-2-70143.jpgCela n’a donc guère de sens de comparer la Chine aux pays développés. Pourtant, c’est ce qui arrive constamment. La Chine est considérée avec un regard européen et ses prestations sont mesurées à l’aune de celles de pays riches. Si on veut comparer la Chine, qu’on le fasse avec des pays comparables, c’est-à-dire avec des pays du Sud comme l'Inde par exemple.

    L’une des plaies les plus frappantes des pays du Sud, ce sont leurs gigantesques bidonvilles. Dans des villes comme Manille, Mumbai, Lagos, Buenos Aires et bien d’autres, des millions et des millions de gens vivent entassés les uns sur les autres dans des conditions indignes. Pas la moindre trace de cela, en Chine. C’est le résultat du système hukou, dont on a beaucoup parlé.Le système hukou (système d’enregistrement) consiste en ce que, dès sa naissance, chaque Chinois est catalogué comme citadin ou campagnard. Un habitant avec un hukou citadin peut bénéficier de services sociaux urbains, un habitant de la campagne dispose d’un lopin de terre avec lequel il peut acquérir un revenu. Le Financial Times dit à ce propos : « La Chine a su éviter les slums, qui constituent une plaie dans bien des villes des pays du tiers monde, en appliquant un système strict d’autorisations de séjour, connues sous l’appellation de hukou. Ce qui fait que, pour les personnes originaires des régions rurales, il est malaisé de s’installer en permanence dans les villes. » The Financial Times, 4 août 2010, p. 7.

    Entre 2005 et 2015, on estime qu’un tiers de tous les Chinois occuperont un nouveau logement. C’est presque autant que toute la population de l’Europe (The Economist, 12 mars 2005, p. 60.)

    Sans électricité, pas de réfrigérateur, d’éclairage, de ventilateur, de télévision, de machine à laver, ni d’autres appareils ménagers. Environ 27 % des gens des pays en voie de développement doivent pourtant se passer de ces équipements élémentaires. En Chine, ils ne sont plus que 0,6 %.(UNDP, Human Development Report 2013, New York 2013, p. 187 en 189 ; http://www.voanews.com/content/decapua-un-energy-28apr10-92323229/154303.html.)

    La plupart des pays du Sud sont infestés par un taux élevé de violence. Sur ce plan, la Chine présente des statistiques excellentes. Les pays riches comptent deux fois plus d’homicides par habitant que la Chine. En Asie, on en est à quatre ou six fois plus et, en Amérique latine, vingt fois plus, même. (UNDP, Human Development Report 2013, pp. 174-177.)

    L’image est similaire pour le nombre de journalistes assassinés. Avec ces chiffres il vaut mieux rester modeste en Europe.(http://www.newssafety.org. )Les subsidiés de la CIA "Reporters sans frontières" devraient apprendre un peu l'objectivité quand il s'agit de la Chine.

     

    En Chine, 5,5 % de la population est encore confrontée à la sous-alimentation. Ce nombre diminue progressivement. En Inde, par contre, il est de 24 %. Le nombre de gens souffrant de la faim y a même augmenté, ces dix dernières années, et de près d’un cinquième. (http://www.ifpri.org/sites/default/files/publications/ghi11.pdf, p. 49.)

    La mortalité infantile est peut-être encore le meilleur indicateur du développement social d’un pays, parce qu’on y retrouve un ensemble de facteurs : les soins de santé, l’alimentation et l’eau potable, le taux de scolarité de la mère, le logement, l’hygiène. Sur ce plan, la Chine s’en tire nettement mieux. Au Pakistan, il meurt cinq fois plus d’enfants et, en Inde, 3,5 fois plus.  En Inde, l’analphabétisme est six fois plus élevé et, au Pakistan, sept fois. Le pourcentage de pauvreté extrême est environ deux fois plus élevé au Pakistan et trois fois en Inde. (L’analphabétisme : UNDP, Human Development Report 2013, pp. 145-146 ; nombre de personnes dans la pauvreté extrême : UNDP, Human Development Report 2013, pp. 160-161 et http://data.worldbank.org/indicator/SI.POV.DDAY.)

    En Chine, les conditions de travail sont loin d’être idéales et, plus particulièrement, pour les 150 millions de migrants internes. Mais, une fois encore, il est bon de mesurer cette question à l’aune de la situation dans la région et dans d’autres pays du Tiers monde.

    Une grande plaie, sinon la pire, pour les travailleurs, c’est le travail informel. Il n’offre pas la moindre sécurité juridique, ni sécurité sociale, mais, à coup sûr, un revenu particulièrement bas et incertain. Sur ce plan, la Chine est nettement mieux lotie que les pays de la région. Il convient en outre d’ajouter que le travail informel en Chine est dans bien des cas du travail semi-formel, avec une certaine forme de sécurité juridique et de sécurité sociale. ( Cf. http://www.undp.org.bd/Social%20Protection%20Docs/China%27s%20Experien....)

    Cette année, l’objectif est de conclure des conventions collectives de travail (CCT) dans 80 % des entreprises où un syndicat est présent. Dans la plupart des grandes entreprises, ainsi que celles à capitaux étrangers, il y a une représentation syndicale. À l’échelle mondiale, 15 % seulement des travailleurs bénéficient d’une CCT.

    Jusqu’il y a peu, la Chine passait pour un pays à très bas salaires. Cette époque est révolue. En 2009, le salaire minimal en Chine était environ le double de celui de l’Inde. (ILO (OIT), Global Wage Report 2008/09, Genève, 2008, p. 87.) Le salaire moyen chinois était quatre fois plus élevé qu’au Vietnam, trois fois plus élevé qu’aux Philippines, deux fois plus élevé qu’en Indonésie et une fois et demie plus élevé qu’en Thaïlande. (The Economist, 4 septembre 2010, p. 54.)

    En Chine, on ne rencontre pas ces nuées d’enfants mendiants qui constituent une composante du paysage des rues dans de nombreuses villes du Tiers monde. Le travail des enfants a pratiquement été éliminé. Sur ce terrain, l’Organisation internationale du travail (OIT) met en exergue la Chine et le Brésil en tant que pays modèles. (http://www.ilo.org/public/english/standards/relm/ilc/ilc95/pdf/rep-i-b.pdf, p. 15.) Cela contraste étonnamment avec l’Inde, par exemple, où 17 millions d’enfants n’échappent pas au travail et 1,2 million à la prostitution.(] http://blog.wisdomjobs.com/child-labour-in-india/ ; http://edition.cnn.com/2009/WORLD/asiapcf/05/11/india.prostitution.children/.)

    Un travail décent dans l’existence n’est pas tout, mais, pour les femmes, c’est souvent une condition de base pour l’émancipation et l’autonomie financière. En Chine, 70 % des femmes ont un emploi ou en cherchent un ; en Inde, elles ne sont qu’un quart. 81 % des femmes diplômées en Chine ont du travail, alors qu’elles ne sont que 34 % en Inde.  Dans le reste de l’Asie, la situation ne diffère guère de celle de l’Inde.

     

     

     

  • Conférence sur le climat :« Les pays développés n'ont tenu aucun de leurs engagements, qu'il s'agisse du mécanisme pour un développement propre ou du soutien financier durable »

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    En conclusion de la Conférence sur le changement climatique de Varsovie, certains pays développés rejettent la responsabilité du demi échec sur les pays en développement, afin de détourner l'attention des participants des engagements qu'ils n'ont pas  respectés et de fuir leurs responsabilités.

    Les pays du BASIC (Brésil, Afrique du Sud, Inde et Chine) ont tenu le 20 novembre une conférence de presse pour répondre à certaines questions sur les litiges qui subsistent dans les négociations actuelles.

    « Les pays du BASIC et le camp des pays en développement qu'ils représentent feront-ils marche arrière dans leur attitude face au changement climatique ? » Telle est la première question posée par un journaliste de Reuters à la conférence de presse.

    Xie Zhenhua, chef de la délégation chinoise, a répondu ouvertement : « Quels sont les pays qui ne tiennent pas leurs engagements ou qui marchent à reculons ? La communauté internationale doit le savoir très clairement et je ne pense pas avoir besoin de donner de noms ». Des propos appuyés par ceux du représentant indien : « Les pays développés n'ont tenu aucun de leurs engagements, qu'il s'agisse du mécanisme pour un développement propre ou du soutien financier durable ».

    Le représentant de l'Afrique du Sud n'a, quant à lui, pas été aussi implicite dans ses propos, critiquant ouvertement l'UE et le Japon : « Il est inimaginable pour nous que l'UE envisage de reporter la publication du rapport d'évaluation sur la première période d'engagement jusqu'à 2016. S'ils ne savent pas où ils en sont dans la première période d'engagement, comment pourront-ils savoir par où commencer pour relever leur objectif de réduction d'émissions pour 2015 »?

    Il y a trois ans à Durban, les pays participant à la conférence sur le climat avaient mis en place le Fonds vert pour le climat, destiné à aider les pays en développement à combattre les effets du changement climatique. Mais jusqu'à la tenue de la conférence de Varsovie, faute de financement promis par les pays développés, le Fonds est resté une coquille vide.

    Selon Xie Zhenhua, la question du financement est une responsabilité dont les pays développés doivent s'acquitter conformément aux demandes et aux principes énoncés dans la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Un journaliste du New York Times a réagi à cette remarque en demandant au chef de la délégation chinoise quelles étaient les responsabilités que la Chine devait endosser en tant que plus gros émetteur de dioxyde de carbone au monde.

    « Le changement climatique est-il dû à la situation actuelle ? Ce n'est en tout cas pas le cas d'un point de vue scientifique ! » Et le représentant brésilien de souligner que les conséquences fâcheuses du changement climatique sont notamment dues au CO2 émis autrefois sans retenue par les pays développés lors de leur processus d'industrialisation, raison pour laquelle ces pays doivent aujourd'hui endosser leurs responsabilités.

    Xie Zhenhua a expliqué en toute franchise, sans nier le fait que la Chine était le plus grand émetteur de CO2, que les pays développés sont tous passés par une phase d'industrialisation et d'urbanisation durant laquelle les émissions de CO2 étaient particulièrement élevées, et que la Chine, sans aucun soutien financier et technologique, avait réduit de son plein gré ses émissions de CO2 de 2,8 milliards de tonnes et qu'elle ne suivrait pas le chemin tracé par les pays développés.

    Les pays européens ainsi que les Etats-Unis et le Japon avaient déjà sérieusement et irrévocablement pollués la planète alors que les pays du "BASIC" n'avaient pas encore commencé leur processus d'industrialisation.

    Quant aux reproches faites par certains pays en développement aux pays développés concernant les réductions d'émissions trop faibles de ces derniers, un journaliste américain a demandé aux représentants des BASIC quelles étaient les armes en leur possession capables de pousser les Etats-Unis et l'UE à accroître leurs engagements.

    « C'est une question très importante. Les efforts déployés et les résultats obtenus par les pays en développement en matière de réduction des émissions constituent la meilleure réponse aux accusations des pays développés. Nous disposons d'un réel avantage moral », a ainsi rétorqué le représentant brésilien.

    Selon Xie Zhenhua, les pays en développement sont les plus vulnérables et les principales victimes du changement climatique. Ils doivent faire entendre leur voix. Et ce dernier de préciser que les négociations sur le changement climatique ne doivent pas être une situation gagnant-perdant : « Les négociations échoueront s'il y a des gagnants et des perdants. Nous devons œuvrer ensemble à l'avenir de l'humanité, voici notre arme ».

     

    La première grande pollution mondiale de l'air , dans la vallée de la Meuse , près de Liège !!!

     

    La pollution de la vallée de la Meuse est une très forte pollution atmosphérique ayant eu lieu en décembre 1930, dans la vallée de la Meuse, à proximité de Seraing (proche de Liège en Belgique).

    Cette pollution, d'origine industrielle (importantes usines sidérurgiques locales), a eu pour cause de très mauvaises conditions de dispersion atmosphérique (brouillards intenses, couche d'inversion de température basse et épaisse), associées à de fortes émissions de SO2, de particules en suspension et d'aérosols divers. C'est donc un phénomène extrême de pollution acido-particulaire.

    Les conséquences en furent importantes : on a relevé 60 décès .

    Plusieurs milliers de personnes ont également présenté des problèmes respiratoires graves.

    Ce phénomène historique de pollution de la vallée de la Meuse compte, avec les pollutions de Londres, observées dans les années 1950, parmi les plus graves phénomènes de pollution acido-particulaire observés.