nouvel an tibetain

  • Le Losar 2012, le Nouvel An tibétain, débute le 22 février et dure deux jours

    Ces festivités sont redoutées par les autorités chinoises depuis que des moines s'immolent par le feu pour protester contre la perte de leurs privilèges. Les Chinois tentent de démasquer des agitateurs venus de l'étranger. 7000 pèlerins arrivés d'Inde sont actuellement interrogées par la police.

    Nouvel An Tibétain


     

    Les adeptes du lamaïsme, doctrine ésotérique tantrique dissimulée sous un vernis bouddhiste, sont totalement soumis à leurs maîtres par des serments d'allégeance très stricts. Il n'est pas étonnant d'apprendre que les malheureux suicidés sont  des moines endoctrinés et manipulés.


     

    Des dignitaires du lamaïsme n'acceptent toujours pas la fin de leur dictature à la suite au retour des Chinois au Tibet. Ces hiérarques, hostiles à la Chine, sont particulièrement choyés par l'empire anglo-américain. La Fondation Rockefeller a financé l'implantation des premiers centres d'études tibétaines en Occident .Les archives de la CIA ont révélé que dalai lama était financé par eux-mêmes afin de mener des soulevements au Tibet .


     

    En réalité, la nouvelle crise tibétaine qui se dessine a pour objectif la déstabilisation de la Chine. L'attaque de l'Iran par les forces de l'empire anglo-américain et d'Israël provoquera une réaction des Chinois. Le président Hu Jintao a averti les USA : « en cas d'une intervention militaire contre l'Iran, la Chine entrera immédiatement et directement en guerre contre les États-Unis».Mais des émeutes au Tibet pourraient affaiblir, voire neutraliser, la réplique chinoise.
    Ce qui est peine perdue car le fossé est trop grand entre les moines sécessionistes et le peuple dont les conditions de vie n'ont jamais été si bonnes.

     


     

    Depuis le début de la guerre froide jusqu'à maintenant, le lamaïsme sert secrètement les intérêts de l'empire anglo-américain.
     

    Le Losar pourrave décrit par Alexandra David-Neel

     

    […] Toute la semaine dernière a été remplie par des réjouissances à l’occasion du Nouvel An tibétain […] (Lo-sar). Réjouissances très primitives qui se réduisent à d’interminables mangeailles et beuveries en plein air. Les villageois festoyaient en bas dans l’agora de Lachen, l’espace où les hommes discutent les affaires du village. Les lamas se réjouissaient plus haut, à flanc de montagne, sur le terre-plein de la Gömpa. Des deux côtés c’était le même spectacle de marmite bouillonnantes en plein air et de gens assis par terre, partageant avec leurs doigts des mets peu appétissants à un spectateur occidental. Les jeunes novices lamas se sont, dans l’intervalle des services, livrés à des sports naïfs, courses sur un pied, etc. Ils ont même dansé à la corde, comme les petites filles de chez nous, mais avec beaucoup moins d’art qu’elles. Je n’ai pas remarqué de lama ivre dans notre monastère, quoique les bambous contenant la bière nationale aient largement circulé. Peut-être ma présence a-telle modéré un peu l’ardeur des buveurs, je ne sais, mais je présume qu’en maintes Gömpas il n’en aura pas été de même. Le maharaja est mort, cela s’est senti tout de suite. Les réformes qu’il avait cherché à introduire sont mortes avec lui et surtout, en première ligne, l’interdiction qu’il avait édictée d’apporter des boissons fermentées dans les Gömpas. Ici, je suis un peu comme un reproche vivant à tous ces rustres lamas. Je ne bois ni bière ni vin et ne mange pas de viande. Ils savent très bien que je représente la règle qu’eux, ils enfreignent. Ils me respectent fort pour cela, mais trouvent que ce chemin est trop escarpé pour eux. Ou plutôt ils ne pensent rien du tout, je suis un être d’une autre espèce et ils ne songent même pas à établir la plus légère comparaison entre mes actes et les leurs.


     

    Comme je n’aime ni le spectacle de ces gueuletons barbares, ni celui des cérémonies rituelles renforcées de tambourinades assourdissantes, j’ai fui dans la montagne tous ces jours-ci.

     


     

    Alexandra David-Neel, « Journal de voyage », tome 1 : 11 août 1904 - 26 décembre 1917.

     


     

     

     


  • Les ventes de costumes tibétains montent en flèche à l'approche du Nouvel An local

    Voici ce qui se passe au Tibet , aujourd'hui, bien loin de la follie destructrice de dalai lama . Il a beau envoyer à la mort ses petits moines-soldats endoctrinés , la population tibétaine a d'autres préoccupations.

    Lhamo est extrêmement occupée cette semaine alors qu'un nombre croissant de Tibétains visitent son magasin de vêtements dans le centre-ville de Lhassa, capitale de la région autonome du Tibet, à l'approche des vacances du Nouvel An tibétain.

    "Les costumes tibétains se sont bien vendus ces dernières semaines avant l'arrivée du Nouvel An tibétain, car les gens achètent traditionnellement de nouveaux vêtements pour la fête", a déclaré Lhamo, dont le magasin situé à Pargor, principale rue commerçante de Lhassa encerclant le temple Jokhang, vend des costumes tibétains taillés sur mesure.

    Le Nouvel An tibétain tombera cette année le 22 février, environ un mois après le Nouvel An lunaire chinois.

    Tashi, un habitant de Lhassa, a passé le weekend à accompagner sa femme afin d'acheter de nouveaux vêtements pour tous les membres de sa famille.

    "Il faut beaucoup de temps pour choisir parmi une grande variété de tissus, de couleurs et de créations", a reconnu Tashi.

    De nombreux Tibétains viennent des régions éloignées vers la capitale régionale afin d'y faire leurs achats et un pèlerinage.

    Même les touristes apprécient les costumes tibétains, délicats et uniques, que l'on voit rarement dans d'autres régions chinoises.

    Wang Xiaoli, une touriste de Beijing, s'est promenée d'un magasin à un autre afin d'acheter des costumes tibétains traditionnels pour elle-même et pour ses parents. "Ceux-là seront des cadeaux idéaux pour le Nouvel An et des souvenirs parfaits de cette région", a-t-elle ajouté.

    Selon Lhamo, la plupart des jeunes gens préfèrent les couleurs brillantes, comme le rouge, le jaune et le bleu, mais les consommateurs âgés sélectionnent des vêtements gris et marrons.

    "Aujourd'hui, certaines femmes âgées portent cependant des vêtements rouges, expliquant que cette couleur symbolise la réjouissance et le bonheur", a indiqué Lhamo.

    D'après Lhamo, les vêtements tibétains n'ont cessé d'évoluer grâce à la croissance économique régionale et à la multiplication des contacts avec les autres régions du pays et du monde.

     

     

    "Auparavant, les Tibétains portaient de simples et lourds tweeds composés d'une seule pièce et difficiles à laver", précise-t-elle.

    "A présent, vous pouvez choisir des costumes avec ceinturons détachables et des costumes avec ou sans cuir sur les manches et le col", a-t-elle poursuivi.

    Les couturiers tibétains cherchent également à améliorer leurs créations pour attirer davantage de consommateurs, a ajouté Lhamo.

  • Le Nouvel An tibétain célébré dans le « premier village de la réforme démocratique »

    Le 5 mars, une femme du village de Kesong offre une qiema à ses parents.

    Le 5 mars, une femme du village de Kesong offre une qiema à ses parents.

    Le premier jour du Nouvel An tibétain tombe cette année le 5 mars. Le village de Kesong, dans le district de Naidong, préfecture de Shannan au Tibet, est très animé. Les villageois, tous habillés de neuf, avec la qiema (une mesure à grains en bois), vont présenter leurs vœux aux parents et amis.

    Qiema est une boîte en bois sculptée de dessins colorés, contenant des grains de blé sautés et de la zanba (farine d'orge, nourriture de base de la population tibétaine) mélangé à du beurre de yack. Au-dessus sont insérés des épis d'orge et de blé colorés en rouge, jaune, vert et bleu, symbolisant la chance et la récolte abondante. Visiter des parents et amis avec la qiema est une coutume incontournable du Nouvel An tibétain. Les Tibétains s'offrent des qiema et hada (écharpe de soie), et dansent et chantent ensemble.

     

     

    Le 28 février, Deqing Yangzong donne une formation sur les rites tibétains. Deqing Yangzong, la première hôtesse de l'air tibétaine

    Un jeu très intéressant durant les trois premiers jours du Nouvel An tibétain est Da Niu Jiao (frapper la corne de bœuf). Seize garçons sont divisés en deux groupes. Ils lancent respectivement des pierres vers une corne de bœuf érigée sur un tas de sable de 50 cm de hauteur à 30 mètres. Sur la corne colorée en rouge est collée une ancienne monnaie. Celui qui atteint la monnaie sera récompensé de 100 yuans, et la corne, de 50 yuans.

    Les vainqueurs conviennent souvent de boire ensemble dans l'après-midi, avec leur récompense.

    Le village de Kesong est connu sous le nom de « premier village de la réforme démocratique ». Au printemps 1959, 400 serfs du manoir Kesong ont créé spontanément la première association de paysans du Tibet, inaugurant ainsi la réforme démocratique tibétaine visant l'abolition du servage féodal pour libérer un million de serfs. Cet événement est un tournant de l'histoire tibétaine.

     

    Des femmes habillées de neuf se réunissent.

    Des femmes habillées de neuf se réunissent.

     

    Une famille rend visite avec une qiema à des parents.

    Une famille rend visite avec une qiema à des parents.

    Des villageois s'offrent du vin d'orge.

    Des villageois s'offrent du vin d'orge.

    Le jeu Da Niu Jiao.

    Le jeu Da Niu Jiao.

    Les aînés du village de Kesong jettent du vin et de la zanba en offrande aux dieux.

    Les aînés du village de Kesong jettent du vin et de la zanba en offrande aux dieux.

     

    Une femme est prête à faire des sacrifices aux dieux.

  • Les Tibétains accueillent l'année du lapin de fer

    Selon le calendrier tibétain, le premier jour de l'année du lapin de fer tombe le 5 mars. À l'approche de cette fête, des spécialités traditionnelles appelées kasai se vendent comme des petits pains à Lhassa.

    Depuis quelques jours, des kasai de différentes formes sont proposés un peu partout au Tibet, des marchés en gros aux boutiques des vieux quartiers.

    Le kasai est un genre de gâteau sucré, autrefois réservé à l'aristocratie du Tibet féodal. Aujourd'hui, cette spécialité symbolisant le bonheur est devenue pour tous un incontournable des célébrations du Nouvel An tibétain.

    Lhassa interdit les feux d'artifice dans la vieille ville

    Le gouvernement municipal de Lhassa, la capitale de la région autonome du Tibet, a promulgué une interdiction de tirer des feux d'artifice dans l'ancien quartier de la ville, à l'approche du Nouvel An tibétain.

    Selon un décret du gouvernement municipal, la production, le stockage, la vente et le lancement de feux d'artifice dans toutes les zones urbaines ont été limités, alors qu'une interdiction absolue sera appliquée dans la vieille ville, les zones à proximité des écoles, des hôpitaux et des anciens monuments, ainsi que les lieux de rassemblement public.

    La production, le stockage et la vente de feux d'artifice dans les zones à accès restreint doivent obtenir la permission du bureau municipal de la sécurité du travail, selon les réglementations.

    La ville a décidé de restreindre les feux d'artifice par l'intermédiaire d'un décret gouvernemental, le premier à Lhassa, afin de limiter la pollution, de protéger les propriétés publiques et privées