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  • Organisation mondiale du commerce (OMC) : la Chine gagne son procès contre les USA

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    Les installations de militaires américains pour contrôler et intimer la Chine

    La Chine a définitivement remporté devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), jeudi, le conflit qui l’oppose aux Etats-Unis concernant les mesures antidumping imposées par Washington sur certains de ses produits.

    Le département américain du Commerce «agit de manière incompatible» avec les règles de l’OMC, a indiqué dans son rapport rendu public le panel (groupe spécial) chargé d’arbitrer ce différend commercial après un appel de la Chine. Cette décision renforce la victoire obtenue par la Chine en première instance, à la mi-juillet. A l’époque, le panel avait déjà constaté que les mesures prises par les Etats-Unis dans ce dossier n’étaient «pas compatibles» avec l’accord SMC (accord sur les subventions et les mesures compensatoires).

    La décision de jeudi est donc définitive, obligeant les Etats-Unis à changer leurs dispositions pour se mettre en conformité avec l’accord SMC. La valeur d’exportation des produits concernés par les mesures antidumping américaines tourne autour de 7,2 milliards de dollars, selon le ministère chinois du Commerce.

    L’affaire remonte à avril 2012, quand le panel a été mis en place à la demande de la Chine. Les produits chinois concernés par les mesures américaines sont le papier, l’acier, les pneus, les aimants, les produits chimiques, les fournitures de cuisine et les parquets. Les Etats-Unis avaient expliqué leurs mesures antidumping contre les produits chinois par le fait qu’elles étaient nécessaires pour contrecarrer les subventions versées par la Chine à certains secteurs industriels.

    Nous ne doutons pas que les va-t-en-guerre que sont les Américains ont déjà dans leur réserve l'une ou l'autre mesure pour agacer les Chinois. Provoquez,provoquez , il en restera toujours quelque chose dit-on  à Washington.

  • La Chine est « prête » à faire face à la demande de terres rares

    Après l'échec d'un appel à l'Organisation mondiale du commerce, la Chine est « prête » à affronter la pression croissante des pays développés pour assouplir les restrictions à l'exportation de terres rares, a révélé un fonctionnaire du ministère du Commerce mardi.

    « Nous y sommes préparés », a déclaré Yu Fang, directrice adjointe du département des traités et lois du ministère.

    Endossant une conclusion précédente, l'organe d'appel de l'OMC a déclaré lundi que les restrictions aux importations imposées par la Chine sur neuf matières premières, y compris le zinc, le coke et le magnésium, par l'entremise de quotas et de tarifs avaient violé les règles de l'OMC.

    Il est « regrettable » que cette décision ait été confirmée, peut-on lire dans une déclaration du ministère publiée sur son site Web.

    « Le résultat est toutefois mieux que ce à quoi nous nous attendions, car l'OMC appuie toujours plusieurs de nos arguments », a déclaré Mme Yu.

    Zhou Shijian, expert chevronné de l'université Tsinghua, soutient ce point de vue.

    « La décision exige seulement que la Chine apporte certaines modifications techniques, alors qu'elle a rejeté la majorité de leurs (É.U. et UE) appels. »

    Les É.U., l'UE et le Mexique avaient déclaré en 2009 que les restrictions à l'exportation de matières premières imposées par la Chine exerçaient une discrimination envers les fabricants étrangers et donnaient un avantage inéquitable aux producteurs chinois.

    Un panel de règlement des différends avait décrété en juillet que les droits et les quotas à l'exportation de matières premières vont à l'encontre des engagements de la Chine à l'OMC. Par la suite, la Chine a interjeté appel auprès de l'organe d'appel de l'OMC.

    Bien que les terres rares, ingrédients cruciaux entrant dans la fabrication de beaucoup de produits de technologie de pointe, n'eussent pas fait partie de la décision de lundi, un certain nombre de législateurs de Washington ont pressé les É.U d'utiliser la décision pour intenter une affaire afin de forcer Beijing à lever ses restrictions sur l'exportation de terres rares.

    Réagissant à la décision de l'OMC, Karel De Gucht, commissaire au commerce de l'UE, a déclaré que « la Chine doit maintenant se conformer en enlevant rapidement ces restrictions à l'exportation; de plus, je m'attends à ce que la Chine harmonise son système global d'exportation – incluant pour les terres rares – avec les règles de l'OMC ».

    Mme Yu s'inquiète cependant du fait que les pays développés vont maintenant exiger que la Chine trouve un compromis sur les exportations de terres rares.

    « Ils vont probablement demander que la Chine assouplisse les restrictions à l'exportation de terres rares au cours des mois à venir » et même présenter leur cas à l'OMC, a-t-elle confié.

    « Nous ne craignons pas cela parce que nous sommes entièrement préparés. »

    La Chine est le plus gros producteur de terres rares et contrôle 95 % des réserves mondiales. Les terres rares forment un groupe de 17 éléments qui sont utilisés dans certaines industries comme celle de la fabrication de voitures hybrides. Ces dernières années, le gouvernement a commencé à contrôler la production, faisant valoir l'épuisement des ressources et la dégradation de l'environnement.

    À plusieurs reprises, les É.U. et l'UE ont demandé à la Chine d'assouplir les restrictions à l'exportation de terres rares.

    Les restrictions à l'exportation seront maintenant sur la sellette, a déclaré M. Zhou.

    « Cette affaire était un gros cas pour eux. Ils seront plus agressifs après la décision », a confié M. Zhou.

    La déclaration du ministère du Commerce réitère que la Chine a resserré la gestion des ressources énergivores et polluantes ces dernières années.

    « L'OMC devrait non seulement soutenir le libre-échange, mais permettre également à ses membres de prendre les mesures nécessaires pour protéger l'environnement et les ressources naturelles », peut-on lire dans la déclaration.

    La Chine va évaluer la décision de l'OMC et continuer d'améliorer la gestion scientifique des ressources en se basant sur les règles de l'OMC afin de réaliser un développement durable.

    « La décision sur cette matière première n'entrera pas en vigueur avant la fin de ce mois; la Chine décidera alors comment mettre en application cette décision », a indiqué Mme Yu.

  • Terres rares: Les restrictions à l'exportation risquent de faire l'objet d'attaques au sein de l'OMC

    Les disputes sur les restrictions chinoises aux exportations de matières premières ont débuté en 2009 au sein de l'OMC. Comme la relation entre l'offre et la demande a beaucoup changé depuis, la dernière décision de l'OMC qui demande aux autorités chinoises de réviser les mesures restrictives ne devrait pas exercer une influence fatale sur le marché pour les neuf matières premières concernées.

    Selon Lin Yang, analyste en chef du secteur des métaux non-ferreux pour le courtier Dongxing, la demande intérieure est énorme pour les matières premières telles que le zinc, le magnésium, l'alumine, et le manganèse. Par contre, les demandes extérieures restent faibles en raison de l'adynamie économique dans les pays occidentaux. La relation entre l'offre et la demande ne va pas changer du jour au lendemain même si les autorités chinoises acceptent de réviser les politiques en question conformément aux exigences de l'OMC.

    Un homme d'affaires dans la transaction internationale des métaux a pourtant indiqué que la dernière décision de l'OMC pourrait entamer de nouvelles attaques sur les restrictions chinoises aux exportations de terres rares.

    Ceci s'est avéré très possible avec des citations des médias. Un officiel américain a indiqué, dans un premier temps après la publication de la décision de l'OMC, que celle-ci offrirait un guide pour les attaques contre les restrictions chinoises aux exportations de terres rares. Un journal économique de Grande-Bretagne a également indiqué que l'UE exigerait que la Chine revienne sur ses restrictions aux exportations de terres rares.

    En réalité, les frictions commerciales sont de plus en plus vives depuis quelques années entre la Chine et les pays occidentaux, et on a dû recourir à l'arbitrage de l'OMC dans un nombre important de disputes, telles que les plaintes portées par la Chine sur les restrictions des Etats-Unis aux importations de pneus et de volailles de Chine, les disputes entre la Chine et les Etats-Unis sur les produits audiovisuels, et les restrictions de la Chine aux exportations de matières premières. Les affaires internationales chinoises font face à une situation de plus en plus compliquée.

    A propos de l'article 20 de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), le groupe des experts de l'OMC a exclu son application pour maintenir les impôts douaniers restrictifs à l'exportation, et ceci a gagné le soutien de l'organe d'appel de l'OMC.

    Selon un expert, il est plutôt rationnel d'imposer les restrictions à l'exportation par souci de la protection de l'environnement et de ressources naturelles rares. Dans de nombreuses disputes au sein de l'OMC, les pays défenseurs pourraient citer à leur appui l'article au cas où leurs stipules soient considérées à l'encontre de leurs engagements à l'adhésion à l'OMC. Mais en tous cas, il faut réunir les conditions bien exigeantes pour faire recours à cet article exceptionnel. Dans la plainte posée par la Chine sur les restrictions des Etats-Unis aux importations de viande en provenance de Chine, les Etats-Unis ont aussi cité à l'appui l'article 20 de la GATT.

    En tous cas, l'organe arbitre de l'OMC va décider s'il adopte l'opinion du groupe des experts, et les autorités chinoises vont réagir après en ce qui concerne le verdict.

  • La Chine appelle l'UE à reconnaître son statut d'économie de marché

    Wang Qishan, vice-premier ministre chinois s'est entretenu le 20 octobre à Beijing avec le prince Philippe, prince héritier de Belgique qui  conduit une délégation en Chine à l'occasion du 40e anniversaire des relations diplomatiques des deux pays. Wang Qishan a hautement apprécié le soutient de la famille royale belge aux échages économiques sino-belges.

    Le principe Philippe  conduit une délégation de 450 personnes en Chine. Les deux parties vont signer quelque 40 contrats.

     "La Chine souhaite que la Belgique utilise son influence pour contribuer à la reconnaissance au plus tôt du statut d'économie de marché de la Chine et inciter l'UE à rester prudente et retenue à l'égard des mesures de recours commerciaux", a déclaré le vice-Premier ministre chinois Wang Qishan au prince héritier Philippe de Belgique, actuellement en visite en Chine.

    _150royals-belgium-4a.jpg  La Chine a exhorté vendredi l'Union européenne (UE) à reconnaître le plus tôt possible son statut d'économie de marché et à résoudre leWang Qishan a appelé l'UE, le plus grand partenaire commercial de la Chine, à résoudre ses disputes commerciales avec cette dernière de manière appropriée afin de réaliser des bénéfices mutuelles. s disputes commerciales de manière appropriée.