optimisme

  • Le Chinois a une solide confiance en la vie et travail , le Français est très arrogant et suffisant,rongé par la sinistrose et le défaitisme

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    Interview d' Emmanuel Lincot , Directeur de la Chaire des Etudes chinoises contemporaines à l'Institut des Hautes Etudes catholiques de Paris.

    Ce que nous montre la Chine sur la durée c’est sa résilience. Sortie d’un chaos indescriptible, elle est devenue en trente ans la deuxième puissance économique mondiale. Et si l’on devait jouer au petit jeu des inventaires, je vous rétorquerai que la Chine produit ses propres TGV, ses propres avions, qu’elle est bien devant les Etats-Unis en matière de R&D et qu’elle prend très au sérieux le problème de la pollution et de la santé publique. Les trajectoires historiques sont différentes, la nature des régimes politiques l’est aussi mais ce qui manque à la France c’est un vrai capitaine. Un homme de la trempe d’un De Gaulle qui mette la France au travail et redonne des raisons d’espérer en la France.  

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    La plupart des hommes politiques français ou des médias parlent ou critiquent la Chine sans jamais y a voir mis les pieds ! Jusqu’à récemment les grands quotidiens nationaux envoyaient des correspondants en Chine qui ne maîtrisaient pas un mot de chinois. La presse française reste indigente en matière d’informations sur la Chine. Les problèmes traités sont ceux des droits de l’homme, de l’infériorité française par rapport aux performances de l’Allemagne dans ce pays… Mais avons-nous lu des articles intelligents sur le Consensus de Pékin, sur les intellectuels chinois autres que des dissidents, sur les modes et les grands courants culturels les plus actuels qui prévalent en Chine ? Peu de choses substantielles en vérité. Au reste, de tous les médias qui existent en France sur la Chine, je n’en connais que deux de qualité : Chine Hebdo sur Bfm radio et Monde Chinois Nouvelle Asie que je dirige avec Barthélémy Courmont. Et pourtant, la demande d’information, croyez-moi, est forte !...

    Le décrochage français remonte aux années Mitterrand, lorsque la France a opté pour un assistanat généralisé de sa population. La marginalisation de notre pays s’est aggravée avec les délocalisations industrielles suivie d’une financiarisation de notre système économique sur le modèle anglo-saxon. Bref, notre Etat a démissionné de sa mission essentielle : la protection du bien commun. Cette vision de l’Etat est colbertiste et de grands penseurs du courant libéral à partir du XIX° siècle, tel Guizot, en ont hérité. Loin de vouloir encourager un laisser-faire, un laisser-aller, le libéralisme dans la tradition française met l’Etat au cœur de notre société. L’histoire française l’exige. Et en cela, c’est un truisme de le dire, mais nous ne sommes ni des Anglais, ni des Américains. Une France sans Etat ne peut qu’être livrée aux féodalités de toutes sortes. C’est-à-dire à l’appétit vorace d’un capitalisme d’épicier, aux intérêts particuliers, à un poujadisme sans âme et nihiliste. Bref, à un provincialisme dégradant se cherchant des ennemis quand le pire ennemi est, en définitive, à rechercher en nous-même. Cet ennemi, c’est la médiocrité, c’est la démission de la puissance, de la fierté de nos savoir-faire tant dans les domaines de l’industrie que ceux de l’éducation.

     

    Pour autant, nous conservons de très sérieux atouts. Nous formons d’excellents ingénieurs, de très bons penseurs mais ce qui ne nous aide en rien c’est l’absence de coordination entre nos différentes compétences. Nous agissons en ordre dispersé. Il n’existe pas d’équipe France. Nous sommes encore très arrogants et suffisants. On nous le reproche à juste titre car nous nous marginalisons jusqu’y compris dans le domaine du savoir. Demandez - premier exemple - à la plupart de nos universitaires français ce que représente la Chine à leurs yeux. C’est une abstraction et peu comprennent l’urgence à former des étudiants aux affaires chinoises. Beaucoup d’expatriés - second exemple - se destinant à la Chine l’admettent : ils ne bénéficient d’aucune formation sur la culture chinoise, même dans ses aspects les plus élémentaires, alors qu’ils seront totalement immergés en milieu chinois. Qu’est-ce-dire ? Nous agissons dans la précipitation sans penser à long terme. Nous nous fermons à des réalités ; attitude qui nous est chaque jour de plus en plus dommageable. La Chine, par contraste, est à tout point de vue aux antipodes de ce que nous sommes. Sinistrose et défaitisme d’un côté, solide confiance en la vie et travail de l’autre. Les ressources sont en nous mais nous devons être optimistes et nous mettre à l’ouvrage, être fermes dans nos décisions et nous réinventer.


    Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/france-maso-pourquoi-succes-chinois-sont-finalement-beaucoup-moins-impressionnants-qu-on-en-persuade-longueur-annee-emmanuel-lin-933358.html#yjSxjFclAIetFtxP.99

    Le décrochage français remonte aux années Mitterrand, lorsque la France a opté pour un assistanat généralisé de sa population. La marginalisation de notre pays s’est aggravée avec les délocalisations industrielles suivie d’une financiarisation de notre système économique sur le modèle anglo-saxon.  Bref, à un provincialisme dégradant se cherchant des ennemis quand le pire ennemi est, en définitive, à rechercher en nous-même. Cet ennemi, c’est la médiocrité, c’est la démission de la puissance, de la fierté de nos savoir-faire tant dans les domaines de l’industrie que ceux de l’éducation.

    Pour autant, nous conservons de très sérieux atouts. Nous formons d’excellents ingénieurs, de très bons penseurs mais ce qui ne nous aide en rien c’est l’absence de coordination entre nos différentes compétences. Nous agissons en ordre dispersé. Il n’existe pas d’équipe France. Nous sommes encore très arrogants et suffisants. On nous le reproche à juste titre car nous nous marginalisons jusqu’y compris dans le domaine du savoir. Demandez - premier exemple - à la plupart de nos universitaires français ce que représente la Chine à leurs yeux. C’est une abstraction et peu comprennent l’urgence à former des étudiants aux affaires chinoises. Beaucoup d’expatriés - second exemple - se destinant à la Chine l’admettent : ils ne bénéficient d’aucune formation sur la culture chinoise, même dans ses aspects les plus élémentaires, alors qu’ils seront totalement immergés en milieu chinois. Qu’Est-ce à dire ? Nous agissons dans la précipitation sans penser à long terme. Nous nous fermons à des réalités ; attitude qui nous est chaque jour de plus en plus dommageable. La Chine, par contraste, est à tout point de vue aux antipodes de ce que nous sommes. Sinistrose et défaitisme d’un côté, solide confiance en la vie et travail de l’autre. Les ressources sont en nous mais nous devons être optimistes et nous mettre à l’ouvrage, être fermes dans nos décisions et nous réinventer.

    Ce que l’on craint en l’occurrence ici c’est le mythe du péril jaune ! Vieux serpent de mer comme l’a montré le grand médiéviste et spécialiste des peurs en Occident, Jean Delumeau. Ce qui irait dans le sens d’une meilleure compréhension de la Chine serait la fédération d’une véritable sinologie européenne. Nous en sommes en réalité très loin, sur le plan universitaire. Cette situation est symptomatique d’une tendance plus générale : l’Europe est encore une fiction. Nous ne sommes donc pas mentalement prêts à nous mesurer à la Chine pas plus qu’à aucun autre pays émergent car les cadres institutionnels qui nous y prépareraient sont quasi inexistants.

     

     

     

     

    Ce que nous montre la Chine sur la durée c’est sa résilience. Sortie d’un chaos indescriptible, elle est devenue en trente ans la deuxième puissance économique mondiale. Et si l’on devait jouer au petit jeu des inventaires, je vous rétorquerai que la Chine produit ses propres TGV, ses propres avions, qu’elle est bien devant les Etats-Unis en matière de R&D et qu’elle prend très au sérieux le problème de la pollution et de la santé publique. Les trajectoires historiques sont différentes, la nature des régimes politiques l’est aussi mais ce qui manque à la France c’est un vrai capitaine. Un homme de la trempe d’un De Gaulle qui mette la France au travail et redonne des raisons d’espérer en la France.  
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    Ce que nous montre la Chine sur la durée c’est sa résilience. Sortie d’un chaos indescriptible, elle est devenue en trente ans la deuxième puissance économique mondiale. Et si l’on devait jouer au petit jeu des inventaires, je vous rétorquerai que la Chine produit ses propres TGV, ses propres avions, qu’elle est bien devant les Etats-Unis en matière de R&D et qu’elle prend très au sérieux le problème de la pollution et de la santé publique. Les trajectoires historiques sont différentes, la nature des régimes politiques l’est aussi mais ce qui manque à la France c’est un vrai capitaine. Un homme de la trempe d’un De Gaulle qui mette la France au travail et redonne des raisons d’espérer en la France.  
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    Ce que nous montre la Chine sur la durée c’est sa résilience. Sortie d’un chaos indescriptible, elle est devenue en trente ans la deuxième puissance économique mondiale. Et si l’on devait jouer au petit jeu des inventaires, je vous rétorquerai que la Chine produit ses propres TGV, ses propres avions, qu’elle est bien devant les Etats-Unis en matière de R&D et qu’elle prend très au sérieux le problème de la pollution et de la santé publique. Les trajectoires historiques sont différentes, la nature des régimes politiques l’est aussi mais ce qui manque à la France c’est un vrai capitaine. Un homme de la trempe d’un De Gaulle qui mette la France au travail et redonne des raisons d’espérer en la France.  
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    Directeur de la Chaire des Etudes Chinoises Contemporaines à l'Institut Catholique de Paris. Il a publié "La Chine en défi" avec Barthélémy Courmont aux éditions Erick Bonnier (2012).
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    Directeur de la Chaire des Etudes Chinoises Contemporaines à l'Institut Catholique de Paris. Il a publié "La Chine en défi" avec Barthélémy Courmont aux éditions Erick Bonnier (2012).
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    Emmanuel Lincot est Directeur de la Chaire des Etudes Chinoises Contemporaines à l'Institut Catholique de Paris. Il a publié "La Chine en défi" avec Barthélémy Courmont aux éditions Erick Bonnier (2012).
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    Emmanuel Lincot est Directeur de la Chaire des Etudes Chinoises Contemporaines à l'Institut Catholique de Paris. Il a publié "La Chine en défi" avec Barthélémy Courmont aux éditions Erick Bonnier (2012).
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    Emmanuel Lincot est Directeur de la Chaire des Etudes Chinoises Contemporaines à l'Institut Catholique de Paris. Il a publié "La Chine en défi" avec Barthélémy Courmont aux éditions Erick Bonnier (2012).
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