opium

  • Connaissez-vous Fort Bayard? Ce territoire de Chine a servi de plaque tournante aux Français et à la Banque de l'Indochine pour diffuser et s'enrichir du commerce de l'opium

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    Vestige de la présence française , la maison du gouverneur

    Qui a entendu parler de Fort  Bayard , le Hong Kong français ? Peu de gens savent que la fortune de la Compagnie des Indes et de là, de la très vénérée reine  Victoria , provient du trafic de l'opium. Mais qui sait que la France et la très officielle banque de l'Indochine , a aussi créé son petit business en vendant de l'opium ? Et que celles-ci en ont engrangé de plantureux bénéfices?

     

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    Après la conquête française, l'occupation est transformée en bail de 99 ans par l'accord du 16 novembre 1898. Le territoire de Kouang-Tchéou-Wan (aussi dénommé GuangzhouWan) passe sous l'autorité du gouverneur général d'Indochine française, et son centre administratif est baptisé Fort-Bayard(actuelle Zhanjiang).

    Dans son livre ;  Fort Bayard     Quand la France vendait son opium, Bertrand Matot  nous dresse un récit flamboyant de la petite colonie française en terre chinoise. "On y croise des aventuriers, des officiers sanguinaires, des pirates, mille trafics qui ont établi la fortune de la banque d'Indochine. N'hésitez pas à y plonger" écrit Patrick Rambaud (de l'Académie Goncourt) dans le Monde des Livres.

    Fort Bayard

    Quand la France vendait son opium.

     

    (...) Voici coloré et brutal : Fort Bayard, quand la France vendait son opium, d'un auteur passionné par nos lointaines colonies, Bertrand Matot. Visitant un avant-poste au Tonkin, en pleine guerre, le général de Lattre s'extasie devant des fleurs de pavot : "Très bien", dit-il à ses hommes. C'était le temps de la Régie française, qui proposait dans les bureaux de tabac d'Hanoï des petites boites rondes frappées de l'enseigne du coq : le meilleur des opiums, qui représentait un tiers des revenus des colonies d'Asie.

    Bertrand Matot brosse la fresque fascinante et étonnante de Fort Bayard, administré par d'étranges colons, raconté par nombre d'écrivains, visité par des aventuriers bigarrés et sans cesse assailli par les pirates et les Triades. Lieu de tous les trafics, protégé par l'Etat français, Fort Bayard fut aussi le petit théâtre de toutes les intrigues géopolitiques et des guerres du XXe siècle. Un document historique haut en couleur.

    Cette cité, bientôt rivale de Hongkong, cachait un secret jalousement gardé. Jusqu'en 1945, son port a servi de plaque tournante aux Français et à la Banque de l'Indochine pour diffuser et s'enrichir du commerce de l'opium.