pays émergent

  • Le rapport mondial 2014 sur les salaires de Organisation Mondiale du Travail (OMT) montre une stagnation des salaires en Europe et une augmentation importante en Chine

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    La croissance des salaires mondiaux est réduite de moitié lorsque la Chine n’est pas considérée

     

    Une bonne part de la croissance des salaires mondiaux est à mettre au compte de la Chine, en raison de sa grande taille et de la forte croissance des salaires réels qu’elle enregistre. Si l’on exclut la Chine, on réduit presque de moitié la croissance des salaires réels mondiaux, qui passe de 2 à 1,1 pour cent en 2013, et de 2,2 à 1,3 pour cent en 2012.

     

    Stagnation des salaires dans les économies développées

     

    Dans les économies développées, les salaires réels ont stagné en 2012 et 2013, leur croissance se situant à 0,1 et 0,2 pour cent respectivement. Dans certains cas – notamment’Espagne, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni –, les salaires moyens réels en 2013 ont été inférieurs à leur niveau de 2007. Les effets de composition (l’effet sur le salaire moyen de l’évolution de la composition de la main d’œuvre salariée) ont joué un rôle important dans les pays touchés par la crise.

    Bien qu’il ne soit pas possible de faire une comparaison précise des niveaux des salaires entre pays en raison de différence de définitions et de méthodologies, on peut estimer que le salaire mensuel moyen dans les économies développées est approximativement de 3 000 dollars EU (PPA), contre un salaire moyen dans les économies émergentes et les économies en développement d’environ 1 000 dollars EU (PPA). Le salaire mensuel moyen estimé au niveau mondial est d’environ 1 600 dollars EU (PPA). Cependant, l’écart entre salaires réels dans les économies développées d’une part et dans les économies émergentes d’autre part s’est resserré entre 2000 et 2012, du fait d’une forte croissance des salaires dans les économies émergentes, à la différence de beaucoup de pays développés.

    En Argentine, au Brésil, en Chine et dans la Fédération de Russie, la part des salaires augmente progressivement pour les ménages appartenant aux classes moyennes, avant de diminuer pour ceux qui ont les revenus les plus élevés.

     

     

    Département de la communication et de l’information publique

     

     

    Bureau international du Travail

     

     

    4, route des Morillons, 1211 Genève 22, Suisse

     

    Pour plus d’information, visitez le site web: www.ilo.org

     

     

     

     

     

     

  • Selon un économiste,la croissance de la Chine "réduit les inégalités au niveau mondial"

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    La Chine joue un rôle remarquable dans la réduction des inégalités au niveau mondial, estime l'économiste français Thomas Piketty, dans une interview exclusive accordée à Xinhua.

    "La diffusion des connaissances, de l'éducation peut permettre la réduction des inégalités entre pays, c'est ce qu'on observe actuellement avec la croissance exceptionnelle de la Chine et des pays émergents. Ils réduisent les inégalités au niveau mondial et c'est très positif", a déclaré le jeune économiste français de 43 ans, dont le dernier livre "Le Capital au XXIème siècle" est un Best seller.

    M. Piketty retient le fait que "c'est la fin de la pauvreté en Inde et en Chine et c'est l'enrichissement des personnes dans ces pays". Surtout, il note que cette croissance "ne se fait pas au détriment des personnes dans les pays riches", estimant "que pour l'essentiel tout ceci est un jeu à sommes positives, que la planète entière peut y gagner et que l'Inde et la Chine y gagnent".

    Il écarte donc les critiques de certains qui accusent les pays émergents de mener une concurrence infernale aux pays développés.

    "C'est vrai que ce processus de rattrapage met une pression sur les travailleurs à faible ou moyen niveau de qualification dans les pays riches. Mais de toute façon, l'augmentation de la pression dans les secteurs industriels traditionnels avait lieu avant l'arrivée de la Chine et elle aurait eu lieu de toute façon. Je rappelle souvent qu'en France les destructions d'emploi dans le textile étaient encore plus fort entre 1950 et 1980 qu'entre 1980 et 2010. ce n'est pas à cause de la Chine qu'il y a des destructions d'emploi dans le textile", explique-t-il.

    M. Piketty critique plutôt la tendance qui consiste en France et en Europe à "chercher des coupables pour la montée des inégalités et la Chine est un coupable idéal". Et d'ajouter: "Mais je n'y crois pas beaucoup. Je pense que la mondialisation est globalement positive".

    Si la pauvreté a diminué en Chine et, par voie de conséquence, dans le monde entier, M. Piketty note que les inégalités à l'intérieur du pays sont en augmentation.

    "J'étais à une conférence à Hong Kong au mois de novembre 2013 où il y avait des chercheurs de beaucoup d'universités chinoises qui présentaient des résultats de leurs enquêtes sur les inégalités en Chine et toutes les données indiquent une augmentation assez forte de l'inégalité des patrimoines en Chine au cours des dix dernières années", relate-t-il.

    L'économiste français prévoit que la croissance économique de la Chine va "s'abaisser" dans l'avenir et il prédit que "la question des patrimoines et de l'héritage va devenir très importante en Chine". Du fait notamment que la démographie chinoise est maîtrisée et tend même à être négative, "le poids des patrimoines accumulés dans le passé va devenir très important".

    "Quand vous avez un seul enfant, vous héritez des deux côtés, des deux parents, et donc mécaniquement cela donne une très grande importance au patrimoine hérité, explique l'économiste. Je pense qu'on commence à voir cela en Chine et qu'on va le voir de plus en plus dans les décennies qui viennent".

    M. Piketty juge que les inégalités, quand elles sont trop fortes, peuvent être un frein à la croissance, provoquer des tensions sociales voire mettre en péril le système financier d'un pays. L'économiste propose donc des solutions pour réduire les inégalités.

    "Mon intuition est que la Chine va avoir besoin de développer des systèmes d'imposition progressive des revenus et du patrimoine pour parvenir à limiter les inégalités et pour parvenir à une régulation efficace de l'accumulation du patrimoine", explique-t-il.

    Pour lui, l'avantage de l'impôt progressif est de "limiter la concentration des richesses et de limiter la perpétuation des inégalités à travers les générations d'une façon qui est plus systématique et plus juste que des régulations au cas par cas".

    "Actuellement, ce que je trouve regrettable c'est l'absence de transparence sur les revenus et sur la répartition des patrimoines. C'est un problème", remarque-t-il.

    Thomas Piketty se veut toutefois optimiste. Il pense même que "c'est tout à fait possible que les réponses apportées par la Chine -- justement parce qu'elle peut utiliser les leçons et les erreurs des autres pays -- soient en avance sur les autres pays".

  • Le vrai visage de la Chine selon les organismes internationaux, riche et pauvre mais grouillante d'activité

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    La Chine a un sérieux problème d’image en Occident. Quand les médias traditionnels parlent de la situation sociale en Chine, ils sont habituellement tout, sauf élogieux. Les sujets favoris sont les catastrophes, depuis les accidents de chemin de fer jusqu’aux immeubles qui s’effondrent, ou encore toutes sortes de scandales comme les intoxications alimentaires et les accidents miniers, les conditions de travail effarantes, les énormes problèmes environnementaux, l’agitation sociale, les avortements obligatoires, un bébé qui se retrouve dans la conduite d’évacuation d’un WC, etc., etc.

    Les médias occidentaux choisissent la propagande et sont en guerre avec l'information objective quand il s'agit de la Chine. Parfois , j'ai l'impression qu'ils reportent la guerre froide contre la Chine. L’information cherche la sensation et se concentre souvent sur tout ce qui est négatif. D’autres pays aussi, comme la Russie, sont présentés sous un mauvais jour mais, dans le cas de la Chine, au contraire de l’Inde, le dénigrement domine et est systématique, quand il n’est pas organisé de toutes pièces car j'ai pu dénombrer maintes inventions dans les médias , dans le seul but de dresser la population des pays occidentaux contre la Chine et contre la population chinoise au point d'inciter leurs lecteurs, auditeurs ou spectateurs à la haine raciale.

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    Selon Marc Vandepitte , économiste belge , un des auteurs de "La Chine et le monde" , éditions le temps des cerises , l’industrialisation en Europe occidentale a été un processus brutal et très radical. Elle a créé des problèmes sociaux et écologiques sans précédent. En Chine, elle concerne cinq fois plus d’êtres humains et il s’agit d’un processus qui se déroule quatre fois plus rapidement.] Par conséquent, cette ruée vers la modernisation ne peut faire autrement qu’entraîner des problèmes et défis gigantesques. Il serait peu avisé de le nier, voire de le minimiser.

    La Chine est un État-nation, mais, en fait, c’est un pays avec les proportions et la diversité d’un grand continent. Elle compte autant d’habitants que l’Europe occidentale, l’Europe de l’Est, les pays arabes, la Russie et l’Asie centrale ensemble. En outre, sur le plan du niveau de vie, elle présente les mêmes différences que les régions précitées. Dans les provinces côtières, les habitants disposent d’un revenu moyen comparable à celui de la Roumanie. Certaines régions se situent même aux environs de la Belgique ou de la France. Dans le centre du pays, les gens ont un niveau de vie comparable à celui de l’Albanie et, dans l’ouest, qui compte pourtant une population de 200 millions d’habitants, ce niveau descend jusqu’à celui de l’Égypte . En Chine, sur une distance de cent kilomètres, il est parfois possible aussi de remonter de cent ans dans le temps. Et nous ne parlons pas des cinquante et quelques ethnies et des dizaines de langues et dialectes du pays. La Chine est donc tout sauf un pays homogène.

    il existe des régions qui soutiennent très bien la comparaison avec les pays riches. Mais, si nous considérons le pays dans son ensemble, c’est encore jusqu’à nouvel ordre un pays du Tiers monde. Pour ranger un pays dans cette catégorie, on recourt à trois critères : l’Indice de développement humain (IDH), le PNB par habitant et le salaire moyen. Les trois critères ne laissent subsister aucun doute : La Chine est toujours un pays « en voie de développement ».

    Si on examine l’IDH, le pays figure au 104e rang mondial (sur 186 pays). C’est nettement plus haut que l’Afrique, mais encore en dessous de l’Amérique latine. Pour le PNB par habitant, il se situe au 91e rang. Le PNB par habitant en France est huit fois plus élevé que celui de la Chine et le salaire moyen est presque neuf fois plus élevé.

    chine-2-70143.jpgCela n’a donc guère de sens de comparer la Chine aux pays développés. Pourtant, c’est ce qui arrive constamment. La Chine est considérée avec un regard européen et ses prestations sont mesurées à l’aune de celles de pays riches. Si on veut comparer la Chine, qu’on le fasse avec des pays comparables, c’est-à-dire avec des pays du Sud comme l'Inde par exemple.

    L’une des plaies les plus frappantes des pays du Sud, ce sont leurs gigantesques bidonvilles. Dans des villes comme Manille, Mumbai, Lagos, Buenos Aires et bien d’autres, des millions et des millions de gens vivent entassés les uns sur les autres dans des conditions indignes. Pas la moindre trace de cela, en Chine. C’est le résultat du système hukou, dont on a beaucoup parlé.Le système hukou (système d’enregistrement) consiste en ce que, dès sa naissance, chaque Chinois est catalogué comme citadin ou campagnard. Un habitant avec un hukou citadin peut bénéficier de services sociaux urbains, un habitant de la campagne dispose d’un lopin de terre avec lequel il peut acquérir un revenu. Le Financial Times dit à ce propos : « La Chine a su éviter les slums, qui constituent une plaie dans bien des villes des pays du tiers monde, en appliquant un système strict d’autorisations de séjour, connues sous l’appellation de hukou. Ce qui fait que, pour les personnes originaires des régions rurales, il est malaisé de s’installer en permanence dans les villes. » The Financial Times, 4 août 2010, p. 7.

    Entre 2005 et 2015, on estime qu’un tiers de tous les Chinois occuperont un nouveau logement. C’est presque autant que toute la population de l’Europe (The Economist, 12 mars 2005, p. 60.)

    Sans électricité, pas de réfrigérateur, d’éclairage, de ventilateur, de télévision, de machine à laver, ni d’autres appareils ménagers. Environ 27 % des gens des pays en voie de développement doivent pourtant se passer de ces équipements élémentaires. En Chine, ils ne sont plus que 0,6 %.(UNDP, Human Development Report 2013, New York 2013, p. 187 en 189 ; http://www.voanews.com/content/decapua-un-energy-28apr10-92323229/154303.html.)

    La plupart des pays du Sud sont infestés par un taux élevé de violence. Sur ce plan, la Chine présente des statistiques excellentes. Les pays riches comptent deux fois plus d’homicides par habitant que la Chine. En Asie, on en est à quatre ou six fois plus et, en Amérique latine, vingt fois plus, même. (UNDP, Human Development Report 2013, pp. 174-177.)

    L’image est similaire pour le nombre de journalistes assassinés. Avec ces chiffres il vaut mieux rester modeste en Europe.(http://www.newssafety.org. )Les subsidiés de la CIA "Reporters sans frontières" devraient apprendre un peu l'objectivité quand il s'agit de la Chine.

     

    En Chine, 5,5 % de la population est encore confrontée à la sous-alimentation. Ce nombre diminue progressivement. En Inde, par contre, il est de 24 %. Le nombre de gens souffrant de la faim y a même augmenté, ces dix dernières années, et de près d’un cinquième. (http://www.ifpri.org/sites/default/files/publications/ghi11.pdf, p. 49.)

    La mortalité infantile est peut-être encore le meilleur indicateur du développement social d’un pays, parce qu’on y retrouve un ensemble de facteurs : les soins de santé, l’alimentation et l’eau potable, le taux de scolarité de la mère, le logement, l’hygiène. Sur ce plan, la Chine s’en tire nettement mieux. Au Pakistan, il meurt cinq fois plus d’enfants et, en Inde, 3,5 fois plus.  En Inde, l’analphabétisme est six fois plus élevé et, au Pakistan, sept fois. Le pourcentage de pauvreté extrême est environ deux fois plus élevé au Pakistan et trois fois en Inde. (L’analphabétisme : UNDP, Human Development Report 2013, pp. 145-146 ; nombre de personnes dans la pauvreté extrême : UNDP, Human Development Report 2013, pp. 160-161 et http://data.worldbank.org/indicator/SI.POV.DDAY.)

    En Chine, les conditions de travail sont loin d’être idéales et, plus particulièrement, pour les 150 millions de migrants internes. Mais, une fois encore, il est bon de mesurer cette question à l’aune de la situation dans la région et dans d’autres pays du Tiers monde.

    Une grande plaie, sinon la pire, pour les travailleurs, c’est le travail informel. Il n’offre pas la moindre sécurité juridique, ni sécurité sociale, mais, à coup sûr, un revenu particulièrement bas et incertain. Sur ce plan, la Chine est nettement mieux lotie que les pays de la région. Il convient en outre d’ajouter que le travail informel en Chine est dans bien des cas du travail semi-formel, avec une certaine forme de sécurité juridique et de sécurité sociale. ( Cf. http://www.undp.org.bd/Social%20Protection%20Docs/China%27s%20Experien....)

    Cette année, l’objectif est de conclure des conventions collectives de travail (CCT) dans 80 % des entreprises où un syndicat est présent. Dans la plupart des grandes entreprises, ainsi que celles à capitaux étrangers, il y a une représentation syndicale. À l’échelle mondiale, 15 % seulement des travailleurs bénéficient d’une CCT.

    Jusqu’il y a peu, la Chine passait pour un pays à très bas salaires. Cette époque est révolue. En 2009, le salaire minimal en Chine était environ le double de celui de l’Inde. (ILO (OIT), Global Wage Report 2008/09, Genève, 2008, p. 87.) Le salaire moyen chinois était quatre fois plus élevé qu’au Vietnam, trois fois plus élevé qu’aux Philippines, deux fois plus élevé qu’en Indonésie et une fois et demie plus élevé qu’en Thaïlande. (The Economist, 4 septembre 2010, p. 54.)

    En Chine, on ne rencontre pas ces nuées d’enfants mendiants qui constituent une composante du paysage des rues dans de nombreuses villes du Tiers monde. Le travail des enfants a pratiquement été éliminé. Sur ce terrain, l’Organisation internationale du travail (OIT) met en exergue la Chine et le Brésil en tant que pays modèles. (http://www.ilo.org/public/english/standards/relm/ilc/ilc95/pdf/rep-i-b.pdf, p. 15.) Cela contraste étonnamment avec l’Inde, par exemple, où 17 millions d’enfants n’échappent pas au travail et 1,2 million à la prostitution.(] http://blog.wisdomjobs.com/child-labour-in-india/ ; http://edition.cnn.com/2009/WORLD/asiapcf/05/11/india.prostitution.children/.)

    Un travail décent dans l’existence n’est pas tout, mais, pour les femmes, c’est souvent une condition de base pour l’émancipation et l’autonomie financière. En Chine, 70 % des femmes ont un emploi ou en cherchent un ; en Inde, elles ne sont qu’un quart. 81 % des femmes diplômées en Chine ont du travail, alors qu’elles ne sont que 34 % en Inde.  Dans le reste de l’Asie, la situation ne diffère guère de celle de l’Inde.

     

     

     

  • Conférence sur le climat :« Les pays développés n'ont tenu aucun de leurs engagements, qu'il s'agisse du mécanisme pour un développement propre ou du soutien financier durable »

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    En conclusion de la Conférence sur le changement climatique de Varsovie, certains pays développés rejettent la responsabilité du demi échec sur les pays en développement, afin de détourner l'attention des participants des engagements qu'ils n'ont pas  respectés et de fuir leurs responsabilités.

    Les pays du BASIC (Brésil, Afrique du Sud, Inde et Chine) ont tenu le 20 novembre une conférence de presse pour répondre à certaines questions sur les litiges qui subsistent dans les négociations actuelles.

    « Les pays du BASIC et le camp des pays en développement qu'ils représentent feront-ils marche arrière dans leur attitude face au changement climatique ? » Telle est la première question posée par un journaliste de Reuters à la conférence de presse.

    Xie Zhenhua, chef de la délégation chinoise, a répondu ouvertement : « Quels sont les pays qui ne tiennent pas leurs engagements ou qui marchent à reculons ? La communauté internationale doit le savoir très clairement et je ne pense pas avoir besoin de donner de noms ». Des propos appuyés par ceux du représentant indien : « Les pays développés n'ont tenu aucun de leurs engagements, qu'il s'agisse du mécanisme pour un développement propre ou du soutien financier durable ».

    Le représentant de l'Afrique du Sud n'a, quant à lui, pas été aussi implicite dans ses propos, critiquant ouvertement l'UE et le Japon : « Il est inimaginable pour nous que l'UE envisage de reporter la publication du rapport d'évaluation sur la première période d'engagement jusqu'à 2016. S'ils ne savent pas où ils en sont dans la première période d'engagement, comment pourront-ils savoir par où commencer pour relever leur objectif de réduction d'émissions pour 2015 »?

    Il y a trois ans à Durban, les pays participant à la conférence sur le climat avaient mis en place le Fonds vert pour le climat, destiné à aider les pays en développement à combattre les effets du changement climatique. Mais jusqu'à la tenue de la conférence de Varsovie, faute de financement promis par les pays développés, le Fonds est resté une coquille vide.

    Selon Xie Zhenhua, la question du financement est une responsabilité dont les pays développés doivent s'acquitter conformément aux demandes et aux principes énoncés dans la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Un journaliste du New York Times a réagi à cette remarque en demandant au chef de la délégation chinoise quelles étaient les responsabilités que la Chine devait endosser en tant que plus gros émetteur de dioxyde de carbone au monde.

    « Le changement climatique est-il dû à la situation actuelle ? Ce n'est en tout cas pas le cas d'un point de vue scientifique ! » Et le représentant brésilien de souligner que les conséquences fâcheuses du changement climatique sont notamment dues au CO2 émis autrefois sans retenue par les pays développés lors de leur processus d'industrialisation, raison pour laquelle ces pays doivent aujourd'hui endosser leurs responsabilités.

    Xie Zhenhua a expliqué en toute franchise, sans nier le fait que la Chine était le plus grand émetteur de CO2, que les pays développés sont tous passés par une phase d'industrialisation et d'urbanisation durant laquelle les émissions de CO2 étaient particulièrement élevées, et que la Chine, sans aucun soutien financier et technologique, avait réduit de son plein gré ses émissions de CO2 de 2,8 milliards de tonnes et qu'elle ne suivrait pas le chemin tracé par les pays développés.

    Les pays européens ainsi que les Etats-Unis et le Japon avaient déjà sérieusement et irrévocablement pollués la planète alors que les pays du "BASIC" n'avaient pas encore commencé leur processus d'industrialisation.

    Quant aux reproches faites par certains pays en développement aux pays développés concernant les réductions d'émissions trop faibles de ces derniers, un journaliste américain a demandé aux représentants des BASIC quelles étaient les armes en leur possession capables de pousser les Etats-Unis et l'UE à accroître leurs engagements.

    « C'est une question très importante. Les efforts déployés et les résultats obtenus par les pays en développement en matière de réduction des émissions constituent la meilleure réponse aux accusations des pays développés. Nous disposons d'un réel avantage moral », a ainsi rétorqué le représentant brésilien.

    Selon Xie Zhenhua, les pays en développement sont les plus vulnérables et les principales victimes du changement climatique. Ils doivent faire entendre leur voix. Et ce dernier de préciser que les négociations sur le changement climatique ne doivent pas être une situation gagnant-perdant : « Les négociations échoueront s'il y a des gagnants et des perdants. Nous devons œuvrer ensemble à l'avenir de l'humanité, voici notre arme ».

     

    La première grande pollution mondiale de l'air , dans la vallée de la Meuse , près de Liège !!!

     

    La pollution de la vallée de la Meuse est une très forte pollution atmosphérique ayant eu lieu en décembre 1930, dans la vallée de la Meuse, à proximité de Seraing (proche de Liège en Belgique).

    Cette pollution, d'origine industrielle (importantes usines sidérurgiques locales), a eu pour cause de très mauvaises conditions de dispersion atmosphérique (brouillards intenses, couche d'inversion de température basse et épaisse), associées à de fortes émissions de SO2, de particules en suspension et d'aérosols divers. C'est donc un phénomène extrême de pollution acido-particulaire.

    Les conséquences en furent importantes : on a relevé 60 décès .

    Plusieurs milliers de personnes ont également présenté des problèmes respiratoires graves.

    Ce phénomène historique de pollution de la vallée de la Meuse compte, avec les pollutions de Londres, observées dans les années 1950, parmi les plus graves phénomènes de pollution acido-particulaire observés.

     

  • Pourquoi des Européens ne veulent pas de la mondialisation équitable?

    En Europe , mais en fait dans tous les pays dits occidentaux, certains semblent découvrir la mondialisation. Or la mondialisation ne date pas d'hier. Dès que Portugais et Espagnols s'en sont allé à la découverte des 5 continents , la mondialisation a commencé.

    Et elle a commencé de manière dramatique !

    Ces conquérants étaient avides d'or et de fortune vite gagnée. Cela a débouché sur pillages , meurtres et exactions.

    Cela a débouché sur le génocide des Indiens , en Amérique du nord et du sud , le honteux commerce de l'ébène , le pillage de l'Afrique (et ce n'est pas encore fini) , le commerce de l'opium suivi du pillage de l'Asie .

    Ils ont inventé le colonialisme , le néocolonialisme et quand ça n'a plus marché ils ont inventé les "Droits de l'homme" .

    La démocratie , elle a toujours été à deux vitesses . La théorie occidentale , on les applique chez nous mais on s'assoit dessus dès que l'on a franchi la frontière.

    Tant que les usines tournaient en Europe , que les produits étaient fabriqués par de la main d'oeuvre exploitée , venue des pays du sud , avec des matières premières d'abord pillées en Afrique , ensuite achetée à vil prix , la mondialisation , c'était pour eux , le rêve.

    La richesse et la démocratie des pays occidentaux ont été bâtis sur la paupérisation des pays du sud.

    Quand l'Afrique , l'Asie et les autres pays du sud ont exigé une plus juste rétribution, ils ont inventé la Banque Mondiale et commencé à vivre à crédit afin de garder le même train de vie.

    Aujourd'hui , les pays émergent , la Chine en tête , se sont posés comme les ateliers du monde .

    Les Chinois ont travaillé et travaillent d'arrache pied afin d'enrichir le pays . Les occidentaux ont vu leur production s'affaiblir , mais comme ils ne veulent toujours pas diminuer leur train de vie , ils se sont endetté encore plus.

    Les pays occidentaux ,maintenant ont atteint le fond, plus de pays à exploiter, plus de banquier à financer l'économie essoufflée . Alors , certains en accusent la Chine et d'autres pays émergent, alors que ceux-ci n'ont fait que fabriquer ce que les industriels occidentaux leur demandaient. Ils veulent instaurer le protectionnisme alors qu'ils vivent eux-mêmes de leurs exportations.

    Taxer les produits étrangers en Europe , sans compter que cela est contraire aux règles de l'OMC , c'est se trouver devant des pays qui automatiquement répondront en dressant leur propre barrière douanière.

    Alors ce sera vraiment la catastrophe que dis-je un cataclysme pour les pays occidentaux , criblés de dettes qui n'ayant les moyens de faire face à leurs obligations seront déclaré en faillite.

    Le début de ce siècle voit enfin , et surtout grâce à la Chine, une mondialisation qui devient peu à peu équitable.

    C'est en cela que l'on assiste à une crise de société en occident.

    Ce commerce équitable a permis à la Chine de diminuer de 400 millions le nombre de ses pauvres tout en permettant l'émergence d'une classe moyenne . La Chine est devenue un exemple pour d'autres pays émergents, Brésil,Afrique du sud, Inde . Elle devient un modèle pour les pays d'Asie du sud-est , Africains et d'Amérique du sud.

    Si bien que le niveau de vie va s'élever dans ces pays et marquer le pas , voir régresser en occident si ils ne prennent pas conscience de la réalité et les mesures idoines.

     

  • La Chine est bien un pays émergent , voir la vie de ces enfants au Sichuan

    Des enfants portent de l'eau le long d'une falaise dans une région du Sichuan touchée par la sécheresse
    Yang Wei et ses camarades vont prendre de l'eau. La source se situe au bord d'une falaise, à 1 km du village. Il faut une heure pour y aller et en revenir. Ce chemin escarpé sur le précipice mesure un mètre en son point le plus large et un demi-pied en son point le plus étroit.

    Ces derniers jours, plusieurs régions de la province du Sichuan (sud-ouest) sont touchées par une sécheresse persistante. Le canton de l'ethnie Yi de Shuiliao, notamment, se trouve dans une vallée aride où les précipitations annuelles ne dépassent pas 900 millimètres. Dans ce canton, le village de Chahe, à l'extrémité des montagnes, a subi une sécheresse printanière et estivale qui a eu des effets désastreux sur la récolte du riz et du tabac. Il est même difficile pour les villageois d'avoir accès à de l'eau potable.

    En raison de la sécheresse, les écoles primaires et secondaires du canton ont été provisoirement fermées. Les parents de Yang Wei, une petite fille de 8 ans, travaillent hors de la région, et celle-ci reste donc avec sa grand-mère et son frère à la maison. Chaque jour, Yang Wei et plusieurs de ses camarades du village vont prendre de l'eau au bord d'une falaise.

    Yang Wei et ses camarades prennent le chemin du précipice en portant de l'eau.

    En dessous se situe la célèbre rivière Chishui, dont le lit est aujourd'hui visible en raison de la sécheresse.

     

    Les enfants arrivent à la source de l'eau sur le précipice. Yang Wei explique qu'une pompe à eau est en train d'être installée dans son village. Après, ils n'auront plus besoin de porter de l'eau.

    À la source, Yang Wei en profite pour se laver le visage.

    Les enfants s'en reviennent avec de l'eau.

    Yang Wei arrive à la maison après une heure de trajet.

    Le village de Yang Wei.

  • En Chine, comme partout, la vie n'est pas rose pour tout le monde

    chine,pays émergent,vie sociale

    Après un moment de désespoir total Tian Yu , alors qu'elle avait 18 ans , a littéralement reconstitué sa vie apportant un nouvel espoir pour son avenir.
    La jeune fille faisait partie d'une douzaine de travailleurs qui se sont jetés par les fenêtres du dortoir de la société high-tech Foxconn, à Shenzhen, province du Guangdong, au début de 2010.

    Elle a également été l'une des deux à survivre.
    Paralysée de la taille aux pieds, elle est retournée dans sa ville natale, un petit village, Laohekou,de la province du Hubei, après un séjour de six mois à l'hôpital.
    Un  nouvel d'espoir est apparu en Novembre dans sa vie lorsque deux journalistes de Shenzhen, Chen Yuanzhong et Tu Qiao, lui ont rendu visite et offert deux livres sur l'art du tissu et des pantoufles en tissu de style japonais .
    "Je leur dois beaucoup" , dit-elle, "Je me suis intéressée à la façon de faire des pantoufles en tissu, après avoir lu les livres."
    Depuis, elle a eu la chance que  ses pantoufles en tissu faites à la main deviennent un best-sellers sur Internet.
    En avril, elle publie un post sur plate-forme de micro-blogging Sina Weibo - l'équivalent en Chine de Twitter - demandant aux internautes d'acheter ses pantoufles. Ce post a été transmis plus de 20.000 fois en 12 jours. Quelques célébrités ont aussi transmis le message, telle que A-lister Yao Chen,  "Reine de Weibo".
     
    Alipay détaillant en ligne de Taobao, une version interne de PayPal, a mis en place une boutique en ligne pour vendre 100 paires de ses souliers à la main à 50 yuans (7,65 $). Le coût de chaque paire est de 26 yuans.
    «Je veux vivre par moi-même et alléger le fardeau de mes parents, dit-elle.
    Letao.com, un détaillant de chaussures chinois en ligne, a également commencé à vendre des pantoufles de Tian sur son site Internet.
    "Plus de 110 paires ont été vendues. Nous faisons des pantoufles jour et nuit afin que nous puissions les remettre dès que possible, dit-elle.
    et un tel succès n'a pas été facile à organiser.
    Tian et son père, Jiandang, ont commencé à apprendre à faire des pantoufles en Février. Elle a lu les livres à son père, qui est analphabète, et il a suivi les instructions.
    Comme il était difficile pour eux d'acheter plusieurs des outils nécessaires à la fabrication des pantoufles dans le village, le père de Tian, ​​qui est menuisier, a fait les outils lui-même.
    Avec ses 66 procédures différentes, la confection de ces  pantoufles n'était pas facile à maîtriser. Par exemple, la semelle est composée de quatre pièces de toile de 2,2 mètres de long, et chaque pièce doit être soumise à plusieurs procédures telles que la couture et le filetage.
    S'ils font une erreur, ils doivent refaire les pantoufles et tout recommencer. Après un mois de tentatives, ils ont terminé leur première paire.
    «Mon père a appris comment faire et ensuite m'a appris. Dans un premier temps, nous ne pouvions faire deux paires par jour, mais maintenant il suffit d'une heure et demie pour en terminer une. C'est en forgeant qu'on devient forgeron, dit-elle.
    Ils ont envoyé environ 40 paires à Chen, qui a vendu les pantoufles à ses amis et a ensuite affiché l'appel sur Sina Weibo.
    Maintenant Tian se lève à 7 heures, se trouve adossée à un oreiller et coud jusqu'à 18 heures. Puisque c'est la saison morte pour l'agriculture, ses parents,sa grand-mère de 78 ans et sa sœur cadette aident à faire des pantoufles.
    Dans la famille, tous peuvent  faire des pantoufles. Nous avons acheté des variétés de tissus et offrons six couleurs. Je tiens à ajouter des variétés de couleurs et donner plus de  choix aux clients , dit-elle.Elle prend soin d'elle autant qu'elle le peut et fait le ménage dans son fauteuil roulant, comme balayer le sol ou donner à manger aux poulets.
    La nuit, elle surfe sur Internet, chatte avec des amis via QQ et  navigue  sur Sina Weibo. Elle a engrangé environ 23.000 fidèles sur Sina Weibo et aime communiquer avec eux en ligne.
    «Je tiens à remercier tous ceux qui aiment mes pantoufles, dit-elle.
    Sa famille cultive  deux tiers d'un hectare de terre, gagne environ 4.000 yuans par an. Comme d'autres agriculteurs, ses parents ont un  emploi à temps partiel dans la saison pour aider à ralentir les dépenses.
    Dans le village, les jeunes et d'âge moyen comme Tian vont vers les grandes villes pour gagner de l'argent, tandis que les gens âgés restent à la maison ou à la ferme.
    "Beaucoup de personnes bienveillantes ont aidé ma fille et lui ont donné des cadeaux comme un fauteuil roulant et un ordinateur portable."dit le père. "Je sais que j'ai fait une chose stupide en sautant du haut du bâtiment l'an dernier,"  a écrit Tian sur Sina Weibo.
    "Je vais essayer de faire de mon mieux pour confectionner de belles pantoufles . J'ai été au fond dxu désespoir, mais je sais que je devrais chérir la vie parce que le monde est en fait plein d'amour, dit-elle.
     
  • le développement de la Chine ne s'est pas fait au détriment des intérêts des autres pays

    L'émergence de la Chine, une aubaine pour le monde
    L'évolution actuelle de la civilisation humaine rend nécessaire une révision des opinions établies de longue date sur l'état du monde. Cela est particulièrement vrai lorsqu'on examine le développement extraordinaire et pacifique de la Chine, que beaucoup appellent également "émergence" et "essor" de la Chine.

    En début de semaine, les statistiques officielles japonaises ont montré que la Chine était devenue la deuxième plus grande puissance économique mondiale en 2010 en termes de produit intérieur brut (PIB) nominal, une place occupée par le Japon depuis 1968.

    Bien qu'elle soit sans surprise, cette nouvelle pourra facilement être exploitée par des personnes malintentionnées ou insuffisamment informées, pour qui elle constituera un argument bien commode leur permettant d'alimenter la théorie sans fondement de la "menace chinoise" ou la fausse vision de "l'hégémonie chinoise". Ces raisonnements irrationnels se basent sur l'idée qu'une puissance émergente cherche inévitablement à devenir hégémonique.

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    Cette vision classique de la politique et des relations internationales est cependant totalement obsolète au regard du développement pacifique de la Chine. En effet, ce pays oriental maintient un engagement profond pour la paix et l'harmonie, restant ainsi fidèle à une doctrine établie par les anciens philosophes chinois il y a plus de 2000 ans, qui a été honorée au cours des âges.

    "En tant que membre responsable de la communauté internationale, la Chine continuera à suivre la voie du développement pacifique et à jouer son rôle dans le maintien de la paix mondiale et la promotion d'un développement commun", a affirmé jeudi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Ma Zhaoxu.

    Dans un article publié en décembre 2010, le conseiller d'Etat chinois Dai Bingguo a exposé de manière explicite l'intention stratégique de la Chine : "Le peuple chinois a souffert suffisamment longtemps de la pauvreté. Sa plus grande et sa seule intention stratégique est de mener une vie meilleure, où chaque jour est plus heureux que le précédent. Nous souhaitons la même chose à tous les peuples du monde".

    La voie de développement pacifique suivie par la Chine se voit acclamée par de nombreux experts et commentateurs avisés et bien informés. Certains d'entre eux ont souligné lors de récentes interviews accordées à l'agence Xinhua que non seulement le développement de la Chine ne présentait aucune menace pour le monde, mais qu'il offrait de belles opportunités à d'autres pays et que le développement pacifique de la Chine constituait une voie appropriée, réaliste et sûre.


    déTOUTES LES PUISSANCES NE CHERCHENT PAS L'HEGEMONIE

    Certains Occidentaux regardent d'un oeil vigilant l'émergence de la Chine, se basant sur l'idée que les grandes puissances cherchent l'hégémonie, une conception déduite des comportements ayant prévalu dans l'histoire des puissances occidentales.

    Néanmoins, avec la Chine, la situation est différente : ce pays asiatique émerge à un moment où ont déjà disparu les systèmes mondiaux qui ont vu les puissances occidentales se développer par le biais des guerres et des colonisations.

    Comme l'a fait remarquer Kazuteru Saionji, directeur de l'Institut Confucius à l'Université de Kogaku, l'émergence de la Chine n'est pas semblable à celle d'autres puissances de l'époque ancienne ou récente, et le développement de la Chine jusqu'à ce jour ne s'est pas fait au détriment des intérêts des autres pays.

    La Chine maintient, selon lui, une croissance rapide en construisant par ses propres efforts un système économique unique, à savoir "l'économie de marché socialiste".

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    Dan Mahaffee, expert du Centre des Etudes sur la Présidence et le Congrès, est aussi d'avis que le développement de la Chine s'écarte des sentiers battus suivis par les anciennes puissances, qui se sont développées à travers le conflit. Il a également fait remarquer que beaucoup de puissances européennes avaient réalisé leur développement en colonisant d'autres pays, mais que la Chine n'avait jamais fait de même.

    Selon M. Mahaffee, la Chine s'est focalisée sur la croissance économique plutôt que le développement militaire et elle s'est montrée favorable à la mondialisation plutôt que d'essayer de s'opposer au système mondial existant.

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  • La Chine devient la 2e économie mondiale mais reste un pays émergent

    Typologie selon Morgan Stanley Capital International

         Marchés émergents     Marchés développésDeveloped_and_Emerging_markets.png

    Si on se réfère à la définition de pays émergent : pays dont le PIB par habitant est inférieur à celui des pays développés, mais qui vivent une croissance économique rapide, et dont le niveau de vie  ainsi que les structures économiques convergent vers ceux des pays développés , la Chine fait partie de ce groupe de pays .

    La Chine est classée au delà de la 80eme place dans les différents classements des pays selon le PIB par nombre d'habitants.

    L'économie chinoise a  dépassé celle de son voisin en 2010 pour devenir la deuxième du monde, derrière celle les Etats-Unis, une place qu'occupait l'économie japonaise depuis 1968.

    Mais la Chine a encore un long chemin à faire pour améliorer son économie, ont dit des experts.

    Le Produit Intérieur Brut (PIB) du Japon a atteint 5 470 milliards de Dollars US l'année dernière, contre 5 880 milliards de Dollars US pour la Chine, a annoncé lundi le Bureau du Gouvernement japonais.

    La Chine a dépassé l'Allemagne en 2007 pour devenir la troisième plus grande économie du monde.
    « Que la Chine ait dépassé le Japon n'est pas une surprise », a dit Lu Zhengwei, économiste à la Banque Industrielle, à Shanghai.

    « Il ne faudrait pas que nous sur-estimions les chiffres de notre PIB, car la population de la Chine est de 1,3 milliard d'habitants, soit dix fois plus que le Japon », a dit Yi Xianrong, économiste à l'Académie Chinoise des Sciences Sociales, un important groupe de réflexion.

    En 2010, le PIB par tête de la Chine était d'environ 4 300 Dollars US, et les niveaux de revenu sont restés très en arrière de la croissance économique depuis des années.

    Ma Jiantang, Directeur du Bureau National des Statistiques, a déclaré en janvier que la Chine avait une population énorme, des fondations économiques fragiles, peu de ressources et que de nombreuses personnes sont encore engluées dans la pauvreté.

    « Aussi, en même temps que nous devons prendre note de notre taille et de notre force économiques en expansion, nous devons aussi reconnaître humblement que la Chine reste une nation en développement ».
    La Banque Mondiale estime que plus de 100 millions de Chinois, soit presque autant que la population du Japon, vit avec moins de 2 Dollars US par jour.

    Le China Youth Daily a décrit l'expansion de la Chine comme un « bonheur vide », car le développement économique du pays s'est fait au prix d'une main d'oeuvre bon marché et d'une dégradation de l'environnement, tandis que la qualité de la vie, dont l'éducation, la sécurité sociale et les soins de santé restent encore loin derrière les pays développés.

    D'après Yuan Guangming, chercheur invité au Centre pour la Chine dans l'Economie Mondiale à l'Université Tsinghua, a dit que dans les trois à cinq ans qui viennent, la Chine devrait pouvoir maintenir un taux de croissance situé entre 8 et 10%.

    Cependant, pour une meilleure qualité de vie et une croissance saine et durable, le pays se doit d'investir davantage dans des domaines comme les ressources humaines, les régions occidentales sous-développées et la sécurité sociale, a t-il dit.

    « Dans les trente dernières années, la Chine s'est développée grâce aux réformes et à l'ouverture. Dans les vingt années qui viennent, nous avons besoin de plus de réformes pour libérer plus encore le potentiel de développement », a t-il dit.

    D'après lui, l'urbanisation sera le plus gros moteur de croissance de l'économie chinoise.

    Une personne qui arrive en ville peut créer une valeur économique de 100 000 Yuans, a t-il dit. Dans les dix années qui viennent, 200 millions de Chinois se déplaceront vers les villes, représentant un potentiel de 20 000 milliards de Yuans dans l'économie lors de cette décennie, a t-il estimé.

    Une croissance économique soutenue de la Chine permet aussi d'aider les autres économies du monde, dont le Japon.


  • L'AFRIQUE N'EST PLUS CHASSE GARDEE DES PAYS EUROPEENS

    Ne pas céder l'Afrique à la Chine est une logique perverse

    Du fait que la Chine a investi plusieurs milliards de dollars dans des pays africains, la Chine est devenue une « épine dans le pied » pour l'Allemagne, parce que récemment ce pays a mis aussi l'accent sur ses investissements en Afrique. La radio allemande « Deutsche Welle » a cité un PDG de la plus grande entreprise sidérurgique d'Allemagne : « Nous ne pouvons pas céder l'Afrique aux Chinois ».

    Cela montre que les Allemands sont mécontents de ce que la Chine investisse en Afrique et entre en concurrence avec l'Allemagne. En effet, l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et le Portugal, vieux pays européens, ne peuvent pas éviter la réalité des investissements chinois en Afrique et ne veulent pas voir « élargir l'influence de la Chine en Afrique.

    Ces vieux pays d'Europe estiment que la Chine est entrée sans recourir aux armes dans les anciennes colonies africaines qu'ils avaient conquises avec des canons et des bâtiments de guerre et avec effusion de sang. Les médias de ces pays ont décrit la Chine comme un « monstre qui cherche des ressources partout » et étiqueté la Chine comme « néo-colonialiste ».

    En réalité, les esclaves et l'or d'Afrique ont aidé les anciennes puissances européennes à réaliser les accumulations primitives du capitalisme ; les matières premières et le marché d'Afrique ont été leurs importantes forces d'impulsion dans leur révolution industrielle. Aujourd'hui, les meilleurs champs de pétrole d'Afrique sont exploités par les géants occidentaux, les télécommunications et d'autres installations d'infrastructure sont entre les mains de grandes sociétés européennes.

    Aujourd'hui face à l'entrée des Chinois, ils sont très mal à l'aise. Ils ont adopté deux tactiques visant à contrecarrer la Chine : essayer de discréditer la Chine, en utilisant le problème des droits de l'homme et faire des pays d'Afrique leurs partenaires commerciaux.

    Quant aux Africains, ils ne veulent pas que les vieux pays européens se mêlent trop de leurs affaires telles que l'administration, les droits de l'homme ou la corruption. Ils cherchent de meilleurs moyens de développement, quand ils font du commerce avec la Chine.

    Par exemple, en juillet 2010, le gouvernement chinois a signé un accord de coopération avec le gouvernement du Nigeria : la Chine investira 8 milliards de dollars pour construire une raffinerie de pétrole au Nigeria. Le pétrole brut du Nigeria est entièrement exporté et 85% du pétrole fini consommé par ce pays sont importés. Cela suscite facilement des contradictions. Mais la coopération entre la Chine et le Nigeria progresse sans à-coups et la Chine ne s'ingère pas dans les affaires intérieures de ce pays.

    Un chercheur français a défini l'Afrique comme une « destination pour les travailleurs de Chine, d'Inde et du Brésil », estimant que ces « nouveaux pays émergents sont en train de remplacer les puissances coloniales du passé ». Selon lui, les nouveaux pays émergents comme la Chine et l'inde ont des avantages, quand ils entrent en Afrique : ils n'ont pas un passé historique de colonialistes, ils font fi de tel ou tel problèmes des pays où ils entrent, comme les droits de l'homme ou l'autocratie, tandis que la France, la Grande-Bretagne, la Belgique et le Portugal ne cessent de subir des échecs sur leurs anciens pâturages.

    Ce point de vue reflète les idées des Européens âgés : les vieux pays européens se considèrent encore comme le centre du monde et affichent un air hautain, en critiquant des problèmes d'autres pays. Mais ils ont découvert non sans mal qu'ils ne peuvent pas aider à résoudre les problèmes les plus urgents du monde et qu'ils causent souvent des ennuis au monde.

    En fait, l'entrée de la Chine et d'autres pays émergents en Afrique énervent les vieux pays européens. Cependant, la Chine entre en Afrique avec des investissements, mais sans chars ni propagande socialiste. Investir en Afrique est une tendance inévitable pour la Chine, parce que les capitaux chinois doivent chercher des débouchés et la délocalisation de certaines entreprises manufacturières, en contournant les barrières commerciales des pays occidentaux, serait peut-être une raison plus importante.