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  • La Chine se fixe l'objectif d'augmenter la couverture de forêts à 1/4 de son territoire d'ici 2020 selon un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement

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    Presqu'un quart de la Chine sera couvert de forêts d'ici 2020, selon un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) publié jeudi à son siège à Nairobi.

    A l'occasion de la 2ème session de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement, tenue dans la capitale kényane, le PNUE a publié une série de rapports, dont "Green is gold" (Le vert est or) qui porte sur les objectifs du 13e plan quinquennal de la Chine dans l'amélioration de l'environnement.

    La Chine se fixe l'objectif d'augmenter la couverture de forêts à 23% de son territoire d'ici 2020.

    D'autres objectifs: réduire de 23% la consommation d'eau, de 15% la consommation d'énergie et de 18% les émissions de CO2 par unité du PIB.

    Le pays promet aussi de faire des efforts pour que chaque année, 80% des journées aient une bonne qualité de l'air dans les villes.

    Le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner, a indiqué que la Chine joue un rôle pionnier dans la réalisation des objectifs du développement durable.

    "Les autres pays peuvent apprendre des expériences de la Chine pour relever les défis en matière de ressources et d'environnement", a-t-il déclaré.

    Selon le rapport du PNUE, la Chine a obtenu nombre de réussites. A la fin de 2014, le pays a construit 10,5 milliards m2 de bâtiments économes en énergie dans les villes, ce qui représente environ 38% du total des bâtiments résidentiels urbains.

    338 villes chinoises sont capables de surveiller six différents indices de qualité de l'air. Il s'agit du plus grand réseau de surveillance de la qualité de l'air parmi les pays en voie de développement.

    La Chine a également abaissé la consommation d'énergie par unité du PIB ainsi que la quantité de CO2 émise par unité du PIB.

    La Chine cherche également à limiter la consommation totale d'énergie primaire à l'équivalent de 4,8 milliards tonnes de charbon standard d'ici 2020; à augmenter la part des combustibles non fossiles dans la consommation d'énergie primaire de 15%; à plafonner d'ici 2020 la part de la consommation de charbon à 62% de sa production énergétique; à atteindre le pic des ses émissions de CO2 en 2030; et à construire un système manufacturier vert, efficace, propre, recyclable et à bas taux de carbone.

    "Si la Chine réussit à atteindre ces objectifs alors elle fera un grand pas vers la transformation en économie plus écologique qui utilise les ressources de façon plus efficace, limite les risques du changement climatique et améliore la santé de son peuple", a jugé M. Steiner.

     

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    source Agence Xinhua

  • La Chine fait des propositions pour une solution politique et pacifique à la crise ukrainienne

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    La Chine a présenté samedi une proposition en trois points pour rechercher une solution politique à la crise ukrainienne en cours, soulignant que la clé pour résoudre la crise était de régler les différences par le dialogue et les négociations.

    "La Chine bénéficie d'une position objective et impartiale sur la question ukrainienne," a déclaré Liu Jieyi, le représentant permanent de la Chine aux Nations Unies, au Conseil de sécurité après que celui-ci eut échoué à adopter un projet de résolution sur l'Ukraine.

    La Russie, un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, a voté contre le projet de résolution présenté par les Etats-Unis et soutenu par les Occidentaux. La Chine, également membre permanent du Conseil de sécurité, s'est abstenue.

    Liu a expliqué que la Chine continuerait d'offrir ses bons offices et de promouvoir le dialogue afin de jouer un rôle constructif pour dessiner une solution politique à la crise en Ukraine.

    "Dans ce but, nous souhaiterions proposer trois recommandations," a-t-il indiqué :

    "Premièrement, établir le plus tôt possible un mécanisme de coordination international réunissant toutes les parties concernées afin d'explorer les moyens pour une solution politique de la crise ukrainienne."

    Deuxièmement, a poursuivi Liu, toutes les parties devraient entretemps se retenir de toute action qui pourrait mener à l'escalade de la situation.

    "Troisièmement, les institutions financières internationales devraient commencer à explorer les manières d'aider à maintenir la stabilité financière et économique en Ukraine," a-t-il ajouté.

    L'ambassadeur chinois a expliqué que son pays n'avait cessé d'appeler à des efforts constructifs et aux bons offices de la communauté internationale pour une désescalade de la situation en Ukraine, et avait à cet égard remarqué de nouveaux développements et de nouvelles propositions.

    "Le vote sur le projet de résolution par le Conseil de sécurité à ce stade ne conduirait qu'à une confrontation et compliquerait encore plus la situation, ce qui n'est pas conforme à l'intérêt commun à la fois du peuple ukrainien et de la communauté internationale," a assuré Liu.

    "Basé sur ce qui vient d'être dit, nous ne pouvons que nous abstenir de voter ce projet de résolution," a-t-il conclu.

     

     
  • La Chine qui ne soutient que discrètement la Russie, souhaite le respect des droits de tous les groupes ethniques en Ukraine

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    La Chine est un allié proche de la Russie sur plusieurs dossiers et partage avec cette dernière une défiance  dans le soutien occidental aux «révolutions colorées» à l'étranger. Les deux pays ont formé une sorte d'alliance pour la souveraineté au Conseil de sécurité de l'ONU, et la Chine craint, tout comme la Russie, de se faire encercler par des petits pays hostiles soutenus par les Etats-Unis et dont l'hostilité est provoquée et soutenue par les Etats-Unis .

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    La Chine a fait l’acquisition de près de trois millions d’hectares de terres agricoles (culture et élevage) en Ukraine, soit un domaine cultivable aussi grand que la Belgique.

    Si le Global Times, suivant un réflexe belliciste, écrit dans un éditorial que " l' opinion publique chinoise le pouvoir chinois devrait soutenir fermement la Russie et sa résistance à la pression occidentale.", le pouvoir chinois par l'intermédiaire du porte-parole du ministère des Affaires étrangères Qin Gang déclarait à  Xinhua:

    «La Chine  a condamné les violences de ces derniers jours en Ukraine, et a encouragé toutes les parties en Ukraine à régler leurs conflits de manière pacifique en respectant les lois des pays, à sauvegarder les droits légitimes des Ukrainiens de toutes origines ethniques et à restaurer l'ordre social dès que possible.

    Qin a rappelé que la Chine suit toujours le principe de non-interférence dans les affaires internes de tout pays et respecte l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine

    Si elle n'est pas aussi poussée que son partenariat avec la Russie, la relation économique entre la Chine et l'Ukraine s'intensifie. L'année dernière, l'Ukraine a validé un projet pour louer 5% de ses terres à des entreprises chinoises à des fins de production agricole, et  a acheté son premier porte-avions avion à l'Ukraine.

    Tout laisse penser  que le gouvernement chinois va continuer à soutenir la Russie, mais du bout des doigts, en espérant comme les Européens et surtout les Allemands, que la situation se résoudra rapidement. 

     

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  • La Chine élue au Conseil des droits de l'homme de l'ONU malgré les critiques de nombreux médias occidentaux

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    La Chine a été élue pour occuper un des 47 sièges du Conseil des droits de l'homme lors de la 68e session de l'Assemblée générale des Nations unies. Malgré les critiques de nombreux médias occidentaux sur cette décision, les experts soutiennent que la Chine mérite son siège dès lors qu'elle a réalisé des progrès remarquables dans le domaine des droits de l'homme. Seuls les propagandistes antichinois nieront ces progrès fabuleux.

    Sur les 192 membres de l'Assemblée générale présents mardi, 176 ont voté à bulletin secret en faveur de la Chine, lui accordant un mandat de trois ans au Conseil, de 2014 à 2016.

    Ces récentes élections placent la Chine et d'autres nouveaux membres sous le feu des critiques, accusés par certains de graves violations des droits de l'homme. Et pourtant, on ne peut nier que la Chine ne commet pas plus de violation des droits de l'homme que les Etats-Unis.

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    Le Conseil des droits de l'homme, dont le siège est situé à Genève en Suisse, a été créé en 2006 pour promouvoir et protéger ces droits à l'échelle mondiale.

    Li Junru, vice-président de l'organisation non-gouvernementale China Society for Human Rights Studies, a révélé au Global Times que cette élection symbolisait la reconnaissance mondiale des progrès réalisés dans le domaine des droits de l'homme en Chine.

    « Les médias occidentaux ont tendance à blâmer le système politique actuel de la Chine, mais ils devraient constater que nous avons fait beaucoup de progrès dans la promotion et la protection des droits de la population à la survie et au développement », précise-t-il.

    Xie Zhiyong, professeur à l'Université de science politique et de droit de Chine, partage son point de vue. Cité par le Global Times, il rappelle qu'une amélioration notable est observée à de nombreux niveaux, comme l'éradication de la pauvreté et la promotion de la santé publique.

    La Chine a également aboli la peine de mort pour 13 crimes économiques non-violents et a accru la transparence du processus judiciaire depuis qu'elle a entamé la réforme de son système judiciaire en 2008, rapporte le portail d'information Chinanews.com.

    Le communiqué publié après la troisième session plénière du 18e Comité central du Parti communiste chinois requiert encore que des améliorations soient apportées en termes de protection des droits de l'homme, ce qui constitue une nouvelle avancée selon Xie.

    « Toutefois, des problèmes notables existent toujours en Chine, comme l'expulsion forcée, alors que certains responsables ignorent comment protéger et respecter les droits de l'homme tel que c'est écrit dans la constitution. La protection de ces droits devra à l'avenir davantage se concentrer sur les individus, mais aussi protéger l'égalité et la justice sociale », commente Xie.

    Elue membre fondateur du Conseil en 2006, la Chine avait été réélue pour un second mandat de 3 ans en 2009.

    Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois Qing Gang a déclaré mercredi lors d'une conférence de presse que la Chine était reconnaissante envers les Etats qui ont supporté sa candidature et que le pays continuerait à jouer un rôle constructif dans les mécanismes de protection des droits de l'homme de l'ONU au travers du dialogue et de la coopération.

    « Aucun pays au monde ne peut affirmer qu'il est parfait en matière de droits de l'homme, mais tous les Etats devraient soutenir un principe de respect mutuel, renforcer les échanges et promouvoir la compréhension mutuelle sur la question des ces droits », a constaté Qin, lundi.

  • Expert de l'ONU : le tourisme menace les sites du patrimoine mondial en Chine

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    Le tourisme en plein boom est en train de menacer les sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial dans les pays d'Asie de l'Est, surtout ceux de Chine, a indiqué vendredi Peter Ogden, expert en projets du bureau de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) à Beijing.

    Il a tenu ces propos lors du Forum de Lushan sur le paysage culturel du patrimoine mondial en Asie de l'Est qui se tient actuellement dans la province du Jiangxi.

     

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    Ogden a indiqué qu'environ un quart des sites en Asie de l'Est avaient été menacés par le tourisme. Cependant, cette industrie a également aidé à renforcer les interactions culturelles, à créer des emplois et à promouvoir le développement économique régional.

    La Chine est le deuxième pays au monde qui possède le plus de sites inscrits au patrimoine culturel avec 45 sites, derrière l'Italie qui en possède 49.

     

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    Elle est toutefois le pays qui a le plus important marché de tourisme domestique et constitue également la 3e destination touristique du monde. Le pays fait ainsi face à davantage de défis en matière de protection du patrimoine mondial a estimé Ogden.

    Il a conseillé aux pays d'Asie de l'Est de maintenir une bonne coordination entre développement du tourisme et protection des sites.

     

     

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  • Le pianiste chinois Lang Lang nommé messager de la paix à l'ONU

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    Le 28 octobre, le pianiste chinois Lang Lang a été nommé messager de la paix par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Les messagers de la paix de l'ONU sont souvent des élites de l'art, de la littérature, de la musique et du sport. George Clooney et Alia al Hussein sont également ambassadeurs à l'ONU.

     

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    Cette nomination a été annoncée lors d'une cérémonie organisée au siège de l'ONU à New York, au cours de laquelle, M. Lang a interprêté la "Valse No1" de Chopin.

    Dans son communiqué, l'ONU a fait savoir que reconnu pour son engagement pour améliorer la vie des enfants à travers le monde, notamment en tant qu'ambassadeur de bonne volonté de l'UNICEF au cours des 10 dernières années, Lang Lang se joint à 11 autres Messagers de la paix des Nations Unies.

    Les Messagers de la paix sont des personnalités qui possèdent des talents reconnus dans les domaines de l'art, du cinéma, de la littérature, de la musique et du sport, et qui aident l'ONU dans le travail de sensibilisation, grâce à leur notoriété.

    Par leurs apparitions publiques, leurs contacts avec les médias internationaux et leurs actions humanitaires, ils favorisent la compréhension et le soutien de l'opinion publique au travail de l'ONU pour améliorer les conditions de vie de gens partout dans le monde, selon le communiqué.

     

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    Dans plusieurs articles précédents, j'ai présenté Lang Lang en y ajoutant des vidéos , pour les amateurs de belle Musique.

  • Les îles Diaoyu sont chinoises depuis l'antiquité et personne n'ôtera plus à la Chine un pouce de territoire

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    He Guoqiang, haut responsable chinois, a réitéré la ferme détermination de la Chine à sauvegarder sa souveraineté sur les îles Diaoyu.

    Ses remarques interviennent après que le gouvernement japonais a signé mardi un contrat bidon d'"achat" des îles Diaoyu et des îlots Nan Xiaodao et Bei Xiaodao avec leur soi-disant "propriétaire privé", afin de les "nationaliser".

     

    L'île Diaoyu et ses îlots affiliés sont partie intégrante du territoire chinois depuis l'antiquité et la Chine dispose d'une souveraineté indiscutable sur eux, a rappelé le dirigeant chinois.

    "Nous sommes déterminés à protéger notre souveraineté territoriale sur les îles Diaoyu," a indiqué M. He.

    Selon la loi internationale, l'île Diaoyu et ses îlots affiliés, précédemment envahis et occupés par le Japon, avaient été juridiquement rendus à la Chine après la fin de la guerre conformément à la Déclaration du Caire et à la Proclamation de Potsdam, a indiqué M. He au ministre polonais des Affaires étrangères.

    L'annonce de l'"achat" des îles Diaoyu par le Japon est une grave violation de la souveraineté territoriale chinoise, a indiqué M. He, ajoutant que l'initiative du gouvernement japonais constituait un déni absolu des résultats de la victoire de la Guerre mondiale contre le fascisme, ce qui était un sérieux défi à l'ordre international d'après-guerre.

    Le représentant de la Chine à l'ONU dépose officiellement une copie de l'annonce du gouvernement chinois sur les îles Diaoyu

    Le représentant permanent de la Chine auprès de l'ONU, Li Baodong, a rencontré jeudi le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et a déposé auprès de l'organisation une copie officielle de l'annonce par le gouvernement chinois des points et des lignes de délimitation des eaux territoriales qui entourent les îles Diaoyu et les îlots qui s'y rattachent.

    La Chine a maintenant rempli toutes les obligations stipulées par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, et a accompli l'intégralité du processus juridique requis par cette annonce.

    En vertu de l'article 16 de la Convention, les Etats côtiers doivent déposer auprès de l'ONU un document énonçant les lignes de base qui délimitent ses archipels, ainsi que la liste des coordonnées géographiques de ces lignes.

    Les patrouilles autour des îles Diaoyu montrent la détermination infaillible de la Chine à préserver sa souveraineté

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    Un navire chinois de surveillance patrouille dans les eaux environnantes des îles Diaoyu le 14 septembre 2012. (Photo : Zhang Jiansong)

  • Les efforts occidentaux visant à imposer la résolution de l'ONU à la Syrie sont dangereux et voués à l'échec

    Le Conseil de sécurité de l'ONU a échoué, pour la troisième fois, à adopter jeudi une résolution occidentale sur la Syrie, après un double veto de la Russie et de la Chine, exposant en outre les profondes divisions entre les membres clés du Conseil sur la façon de mettre fin à l'escalade de violence dans ce pays du Moyen-Orient.

     

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    La position de la Chine sur le dossier syrien est constante et claire. Le pays a longtemps appelé à une cessation immédiate de toute forme de violence et a travaillé dur avec d'autres pays pour ouvrir la voie à une solution politique à la crise qui dure depuis 16 mois.

    Le dernier projet, soutenu par la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et certains autres pays, menace d'imposer des sanctions contre le gouvernement syrien, sans exercer une pression suffisante sur les groupes d'opposition de plus en plus violents.

    Compte tenu de la nature asymétrique du projet et de l'intransigeance des émissaires occidentaux dans les négociations, personne ne s'attendait vraiment à ce que le document n'aboutisse.

    Malheureusement, certains pays occidentaux ont initié un vote hâtif sur ce projet immature, qui, s'il est adoptée, ne fera que conduire à davantage de violence en Syrie.

     

    Des diplomates occidentaux se sont précipités à pointer la Russie et la Chine du doigt après que la résolution ait été rejetée, mais ils n'ont qu'eux-mêmes à blâmer pour avoir tenté de forcer un tel projet irréfléchi sur le Conseil.

    Par ailleurs, les diplomates occidentaux ont affiché de l'arrogance et de l'inflexibilité au moment de répondre à d'autres préoccupations des membres du Conseil lors des négociations, aboutissant finalement à l'échec de leurs efforts.

    Il est maintenant prudent d'affirmer que la résolution est morte, mais le mal a été fait.

    L'Occident, en insistant pour que des sanctions soient prévues contre le gouvernement syrien, a envoyé un signal clair aux groupes armés d'opposition que les politiciens de Washington et de Londres ne sont intéressés qu'à restreindre la liberté de Damas, tandis que les opérations violentes des forces anti-gouvernementales seraient tolérées et même encouragées.

     

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    Quant au Conseil de sécurité, sa crédibilité a encore été endommagée, exposant des querelles intestines féroces entre les grandes puissances.

    La tentative de l'Occident de forcer le projet de résolution sur le Conseil a également envenimé l'atmosphère entre les membres clé du Conseil.

    Au lieu de prendre une approche de confrontation, les grandes puissances occidentales devraient travailler avec la Russie et la Chine pour soutenir les efforts de paix de l'envoyé spécial conjoint de l'ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan.

    Le mandat de la Mission de supervision des Nations Unies en Syrie, qui expire vendredi, devrait être renouvelé dès que possible pour donner une autre chance aux efforts de paix.

    Les membres du Conseil devraient également renforcer la coordination et faire preuve de souplesse de manière à transmettre un message unifié à toutes les parties concernées en Syrie. Ce n'est que par cette manière que le Conseil pourra trouver une solution efficace à la crise et assurer sa propre crédibilité.

    L'avenir de la Syrie ne devrait être décidé que par le peuple syrien. Toute intervention extérieure, si poussée par des ambitions géopolitiques, ne fera que compliquer la situation et fera couler plus de sang dans ce pays ravagé par les conflits.

     

    Par Zhu Dongyang

  • La Chine regrette que les changements proposés par la Russie au projet de résolution sur la Syrie soient ignorés

    La Chine a exprimé samedi ses regrets que les changemens raisonnables proposés par la Russie à un projet de résolution sur la Syrie n'ont pas été pris en compte.

    L'ambassadeur chinois à l'ONU, Li Baodong, a tenu ces propos après que la Chine et la Russie aient mis leur veto à un projet de résolution sur la Syrie présenté par des pays européens et arabes soutenant le plan de la Ligue arabe demandant un changement de régime en Syrie.

    "Soumettre le texte au vote alors que les paties étaient encore divisées sur cette question n'aide pas à maintenir l'unité et l'autorité du Conseil de sécurité, ni à résoudre la question", a dit l'ambassadeur chinois.

    "La Chine soutient les changements proposés par la Russie et a pris note que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra la semaine prochaine en Syrie", a dit M. Li, affirmant que la demande de certains membres du conseil de poursuivre les consultations est raisonnable.

    "Il est regrettable que ces préoccupations raisonnables ne soient pas prises en compte. Soumettre le texte au vote alors que les parties étaient encore divisées sur cette question n'aide pas à maintenir l'unité et l'autorité du Conseil de sécurité, ni à résoudre la question", a-t-il indiqué.

    "C'est dans ce contexte que la Chine a mis son veto à ce projet de résolution", a expliqué le diplomate chinois.

    "Comme de nombreux membres du conseil, la Chine estime, dans les circonstances actuelles,qu' il faut faire pression sur le gouvernement syrien, ne pas préjuger les résultats du dialogue, ni imposer une solution qui n'aidera pas à résoudre la crise syrienne ", a souligné M. Li.

    "La Chine suit de près la situation en Syrie. Nous appelons toutes les parties en Syrie à cesser la violence, à éviter en particulier les pertes de civils, à rétablir l'ordre le plus vite possible, à respecter la demande du peuple syrien pour les réformes. Cela est dans l'intérêt de la Syrie et de son peuple", a dit encore l'ambassadeur chinois.

    "Nous soutenons les efforts de bons offices déployés par la Ligue arabe pour résoudre la crise syrienne en vue de lancer un processus politique inclusif mené par le peuple syrien lui-même et avec la participation de toutes les parties, de résoudre pacifiquement leurs différends par le dialogue et les négociations et de restaurer la stabilité en Syrie", a indiqué M. Li.

    "La communauté internationale devrait fournir une assistance constructive pour aider à atteindre ces objectifs. Dans le même temps, la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Syrie doivent être respectées pleinement", a-t-il ajouté.

    "L'action du Conseil de sécurité sur la question de la Syrie devrait se conformer aux objectifs et principes de la charte de l'ONU, aider à atténuer les tensions, à promouvoir le dialogue politique et à désarmocer les conflits, à aider à maintenir la paix et la stabilité au Moyen-Orient, plutôt que de les compliquer ", a souligné l'ambassadeur chinois.

    "Selon ces principes, la Chine a participé de manière active dans les consultations sur le projet de résolution, soutenu les efforts de la Ligue arabe en vue de faciliter une solution pacifique à la question syrienne et de maintenir la stabilité dans la région", a-t-il rappelé.

    "La Syrie est un pays important au Moyen-Orient. La paix et la stabilité en Syrie sont dans l'intérêt du peuple syrien et de la communauté internationale. La Chine continuera à travailler avec la la communauté internaionale et à jouer un rôle positif dans la résolution de la question de la Syrie", a conclu l'ambassadeur chinois.

  • La Chine appelle à la retenue en Syrie et à la non-ingérence dans les affaires intérieures du pays

    La Chine a appelé mardi les différentes parties syriennes à faire preuve de retenue pour éviter toute violence, et elle a exhorté par ailleurs la communauté internationale à se conformer à la Charte des Nations Unies et à ne pas s'ingérer dans les affaires intérieures du pays.

    Li Boadong, représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies, a lancé cet appel après que la Chine et la Russie eurent mis leur veto à une résolution condamnant les autorités syriennes. Le projet de résolution, présenté par la France, l'Allemagne, le Portugal et la Grande-Bretagne, a été rejeté car la Chine et la Russie ont eu recours au droit de veto dont ces deux pays disposent en tant que membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU.

    "La Chine est vivement préoccupée par l'évolution de la situation en Syrie", a déclaré M. Li.

    "Nous appelons toutes les parties concernées en Syrie à faire preuve de retenue pour éviter toute forme de violence et de nouveaux affrontements meurtriers", a-t-il poursuivi.

    "Nous espérons que le gouvernement syrien mettra en oeuvre les réformes qu'il s'est engagé à mener, et nous espérons également voir s'amorcer rapidement le processus politique national ouvert, afin d'apaiser les tensions au plus vite", a-t-il dit.

     

     


    "La communauté internationale se doit d'apporter une assistance constructive pour faciliter la réalisation de ces objectifs", a-t-il ajouté, mais elle "doit respecter pleinement la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de le Syrie".

    "Une éventuelle action du Conseil de sécurité concernant la question syrienne devrait être conditionnée au fait de faciliter l'apaisement des tensions dans le pays, au fait de désarmorcer les différends par le biais du dialogue politique, et de contribuer à maintenir la paix et la sécurité au Moyen-Orient", a déclaré Li Baodong.

    "Avant tout, elle [une éventuelle action] devrait être conditionnée au respect de la Charte de l'ONU et au principe de non-ingérence", a-t-il renchéri.

    La Chine a pris part aux consultations sur les projets de résolutions sur la Syrie au Conseil de sécurité "d'une manière active et constructive", a-t-il indiqué.

    "Actuellement, le Conseil de sécurité a deux projets de résolution, l'un préconise de respecter la souveraineté de la Syrie et de résoudre la crise politique par le biais du dialogue politique, ce que la Chine soutient", a déclaré M. Li, se référant au projet de résolution proposé par la Russie.

    Cependant, en ce qui concerne le projet de résolution qui vient d'être soumis au vote, "la Chine, tout comme de nombreux autres membres du Conseil de sécurité, est d'avis que des sanctions ou des menaces de sanctions ne pourront pas aider à résoudre le problème syrien étant donné la situation actuelle du pays", a-t-il poursuivi, "au contraire, cela pourrait encore compliquer davantage la situation".

    "Mais à notre grand regret, nous avons été déçus de voir que nos préoccupations raisonnables n'ont pas reçu l'attention ni la réponse qu'elles auraient méritées de la part des pays qui ont présenté le projet de résolution", a-t-il fait remarquer.

    "Le projet de résolution actuel vise seulement à exercer une pression sur la Syrie, voire même à menacer de recourir à des sanctions contre elle, ce qui n'est pas bon pour apaiser les tensions dans le pays", a-t-il ajouté, "Par conséquent, la Chine a voté contre le projet de résolution".

    Le projet de résolution, soumis au vote du Conseil de sécurité, lequel est composé de 15 membres en tout, a recueilli neuf voix pour, deux contre et quatre abstentions. L'Afrique du Sud, le Brésil, l'Inde et le Liban, quatre membres non permanents du Conseil, se sont abstenus.

    "La Syrie est un pays important au Moyen-Orient, et le maintien de la paix et de la stabilité en Syrie sert l'intérêt commun du peuple syrien ainsi que de la communauté internationale", a affirmé M. Li, "La Chine, de concert avec la communauté internationale, continuera à jouer un rôle actif et constructif dans la résolution du problème syrien et nous allons continuer à soutenir les efforts de médiation des pays et des organisations dans la région".

    La Syrie a été secouée par six mois de troubles, qui, selon les autorités du pays, ont été provoqués par des complots de l'étranger et des gangs armés. Selon une récente déclaration de l'ONU, le nombre de civils tués au cours des six derniers mois a atteint 2 700.

    "Le projet qui a été refusé aujourd'hui était basé sur une philosophie très différente, la philosophie de la confrontation", a déclaré Vitali Tchourkine, le représentant permanent de la Russie aux Nations Unies, au Conseil de sécurité suite au vote, indiquant que cette approche était "contraire au principe d'un règlement pacifique de la crise" en Syrie.