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  • La guerre froide Occident-Russie en Ukraine fait de Pékin le grand gagnant

    Selon Deutsche Wirtschafts Nachrichten, la Chine peut devenir le grand gagnant de la guerre froide opposant l'Occident à la Russie en Ukraine.

     

    La Chine investit dans l'économie ukrainienne en se tenant à l'écart des conflits et peut profiter de la nouvelle guerre froide contre la Russie, alors que les Etats-Unis et l'UE s'occupent du climat politique en Ukraine, a annoncé lundi le journal économique allemand Deutsche Wirtschafts Nachrichten.



    Ces dernières années, la Chine a renforcé ses liens économiques avec l'Ukraine et entend y acquérir des biens à des prix avantageux en profitant de la crise. Kiev a annoncé en 2014 qu'il pourrait vendre ses entreprises agricoles avec 50% de remise. Leur prix a dû encore baisser en raison de la guerre, estiment les journalistes de l'édition allemande.

     

    Contrairement aux Américains et aux Européens, les Chinois ne posent pas de conditions politiques à leurs investissements et mènent une politique pragmatique depuis des années. Selon les estimations de Global Finance citées par le DWN, l'expansion chinoise en Ukraine paraît logique après l'acquisition par la Chine de vastes terrains en Afrique, en Amérique latine, en Asie du sud-est et en Australie.

    Dès 2013, Pékin a souhaité louer et exploiter 5% des terres arables ukrainiennes. La Chine a besoin de terres agricoles pour satisfaire ses propres besoins alimentaires. Début juillet, les médias ont rapporté que l'Ukraine était devenue le fournisseur №1 de céréales en Chine.

     

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    Pékin s'intéresse surtout à l'agroalimentaire ukrainien, mais aussi aux secteurs des technologies, de l'immobilier et de la recherche, précise le journal.
    En mars 2015, la Chine a accordé un crédit de 15 milliards de dollars à Kiev pour relancer le marché ukrainien de l'immobilier. Selon China Daily, Pékin a annoncé le 8 juillet dernier son intention d'aider l'Ukraine à développer des technologies de l'information, lors du premier forum sino-ukrainien pour la science et la technologie.

     

    La Chine et l'Ukraine coopèrent dans l'industrie de défense depuis des années, mais ce secteur n'est pas prioritaire pour Pékin, d'après l'édition. La Chine ne veut pas s'ingérer dans le conflit ukrainien et entrer en confrontation diplomatique avec Moscou.

     

    Le journal allemand qualifie d'intéressante la stratégie chinoise en Ukraine. Les Chinois investissent dans les secteurs qui auront une importance au niveau mondial dans les années à venir et se trouvent dans la sphère des intérêts de la Chine, alors que les Américains ne s'occupent que du secteur énergétique sans trop de succès.

     

    L'Union européenne œuvre quant à elle pour la création de structures politiques en Ukraine, mais ses efforts s'avèrent plutôt vains, d'après le DWN qui rappelle la récente montée de tensions entre le gouvernement de Kiev et l'organisation nationaliste Pravy Sektor (Secteur droit). Les Européens et notamment les Allemands risquent de partir les mains vides d'Ukraine, malgré la signature de l'Accord d'association Ukraine-UE, en raison de l'absence de politique unie. Selon le journal, la Chine, qui a une stratégie à long terme, peut prendre le contrôle de l'économie ukrainienne.

    La Chine n'apprécie pas la décision de Kiev d'interdire le parti et les symboles communistes, mais elle investira dans les secteurs qui rapporteront des bénéfices indépendamment des crises politiques, conclut le journal.





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  • La Chine qui aide la Russie est d' un grand soutien au moment où la Russie est réduite à un isolement collectif par l'Occident

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    Le 9 mai 2015 marque le 70e anniversaire de la victoire de la Seconde Guerre mondiale pour la Russie. Aucun pays au monde ne peut être comparé à la Russie, qu'il s'agisse de son passé douloureux ou de ses exploits durant la guerre. Pour les Russes, cette guerre est non seulement un moment glacial du passé, c'est encore et surtout le souvenir le plus impressionnant dans la mémoire de la nation. C'est pourquoi la journée de la victoire représente pour les Russes non seulement une commémoration historique, mais aussi un événement religieux, un culte de conviction nationale.

    Le boycottage en nombre des commémorations de la Russie par les pays occidentaux a irrité les Russes, cela les a mécontentés et attristés. Sur le plan psychologique, la nation russe, très attachée à la transmission de son histoire, fait preuve d'un respect suprême envers son passé, qu'il soit positif ou négatif, et aspire ardemment à une reconnaissance extérieure de son parcours national.

    Des réformes initiées par Pierre le Grand, jusqu'à la réforme menée par Alexandre Ier, en passant par l'européisation engagée par l'impératrice Catherine la Grande, la Russie a déployé des efforts pour s'approcher de l'Europe qui incarnait les progrès de la civilisation et de l'époque, et a vivement souhaité être admise par l'Europe. Récemment, le mot utilisé le plus souvent par les élites russes au sujet des relations entre les Etats-Unis et l'Europe est celui de l'isolement ; la Russie se sent isolée devant le rejet par l'Occident.

    Au moment où les puissances occidentales boycottaient cette cérémonie d'importance cruciale pour la Russie, l'arrivée du président chinois a montré sans équivoque le soutien de la Chine au gouvernement russe, son respect pour l'énorme sacrifice fait par le peuple russe durant la Seconde Guerre mondiale, et sa reconnaissance des grands exploits réalisés par l'Armée rouge. « Les peuples chinois et russe, a déclaré le président Xi Jinping dans son article rédigé pour le journal russe RG, comme tous les pays et peuples du monde épris de paix, s'opposent fermement, en faisant preuve d'une volonté ferme et en déployant de grands efforts, aux tentatives et agissements visant à nier, dénaturer et falsifier l'histoire de la Seconde Guerre mondiale ». La présence du dirigeant chinois au défilé militaire sur la place Rouge et la participation de militaires chinois à la formation du défilé militaire ont gagné un large soutien de l'opinion publique russe.

    La présence du président Xi Jinping au défilé militaire de la place Rouge en tant qu'invité d'honneur illustre l'importance attachée par la Russie à la Chine. En effet, ce défilé militaire, qui est la plus grande commémoration publique de la Russie, a pour tradition depuis l'époque de l'URSS de n'inviter que les alliés ou partenaires les plus proches du pays.

    La crise politique ukrainienne de 2014 peut être considérée comme le plus grand événement ayant changé l'échiquier géopolitique. Que la Russie soit active ou passive, la tendance du déplacement de son centre stratégique vers l'est ne peut plus changer, à la fois pour chercher à en finir avec l'isolement, et trouver de nouveaux pôles de croissance pour le pays. La Russie a eu grand besoin de la Chine après la crise ukrainienne. Il ne faut pas surestimer la solidité des relations sino-russes, mais il serait tout aussi injuste de sous-estimer les fondations solides de ces relations. La Chine et la Russie ont la même vision des principes fondamentaux concernant les relations interétatiques et s'en tiennent l'une comme l'autre au respect entre Etats, bien que les deux pays ne partagent pas la même vision du monde pour le futur. Par conséquent, les relations sino-russes ne sont plus des relations entre grands pays dans le sens ordinaire, ni des relations traditionnelles entre grands pays. Une conception similaire est l'importance donnée au développement régulier des relations sino-russes. Le fait que la Chine soit venue en aide à la Russie est en soi un grand soutien, au moment où la Russie était réduite à un isolement collectif par l'Occident.

    La présence du président Xi Jinping au défilé militaire de la place Rouge montre aussi un formidable courage de résistance aux pressions. Il s'agit d'abord de la pression de l'opinion internationale conduite par l'Occident. La presse occidentale ayant qualifié d'envahisseurs Poutine et la Russie, l'image des pays ayant des relations étroites avec la Russie est naturellement attaquée. De telles accusations ne manquent pas dans les propos de l'Occident. N'oublions pas que parmi les pays BRICS auxquels est très attachée la Russie, les dirigeants du Brésil et de l'Afrique du Sud n'ont pas assisté au défilé militaire. Il s'agit aussi de la pression en provenance de l'Ukraine, au moment de la pire crise de l'histoire entre les deux pays. « Compte tenu de l'agression de l'Ukraine par la Russie, a déclaré le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, la présence au défilé militaire de la Russie sera considérée par l'Ukraine comme un soutien à l'agression russe, et cela compromettra dans une certaine mesure les relations bilatérales entre l'Ukraine et les pays concernés ». Face à de telles pressions, le président chinois a décidé résolument, après avoir pesé le pour et le contre, d'assister au défilé de la place Rouge. Cela permet de mesurer pleinement l'importance accordée par la Chine à la Russie et sa volonté de se placer aux côtés de la Russie en ce moment difficile pour la Russie.

    Durant la visite du président Xi Jinping en Russie, la Chine et la Russie doivent signer une série d'accords de coopération. Cela ne peut être considéré de manière simple comme un échange d'intérêts accordé par Poutine grâce à l'arrivée du dirigeant chinois. La logique de la politique de grands pays ne fonctionne pas ainsi. L'approfondissement de la coopération sino-russe dans de multiples domaines est une conséquence logique du développement en profondeur des relations de coordination entre les deux pays et de la connexion de leur stratégie de développement.

     

     

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  • De Charlie Hebdo à la multiplication des actes de barbaries , l'Occident "devrait admettre ses erreurs"

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    Les attentats et événements qui se sont déroulés en France ces derniers jours constituent les sujets

    primordiaux de discutions dans la presse chinoise et sur tous les réseaux sociaux chinois.

    Xinhua, l'agence de presse chinoise s'est livrée à une réflexion judicieuse et perspicace sur le sujet.

    L'attentat contre le siège de Charlie Hebdo de mercredi, la fusillade de jeudi et les prises d'otages de vendredi qui ont semé la panique ces derniers jours en France ont suscité une vague de consternation et d'émotion à travers le monde.

    Les trois auteurs présumés des attaques les plus meurtrières perpétrées en France depuis 50 ans étaient tous les trois djihadistes, ce qui a suscité beaucoup de débats sur la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme, mais également une réflexion sur les erreurs de l'Occident ayant conduit à ces barbaries.

    A n'en point douter, les auteurs des attentats ignobles de Paris ne peuvent qu'être condamnés, mais au-delà du besoin immédiat d'appréhender ces tueurs insensés, l'éruption de barbarie dont nous avons été témoins est l'occasion de reconnaître que la politique actuelle vis-à-vis du Moyen-Orient suivie par l'Occident et ses gouvernements est désastreuse.

    "Il ne faut pas négliger l'hypocrisie des voix de l'Occident qui ont attisé les flammes de ces barbaries en Libye, en Syrie et en Irak au cours des dernières années, et qui crient plus fort maintenant du fait que ces actes se déroulent sur leur propre territoire", écrit le commentateur John Wight dans un article publié sur le site internet de Russia Today (RT).

    Ce que les idéologues occidentaux anti-musulmans et les partisans libéraux de l'hégémonie occidentale oublient de mentionner, c'est que la grande majorité des victimes de l'extrémisme islamique sont des musulmans, déplore John Wight.

    "Ils évitent également de mentionner que les musulmans représentent la majorité des victimes de l'extrémisme occidental ainsi que du financement et du soutien de l'Occident à des actes similaires de barbarie en Libye et en Syrie, où les massacres sont une réalité quotidienne depuis plus de trois ans", poursuit le commentateur.

    "Les gouvernements occidentaux ne devraient-ils pas s'excuser pour le carnage et le chaos qu'ils ont précipités ces dix dernières années, voire avant, dans une série sans fin de guerres, d'occupations et d'interventions militaires?", s'interroge-t-il.

    La France a grandement favorisé la descente de la Libye dans les abîmes de la violence et de l'extrémisme. De même, elle a joué un rôle clé dans la prolongation de la misère subie par le peuple syrien, "qui résiste désespérément à l'invasion de son pays par des milliers d'extrémistes qui ont l'intention de le transformer en cimetière", selon M. Wight.

    "Le gouvernement britannique s'est rendu coupable de la même politique perfide, tout en affirmant la légitimité de la démocratie et de la civilisation. Mais ce qu'ils appellent la démocratie s'est depuis longtemps révélé être de l'hypocrisie organisée", dénonce-t-il.

    A QUI TOUT CELA PROFITERA ?

    Pour l'écrivain chinois Song Luzheng, la tragédie de Paris accélérera la montée en puissance de l'extrême droite. "Sous la pression de l'opinion publique, la France introduira une politique plus stricte sur l'intégration, ce qui, à son tour, entraînera une réaction négative de la communauté musulmane dans le pays", analyse M. Song.

    Un avis partagé par M. Wight, selon qui "le soutien au Front national (extrême droite) dirigé par Marine Le Pen, avec sa position anti-immigration et anti-musulmans, sera renforcé".

    En réalité, non seulement en France mais aussi à travers toute l'Europe occidentale, l'extrême droite monte. Les récentes manifestations de masse contre les musulmans en Allemagne ont déjà reflété une tendance inquiétante avant le massacre de Charlie Hebdo, et cela ne fera qu'empirer à présent, détournant l'attention vis-à-vis de la culpabilité des gouvernements occidentaux dans la création des conditions qui ont favorisé la croissance et la diffusion de l'islamophobie.

    "Dans l'hystérie actuelle, il ne faut pas oublier que le terrorisme n'a pas de passeport. Ce n'est pas l'apanage d'une nationalité ou d'une religion. La solution la meilleure et la plus efficace pour éradiquer le terrorisme dans son pays est de cesser de le soutenir à l'étranger", conclut M. Wight.

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    Explosion en Syrie

  • L'Occident provoquera- t-il une troisième guerre mondiale en attaquant le Dragon et l’ours

    Andre%20Vltchek-big.jpgVoici la traduction d'un article d'André Vltchek , romancier, cinéaste et journaliste d'investigation. Il a couvert les guerres et les conflits dans des dizaines de pays. Acclamé par la critique son roman politique révolutionnaire "Point of No Return" est maintenant réédité et disponible, il illustre l'impérialisme occidental dans le Pacifique Sud. Son livre provocateur L'archipel de la peur, sur la post-Suharto en Indonésie traite du fondamentalisme en Indonésie.. Il vient de terminer un long métrage documentaire Rwanda Gambit sur ​​l'histoire du Rwanda et le pillage de la RD su  Congo. Après avoir vécu de nombreuses années en Amérique latine et en Océanie, Vltchek réside et travaille actuellement en Asie de l'Est . Il peut être contacté par le biais de son site Web.

     

     Peu importe ce qu'ils disent en Occident sur les dragons, mais  en Asie, le dragon est vénéré comme la plus grand créature fabuleuse sur terre et dans le ciel. Le dragon est sage et patient, et n'a presque jamais recours à la force en premier lieu. Mais s'il est traité avec mépris et agressivité, il est capable de riposter d'une manière mortelle, déterminée et puissante.

    Il est également bien idiot d'aller et de commencer à terroriser un ours endormi. Ce qui allait suivre est évident, si on descend dans le trou de l'ours, puis que l'on  commence à piquer la créature en hibernation , rien de bon ne peut suivre, rien de bon du tout.

    Mais il semble que ceux qui sont au pouvoir de l'Empire ne sont pas obsédés par la prudence. Ils semblent être fatigué de petits conflits, qu'ils ont  provoqués en remuant continuellement dans le monde entier. La Libye n'est pas assez et le Congo n'est pas suffisant. Ils ont besoin de quelque chose de grand, très grand; même beaucoup plus grand que ce qu'ils avaient déjà «atteint» il ya quelques décennies - comme la destruction de l'ensemble de l'Indochine ou de l'Indonésie.

    L'Empire a besoin d'un combat mortel avec des adversaires puissants.

    Au lieu d'aider à construire un monde décent et paisible, il doit couvrir notre planète d'innombrables cadavres.

    Cette fois-ci, si elle sera autorisée à le faire, comme il ya 70 ans, des dizaines de millions, et peut-être beaucoup plus, vont disparaître.

    Mais le dragon et l'ours, cette fois devraient s'unir  face au fascisme et pour la lutte pour la survie du monde.


    *****


    La  propagande anti-chinois et anti-russe hurle jusqu'à un crescendo assourdissant, notamment en Asie. Les médias occidentaux sont dans le rapport le plus élevé, la propagande de leurs filiales locales de médias d' Etats, pour la plupart appartenant à la grande entreprise ou à des riches hommes d'affaires.

    La Chine et la Russie sont maintenant vilipendées, ouvertement insultées, et blâmées pour l'escalade des tensions dans la région Asie-Pacifique. L'ensemble du puissant appareil de propagande de l'Ouest est maintenant au travail, de diaboliser la Chine, la Russie et d'autres pays indépendants.

    C'est parce que l'Occident est évidemment poussé vers la guerre.

    Les politiciens défilent les uns après les autres, devant les caméras de télévision, prêtant  serment d'allégeance au capitalisme, aux régimes de type occidental ou tout simplement, à l'Empire. Tous ces discours méprisants et incendiaires contre leurs «ennemis» sont embarrassants,  mais personne en Amérique du Nord et en Europe ne réagit , car ils deviennent la norme.

    Beaucoup mettent en garde que cela peut conduire à une guerre mondiale, que l'Occident a perdu toute retenue et est prêt à se baigner dans le sang de la planète, une fois de plus. Il y a un quart de siècle , il est apparu que la destruction du bloc de l'Est et que la Chine, de plus en plus sur un parcours capitaliste, que l'Occident avait finalement obtenu ce qu'il avait combattu pendant des siècles pour le contrôle total et absolu de la planète.

    Mais récemment, il ya eu du «mauvais» pour l'Occident. L'Amérique latine a gagné sa liberté et alors craché sur la doctrine de Monroe. La Chine a commencé à pousser pour des réformes socialistes dans les soins médicaux, l'éducation, la culture et bien d'autres domaines. Et la Russie a refusé de se laisser intimider et humilier, rappelant à la fois à l'Europe et à l'Amérique du Nord qu'elle est, comme toujours puissante et ne se laissera pas piétiner comme à l'ère de Gorbatchev et Eltsine.

    Et toutes ces nations: plusieurs en Amérique latine, la Chine, la Russie, ont uni leurs forces et ont décidé: "Plus jamais ça" jamais ils ne permettront au monde de descendre aux horreurs du colonialisme occidental.

    Le rêve de l'Ouest de régner  à l'unanimité dans le monde entier commence à disparaître .

    Est-ce que l'Occident va risquer la destruction de notre planète tout simplement parce qu'il ne peut pas la posséder?

     A suivre...

     

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  • L'ancien Premier Ministre français Jean-Pierre Raffarin conseille à l'Occident d'établir un nouveau type de partenariat complet avec la Chine.

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    Voici un extrait des "Carnets de JP Raffarin", publié avec l'autorisation de JP Raffarin.

    Ce 30 aout, j’organise, avec la Fondation pour la Prospective et l’Innovation, le séminaire annuel du Futuroscope sur « La Chine en 2020″. D’éminents experts s’y retrouvent. Le Ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, a accepté notre invitation. Ensemble nous chercherons à définir quel doit être le meilleur partenariat avec la   nouvelle  Chine.
    La gestion des crises, telle que celle de l’industrie solaire, ne peut tenir lieu de stratégie. La présence de la Chine aux premiers rangs des nations n’est plus contestée. Le discours dominateur de l’Occident, fait de leçons et de reproches, n’est plus guère crédible. La logique du partenariat s’impose.
    Au moment où le nouveau pouvoir chinois s’installe, il est utile de préciser notre vision du « Partenariat Global Stratégique ». En Avril le Président français a créé les conditions de cette réflexion commune.

     

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    Le débat est ouvert sur un partenariat en 3D : le Politique , L’Économique et le Culturel.

    Les grands problèmes du monde ont du mal a être résolus sans le concours de la Chine. Son influence sur la Corée du Nord est nécessaire, mais sa stratégie de « stabilité permanente » freine voire bloque l’action internationale, comme en Syrie. Au cœur de puissants réseaux (Asean, Brics, Boao…) elle décuple son influence. Sans partenariat global avec La Chine, de grands sujets ne seront pas résolus : réforme de l’ONU, « containment »de l’Iran, tensions internes dans les économies « émergentes », développement de l’Afrique,… Ce partenariat exige de notre part des efforts pour comprendre les problèmes de La Chine ( difficile rééquilibrage économique, tensions sociales et régionales, menaces environnementales,…) et notamment ses objectifs internes, spécifiques comme le doublement du revenu moyen d’ici 2020, ou globaux comme « l’Unité nationale ». De son côté, la Chine doit assumer ses devoirs comme elle revendique ses droits. Ses responsabilités l’obligent à ne pas restreindre son horizon à ses seuls intérêts et à partager les valeurs de la communauté internationale. Nous avons entendu Xi Jinping à Boao : « jamais dans l’histoire, les intérêts de la Chine n’ont été aussi liés à ceux du monde, pour le développement comme pour la paix ».

    En économie le dialogue sino-français peut être plus fertile. Il est légitime que la France souhaite rééquilibrer ses échanges mais il est aussi nécessaire que nous partagions des projets communs. Le commerce international ne se limite pas au couple importations/exportations, mais le partage de projets est aussi une forme de coopération moderne. L’aéronautique , le nucléaire, la ville durable, la santé, le tourisme, l’agroalimentaire, les fonds d’investissement binationaux… devraient générer de nouveaux projets. Le Comité France-Chine et son Président J-P. Tricoire mènent, pour cela, une action puissante. Coté Europe, une clarification de la stratégie serait nécessaire. La recherche par la Chine d’une nouvelle croissance, plus inclusive, nous concerne tous. Les partenariats entre PME relèvent également d’une bonne réciprocité. Notre Fondation y travaille dans le Sichuan. Avec l’économie chinoise, mieux vaut partager que juger.

    Issue d’une vieille civilisation que notre histoire a peu fréquenté, la pensée chinoise, enracinée et globalement partagée, autorise la Chine à exporter, avec ses produits, quelques idées. Dans « La voie chinoise, Capitalisme et Empire », F. Aglietta et Guo Bai montrent que la Chine a les moyens de concevoir un modèle original, qui la dispense de copier les modèles du monde. L’exigence d’unité, « l’Harmonie », la pensée complexe, les lois de la transformation, » le développement paradoxal »,..Les sujets de confrontation intellectuelle sont multiples. La Fondation pour la Prospective et l’Innovation, avec la Fondation V. Segalen, la Fondation des Treilles et l’implication décisive de Régis Debray et François Jullien, participe à des échanges éclairants sur nos structures de penser. Si l’Occident veut bien convenir qu’il n’a pas réponse à tout, le dialogue culturel réciproque avec l’Asie est d’une impérieuse modernité.

    Les célébrations du 50ème anniversaire de la reconnaissance de la Chine par le Général De Gaulle au nom de la France, en 2014, nous donne l’occasion d’échanger avec les Chinois sur ce nouveau partenariat à trois dimensions. Si « reconnaissance » est le premier mot de notre coopération, le second sera « réciprocité », traduction française du « Gagnant-Gagnant ».

     

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    COLLOQUE ANNUEL DE LA FONDATION :

    « QUELLE CHINE DANS QUEL MONDE APRES 2020 ? »

    Ven­dredi 30 août 2013
    Palais des Congrès — Futu­ro­scope de Poitiers

     

    Invi­ta­tion au col­loque 2013 (5.33 MB)

    Pro­gramme col­loque 2013 (98.86 kB)

    Mot de bien­ve­nue de Claude BERTAUD, pré­sident du Conseil Géné­ral de la Vienne

    OUVERTURE :

    • Jean-Pierre RAFFARIN, Vice-Président du Sénat, Pré­sident de la Fon­da­tion Pros­pec­tive et Inno­va­tion,
      Ancien Pre­mier Ministre
    • Laurent FABIUS, Ministre des Affaires étran­gères et Euro­péennes, Ancien Pre­mier Ministre

     

    I– QUELLE CHINE APRES 2020 ?

    A– Un nou­veau modèle économique

    • Jean-Paul BETBEZE, Conseiller éco­no­mique de DELOITTE et Senior Advi­sor du Cré­dit Agricole.
    • Pr Michel AGLIETTA, Eco­no­miste et co-auteur de “La voie chi­noise : capi­ta­lisme et empire”.


    B– Une nou­velle société

    a– De la Chine rurale à la Chine urbaine, Caro­line PUEL, jour­na­liste et écri­vain.
    b– Une voie chi­noise de la démo­cra­tie ? GUO Bai, co-auteur de : “La voie chi­noise : capi­ta­lisme et empire”.

     

    IIPOUR QUEL MONDE APRES 2020 ?

    A– La Chine dans le monde

    • La diplo­ma­tie chi­noise à l’épreuve de la puis­sance par Syl­vie BERMANN, Ambas­sa­deur de France à Pékin.
    • la Chine et la gou­ver­nance mon­diale par Irène HORS, Conseillère prin­ci­pale de l’OCDE pour la Chine.

     

    B– La vision du monde sur la Chine ?

    • L’Europe par Enrique BARON CRESPO, Ancien Pré­sident du Par­le­ment euro­péen, Pré­sident de la Fon­da­tion Euro­péenne pour la Société de l’Information.
    • L’Inde par Dan OIKNINE, Pré­sident de la Chambre de Com­merce et d’Industrie franco-indienne (CCIFI).
    • La France par Jean-Pascal TRICOIRE, Président-directeur géné­ral de SCHNEIDER ELECTRIC SA, Pré­sident du Comité France Chine.

     

     

    IIIUN REGARD CHINOIS SUR LA CHINE APRES 2020

    par CHENG TAO, Ambas­sa­deur, Vice-président de l’Institut des Affaires Étran­gères du peuple chinois.

     

     

    CONCLUSIONS

    Jean-Pierre RAFFARIN et André CHIENG, Pré­sident de l’ASIATIQUE EUROPÉENNE DE COMMERCE,

    Vice Pré­sident du Comité France Chine

     

     

    Futuroscope - Palais des Congrès

    Avenue René Monory 86360 Chasseneuil-du-Poitou

  • De la Chine, du Tibet, et de l'Occident - Yves Branca

    Yves Branca m' a fait l'honneur et le plaisir de poster quelques commentaires à la suite d'un article assez ancien de mon blog. Comme je crains que là où ils furent publiés , ils risquent de toucher trop peu de monde , je me suis permis de vous livrer ces textes remarquables , in extenso, en attendant avec impatience la suite.

    A tous les amis chinois, tibétains, français, belges, et du monde entier qui s'intéressent avec sympathie à cette chronique de "La Chine aujourd'hui", je commence à livrer quelques réflexions très modestes sur les cultures chinoises et tibétaines, et leurs rapports avec l'Europe et ce qu'on appelle Occident. J'en donnerai la suite très prochainement. En voici le premier point, qui est un préambule.

    A la demande de l'auteur j'ai retiré le texte de Yves Branca. Comme il le souhaite , je publierai ce qui s'apparente plus à un essais qu'à une simple communication quand il aura terminé son exposé. Néanmoins, pour ceux qui brûlent de lire ce texte remarquable , je signale qu'ils peuvent en lire une partie sur ce blog à la rubrique commentaire de l'article : La vie misérable des serfs au Tibet avant la libération.

  • Bientôt, les Européens seront-ils des travailleurs migrants en Chine ?

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    Que sera le futur de la Chine ?  Avec le développement rapide de la Chine, les travailleurs migrants seront bientôt remplacés par des Occidentaux, de sorte qu'ils doivent s'adapter à l'avance », a expliqué Benoit Cézard.

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    Le photographe français Benoit Cézard a récemment donné son opinion, après un voyage du nord au sud de la Chine pour une série de photos intitulée « La Chine en 2050 ». Le plus surprenant est que ses sujets sont étrangers.

    Beaucoup de journaux occidentaux veulent faire croire à l'épuisement de la croissance chinois.

    Il est amusant de penser ce que serait la Chine quand la courbe de croissance de la Chine

    et de décroissance de l'Europe se croiseront.