orient

  • LA CHINE MODELE DE DEVELOPPEMENT

    La Chine a des raisons de croire en ses propres modèles de développement

    Pendant une très longue période, le drapeau rouge à 5 étoiles chinois était toujours montré du doigt accompagné des critiques sur la Chine dans beaucoup de programmes télévisés aux Etats-Unis. Et pourtant, cela a changé en quelques jours avec l'arrivée des JO de Beijing. Il semblerait que le drapeau national chinois, avec la Place Tian'anmen, le Palais d'Eté, et la Grande Muraille, avec en plus le Nid d'oiseau et le Cube d'eau sont devenus des symboles de la « Nouvelle Chine » .

    Est-il vrai que les pays occidentaux avaient déjà changé leur attitude par rapport à la Chine ? En fait, l'image si longtemps entretenue de la Chine comme d'un pays « malade » de l'Asie de l'est qu'entretenaient les occidentaux historiquement a été abolie il y a plus de 20 ans, lorsque les athlètes chinois ont remporté 15 médailles aux JO de Los Angeles, en propulsant ainsi la Chine au rang des meilleures nations sportives.

    Cependant, un sentiment de supériorité intrinsèque concernant sa civilisation prédomine dans le monde occidental. L'essence de leur réticence de voir la Chine jouer un rôle crucial dans la politique internationale ou de la considérer comme un partenaire à parts égales subsiste toujours, bien que les pays occidentaux aient changé leurs jugements sur la Chine, profondément encrés, après la fin des JO de Beijing.

    Après les JO, un grand nombre d'étrangers pourraient penser que la Chine doit s'en tenir à son propre modèle de développement, et qu'il est n'est pas possible de gouverner un pays aussi grand à l 'occidentale. Cependant, nous ne devons pas nous attendre au fait que les évènements sportifs vont changer leur attitude de longue date envers la Chine.

    Dans un livre où il fait une comparaison entre les JO de Tokyo de 1964, les JO de Séoul de 1988 et ceux de Beijing de cette année, Victor Cha, l'ancien directeur des Affaires asiatiques au Conseil de Sécurité National de la Maison Blanche, explique que les trois pays asiatiques, organisateurs des Jeux avaient tous le même but : remonter considérablement leur statut international au moyen du déroulement d'un événement sportif majeur. Mais d'après lui, une telle montée du statut international pourrait être acquise uniquement si les cours politiques de ces pays s'appuient sur l'ouverture envers les pays occidentaux.

    Des commentaires critiques que l'Occident aurait fait sur la Chine pendant les sujets liés aux JO, nous pouvons conclure que certaines personnes à l'Occident voient toujours les JO de leur étalon.

    Cependant, vu sa nature innée, la civilisation Occidentale ne peut pas arrêter efficacement les conflits et les querelles parmi les différents pays. C'est exactement ce que l'Occident devrait apprendre de la civilisation chinoise.

    Dans son « Ode pour le sport », Pierre de Coubertin, le fondateur des Jeux Olympiques modernes avait autrefois fait des louanges des JO, justement pour leur capacité d'apporter la paix et promouvoir des bonnes relations entre les personnes.

    Les Jeux Olympiques de Beijing ont apporté exactement cet esprit olympique et en même temps, ils ont insufflé aux Jeux un esprit traditionnel chinois de « Grande Harmonie ».

    Un petit nombre des médias asiatiques soutenaient l'idée que les Jeux de Beijing étaient une compétition sportive entre les pays asiatiques d'un côté et les pays européens et américains de l'autre, soit une compétition Est-Ouest.

    L'Europe est le berceau des JO modernes et un certain nombre d'épreuves de compétition ont été inventées par les pays européens ou américains, d'autant plus que leurs athlètes possédaient des avantages évidents dans ces types de sport. Pourtant le tennis de table et le badminton sont des exceptions. Bien qu'ils soient inventés en Europe, les deux sports sont dominés largement par les athlètes asiatiques. Un exemple encore plus intéressant. C'est rare qu'un magazine américain publie un article ridiculisant la mauvaise performance de l'Inde aux JO, alors que le favori des pays de l'Asie du Sud Abhinav Bindra a décroché la première médaille individuelle pour son pays aux JO de Beijing en remportant la première place au tir de 10 m. C'est cela, le charme des JO où aucun pays, aucune personne ne peut se dire gagnant pour toujours. C'est aussi un évènement pour lequel les personnes des différentes nations peuvent partager l'énorme joie et l'excitation pour la performance de n'importe quel participant.

    L'énorme succès des JO de Beijing réside en la présentation au monde des Jeux Olympiques différents d'un mélange de ses éléments culturels traditionnels avec des services consacrés aux Jeux. Le succès nous dit qu'au cours de notre développement et l'intégration à la communauté internationale, nous ne devrions pas vénérer excessivement ou exclure aveuglement quelque chose qui nous est étranger. Les Jeux Olympiques populaires, c'est les seuls qui visent à disséminer l'excellente culture chinoise et à absorber les excellentes cultures étrangères. Les Jeux Olympiques de Beijing est un exemple de la meilleure combinaison de la culture chinoise avec des cultures étrangères.

    Les Jeux nous disent aussi que dans les relations avec les autres pays, nous ne devons jamais utiliser l'impact de croissance de notre culture comme une force pour intimider des pays moins puissants. Pendant que la nation émergente est toujours assaillie par des problèmes locaux épineux, nous devons écouter avec un esprit plus large les commentaires des autres et d'apprendre à développer notre force nationale en utilisant les expériences utiles des autres.

    Le succès de la Chine n'est pas du tout un show présenté aux pays étrangers, mais le résultat des efforts tangibles pour offrir à sa population de 1,3 milliards d'habitants un standard de vie amélioré.