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  • Progrès de la Chine dans la réduction de la pauvreté et les droits de l'homme

    La réduction de la pauvreté constitue la preuve la plus évidente du progrès de la Chine dans les droits de l'homme, quand le nombre des habitants urbains de la Chine quittant la pauvreté représente 70% du total du monde, indique un livre blanc publié lundi.

    Depuis la mise en œuvre de la réforme et de l'ouverture il y a plus de trente ans, plus de 700 millions de Chinois ont dépassé le seuil de la pauvreté. Le nombre des habitants ruraux pauvres est tombé à 55,75 millions en 2015, alors que le taux de la pauvreté a chuté à 5,7%, indique le livre blanc intitulé "Progrès de la Chine dans la réduction de la pauvreté et les droits de l'homme", publié par le Bureau de l'information du Conseil des Affaires d'Etat.

    Le Rapport 2015 sur les objectifs du Millénaire pour le développement de l'ONU a révélé que le taux d'habitants vivant dans la pauvreté extrême en Chine avait diminué de moitié, passant de 61% en 1990, à moins de 30% en 2002, jusqu'à 4,2% en 2014, note le livre blanc.

    L'amélioration notable a été constatée dans les infrastructures et les services publics de base, et les mécanismes de lutte contre la pauvreté ont été innovés. Ce progrès contribue à garantir les droits fondamentaux de la population pauvre, et pose une base solide pour atteindre une société modérément prospère à tous les égards, selon le livre blanc.

     

     

              La Chine protège les intérêts des enfants pauvres

     

    La Chine a adopté des mesures ces dernières années pour assurer que les droits des enfants à la sécurité sociale, à l'éducation et à d'autres services publics soient efficacement protégés dans le cadre de ses efforts de réduction de la pauvreté, selon un livre blanc publié lundi.

    La Chine a lancé un système approprié et global de bien-être et de services pour les enfants et mené du travail expérimental pour encourager la protection sociale des mineurs, indique le document sur les progrès chinois dans la réduction de la pauvreté, publié par le Bureau de l'information du Conseil des Affaires d'Etat.

    Depuis 2011, plus de la moitié des districts chinois ont mis en œuvre un programme d'amélioration de la nutrition des élèves ruraux recevant l'enseignement obligatoire, alors que le gouvernement central a alloué 67 milliards de yuans (10 milliards de dollars), bénéficiant à 33,6 millions d'élèves ruraux.

    Le gouvernement mène depuis 2012 un programme d'amélioration de la nutrition pour les enfants dans les régions pauvres, fournissant des colis gratuits de nutrition aux enfants âgés de six à 24 mois et sensibilisant les tuteurs à l'importance d'une alimentation saine.

    En 2015, le gouvernement central a versé 500 millions de yuans de subventions dans ce programme, bénéficiant à 2,11 millions d'enfants dans 341 districts, selon le livre blanc.

     

     

    La Chine intensifie ses efforts pour réduire la pauvreté par l'éducation

     

    Pour assurer l'accès à l'éducation de la population défavorisée, le gouvernement a pris des mesures pour promouvoir l'éducation obligatoire équilibrée, réduire l'écart de l'éducation entre les régions urbaines et rurales, améliorer les infrastructures de l'éducation dans les régions pauvres et accorder aux étudiants des subventions, a indiqué le document publié par le Bureau de l'information du Conseil des Affaires d'Etat, le gouvernement central.

    Entre 2012 et 2015, le gouvernement central a injecté 83,1 milliards de yuans (12,33 milliards de dollars) dans la rénovation des écoles pour l'éducation obligatoire et accordé 14 milliards de yuans pour construire des dortoirs pour environ 300.000 enseignants dans les régions rurales lointaines, selon le document.

    Dans le centre et l'ouest de la Chine, régions moins développées, le nombre des enfants inscrits dans les maternelles s'est élevé à 27,89 millions en 2015, contre 21,53 millions en 2011, soit une hausse de 30%.

    Entre 2013 et 2015, le taux moyen de croissance annuelle des étudiants des régions rurales pauvres admis dans des universités importantes a maintenu une croissance annuelle de plus de 10%, selon la même source.

     

     

  • La Chine reloge 6,8 millions de personnes pour les aider à sortir de la pauvreté

    La Chine a relogé 6,8 millions de personnes vivant dans des zones difficiles afin de les aider à sortir de la pauvreté.

    Depuis 2001, le gouvernement central a débloqué 36,3 milliards de yuans (5,7 milliards de dollars) pour des projets de relogement, a annoncé la Commission nationale du développement et de la réforme.

    Entre 2010 et 2015, la Chine a consacré 23,1 milliards de yuans pour reloger 3,94 millions d'habitants de 17 provinces et régions. Environ 10 millions de Chinois vivant dans des régions montagneuses et désertiques auront besoin d'être relogés d'ici cinq ans.

    Plus de 600 millions de personnes sont sorties de la pauvreté au cours de ces 15 dernières années, représentant environ 70% du total des personnes qui ont échappé à la pauvreté dans le monde.

    Lors de son allocution à l'occasion du Forum sur la réduction de la pauvreté et le développement tenu vendredi à Beijing, le président chinois Xi jinping s'est engagé à ce que la Chine fasse davantage afin d'aider les 70 millions de personnes dans le besoin restantes à surmonter le seuil de pauvreté d'ici 2020.

  • Au Xinjiang, des agriculteurs ont reçu des moutons dans le cadre de la lutte contre la pauvreté

    En l'an 2000, 189 pays ont signé la Déclaration du Millénaire de l'ONU, dont la réduction de la pauvreté est l'un des objectifs centraux. En 2011, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré aux médias chinois : « La Chine est le pays n° 1 dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Elle a fait d'énormes progrès dans la réduction de la pauvreté, apportant une grande contribution au monde. »

    D'après les statistiques, le nombre de personnes vivant dans la pauvreté absolue en Chine s'est réduit de 526 millions en 2010, ce qui représente 75,5 % de la baisse à l'échelle mondiale. En mars dernier, le président de la Fondation Bill-et-Melinda-Gates a déclaré lors d'une conférence de presse en marge du Forum de Bo'ao que « la Chine possède une riche expérience en matière de réduction de la pauvreté, et que celle-ci devrait être diffusée dans les autres pays asiatiques et en Afrique. »

    Des efforts à intensifier

    Le professeur Hu Angang, de l'université Tsinghua, résume en trois points les raisons de la réussite de la lutte contre la pauvreté en Chine. Le premier : la réduction de la pauvreté est un objectif national de développement. Ensuite, le développement économique maintient un haut niveau de croissance, ce qui est la condition première pour réduire la pauvreté. Enfin, les stratégies nationales d'aides à la population défavorisée et les politiques liées sont sans cesse améliorées. De cela est un né un système de réduction de la pauvreté, innovateur et aux caractéristiques chinoises.

    Depuis quelques années, la Chine redouble d'efforts en la matière. En 2011, le seuil de pauvreté a été relevé à 2 300 yuans/an par habitant rural, soit 92,2 % d'augmentation par rapport à 2009. Après cet ajustement, le nombre de personnes pauvres en Chine est passé de 26,88 millions en 2010 à 128 millions.

    À première vue, on a l'impression que le seuil de pauvreté est de seulement 1 dollar/jour, toujours inférieur à celui mondial de 1,25 dollar/jour. Mais d'après le directeur du Bureau du Conseil des affaires d'État pour la lutte contre la pauvreté (CPAD), Fan Xiaojian, le nouveau seuil a été calculé en parité de pouvoir d'achat. Le niveau équivaut donc en réalité à 1,8 dollar/jour. « Cela montre bien que le gouvernement soutient de plus en plus les régions pauvres et les populations dans la difficulté », conclut-il.

    Une lutte ciblée

    En juillet 2014, Luo Jinmao, habitant du village de Heiyan dans le Guizhou a obtenu un crédit pour créer un vignoble. Son projet a été accepté après étude des documents qu'il avait remplis pour obtenir l'aide. Sur le formulaire à remplir figuraient une quarantaine de standards à atteindre pour obtenir les subventions : conditions familiales, raisons de sa pauvreté, conditions de vie et de production, mentor du projet et contenu du projet pour se sortir de la pauvreté, etc.

    Ceci est un exemple de ce qui se fait depuis 2014 pour réduire la pauvreté de façon ciblée. Les personnes dans la nécessité peuvent ainsi obtenir plus d'aides personnalisées. Pour entamer le travail de recensement de la population et des villages défavorisés, 100 000 groupes de recenseurs ont été envoyés dans les campagnes pour faire le point sur la situation et monter des dossiers. Rien que pour la province du Guizhou, dont la population est la plus défavorisée du pays, ont été dénombrés 9 000 villages défavorisés et 745 millions de personnes vivant dans la pauvreté.

    D'après le directeur du Centre chinois pour le développement et la réduction de la pauvreté, Cao Hongmin, « grâce à cette lutte ciblée, on peut aider directement les villages et les habitants qui sont dans le besoin. Sur le site Internet du Centre pour la réduction de la pauvreté et le développement, on peut trouver la liste des localités et des ménages défavorisés, les causes de leur pauvreté et leurs plans pour s'en sortir, ainsi que le type d'aide qu'ils nécessitent. De cette façon, il est possible de procéder au cas par cas. »

    Toujours selon lui, depuis que la Chine s'est lancée dans sa politique de la réforme et de l'ouverture, elle a mis en place un système ciblé de réduction de la pauvreté et un système de synchronisation Est-Ouest, dans lesquels peuvent participer les entreprises privées, les organisations sociales mais aussi les particuliers.

    La réduction ciblée de la pauvreté a commencé en 1986, sous la forme d'une association entre les administrations, les entreprises et les districts défavorisés. Actuellement, au niveau administratif central, on trouve quelques 300 organisations qui travaillent à la réduction de la pauvreté dans 592 localités à travers tout le pays.

    Le système de synchronisation Est-Ouest, lancé en 1996, couple 18 provinces et municipalités développées de l'Est avec 10 provinces, régions autonomes et municipalités de l'Ouest. L'objectif est de mettre en place un système d'aides gouvernementales, auquel peuvent prendre part entreprises, société et divers talents. Par exemple, la province littorale du Fujian est couplée à la région autonome hui du Ningxia pour lutter contre la pauvreté. Les domaines de coopération sont nombreux : à commencer par l'octroi annuel de subventions à hauteur de dizaines de millions de yuans, mais aussi la construction d'infrastructures, le creusage de puits ou encore l'établissement de villages-modèles.

    Mais la coopération permet également le développement de techniques agricoles et le relogement de plus de 350 000 ruraux du Ningxia pour protéger l'environnement. Cette synchronisation permet également le développement du tourisme et de l'industrie culturelle dans les deux provinces.

    Hormis cela, ce jumelage « Fujian-Ningxia » ne cesse de s'élargir à de nouveaux domaines et crée une véritable synergie, que ce soit dans le soutien aux différents projets, dans la synchronisation des industries, dans le développement des technologies, dans la lutte contre la pauvreté ou encore dans l'offre de formations professionnelles. Depuis plus de 20 ans, le Fujian a ainsi aidé des centaines de milliers d'habitants du Ningxia à dire « fini, à la pauvreté ».

    De plus, les entreprises privées chinoises prennent part à la réduction de la pauvreté. Par exemple, en 20 ans, la Société chinoise pour la promotion du programme Guangcai, créée par des entrepreneurs chinois, a investi près de 600 milliards de yuans, mis en place 40 000 projets dans les régions défavorisées, formé 8,60 millions de personnes, permis l'embauche de 10 millions de gens et sorti de la pauvreté près de 20 millions de Chinois.

     

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    Les résultats de la Chine dans la réduction de la pauvreté a déjà reçu les éloges de la communauté internationale. De plus en plus de pays en développement et d'organisations internationales s'intéressent à l'expertise chinoise dans ce domaine. « Ce qui rend la Chine si active dans ce travail de réduction de la pauvreté au niveau national, de même qu'au niveau international, c'est qu'elle s'efforce de créer une plate-forme de coopération internationale sur le sujet et de partager son expertise dans le domaine avec les autres pays en développement. Ces dix dernières années, la Chine a organisé plus d'une centaine de colloques consacrés à ce thème et a fait part de son expérience devant plus de 1 500 professionnels d'une centaine de pays », nous explique Liu Shuwen, directeur adjoint de la section pour la lutte contre la pauvreté et la coopération internationale du CPAD.

    Plusieurs forums et programmes d'échanges spécifiques ont ainsi été créés : le Forum de haut niveau pour le développement et la réduction de la pauvreté, la Conférence Chine–Afrique sur la réduction de la pauvreté et le développement, le Forum Chine–ASEAN pour le développement social et la réduction de la pauvreté ou encore le Programme d'échanges des dirigeants de village ASEAN+3.

    En mai 2014, lors de la 5e Conférence annuelle Chine–Afrique sur la réduction de la pauvreté et le développement, la Chine et l'Union africaine ont ratifié un programme de coopération. Les deux parties espèrent, à travers cette plate-forme, partager leurs expériences sur ces sujets et mettre en œuvre des stratégies et politiques adaptées.

    Mais à vrai dire, la coopération sino-africaine en matière de réduction de la pauvreté est déjà bien implantée dans les villages africains. En 2011, le Centre international pour la réduction de la pauvreté en Chine a établi un centre d'études dans le village de Peapea, dans la région de Morogoro en Tanzanie. Ce centre fournit aux agriculteurs du coin formations et soutien techniques. Les résultats sont évidents, puisque le rendement annuel local du maïs est passé de 150 à 330 kilos par mu (1 mu = 1/15 ha). De plus, ont été construits des sanitaires, des routes en terre battue praticables même quand il pleut, ainsi que des puits d'eau potable. D'après Fan Xiaojian, lutter contre la pauvreté directement sur le terrain est le bon moyen de voir si les méthodes chinoises conviennent à l'Afrique.

    En novembre 2014, lors de la 17e Réunion des dirigeants ASEAN-Chine-Japon-Corée du Sud (10+3), le premier ministre chinois a proposé que la réduction de la pauvreté devienne un domaine de coopération primordial pour la région. Il a déclaré que la Chine fournirait 100 millions de yuans afin de mettre en place un plan de promotion de la réduction de la pauvreté dans les campagnes, créer des zones modèles, et faire qu'en Asie du Sud-Est, chacun ait du riz dans son bol.

    En 2010 déjà, Ajay Chhibber, à l'époque secrétaire général adjoint au programme de l'ONU pour le développement, avait déclaré lors d'une conférence de presse au siège de la Banque asiatique de développement que « non seulement la Chine a réussi à réduire considérablement le nombre de pauvres chez elle, mais elle a également les moyens et la sagesse d'aider les pays en développement à atteindre leurs objectifs à cet égard. La Chine joue désormais un rôle de premier plan dans cette mission. La Chine est en effet le « pays locomotive » dans la réalisation des Objectifs du Millénaire. Si ces objectifs venaient à être réalisés avant 2015, ce sera notamment grâce aux efforts de la Chine », avait-il alors prédit.

    Voilà longtemps aujourd'hui que ces objectifs ont été atteints. Mais ce n'est pas pour autant que la contribution de la Chine pour la réduction de la pauvreté va cesser.

  • Derrière la Chine qui gagne, la misère

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    A travers la Chine, j'ai parcouru des endroits merveilleux, des paysages à couper le souffle , des villes belles par leur modernité et d'autres riches de leur passé. Mais la Chine , c'est aussi la pauvreté dans beaucoup de villages même si la misère est en régression permanente.

    Malgré le développement rapide de la Chine, certaines régions reculées accusent toujours un retard important par rapport au reste du pays. Dans le village de Mayi au Sichuan, par exemple, les habitants ne peuvent s'offrir le luxe de manger de la viande que trois fois par an.

     

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  • S'il vaut mieux être pauvre en Europe qu'en Chine,il vaut mieux être riche en Chine qu'en Europe

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    Fantaisie de riche en Chine

    Comment la Chine est devenue un paradis pour millionnaires? Grâce à la flambée de la Bourse et de l'immobilier, leur nombre s'est décuplé ces dernières années et va doubler dans les cinq ans.

    Ils sont déjà bien plus de 1 million et ce n'est qu'un début. La Chine est en train de devenir l'une des principales fabriques de millionnaires dans le monde. Ils ne sont pas les plus riches, pas encore, mais ils commencent à devenir de plus en plus nombreux, à Pékin, Shanghai ou à Shenzhen. Selon l'étude de WealthInsight, les « high net worth individuals » (HNWI, dont la fortune dépasse 1 million de dollars) ont augmenté de plus de 50 % entre 2010 et 2014. Et, selon le cabinet, leur nombre devrait encore croître fortement dans les années à venir, pour doubler, à 2,2 millions, d'ici à 2019. Ces millionnaires chinois sont assis sur une fortune de 4.800 milliards de dollars, soit le PIB du Japon. Le développement de l'industrie des produits de consommation et l'immobilier ont contribué à leur émergence. Mais la flambée de la Bourse a aussi enrichi une partie croissante de la population. Pas seulement ceux qui investissent, mais aussi ceux qui entreprennent.


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    A l'autre bout de l'échelle , si vous êtes sans revenu ou mingong, c'est-à-dire ouvrier venant de la campagne qui est accepté en ville le temps où ils effectuent leur travail, souvent peu rémunérés voir mal rémunérés , vous serez logé tant bien que mal ,entassés dans des dortoirs voir dans des constructions de fortune .

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  • Selon l'Occident, la Chine est la plus grande économie mondiale, mais c'est la pauvreté qui préoccupe les chinois

    La Chine est devenue cette année la plus grande économie du monde, dépassant ainsi les États-Unis, selon les dernières estimations du Fonds monétaire international. Mais contrairement à il y a quatre ans, lorsque la Chine a éclipsé le Japon comme deuxième plus grande économie du monde, cette fois-ci, les nouvelles ont suscité des doutes et des réactions en sourdine.

    En fait, ce qui retient surtout l'attention en Chine , c'est la situation de la pauvreté qui a certes subit une forte dimunition , mais la situation reste problématique pour un trop frand nombre de citoyens chinois.

    Le groupe national de travail de lutte contre la pauvreté a annoncé mardi qu'au moins 82 millions de personnes souffrent encore de la pauvreté en Chine, bien que le pays soit la deuxième plus grande économie du monde.

    Zheng Wenkai, vice-ministre du Bureau principal du Groupe de lutte contre la pauvreté et pour le développement du Conseil des affaires de l'Etat, a déclaré lors d'une conférence de presse à Beijing que la pauvreté reste un problème sérieux en Chine.

    « A la fin de 2013, sur le plan démographique, 82,49 millions de personnes étaient encore plongées dans la pauvreté selon le seuil de pauvreté de la Chine, et 200 millions selon le seuil international », a-t-il dit.

    Selon une norme adoptée en 2011, sont considérés comme pauvres en Chine les résidents ruraux ayant un revenu net annuel de 375 dollars ou moins. Le seuil de pauvreté du pays est équivalent à moins de 1 dollar par jour, tandis que l'extrême pauvreté est, selon la Banque mondiale, mesurée selon le seuil de pauvreté international de 1,25 dollar par jour (sur la base des prix de 2005).

    Les données du bureau montrent également que 120 000 villages, 832 districts et districts clés situés dans des régions contiguës extrêmement pauvres restent touchés par la pauvreté.

    Les pauvres ne sont pas seulement mal payés, mais ils sont aussi victimes de manque d'eau, de routes, d'électricité, d'éducation, de soins de santé et ne peuvent pas accéder à des revenus plus élevés ou à des prêts.

    M. Zheng a admis qu'il y a des difficultés à résoudre ces problèmes, les populations pauvres étant concentrées dans des régions contiguës extrêmement pauvres avec des conditions de vie précaires, des infrastructures insuffisantes, et également affectés par des calamités naturelles.

     

    Wang Xiaolu, directeur adjoint de l'Institut national de recherche économique à la Fondation pour la réforme de la Chine, estime pour sa part que le PIB ne reflète pas vraiment la situation de la pauvreté d'un pays, mais que c'est le PIB par habitant qui importe.

    Ainsi, le PIB de la Chine peut sembler rattraper celui des Etats-Unis, mais en 2013, son PIB par habitant n'était, selon le Bureau national des statistiques, que de 6 767 dollars, alors qu'il était, selon la Banque mondiale, de 53 143 dollars aux États-Unis la même année.

    L'autorité de lutte contre la pauvreté a également promis mardi de réformer le programme aidant les comtés désignés comme comtés nationaux frappés par la pauvreté après de nombreuses plaintes du public au sujet de la mauvaise utilisation des fonds de lutte contre la pauvreté par une partie de ces comtés et leur réticence à sortir du programme.

    Su Guoxia, un responsable du bureau de lutte contre la pauvreté, a de son côté déclaré aux journalistes que les autorités vont prendre trois mesures pour s'attaquer au problème. Il s'agira notamment de l'annulation ou de la réduction de la part du PIB dans l'évaluation des comtés frappés par la pauvreté, la création d'un mécanisme de retenue visant à interdire aux comtés les projets d'infrastructures inutiles et la création d'un mécanisme de sortie pour les comtés pauvres grâce à des incitations.

    Du Xiaoshan, directeur adjoint de l'Institut de développement rural de l'Académie chinoise des sciences sociales, a pour sa part déclaré que les stratégies proposées pourraient être un moyen efficace de lutter contre la pauvreté, les différentes zones de développement ayant des problèmes et des besoins.

    La Chine est appelée à observer sa première journée de lutte contre la pauvreté le 17 octobre, qui coïncide avec la Journée internationale des Nations Unies pour l'élimination de la pauvreté. Cette journée vise à appeler le public à s'intéresser aux pauvres et aux programmes en faveur des pauvres, et à encourager une plus large participation.

     

     

  • Chine : 130.000 Tibétains sortis de la pauvreté en 2013

     

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    Environ 130.000 personnes dans la région autonome du Tibet (sud-ouest) sont sorties de la pauvreté en 2013, a déclaré le président de la région Losang Jamcan (d'après son nom, il s'agit bien d'un Tibétain) lors de la deuxième session de la 10e Assemblée populaire régionale qui se tient actuellement.

    Il a précisé que la population vivant dans la pauvreté était passée de 585.000 à 475.000 personnes l'année dernière, portant la proportion des personnes vivant dans la pauvreté dans la région agricole et pastorale du Tibet de 29,97% à 18,73%.

    La région a initié plus de 2.000 projets de réduction de la pauvreté en 2013, avec environ 7 milliards de yuans (1,16 milliard de dollars) de prêts subventionnés par le gouvernement, a-t-il indiqué vendredi lors de la session ouverte.

    Selon les normes nationales entrées en vigueur en 2011, les personnes ayant un revenu annuel inférieur à 2.300 yuans sont considérées comme vivant dans la pauvreté.

    Le Tibet a également intensifié ses efforts pour améliorer les conditions d'enseignement ces dernières années. Les dépenses pour l'éducation ont pour la première fois dépassé 10 milliards de yuans pour atteindre 11 milliards de yuans en 2013, en hausse de 14,6% sur un an, a annoncé samedi Ma Shengchang, chef du département régional de l'Education.

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  • Vingt-trois millions de Chinois sortis de la pauvreté en 2012 soit 900 millions depuis 30 ans

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    Site traduit en : http://fp.reverso.net/wang888-skynetblogs/6969/en/archive/2013/02/22/vingt-trois-millions-de-chinois-sortis-de-la-pauvrete-en-201.html
    Site traduit en : http://fp.reverso.net/wang888-skynetblogs/6969/zh/archive/2013/02/22/vingt-trois-millions-de-chinois-sortis-de-la-pauvrete-en-201.html

    C'est une boutade, mais elle résume bien la réalité sociale de la Chine aujourd'hui. Il vaut mieux être riche en Chine et il vaut mieux être pauvre en France.

    Le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté en Chine a considérablement baissé en 2012, grâce aux efforts renforcés du pays pour accroître les revenus des habitants, indiquent les statistiques officielles rendues publiques vendredi.

    Le Bureau d'Etat des Statistiques (BES) a annoncé vendredi que l'année dernière 23,39 millions d'habitants ruraux étaient passés au-dessus du seuil de pauvreté actuellement fixé à 2.300 yuans (365,83 dollars) par an, portant le nombre total d'habitants ruraux pauvres à 98,99 millions fin 2012.

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    La pauvreté dans les zones rurales est l'une des principales difficultés que rencontre la deuxième économie mondiale et le pays le plus peuplé au monde.

     

    En 2012, la Chine a hissé le revenu net moyen des habitants ruraux à 7.917 yuans par an, en hausse de 10,7% par rapport à la même période de l'année précédente, selon les chiffres publiés précédemment par le BES.

    Ce ne sont pas les quelques dissidents , largement payés par des organisations occultes étrangères afin de créer des troubles en Chine ni le théocrate has been dalai lama , qui peuvent déstabiliser le pouvoir mais l'écart devenu trop important entre riches et pauvres qui pourraient déboucher sur une révolte.

    Le futur nouveau président Xi Jinping, qui envoyé en exil à la campagne 5 ans , a touché du doigt la pauvreté en est bien conscient et ferra tout son possible pour la prospérité du pays et améliorré la situation des plus démunis et endiguer la paupérisation des paysans chinois.

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  • Si Foshan (sud de la Chine) chassait la pauvreté plus tôt que les mendiants!

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    Je ne sais pas ce qu'il en est de vous, mais il y a parfois des nouvelles qui ont le don de me mettre en colère, presque à en désespérer de la nature humaine. Comme vous peut-être, j'ai appris que la ville de Foshan, dans le Guangdong, a adopté un texte interdisant aux mendiants de fréquenter certains lieux publics. Oui, vous avez bien lu. Et pas pour des raisons d'hygiène ou de troubles potentiels à l'ordre public, non. Ce sont des raisons discutables, mais qu'on pourrait, à l'extrême rigueur, comprendre. Un des responsables du service municipal qui a rédigé ce texte a été très direct : cela porterait atteinte à l'image de la ville. Concédons au moins à cette personne le mérite de la franchise, mais avouez qu'il y a là de quoi se sentir mal à l'aise.Cette personne a-t-elle bien mesuré ses propos. Les mendiants « portent atteinte à l'image de la ville ». A t-il songé, et je ne doute guère que les internautes chinois se chargeront de lui rappeler, à la portée, à la cruauté de telles paroles ? A terme, qu'est-ce qui va être le plus dommageable à l'image de Foshan, dites-moi ? La présence de mendiants ou le fait qu'un édile de cette cité dise que ces malheureux font tache dans le paysage ? Cela équivaut à dire, paraphrasant le grand Molière « cachez ce mendiant que je ne saurais voir », où, pour être direct et reprendre la formule cinglante de Marcel Aymé, « salauds de pauvres ! ».



    Certes, cela ne fait plaisir à personne de voir sur un trottoir des malheureux, parfois dépenaillés, sales et malodorants, quand ils ne sont pas à demi nus, même, mendier de quoi leur assurer leur maigre pitance quotidienne. Ni à ce responsable de Foshan, ni à moi, je le concède volontiers et sans honte, et ni à vous sans doute. Seul un saint ou un menteur pourrait prétendre le contraire, et chacun sait quelle est la proportion respective de chaque catégorie dans notre monde... mais, plus que l'aspect, voire l'odeur, de ces malheureux, ce qu'en fait nous ne supportons pas en eux, c'est l'image qu'ils nous renvoient, l'image d'une société qui n'arrive pas à les prendre en charge, quel que soit le pays par ailleurs. Et l'idée terrible qu'un mauvais coup du sort, un revers de fortune, pourrait un jour nous réduire un jour à la même situation tragique qu'eux. Et il est vrai aussi que nos sociétés modernes, qui chérissent un modernisme lisse et une propreté quasi chirurgicale, ne veulent décidément pas voir cela, quitte à cacher ces malheureux comme on dissimule la poussière sous le tapis. Autrement dit, on camoufle, mais le problème demeure.

    En matière de pauvreté, la Chine s'en sort assez bien, car les mendiants y sont moins nombreux que dans d'autres pays. Je ne citerai comme exemples que l'Inde ou l'Egypte.

     



    Car ce règlement abject, personne n'en doute, ne résoudra pas le problème, qui illustre cruellement ce que le Gouvernement Central chinois dénonce sans cesse avec justesse et raison, le fossé grandissant des richesses, dans un pays où peu de personnes détiennent beaucoup de richesses et beaucoup n'ont que le minimum. Vouloir chasser les mendiants de Foshan, ou d'une autre ville, peut-être en espérant secrètement, qui sait, déplacer le problème vers une autre ville, c'est pratiquer la politique de la patate chaude, c'est comme passer un coup de peinture fraîche sur de la rouille. Car le problème, le vrai, ne nous y trompons pas, ce n'est pas que des mendiants errent dans Foshan. C'est qu'il y ait des mendiants, tout simplement. Alors oui, bien sûr, dire cela est facile, et ça l'est plus encore que de trouver une solution autre qu'un coup de balai administratif. N'empêche, un texte interdisant la mendicité en ville ne saurait en aucune manière être la solution. Cela a été fait aussi en France dans certaines villes il y a quelques années, et le problème n'a pas été résolu pour autant, on s'en doute.

     



    Pour le reste, cette affaire pose aussi un problème de morale. Est-il bien dans le rôle d'un responsable municipal de prononcer ce genre de paroles ? Je gage que, faisant partie d'un organe municipal, les personnes qui ont pris cette décision sont aussi membres du Parti Communiste. Ce qui implique une certaine éthique, et le respect de valeurs comme le partage, la solidarité, la générosité, la justice ou la fraternité, entre autres. Toutes des valeurs qui ont fait, et qui font encore, la gloire et la grandeur de ce parti. Et qui sont aussi des valeurs que partagent l'immense majorité des Chinois, comme ils l'ont montré avec éclat lors des diverses catastrophes naturelles qui ont frappé leur pays ces dernières années. Personnellement, si j'étais à la place de l'un des rédacteurs de ce texte, j'aurais du mal à me regarder ensuite dans une glace sans éprouver un certain malaise. Que ces personnes réfléchissent un peu : les malheureux qu'ils excluent des lieux publics de leur ville, parce que « ça ne fait pas beau », n'ont pas choisi cette vie, et il ne fait aucun doute qu'ils aimeraient en changer et mener une vie décente. Leur position est suffisamment difficile pour ne pas les humilier plus encore en les repoussant parce qu'ils jettent une ombre sur le tableau qui se veut idyllique de Foshan. Et ce sont aussi des Chinois et des Chinoises, des frères et des soeurs, l'ont-ils oublié ?


    Le fossé entre les riches et les pauvres... (Photo: Reuters)

  • Le PNUD salue les progrès chinois en matière de réduction de la pauvreté

     

    Steven Sabey, conseiller de la représentation du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en Chine, a salué ce jeudi 23 juin à Beijing les progrès remarquables de la Chine en matière de réduction de la pauvreté.

    Invité d'un colloque sur le financement des micro et petites entreprises de Chine, il a également souhaité que le gouvernement chinois puisse partager son expérience dans ce domaine pour faire avancer la réduction de la pauvreté dans le monde entier.

    Selon certains accords signés entre le gouvernement chinois et le PNUD, les deux parties soutiendront la réduction de la pauvreté des pays africains via une formation.

    Par ailleurs, le PNUD souhaite davantage approfondir la coopération et les échanges avec la Chine pour partager les expériences chinoises avec d'autres pays en développement.