oeuvre d art

  • CE QUI EST A CESAR DOIT REVENIR A CESAR.

    Rejet de la demande visant à empêcher la vente de deux sculptures chinoisesF200902241335018785267072[1]

    Le tribunal de grande instance de Paris a rendu le 23 février dans la soirée le verdict au sujet de la vente de deux sculptures chinoises dans le cadre de la dispersion de la collection Pierre Bergé-Yves Saint Laurent. Le juge des référés du tribunal a rejeté la demande visant à empêcher la vente des deux sculptures en question - une tête de rat et une autre de lapin en bronze datant du XVIIIe siècle - volées par les puissances occidentales pendant les guerres de l'opium au XIXe siècle. Il a indiqué que le réclamant -- L'Association pour la protection de l'art chinois en Europe (Apace) – n'est pas apte pour présenter une réclamation dans le présent cas. C'est pourquoi la demande est rejetée et Apace doit payer séparément 1.000 euros aux deux accusés.

    Le tribunal a commencé à examiner la demande à midi de la même journée et la procédure d'examen a duré près de deux heures. Le juge n'a pas prononcé le verdict séance tenante, mais l'a rendu quelques heures plus tard en déclarant le rejet de la demande d'Apace.

    Après avoir connu le résultat du jugement, Madame Ren Xiaohong, un des avocats d'Apace, a déclaré à un correspondant de l'Agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle) que d'après les lois concernées françaises, les deux accusés sont les propriétaires légaux des deux sculptures, c'est pourquoi il y a beaucoup de difficultés, dans ce cas-là, de gagner le procès sur le plan juridique. L'objectif d'Apace en intentant la demande est de fait un geste souhaitant attirer l'attention de l'opinion publique européenne sur les anciens objets historiques de la Chine écoulés depuis de longues années en Europe, contribuant par là à ce que ces objets soient bien conservés et bien protégés. D'autre part, a-t-elle ajouté, ce geste vise à susciter l'attention des masses populaires chinoises à l'égard des objets historiques du pays écoulés à l'étranger.