palais d'été

  • Syrie : la cité antique de Palmyre destruite par Daech , voir photos (horribles)

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    Après avoir détruits de nombreux sites antiques en Irak, les djihadistes du groupe Etat Islamique menacent Palmyre, un joyau antique dans le désert syrien inscrit au Patrimoine mondial de l'Humanité de l'Unesco.

    La destruction d'antiquité par Daech "est un des désastres patrimoniaux les plus importants jamais subi", estime Pascal Butterlin, archéologue et professeur à la Sorbonne.

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    Désolé, je me suis trompé, il ne s'agit pas de Palmyre mais des ruines de l'ancien Palais d'été ,Yuanmingyuan . Mais ceux qui ont détruit et pillé cette merveille sont tout aussi barbares et ces actes sont autant inqualifiables . Ce sont les armées anglo-françaises qui peuvent épingler ces forfaits à leur tableau.

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    En 1860, lors de la seconde guerre de l'opium, sous le règne de l'empereur Xianfeng, tout le site du Yuanmingyuan est pillé, saccagé et incendié par les troupes franco-britanniques. Aujourd'hui, la destruction de l'ancien palais d'été est considérée comme un symbole de l'agression étrangère et de l'humiliation de la Chine. La guerre de l'opium a été déclenchée par les Anglais parce que les autorités chinoises de l'époque voulaient interdire aux Anglais en fait la Compagnie des Indes ,de vendre l'opium que la compagnie dont le plus important actionnaire était la reine Victoria, cultivait alors en Turquie. Quant à la deuxième guerre de l'opium, elle fut déclenchée par la France et l'Angleterre parce que ceux-ci voulaient étendre leur commerce de drogue dans le nord de la Chine et de plus ils voulaient un statut légal à la vente de l'opium ,ce que refusait depuis toujours l'Empereur de Chine.

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    Pour la plupart des Chinois, l'incendie de l'Ancien palais d'été, ou Yuanmingyuan en chinois, est considéré comme un acte barbare et criminel. Certains contemporains français, tels que Victor Hugo, ont désapprouvé cette action. A l'approche du 150e anniversaire du grand pillage de Yuanmingyuan,une statue de Victor Hugo, le grand écrivain français, a été dévoilée sur le site de l'Ancien palais afin de commémorer cet événement.

    La statue en bronze haute de 84 centimètres est un buste du grand homme de lettres. Un peu plus au sud, un livre en pierre a été sculpté où figure gravé, en chinois et en français, la célèbre Lettre au capitaine Bulter. Victor Hugo y parlait de l'Ancien palais d'été : "C'etait une sorte d'effrayant chef-d'oeuvre inconnu entrevu au loin, dans on ne sait quel crépuscule, comme une silhouette de la civilisation d'Asie sur l'horizon de la civilisation d'Europe." Selon le directeur du parc Yuanmingyuan, ce buste de Victor Hugo a une portée importante, il nous rappelle à la fois une blessure de l'histoire et la promotion de la paix.

     

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    Lettre au capitaine Butler - Victor Hugo

    VERSION FRANCAISE

    Hauteville House, 25 novembre 1861

    Vous me demandez mon avis, monsieur, sur l'expédition de Chine. Vous trouvez cette expédition honorable et belle, et vous êtes assez bon pour attacher quelque prix à mon sentiment ; selon vous, l'expédition de Chine, faite sous le double pavillon de la reine Victoria et de l'empereur Napoléon, est une gloire à partager entre la France et l'Angleterre, et vous désirez savoir quelle est la quantité d'approbation que je crois pouvoir donner à cette victoire anglaise et française.

    Puisque vous voulez connaître mon avis, le voici :

    ll y avait, dans un coin du monde, une merveille du monde ; cette merveille s'appelait le Palais d'été. L'art a deux principes, l'Idée qui produit l'art européen, et la Chimère qui produit l'art oriental. Le Palais d'été était à l'art chimérique ce que le Parthénon est à l'art idéal. Tout ce que peut enfanter l'imagination d'un peuple presque extra-humain était là. Ce n'était pas, comme le Parthénon, une œuvre rare et unique ; c'était une sorte d'énorme modèle de la chimère, si la chimère peut avoir un modèle.

    Imaginez on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le Palais d'été. Bâtissez un songe avec du marbre, du jade, du bronze, de la porcelaine, charpentez-le en bois de cèdre, couvrez-le de pierreries, drapez-le de soie, faites-le ici sanctuaire, là harem, là citadelle, mettez-y des dieux, mettez-y des monstres, vernissez-le, émaillez-le, dorez-le, fardez-le, faites construire par des architectes qui soient des poètes les mille et un rêves des mille et une nuits, ajoutez des jardins, des bassins, des jaillissements d'eau et d'écume, des cygnes, des ibis, des paons, supposez en un mot une sorte d'éblouissante caverne de la fantaisie humaine ayant une figure de temple et de palais, c'était là ce monument. Il avait fallu, pour le créer, le lent travail de deux générations. Cet édifice, qui avait l'énormité d'une ville, avait été bâti par les siècles, pour qui ? pour les peuples. Car ce que fait le temps appartient à l'homme. Les artistes, les poètes, les philosophes, connaissaient le Palais d'été ; Voltaire en parle. On disait : le Parthénon en Grèce, les Pyramides en Egypte, le Colisée à Rome, Notre-Dame à Paris, le Palais d'été en Orient. Si on ne le voyait pas, on le rêvait. C'était une sorte d'effrayant chef-d'œuvre inconnu entrevu au loin dans on ne sait quel crépuscule, comme une silhouette de la civilisation d'Asie sur l'horizon de la civilisation d'Europe.

    Cette merveille a disparu.

    Un jour, deux bandits sont entrés dans le Palais d'été. L'un a pillé, l'autre a incendié. La victoire peut être une voleuse, à ce qu'il paraît. Une dévastation en grand du Palais d'été s'est faite de compte à demi entre les deux vainqueurs. On voit mêlé à tout cela le nom d'Elgin, qui a la propriété fatale de rappeler le Parthénon. Ce qu'on avait fait au Parthénon, on l'a fait au Palais d'été, plus complètement et mieux, de manière à ne rien laisser. Tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n'égaleraient pas ce splendide et formidable musée de l'orient. Il n'y avait pas seulement là des chefs-d'œuvre d'art, il y avait un entassement d'orfèvreries. Grand exploit, bonne aubaine. L'un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l'autre a empli ses coffres ; et l'on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l'histoire des deux bandits.

    Nous, Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous, les Chinois sont les barbares. Voila ce que la civilisation a fait à la barbarie.

    Devant l'histoire, l'un des deux bandits s'appellera la France, l'autre s'appellera l'Angleterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m'en donner l'occasion ; les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.

    L'empire français a empoché la moitié de cette victoire et il étale aujourd'hui avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d'été.

    J'espère qu'un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée.

    En attendant, il y a un vol et deux voleurs, je le constate.

    Telle est, monsieur, la quantité d'approbation que je donne à l'expédition de Chine.

                           Victor Hugo

     

     

  • Ce qu'il faut voir absolument pendant vos 72 heures sans visa à Beijing

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    Si vous comptez séjourner à Beijing grâce au transit de 72 heures sans visa, ou si vous n'avez que 3 ou 4 jours à passer dans la capitale chinoise ,mieux vaut planifier votre voyage à l'avance.

    Que voir à Beijing ? Où aller ?

    Mais pas de panique ! Avec cette liste des indispensables à voir à Beijing, vous êtes sûrs de tirer le meilleur de votre passage dans la capitale chinoise.

    Depuis le 1er janvier 2013, les visiteurs possédant un passeport délivré par l'un des 45 pays bénéficiant des conditions de transit de 72 heures sans visa peuvent séjourner à Beijing sans visa à condition de ne pas excéder les 72 heures autorisées. La France , la Suisse et la Belgique en font partie.

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    1 La Cité interdite

    La Cité interdite fut le palais impérial sous les dynasties Ming et Qing. Construite en 1420, elle possède près de 980 bâtiments conçus à différentes époques et de styles variés. Ayant fait office de résidence impériale et de centre politique pendant plusieurs siècles, la Cité interdite fut inaccessible aux citoyens ordinaires durant 500 ans. 24 empereurs y ont successivement résidé et régné. A vous de découvrir ce palais royal si mystérieux !

    Ici vue depuis la Montagne du Charbon , l'entrée opposée à celle de la place Tian'anmen.

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    2 La place Tiananmen

    Conçue et construite en 1651, la place Tiananmen est un haut lieu des manifestations politiques et historiques en Chine, mais elle est aussi la troisième plus grande place du monde. Du point de vue architectural, Tiananmen s'étend sur 880 mètres du nord au sud et 500 mètres d'est en ouest. Sa surface est telle qu'elle peut accueillir 1 million de personnes en même temps. C'est aussi l'une des destinations favorites des touristes chinois.

    A ne pas manquer , le lever du drapeau dès potron-minet.

     

     

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    3 La Grande Muraille

    Edifice emblématique de la Chine, la Grande Muraille a plus de 2000 ans d'histoire. Elle est un ensemble de fortifications militaires chinoises construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et à plusieurs endroits entre le IIIe siècle av. J.-C. et le XVIIe siècle pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine. C'est la structure architecturale la plus importante jamais construite par l’Homme à la fois en longueur, en surface et en masse.

     

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    4 Le Temple du ciel

    Datant de la première moitié du 15e siècle, le Temple du ciel est un autre symbole de la Chine. Les empereurs des dynasties Ming et Qing y tenaient jadis des cérémonies religieuses. Situé dans le jardin royal et entouré de vieux pins, le Temple du ciel est considéré comme le temple historique le mieux préservé. A mon humble avis, le plus beau bâtiment de Beijing.

     

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    5 Zoo de Beijing.

    C'est l'un des plus vieux et des plus grands zoos de Chine ; il accueille annuellement entre 8 et 12 millions de visiteurs. Il a été créé en 1906, puis ouvert au public le 18 juin 1908. Si vous n'avez pas l'espoir de voir le panda géant dans son environnement naturel dans le Sichuan, faites un tour par le zoo de Beijing.

     

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    6 Nanluoguxiang

    Quel est le meilleur quartier de Beijing pour voir les ruelles traditionnelles de la ville ? Sans doute celui de Nanluoguxiang, connu pour être l'un des sites historiques les mieux préservés de la capitale. Construit en 1267, c'était un haut lieu de la culture et du commerce. Aujourd'hui, Nanluoguxiang est l'un des quartiers dédiés au divertissement les plus dynamiques de Beijing. L'un des hutongs les mieux rénovés.

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    A côté des hutongs rénovés, il y a ceux restés tels quels . Ce sont des endroits quelque peu déconcertants , mais

    même ces quartiers déshérités ne sont pas dangereux comme à Paris ou Marseille.

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    7 Quartier Houhai

    Situé le long du lac éponyme  , le quartier offre de nombreuses échoppes de snacks traditionnels, les rives du lac regorgent aussi de boutiques et de bars modernes. N'hésitez pas à vous perdre dans la joyeuse animation qui y règne.

     

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    8 Le Palais d'été (Yiheyuan)

    Le palais d'Été est principalement dominé par la Colline de la Longévité et le Lac de Kunming . L'ensemble couvre une surface de 2,9 km², dont les trois-quarts sont occupés par le plan d'eau traversé par le pont aux Dix-sept arches. Sur les 70 000 m² de surface construite, on trouve une grande diversité de jardins, palais et autres édifices de style classique chinois, et le fameux bateau de marbre.

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    9 La rue commerciale de Wangfujing

    Magasins de grandes marques et galeries luxueuses.

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    10 Qianmen

     « Porte d'entrée » est une porte de l'ancienne muraille de Pékin, entre la ville tartare(la ville intérieure) et la ville chinoise (la ville extérieure). Elle se situe au sud de la place Tian'anmen.

    Construite en 1419, la porte comprenait un corps de garde et une tour d'archers formant une grande barbacane. L'essentiel de la construction a subsisté, bien qu'ayant à diverses reprises été modifié. La porte actuelle date de 1914 et vient d'être rénove . Le quartier a vu le retour du tramway. Il attire beaucoup de touristes.

     

  • Les Chinois s'opposent à la vente en France,d'un sceau de l'empereur Qianlong volé lors du pillage du palais d'Eté à Beijing

     

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    Un sceau en jade de l'empereur Qianlong, de la dynastie des Qing, a été vendu à un enchérisseur asiatique le 24 novembre dans la ville française de Saint-Brieuc pour 500 000 euros. Cette vente aux enchères a suscité de vives réactions parmi les internautes chinois, dès lors qu'il s'agirait d'une antiquité dérobée lors du pillage de l'ancien palais d'Eté (Yuanmingyuan).

    Le sceau, de 9,3 cm sur 4,2 cm, porte un décor sculpté représentant une montagne. Son ancien propriétaire l'avait retrouvé chez un homme fortuné après son décès, il était placé sous une vitrine à l'abri des regards. Selon des sources proches du dossier, son acquéreur se le serait adjugé par téléphone afin de garder l'anonymat. La maison chargée de la vente n'a quant à elle pas voulu reconnaître que le sceau provenait de l'ancien palais d'Eté, et s'est contentée de déclarer : « On retrouve dans la baie de Saint-Brieuc bon nombre d'objets d'Extrême-Orient rapportés par des marins depuis le XVIIIe siècle ».

    Dans le passé, plusieurs sceaux impériaux en jade de la dynastie des Qing ont été vendus aux enchères en France. Ces ventes ont totalisé 5,5 millions d'euros en 2008, 3,3 millions d'euros en 2010, et 1,12 millions d'euros en 2012, et suscitent à chaque fois de vives protestations chez les internautes chinois. Ce fut le cas une fois encore, alors que, quelque soit le prix de vente, certains appellent à « boycotter les ventes de ces objets », qu'ils qualifient de véritables vols.

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    Les 7 et 8 octobre 1860, le fabuleux Palais d'Eté de Pékin, le Versailles chinois, est pillé par les Français et les Anglais, au terme d'une expédition militaire destinée à ouvrir la Chine au commerce occidental... et surtout à l'opium que les Anglais produisent aux Indes !

    Et oui, en ce temps là, la Compagnie des Indes et la reine Victoria étaient de simples dealers de drogue.

    Dix jours plus tard, sur ordre de Lord Elgin, il est incendié en représailles aux tortures et à la mort de prisonniers, otages des Chinois. Pour la Chine - et pour le patrimoine de l'Humanité -, la perte est immense, incalculable, irréparable. Le Palais d'Eté, le Yuanming yuan (qu'il ne faut pas confondre avec l'actuel Palais d'Eté de Pékin) était une des merveilles du monde. Il abritait en outre une extraordinaire collection d'œuvres d'art, amassée sur cent cinquante ans, et une inestimable bibliothèque. Tout fut pillé ou brûlé. A titre de comparaison, c'est comme si Versailles, Le Louvre et la Bibliothèque nationale avaient disparu.

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    Devant cet acte barbare, il y a des jours où on voudrait laisser éclater sa colère même si c'est 153 ans

    plus tard. Ce qui est scandaleux , c'est que cet acte déshonorant ne figure dans aucun manuel d'histoire,

    pas plus que la guerre de l'opium. Qui sait , en Europe , que la très respectable reine Victoria et son pays

    soi-disant exemple de démocratie ont déclaré la guerre à la Chine pour obliger les Chinois à acheter l'opium qu'ils cultivaient en masse en Turquie et en Inde.

    Tout cela tombe dans les oubliettes de la propagande , même si à l'époque, une voix , et pas n'importe laquelle s'est élevée pour protester et condamner .

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    Dans une lettre devenue célèbre en Chine, Victor Hugo exprime toute son indignation devant cet acte inqualifiable. Bien que dans un article précédent , je vous ai déjà présenté la fameuse lettre de Victor Hugo  ainsi que sa version chinoise, je ne résiste pas au plaisir de vous la présenter à nouveau.

    Au capitaine Butler

    Hauteville House, 25 novembre 1861

    Vous me demandez mon avis, Monsieur, sur l'expédition de Chine. Vous trouvez cette expédition honorable et belle, et vous êtes assez bon pour attacher quelque prix à mon sentiment ; selon vous, l'expédition de Chine, faite sous le double pavillon de la reine Victoria et de l'empereur Napoléon, est une gloire à partager entre la France et l'Angleterre, et vous désirez savoir quelle est la quantité d'approbation que je crois pouvoir donner à cette victoire anglaise et française.
    Puisque vous voulez connaître mon avis, le voici :
    Il y avait, dans un coin du monde, une merveille du monde ; cette merveille s'appelait le Palais d'été. L'art a deux principes, l'Idée, qui produit l'art européen, et la Chimère, qui produit l'art oriental. Le Palais d'été était à l'art chimérique ce que le Parthénon est à l'art idéal. Tout ce que peut enfanter l'imagination d'un peuple presque extra-humain était là. Ce n'était pas, comme le Parthénon, une œuvre une et unique ; c'était une sorte d'énorme modèle de la chimère, si la chimère peut avoir un modèle. Imaginez on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le Palais d'été. Bâtissez un songe avec du marbre, du jade, du bronze et de la porcelaine, charpentez-le en bois de cèdre, couvrez-le de pierreries, drapez-le de soie, faites-le ici sanctuaire, là harem, là citadelle, mettez-y des dieux, mettez-y des monstres, vernissez-le, dorez-le, fardez-le, faites construire par des architectes qui soient des poètes les mille et un rêves des mille et une nuits, ajoutez des jardins, des bassins, des jaillissements d'eau et d'écume, des cygnes, des ibis, des paons, supposez en un mot une sorte d'éblouissante caverne de la fantaisie humaine ayant une figure de temple et de palais, c'était là ce monument. Il avait fallu, pour le créer, le lent travail des générations. Cet édifice, qui avait l'énormité d'une ville, avait été bâti par les siècles, pour qui ? Pour les peuples. Car ce que fait le temps appartient à l'homme. Les artistes, les poètes, les philosophes, connaissaient le Palais d'été ; Voltaire en parle. On disait : le Parthénon en Grèce, les pyramides en Egypte, le Colisée à Rome, le Palais d'été en Orient. Si on ne le voyait pas, on le rêvait. C'était une sorte d'effrayant chef-d'oeuvre inconnu entrevu au loin dans on ne sait quel crépuscule, comme une silhouette de la civilisation d'Asie sur l'horizon de la civilisation d'Europe.
    Cette merveille a disparu.
    Un jour, deux bandits sont entrés dans le Palais d'été. L'un a pillé, l'autre a incendié. La victoire peut être une voleuse, à ce qu'il paraît. Une dévastation en grand du Palais d'été s'est faite de compte à demi entre les deux vainqueurs. On voit mêlé à tout cela le nom d'Elgin, qui a la propriété fatale de rappeler le Parthénon. Ce qu'on avait fait au Parthénon, on l'a fait au Palais d'été, plus complètement et mieux, de manière à ne rien laisser. Tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n'égaleraient pas ce formidable et splendide musée de l'Orient. Il n'y avait pas seulement là des chefs-d'oeuvre d'art, il y avait des entassements d'orfèvreries. Grand exploit, bonne aubaine. L'un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l'autre a empli ses coffres ; et l'on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l'histoire des deux bandits.
    Nous européens, nous sommes les civilisés, et pour nous les Chinois sont les barbares. Voilà ce que la civilisation a fait à la barbarie.
    Devant l'histoire, l'un des deux bandits s'appellera la France, l'autre s'appellera l'Angleterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m'en donner l'occasion ! Les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.
    L'empire français a empoché la moitié de cette victoire, et il étale aujourd'hui, avec une sorte de naïveté de propriétaire le splendide bric-à-brac du Palais d'été. J'espère qu'un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée.
    En attendant, il y a un vol et deux voleurs.
    Je le constate.
    Telle est, Monsieur, la quantité d'approbation que je donne à l'expédition de Chine.

    Victor Hugo

     

    153 ans ont passé et la Chine attend toujours .

     

     

  • Retour des têtes de lapin et de rat en bronze 153 ans après avoir été pillées en Chine par les armées anglo-françaises

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    François-Henri Pinault, milliardaire français, a restitué vendredi à la Chine deux têtes en bronze (une de lapin et l'autre de rat) qui faisaient partie de la fontaine zodiacale de l'ancien palais d'Eté, ou Yuanmingyuan. Ces deux reliques sont enfin rentrées à Beijing, 153 ans après avoir été dérobées à la Chine lors du Sac du palais d'Eté en 1860 par les troupes franco-britanniques.

    Réalisées entre 1747 et 1759, les douze têtes en bronze de la fontaine zodiacale de style européen ont été conçues par les Jésuites Giuseppe Catiglione et Michel Benoist pour le jardin de l'empereur Qianlong (1711-1799).

     

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    Les têtes de lapin et de rat n'ont jamais été séparées après le Sac du palais d'Eté. Selon des archives, la trace de leur premier collectionneur remonte à José Maria Sert, né à Barcelone en 1874, 14 ans après l'invasion de la capitale chinoise par les troupes franco-britanniques.

    Ces deux reliques sont ensuite entrées dans la collection du marquis de Pomereu, avant d'être vendues en 1986 par la Gallerie J.Kugel à Yves Saint Laurent et son compagnon Pierre Bergé. Ces deux derniers les ont conservées dans leur appartement de la rue Bonaparte à Paris.

    Pendant plus de cent ans, les deux têtes ont "demeuré" silencieusement à Paris, jusqu'à leur réapparition publique lors de la vente du siècle de la collection privée d'Yves Saint Laurent en 2009, soit quelques années après le retour en Chine de cinq autres têtes en bronze (tigre, boeuf, singe, cochon, cheval) achetées à prix d'or.

     

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    Le prix faramineux demandé pour ces deux têtes en bronze pillées lors de la seconde Guerre de l'opium, symboles d'une sombre période de l'histoire de la Chine, lors de la vente organisée par la maison Christie's a suscité une immense vague de protestations en Chine.

    Le collectionneur chinois Cai Mingchao a fait à cette occasion l'acquisition de ces deux reliques au prix de 30 millions d'euros avant de déclarer par la suite son refus de verser cette somme. Les deux têtes sont alors retournées dans les mains de Pierre Bergé, puis dans celles de la famille Pinault qui détient Christie's depuis 2008.

    Accompagnant le président français François Hollande lors de sa première visite d'Etat en Chine, François-Henri Pinault a annoncé le 26 avril son intention de restituer ces deux objets historiques à leur pays d'origine.

     

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    Le lendemain, le vice-directeur du Musée national chinois Chen Lvsheng a déclaré sur son compte microblog que les têtes en bronze étaient plutôt des "robinets" de la fontaine du palais d'Eté que des trésors nationaux.

    "Je crois que son intention n'est pas de sous-estimer, comme d'autres experts, la valeur de ces têtes en bronze en tant que reliques culturelles, mais plutôt d'adopter une attitude critique vis-à-vis du prix déraisonnable de la vente aux enchères", a expliqué Wang Kaixi, vice-président de l'Association des études du palais d'Eté et professeur à la Faculté d'Histoire de l'Université normale supérieure de Beijing.

    Plus d'un million de pièces ont été perdues lors du pillage du palais d'Eté et une grande partie se trouve actuellement à l'étranger, selon Wang Kaixi, citant en exemple un sceau de l'empereur Kangxi (1654-1722) et des épées et armures de son petit-fils, l'empereur Qianlong, qui sont beaucoup plus précieux que les douze têtes en bronze.

     

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    Malheureusement, aucune des reliques chinoises dispersées à l'étranger n'a autant d'importance aux yeux de nombreux Chinois que ces douze têtes en bronze qui ont été très médiatisées.

    Huo Zhengxin, professeur en droit international à l'Université des Sciences politiques et de Droit de Chine, a déploré que la restitution gracieuse des têtes de lapin et de rat ne soit qu'un cas isolé.

    Les conventions internationales relatives au commerce de biens culturels rendent difficile, du fait qu'elles ne sont pas rétroactives, la restitution des reliques à leur pays d'origine, sans parler des codes civils de différends pays, a indiqué M. Huo.

     

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    En outre, la Chine ne dispose pas d'une liste précise des pièces perdues. D'autre part, la contrebande de reliques est encore très importante, ont avoué plusieurs experts chinois.

    Le retour des têtes de lapin et de rat en bronze n'est pour la Chine que le début d'une longue chasse aux trésors perdus.

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    La vente des deux bronzes chinois volés, en 1860, lors du sac du palais d’Eté, à Pékin, par l’armée anglaise de la reine Victoria et la française de Napoléon III, a fait couler beaucoup d’encre. Doit-on restituer ces ?uvres à Pékin ? Ce serait bien. En tout cas, dès 1861, le grand Victor Hugo a dit ce qu’il fallait dire sur le vandalisme occidental face à une merveille du monde construite par un « peuple presque extra-humain », « une éblouissante caverne de la fantaisie », qu’il compare au Parthénon d’Athènes, aux Pyramides d’Egypte, au Colisée de Rome et à Notre- Dame de Paris. Hugo enfonce le clou : « Nous, Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous les Chinois sont les sont les barbares. Voilà ce que la civilisation a fait à la barbarie. 

     

     

     

  • Beauté de la Chine : le Palais d'été à Beijing

    Le Palais d'été à Beijing est un des plus beaux endroits de la capitale chinoise. Beijing, qui est devenue une ville tonitruante submergée par le trafic automobile trop abondant , a l'avantage d"être pourvue de nombreux parcs et endroits où le Pékinois peut trouver un peu de sérènité et de calme , le Palais d'été est l'un d'eux.

    Cette vidéo donnera à ceux qui ne le connaissent pas l'occasion de voir la beauté du lieu et à ceux qui le connaissent de se remémorer les heures de joie et bonheur qu'ils y ont connu.

  • Les objets pillés à la Chine doivent revenir à la Chine ; non à la vente de Toulouse ce 26 mars

    Vente d'art chinois à Toulouse, le YuanmingyuaUn rouleau impérial exceptionnel et un sceau en jade, datant tous deux de l'empereur Qianlong (1736-1795), seront mis aux enchères le 26 mars à Toulouse où ils pourraient battre des records pour des objets chinois vendus en France, selon un expert de l'art chinois.

    Le 26 mars à Toulouse un rouleau qui présente une tournée de l'empereur Qianlong (1736-1795) et un sceau en jade, datant aussi de cet empereur, seront mis aux enchères, selon l'agence de presse Xinhua.

    Le rouleau, intitulé "manoeuvres", est la 4e volume de la « Grande Revue ». Il a une longueur de 24 m et d'une largeur de 69 cm, sur lequel près de 9 000 soldats sont peints à l'encre et à la gouache, a présenté un des experts de la vente, Pierre Ansas.

    "La Grande revue" qui décrit la première revue militaire du règne de l'Empereur, en 1739, fait partie de l'une des plus importantes peintures du palais de la dynastie des Qing. Le deuxième de ces rouleaux est détenu par le Musée du Palais Impérial de Beijing, un troisième est entre les mains d'un propriétaire privé, le quatrième a disparu.

    Cette peinture est estimée de 3 à 4 millions d'euros mais pourrait atteindre "entre 6 et 8 millions", selon le commissaire-priseur.

    Parmi les autres trésors sous le marteau de Me Marc Labarbe à Saint-Aubin figurent des vases, une plaque de sceptre en jade, un casque de l'armée impériale, deux robes en soie...

    Intitulé "manoeuvres", ce rouleau est le quatrième d'une série appelée "La grande revue" et qui décrit la première revue militaire du règne de l'Empereur, en 1739.



    Quant au sceau de l'empereur, il est estimé de 1 million à 1,5 million d'euros. Ce cachet, en jade néphrite blanc légèrement veiné de rouille, d'une hauteur de 7,5 cm et d'une base de 9,85 cm de côté, porte sur son sommet deux dragons adossés et enlacés. Sur la base sont sculptés les quatre caractères "Qianlong yubi" ("du pinceau impérial de Qianlong").

    En 2008, un sceau chinois a été vendu également à Toulouse dont le prix a atteint près de 5,5 millions d'euros, et l'autre, venant du Palais Yuanmingyuan, pour 17 millions d'euros en 2009 à Paris.

    L'Administration du Yuanmingyuan a publié une déclaration en 2009, soulignant que tous les reliques appartenant au Palais Yuanmingyuan devraient être retournés en Chine. La déclaration a aussi précisé qu'elle n'acceptait pas le rachat des objets d'art "pillés", car cela donnerait une « légitimité » aux objets « volés ».

  • LES OBJETS PILLES A LA CHINE DOIVENT REVENIR A LA CHINE

    Vente d'art chinois à Toulouse, le YuanmingyuaUn rouleau impérial exceptionnel et un sceau en jade, datant tous deux de l'empereur Qianlong (1736-1795), seront mis aux enchères le 26 mars à Toulouse où ils pourraient battre des records pour des objets chinois vendus en France, selon un expert de l'art chinois.

    Le 26 mars à Toulouse un rouleau qui présente une tournée de l'empereur Qianlong (1736-1795) et un sceau en jade, datant aussi de cet empereur, seront mis aux enchères, selon l'agence de presse Xinhua.

    Le rouleau, intitulé "manoeuvres", est la 4e volume de la « Grande Revue ». Il a une longueur de 24 m et d'une largeur de 69 cm, sur lequel près de 9 000 soldats sont peints à l'encre et à la gouache, a présenté un des experts de la vente, Pierre Ansas.

    "La Grande revue" qui décrit la première revue militaire du règne de l'Empereur, en 1739, fait partie de l'une des plus importantes peintures du palais de la dynastie des Qing. Le deuxième de ces rouleaux est détenu par le Musée du Palais Impérial de Beijing, un troisième est entre les mains d'un propriétaire privé, le quatrième a disparu.

    Cette peinture est estimée de 3 à 4 millions d'euros mais pourrait atteindre "entre 6 et 8 millions", selon le commissaire-priseur.

    Parmi les autres trésors sous le marteau de Me Marc Labarbe à Saint-Aubin figurent des vases, une plaque de sceptre en jade, un casque de l'armée impériale, deux robes en soie...

    Intitulé "manoeuvres", ce rouleau est le quatrième d'une série appelée "La grande revue" et qui décrit la première revue militaire du règne de l'Empereur, en 1739.



    Quant au sceau de l'empereur, il est estimé de 1 million à 1,5 million d'euros. Ce cachet, en jade néphrite blanc légèrement veiné de rouille, d'une hauteur de 7,5 cm et d'une base de 9,85 cm de côté, porte sur son sommet deux dragons adossés et enlacés. Sur la base sont sculptés les quatre caractères "Qianlong yubi" ("du pinceau impérial de Qianlong").

    En 2008, un sceau chinois a été vendu également à Toulouse dont le prix a atteint près de 5,5 millions d'euros, et l'autre, venant du Palais Yuanmingyuan, pour 17 millions d'euros en 2009 à Paris.

    L'Administration du Yuanmingyuan a publié une déclaration en 2009, soulignant que tous les reliques appartenant au Palais Yuanmingyuan devraient être retournés en Chine. La déclaration a aussi précisé qu'elle n'acceptait pas le rachat des objets d'art "pillés", car cela donnerait une « légitimité » aux objets « volés ».