nepal

  • Népal : les bâtiments construits par la Chine résistent aux violents séismes, en photos la vie de l'équipe de secours chinoise

    134205224_14306234348381n.jpg

    Photo prise le 1er mai 2015 au camp de l'équipe de secours chinoise à Katmandou (Xinhua/Baiyang)

     

    Des dizaines de milliers de bâtiments historiques et civils ont été détruits par le violent séisme ayant frappé le Népal le 25 avril, mais les habitants ont découvert que tous les bâtiments financés et construits par la Chine à Katmandou sont restés presque intacts.

    La Chine a jusqu'ici financé et construit à Katmandou trois importants projets pour le Népal : un hôpital pour les fonctionnaires publiques, un centre de formation pour la médecine traditionnelle et un centre de recherche pour la conservation naturelle.

     

    134205224_14306234348851n.jpg

    Un secouriste chinois embrasse le chien de secours Shitou avant partir pour une nouvelle mission de secours, à Katmandou, le 30 avril 2015. (Xinhua/Baiyang)

    Tous n'ont subit que très peu de dommages après le séisme, seulement sur les surfaces ou à des parties peu importantes, a indiqué Zeng Huacheng, un responsable du ministère chinois du Commerce, dans une interview avec les médias.

    En outre, le stade de Katmandou, dont la Chine a contribué à la restauration et au maintien, a également soutenu les puissants séismes de ces jours, avec seulement de petits dommages sur la porte principale, à l'entrée et aux stands, a fait savoir M. Zeng.

     

    134205224_14306234349441n.jpg

    Photo prise le 29 avril 2015 au camp de l'équipe de secours chinoise à Katmandou, (Xinhua/Baiyang)

    Il en est de même pour une école technique construite par la Chine dans une autre ville népalaise, a-t-il poursuivi, ajoutant que la partie népalaise a exprimé sa satisfaction et son appréciation envers la Chine pour la bonne qualité de ces projets.

    M. Zeng a attribué la résistance de ces bâtiments financés et construits par la Chine aux standards anti-sismiques élevés, à la conception intelligente adaptée aux conditions locales et à un fort sens de responsabilité de la partie chinoise.

    134205224_14306234349931n.jpg

    Photo prise le 1er mai 2015 au camp de l'équipe de secours chinoise à Katmandou,(Xinhua/Baiyang)

    134205224_14306234350381n.jpg

    Photo prise le 29 avril 2015 au camp de l'équipe de secours chinoise à Katmandou,(Xinhua/Baiyang)

    134205224_14306234350811n.jpg

    Des secouristes chinois se lavent pour récupérer de la fatigue, après 34 heures de secours, au camp de l'équipe de secours chinoise, le 28 avril 2015. (Xinhua/Baiyang) . Pendant ce temps, les secouristes belges étaient toujours dans leur avion en direction de Katmandou.

     

  • Les Chinois se mobilisent dans les opérations de sauvetage , les Belges font preuve d'incompétence et d'amateurisme

    XVM4309caa4-ecda-11e4-b7c4-1ce1633e8e3a.jpg

    Des soldats népalais déchargent du matériel de premier secours transporté par l'armée indienne, le 27 avril 2015

     

    La Chine est au rang des premiers pays du monde à avoir rapidement réagi après cette catastrophe en envoyant une équipe de sauvetage et du matériel de secours. Des touristes chinois présents dans le pays ont eux aussi prêté main-forte aux habitants en difficulté.

    7 heures après le séisme, la première équipe de sauvetage international de la Chine, forte de 62 membres, est arrivée dimanche midi à Katmandou, capitale népalaise, au terme de cinq heures de vol. Il s'agissait en fait de la première équipe de sauvetage international à avoir atteint le Népal après le désastre.

    Cette équipe de sauvetage chinoise est composée de 40 secouristes, dix médecins et douze experts sismiques.

    A bord de leur avion, chargé de 20,5 tonnes de matériels, les secouristes ont emmené six chiens renifleurs, des équipements spécifiques pour les missions de sauvetage, ainsi que du matériel de première nécessité, notamment des tentes, des couvertures et des générateurs électriques.

    Pendant ce temps, les secouristes belges autoproclamés B-fast mais qui devraient être rebaptisés de B-flop mettaient 20 heures pour s'envoler et 48 heures pour arriver sur place car les Belges sont probablement les seuls à ne pas avoir d'avions capables de se rendre de Bruxelles au Népal sans escale. Ils sont passés par le Bahrein pour y faire le plein!!!

    Résultat , les Belges se présentent à l'aéroport Tribhuvan de Katmandou après deux jours, à ce moment, ce petit aéroport est surchargé et voilà l'avion belge et son équipée détournés vers New Dehli. Aux dernières nouvelles, le gouvernement népalais a déclaré qu'ils n'avaient pas besoin d'eux. Héros d'une nouvelle histoire belge, les sauveteurs belges devraient renter en Belgique sans être intervenus dans le processus international d'aide aux victimes népalaises.

    A noter que de nombreuses équipes sont à pied d'œuvre comme les équipes françaises, turques, russes et autres et aussi de nombreuses ONG.

    La Chine est au rang des premiers pays du monde à avoir rapidement réagi après cette catastrophe en envoyant une équipe de sauvetage et du matériel de secours. Des touristes chinois présents dans le pays ont eux aussi prêté main-forte aux habitants en difficulté.

    134196833_14303091183831n.jpg

    Secouristes chinois

    Lundi matin, alors que l'équipe de recherche et de sauvetage chinoise venait de commencer son travail, un contingent médical chinois composé de 58 membres est arrivé à Katmandou.

    Ce contingent a mis en place un hôpital provisoire dans l'une des zones les plus touchées, où un total de 83 personnes ont été soignées jusqu'ici, ont affirmé les autorités sanitaires chinoises.

    L'équipe comprend entre autres des experts issus de départements de médecine, de pharmacie, d'ostéologie, de psychologie et de soins infirmiers.

    Ayant amené avec eux 13 tonnes d'aide médicale, les médecins chinois devraient rester au Népal pendant dix jours dans le cadre de leur mission humanitaire.

    A ce contingent s'ajoute aussi une équipe de secours et de soins médicaux de l'armée chinoise de 170 membres, dont la plupart sont arrivés au Népal lundi soir, les membres restants étant arrivés le jour suivant, a-t-on appris du ministère chinois des Affaires étrangères.

    Ces secouristes militaires ont apporté avec eux quatre chiens renifleurs, cinq véhicules de secours et des équipements de sauvetage professionnel, dont un appareil de détection de signes de vie et des outils de coupe.

    Ils avaient participé à des opérations de sauvetage après plusieurs tremblements de terre dévastateurs dans le sud-ouest de la Chine, y compris celui de Wenchuan dans la province du Sichuan en 2008, qui avait coûté la vie à plus de 87.000 personnes.

    De surcroît, quatre avions IL-76 de l'Armée populaire de libération (APL) ont décollé mardi d'un aéroport de Chengdu, capitale de la province du Sichuan, pour se rendre à Katmandou, avec à bord environ 90 tonnes de matériel humanitaire, selon des sources militaires.

    Ce lot de matériel, qui comprend surtout des tentes, des couvertures et des générateurs électriques,font partie du premier lot de quelque 180 tonnes de matériel offert par le gouvernement chinois.

    DES TOURISTES QUI DEVIENNENT BENEVOLES

    Outre le personnel officiel, un certain nombre de touristes chinois bloqués au Népal ont eux aussi rejoint les efforts pour aider les sinistrés locaux.

    Ye Liang, guide d'une agence de voyage chinoise, a déclaré qu'il restait pour venir en aide aux habitants locaux.

    "De fortes pluies et de la grêle se sont abattues tout à l'heure, et nous avons apporté du thé au gingembre et au citron [...] Tout le monde s'est rassemblé pour prier, boire du thé et discuter, sans panique", a confié le guide à Xinhua mardi.

    "Un grand nombre de touristes (chinois) ont fait des dons avant leur départ", a-t-il poursuivi.

    4730813_28bcd30078b358d88853004dafee37b9f3966bfd_545x460_autocrop.jpg

    Secouristes chinois venant de Taiwan

  • Quelques heures après le séisme, la Chine envoie une équipe de secours au Népal

    d43d7e14de0d16a6a4ba06.jpg

    62 membres de l'Equipe de recherche et de sauvetage internationale de Chine sont partis vers le Népal à six heures dimanche matin (deux h. du matin , heure française) pour participer aux efforts de secours humanitaire après le tremblement de terre de magnitude 8,1 qui a frappé le pays samedi.

     

    134185294_14300265894661n.jpg

    Avec six chiens de secours et du matériel médical, l'équipe est arrivée à Katmandou ce dimanche matin avec l'avion affrété spécialement, a indiqué l'Administration sismique de Chine.

     

    134185294_14300265895191n.jpg

    Parmi les sauveteurs, 40 font partie du 38e régiment de l'Armée populaire de Libération, qui relève du commandement militaire de Beijing. 20 % des sauveteurs expérimentés dépêchés sur place ont déjà participé à des missions de sauvetage internationales.

     

    134185294_14300265896501n.jpg

    Un tremblement de terre de magnitude 8,1 a frappé le Népal samedi à 14 h 11 (heure de Beijing), une catastrophe suivie par un second séisme de magnitude 7,0 à 14 h 45.

    d43d7e14de0d16a6b97d18.jpg

    d43d7e14de0d16a6b98e21.jpg

     

    d43d7e14de0d16a6b98e1f.jpg

     

    d43d7e14de0d16a6b98e22.jpg

     

     

  • Zham, poste frontière entre la Chine et le Népal ,voit un afflux de voyageurs pour la haute saison

    xinsrc_46204070911199682178510.jpg

    Plusieurs milliers de touristes et commerçants entrent et sortent du Tibet chaque jour par Zham, un bourg situé à la frontière entre la Chine et le Népal, maintenant que la haute saison des voyages a commencé, ont annoncé mardi les autorités locales.

    W020110525534803299472.jpg

    Zham, situé dans le district de Nyalam de la préfecture de Xigaze, se trouve à 114 km de Katmandou, et est ainsi devenu un point de passage important pour les touristes et les frontaliers se déplaçant entre la Chine et le Népal.

    xinsrc_4720407091119500220412.jpg

    Le poste frontière sert d'important lien pour les échanges politiques, économiques et culturels entre les deux pays, ainsi que de point de halte pour les personnes faisant la navette entre la Chine et les pays d'Asie du Sud.

    xinsrc_47204070911197651416713.jpg

    Plusieurs milliers de personnes transitent par Zham chaque jour entre le Tibet et Katmandou lors de la haute saison qui dure du juin à octobre, ont précisé les autorités douanières de ce bourg.

    xinsrc_462040709111940616148.jpg

    Pour réduire le temps d'attente des voyageurs, les douaniers de la partie chinoise ont mis un code-barre sur les pièces d'identité de tous les frontaliers népalais.

    xinsrc_4620407091119703303549.jpg

    "Il ne faut que 8 secondes pour vérifier l'identité d'un frontalier, et que quelques minutes pour passer les formalités douanières", a indiqué Liu Weiqiong, responsable d'un point de contrôle à Nyalam.

    " Avant la mise en oeuvre du système de code-barre, ils devaient attendre pendant des heures", a-t-il ajouté.

    Au cours de six premiers mois de l'année, les frontaliers de cette région ont fait 293 441 entrées et sorties par le poste frontière de Zham.

    Dans le même temps, la douane a enregistré 29 131 arrivées et départs de touristes.

    Les principaux groupes ethniques par région dans le Grand Tibet
     TotalTibétainsChinois HanAutres
    Région autonome du Tibet

    2 616 329

    2 427 168

    92,8 %

    158 570

    6,1 %

    30 591

    1,2 %

     

  • La Chine investit 3 milliards de dollars au Népal dans la ville de naissance de Bouddha

     

    La ville de Lumbini au Népal est l'endroit où Bouddha est né comme prince GautamaSiddhartha, avant d'atteindre l'illumination il y a plus de 2.500 ans. Maintenant, la Chine mène un projet d'une valeur de 3 milliards de dollars qui va transformer la petite ville en un lieu de pèlerinage pour les bouddhistes du monde entier. La petite ville de Lumbiniaura un aéroport, des autoroutes, des hôtels, un centre de congrès, des temples et une université bouddhiste. En plus tous les habitants profiteront de l'installation de conduites d'eau, d'électricité et de communication, ce qui manque actuellement.

    C'est beaucoup d'argent n'importe quelque soit l'endroit ,mais surtout pour un pays comme le
    Népal, dont le PIB de l'année dernière ne dépassait pas 35 milliards de dollars . Cela signifie que le projet a une valeur de près de 10 pour cent du PIB du pays. Alors que souhaite la Chine comme retour?

     

    L'organisation derrière le projet est appelé le Asia Pacific Exchange et la coopération de la Fondation (APECF), une quasi-gouvernementales organisation non-gouvernementale. Son vice-président exécutif, Xiao Wunan, est un membre du Parti communiste et occupe un poste à la National Development and Reform Commission, un organisme d'Etat.

    Le vendredi, l' APECF a tenu une cérémonie à l'occasion de la signature du projet avec l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI).

    Avec le soutien de l'ONU, Xiao a dit qu'il espérait que Lumbini réunisse les trois écoles bouddhistes de la foi: le Mahayana tel que pratiqué en Chine, au Japon et en Corée du Sud, le Hinayana tel qu'il est pratiqué en Asie du Sud-est , et le bouddhisme tibétain.

    En effet, l'APECF affirme qu'il a déjà reçu le plein soutien des bouddhistes représentant les trois écoles à une exception près, le bureau du Dalaï Lama.
    Le Dalaï Lama, chef de la secte Gelug, ou "Bonnets jaunes" branche du bouddhisme tibétain, est le chef spirituel de millions de bouddhistes dans le monde et est aussi l'ennemi de la Chine. Est-il même pensable que la Chine permette au Dalaï Lama de se balader autour de Lumbini, sous n'importe quel motif , après la construction de la place pour un coût de 3 milliards de dollars?

     

    Ce n'est justement pas une question que nous étudions, pour le moment», explique Xiao. «Nous avons rassemblé des experts en finance et en investissements, nous avons aussi des économistes Notre objectif principal est de construire les infrastructures, la mise en place de l'eau courante et l'électricité, nous nous concentrons sur les questions de développement."

    En effet, ce sont des premiers jours et un projet de cette taille a de nombreuses dynamiques et les enjeux vont bien au-delà du Dalaï Lama. Comme Xiao a reconnu, c'est une opportunité d'investissement. Le Népal devra contacter des constructeurs internationaux pour faire de ce rêve une réalité. L'ampleur de l'investissement donnera à la Chine une influence significative, car les entreprises de construction chinoises sont en première ligne.

    Xiao qui est
    un ancien employé de la Banque Industrielle et Commerciale de Chine aiderait certainement à faciliter les tractations. Xiao est également convaincu qu'avec son projet , des millions de visiteurs chaque année viendront chaque année . Quelque 500.000 visiteurs font déjà le pèlerinage à Lumbini chaque année.

     

    Il y aura aussi de réels avantages pour le peuple népalais. Lumbini va devenir une zone de développement spécial, semblable à certaines des zones à succès de la Chine comme Shenzhen, avec un traitement préférentiel, des allégements fiscaux et des incitations aux investissements.

     

    Hu Yuandong de l'ONUDI, qui donnera des conseils sur la création de la zone de développement, explique que l'objectif du projet est la création d'emplois, la réduction de la pauvreté et la protection de l'environnement.

    Xiao a indiqué clairement que l'investissement de 3 milliards de dollars n'est pas venu du gouvernement chinois, mais plutôt de différents fonds à travers le monde , même à partir du Moyen-Orient. Mais il serait difficile de ne pas voir cela comme une initiative intelligente de la Chine et une extension de son soft power .

    Si le projet n'est pas directement piloté par le gouvernement chinois, il en est assez proche. Lumbini fut le premier lieu que le nouvel ambassadeur de Chine au Népal a visité après sa nomination cette semaine. Et si ses créateurs n'avaient pas l'intention d'attiser la marmite politique, le projet a néanmoins alarmé Inde. Le Népal est pris en sandwich entre les deux pays géants.

     

    La Chine n'a plus la même hostilité que jadis à l'égard de la religion. De hauts responsables se disent même qu'une religion bien ordonnée peut, tout compte fait, être bénéfique. J'ai rencontré des membres imminents du Parti Communiste Chinois profondément et ouvertement bouddhistes ou catholiques.

     

    Le président chinois Hu Jintao a lancé depuis longtemps la promotion d'une«société harmonieuse» dans le cadre de sa vision socio-économique.

     

    Le Bouddhisme est considéré comme une religion indigène chinoise, pas une étrangère et en ce sens, le projet est un signe que le pouvoir chinois est préoccupé par la carence spirituelle de sa propre population dans un pays dont l'idéologie est communiste, mais dont la pratique est devenue capitaliste .L'objectif de Lumbini est de marginaliser les principaux dirigeants bouddhistes qui contestent la domination de l' Etat chinois, et est destiné à coopter une centralisation globale du bouddhisme et ramener l'influence tibétaine à sa juste proportion

     

    .Quel rôle, par exemple, jouera l'université à Lumbini ? Serait-ce offrir des bourses pour l'éducation monastique libre de moines dans le monde? Et si oui, que serait-il enseigner? Une version chinoise du bouddhisme ? Ou les moines auront-ils la possibilité, comme c'est la tradition dans de nombreuses régions, de mener des débats théologiques?

     

    Xiao Wunan qui lui-même est un fervent bouddhiste, semble dévoué et enthousiaste, avec d'autres qui autour de lui travaillent sur le projet. Ils disent qu'ils aimeraient que Lumbini devienne la Mecque du bouddhisme.

     

    Bonne chance à ces valeureux innovateurs qui montrent une fois encore qu'aujourd'hui , seule la Chine est porteuse de grands projets que ce soit technologie , culturel et maintenant spirituel.




     

     

     

     

  • DITES QOMOLANGMA ET NON EVEREST , PAR RESPECT DES TIBETAINS.

    Everest ou Qomolangma?

    Alors que Népal et Chine viennent de s'accorder sur l'altitude exacte du plus haut sommet du monde ,  le nom original du sommet de l’Himalaya n’est pas encore connu par la communauté internationale. N’est-il pas étrange que le mont Qomolangma, mont sacré des Tibétains, soit encore connu comme le mont Everest, d’après le nom de Sir George Everest (1790-1866) directeur britannique du Service géodésique des Indes? Ceux qui respectent l’héritage culturel du peuple tibétain n’auront certainement aucune objection à appeler ce mont de son nom tibétain, une fois qu’ils auront appris le contexte historique de cette affaire.

    Qomolangma-704384

    « L’époque des empires et de leur colonialisme est depuis longtemps dépassée, mais le plus haut sommet sur terre conserve encore son nom anglais, dit amèrement Gelek, chercheur au Centre de tibétologie de Chine situé à Beijing. Il est temps que le monde occidental respecte les Tibétains en reconnaissant le plus haut sommet sur terre par son nom tibétain : Qomolangma ». Et de déclarer : « C’est aussi un appel à la communauté internationale des tibétologues d’utiliser les noms tibétains pour nommer les choses tibétaines. »

    Lin Chao, professeur de géographie de l’université de Beijing, décédé en 1991, qualifiait l’appellation d’Everest « d’ ignorance et d’arrogance » de la part des Britanniques dont l’empire s’étendait alors dans la plus grande partie de l’Asie. Pour les Tibétains, il est inacceptable qu’un sommet de 8 848 mètres, symbole d’une déesse bienveillante, soit connu par les Occidentaux sous un nom anglais, disait cet homme. Dans une thèse publiée sur le sujet, le défunt professeur concluait : « Ceux qui ont découvert le mont Qomolangma en premier, ce sont les Tibétains qui vivaient dans le sud du Tibet, et ce sont eux qui lui ont donné son nom. Et ceux qui ont  enregistré en premier le nom de ce sommet sur une carte en utilisant des méthodes scientifiques, ce furent Churbizanbon, Lanbenzhanba et Shengzhu, des géomètres qui ont effectué des relevés scientifiques en 1715 et en 1717. Ce trio, composé d’un officiel chargé des affaires ethniques et de deux lamas bouddhistes, avait été envoyé par l’empereur Kangxi de la dynastie des Qing (1644-1911) pour faire le relevé du territoire du Tibet qui était depuis des siècles terre de l'Empire du milieu. Tous les trois avaient étudié les mathématiques au Bureau impérial d’astrologie où deux jésuites belges brillèrent, Ferdinand Verbiest et le Namurois Antoine Thomas. Ils ont enregistré de manière « relativement exacte » les données géographiques de la région du Qomolangma et marqué sur la carte le nom du mont durant les deux siècles suivants.

    Et pourtant, il y avait des cartes…

    La carte portant le nom de Qomolangma a été incluse en 1721 à l’Atlas de l’ensemble du territoire impérial qui est connu comme l’Atlas de Kangxi, et elle constitue le premier document officiel sur le sommet.

    Jean-Baptiste Régis, missionnaire français qui a aidé à perfectionner les cartes, avait envoyé cet atlas en France où le Nouvel Atlas de Chine a été fait sur la base de l’Atlas de Kangxi, en 1733 par Jean-Baptiste Bourguignon d’Anville, cartographe royal. La version française de l’atlas inclut deux cartes du Tibet, et sur les deux, le mot Qomolangma est écrit en translittération française comme Tchoumour Lancma. Des copies de l’Atlas de Kangxi furent reproduites et distribuées en grande quantité en Chine en 1822, durant le règne de  Daoguang (1821-1850), et en 1864, durant le règne de Tongzhi (1861-1875). Bien que les caractères chinois utilisés pour Qomolangma ne soient pas les mêmes aujourd’hui que ceux utilisés autrefois, leur sonorité est la même et ils sont fidèles aux syllabes tibétaines.

    Le géographe allemand Julius Klaprotto a publié sa carte de l’Asie centrale en 1836 en se basant sur les cartes chinoises, et le mont Qomolangma était indiqué comme Disomo Langma en translittération allemande.

    L’indication du mot Qomolangma précède donc de quelque 130 ans la tentative des colonialistes britanniques d’établir une carte de ce sommet, selon le professeur Lin. Lorsque les Britanniques ont essayé de lever la carte de ce mont à partir de l’Inde,  ils ne connaissaient rien du Qomolangma. Comme ils ne pouvaient pas obtenir de permis pour faire des enquêtes parmi les Tibétains locaux dans les régions entourant le sommet, ils ne se sont pas donné la peine d’étudier la littérature existante en Europe et en Chine. « Ils ont nommé de manière arbitraire, du nom d’une personne qui n’avait rien  à voir avec le Qomolangma, ce qu’ils avaient l’habitude de nommer le sommet XV », a écrit Lin. Si les Britanniques ignoraient le nom Qomolangma lorsqu’ils ont nommé le sommet à partir de George Everest, au milieu du XIXe siècle, ils n’ont pas tenté de rectifier leur tir par la suite, alors que le nom tibétain était connu depuis un certain temps.

    Selon le professeur Lin, qui cite le brigadier général C.G. Bruce, à ce moment-là membre de l’armée britannique en Inde, lorsqu’il fait référence à la première expédition britannique en vue de gravir le sommet du Qomolangma en 1920 : «  Même si cette expédition trouvait son vrai nom, écrit clairement sur le mont, j’espère qu’elle n’en fera aucun cas, car aucun nom n’est plus beau et approprié que mont Everest. » Lin écrit, indigné : « Ceci signifie que l’approche britannique à l’appellation du Qomolangma était d’insister sur l’appellation Everest, en dépit du fait que le mont avait déjà un nom tibétain. C’est ridicule. ».

    Un patrimoine tibétain

    Daqung, diplômé en tibétologie de Shigatse au Tibet, dit que la relation des Tibétains avec le Qomolangma est pratiquement inhérente à leur nature. « Nous ne découvrons pas ce mont par un apprentissage intellectuel, mais il vient vers nous; le Qomolangma est dans le cœur de tout Tibétain, et les légendes sur cette déesse nous ont été transmises comme un patrimoine culturel. » Dans les légendes tibétaines, la région de l’Himalaya était jadis un océan et toutes les créatures humaines et les plantes vivaient en paix dans la forêt en bordure. Mais un jour, un dragon monstrueux à cinq têtes et les grosses vagues qu’il avait soulevées ont inondé la forêt et ses vallées. Lorsque les créatures furent sur le point d’être engouffrées par le torrent, cinq nuages colorés descendirent du ciel, se transformèrent en cinq déesses et matèrent le monstre grâce à leur pouvoir magique. À la demande des créatures qu’elles avaient sauvées, les cinq déesses ne retournèrent pas dans leur résidence céleste et restèrent sur terre comme protectrices. Elles ordonnèrent à l’océan de se retirer et se transformèrent elles-mêmes en cinq pics, dont l’un est le Qomolangma.

    Zhandui, chercheur tibétain sur la religion au Centre de recherche sur la tibétologie de Chine à Beijing, dit que les Tibétains ont commencé à vénérer ce dieu-mont bien avant l’introduction du bouddhisme au Tibet. Dans le bon-chos, religion indigène du Tibet, les dieux monts, de même que les dieux du feu et de l’eau, apportent la prospérité et la paix. Dans les classiques tibétains du VIIe et du VIIIe siècles, la région du Qomolangma était considérée comme un endroit pour élever les oiseaux et s’appelait Chamalang ou Lhochamala en tibétain, mots qui ont une prononciation semblable au mot Qomolangma. Milarepa, moine tibétain et ermite bien connu pour ses talents littéraires, aurait passé neuf ans dans la région du Qomolangma à étudier la doctrine bouddhique. Il a composé une série d’odes au Qomolangma.

    Le temps d’un changement

    Dès les années 50, Lin et d’autres chercheurs chinois ont commencé à encourager l’utilisation du nom tibétain pour  nommer le sommet de l’Himalaya. Durant une conférence de presse pendant sa visite au Népal, Zhou Enlai, alors premier ministre de la Chine, avait déclaré que les Chinois n’étaient pas heureux de l’utilisation  du mot Everest. « On l’a imposé au mont », avait déclaré Zhou.

    Certains Occidentaux pensaient de même. Dans son livre Chomolungma sings the Blues (Chomolungma est un choix possible en anglais), publié en 1997, Ed Douglas a observé : Je regrette que pratiquement l’ensemble du monde continuera à l’appeler Everest. Il y a des sous-entendus coloniaux déplaisants au nom Everest. »

    Mais à l’ère d’Internet, le mot Everest domine tous les sites Web qui ont trait à ce mont. Dans la plupart des cas, Qomolangma ou Chomolungma ne sont employés qu’à titre de référence.

    Selon Basang, le nom britannique « peut induire en erreur ceux qui ne connaissent pas ce mont et ils peuvent penser que ce mont est situé en Europe ou en Amérique. Nommer ce mont sacré du nom d’un étranger n’est pas autre chose qu’un manque de respect envers la culture tibétaine. » Selon  Xu Tiebin, professeur de relations internationales de l’Institut de radiotélédiffusion de Beijing, en vertu des normes qui régissent les relations internationales, le nom donné par le peuple indigène doit être respecté. « Il est pardonnable que les Occidentaux appellent le sommet par le nom Everest, car ils ignoraient le nom tibétain. Mais aujourd’hui, après tant d’années, il est temps qu’ils corrigent leur erreur. »

    Et Gelek de dire : « Lorsque Qomolangma sera le seul mot employé par les gens, partout au monde, pour faire référence au plus haut sommet sur terre, en tant que Tibétain, je me sentirai bien satisfait. Cette Déesse des Tibétains également….

  • LIBERATION DU TIBET: TEMOIGNAGE D'UN AMBASSADEUR NEPALAIS.

    L'histoire de progrès du Tibet
    F200903271050167564107581[1]
    L'ambassadeur du Népal en Chine, Tanka Prasad Karki

    Il se souvient très bien d'avoir vu des Tibétains pour la première fois lorsqu'il était enfant.

    Fuyant le soulèvement de 1959 organisé par les classes féodales supérieures de la région qui s'est soldé par un échec, ils ont fait un très long pèlerinage, en dormant sous des tentes dressées sur les côtés de la route.

    Devenu l'Ambassadeur du Népal en Chine, Tanka Prasad Karki se souvient d'avoir vu des réfugiés se diriger vers l'Inde, souffrant de la pauvreté et des conditions de vie misérables.

    "Nous savons exactement ce qui a été fait au Tibet", a dit le 25 mars Karki, qui a 54 ans maintenant. Il a donné une interview à China Daily lors de sa visite à l'exposition consacrée au 50ème anniversaire de la réforme démocratique du Tibet. "Certains médias occidentaux et les gens là-bas ne voient pas le processus de développement au Tibet."

    Le ministère des Affaires étrangères a invité plus de 150 diplomates, des ambassadeurs et des représentants d'organisations internationales à cette exposition.

    Tibet, 50 ans après l'abolition de l'esclavage, se prépare à célébrer sa première "Journée d'émancipation des serfs" le 28 mars.

    En tant que pays voisin du Tibet et le seul pays avec un consulat dans la région, le Népal a peut-être la meilleure perspective sur la façon dont "le Tibet a subi une profonde transformation et une amélioration", depuis 1959, a déclaré l'ambassadeur Karki.

    "Mais les Occidentaux voient le Tibet à leur propre façon depuis leur domicile".

    Le Dalaï-lama, le vieux chef suprême du Tibet, a accusé Beijing de mener un "génocide culturel" dans la région autonome dans un discours prononcé le 10 mars dernier, exactement un demi-siècle après le "soulèvement" qui a forcé son "gouvernement à s'exiler" à Dharamshala, en Inde.

    Mais les diplomates affirment le contraire. L'Ambassadeur colombien Guillermo R. Velez Londono a rappelé aux journalistes le 25 mars qu'il est important de comprendre que "le Tibet est une partie intégrante de la Chine et il va se développer avec le reste de la Chine".

    Viorel Isticioaia-Budura, Ambassadeur de Roumanie en Chine, a fait part de son expérience. Il a écouté les débats religieux dans les temples de Lhassa, capitale du Tibet, et les considère être un témoignage de la "liberté et de subsistance" des traditions religieuses dans la région.

    Isticioaia-Budura a rappelé que dans le monde contemporain personne ne peut "survivre et prospérer en s'isolant". Et le Tibet, a-t-il ajouté, n'est en rien différent des autres pays.

    "Ces jours-ci, on ne peut plus s'enfermer tout simplement et rester un genre de réserve naturelle et historique", a-t-il dit. "Regardez le continent chinois. Son ouverture a tout changé."

    En dressant une rétrospective, Isticioaia-Budura a dit que les Tibétains ont "perdu les choses qui sont destinées à être perdues. Ils se sont libérés d'un régime retardé et sous-développé ... L'ancien système tibétain est incompatible avec nos valeurs et nos points de vue dans le monde actuel."

    "Ce qu'ils ont acquis, c'est un mode de vie moderne, et l'éducation, qui les aideront à répondre aux questions: combien ont-ils à perdre, et combien ont-ils à préserver? C'est un choix pour chacun dans le monde d'aujourd'hui", a-t-il conclu.

  • TIBET:LE COMMERCE EXTERIEUR EN AUGMENTATION IMPORTANTE,MALGRE LA CRISE MONDIALE.

    Chine: le commerce extérieur du Tibet dépasse les 500 millions de dollars pour la première fois

    La Région autonome du Tibet, dans le sud-ouest de la Chine, a annoncé une forte croissance de son commerce extérieur en 2008. Malgré les émeutes du 14 mars à Lhasa, chef-lieu régional, et la récession mondiale, celui-ci a pour la première fois dépassé les 500 millions de dollars.

    Pendant les 11 premiers mois de 2008, le commerce extérieur de la région autonome a atteint 536 millions de dollars, en augmentation de 54% sur la même période de l'année précédente, a annoncé Ma Xiangcun, chef du département régional du commerce.

    Le volume des importations et des exportations a cependant rapidement diminué après les émeutes du 14 mars à Lhasa, a-t-il ajouté.

    Suite à ces émeutes, le Tibet a renforcé la sécurité à ses frontières, ce qui a nuit au commerce frontalier. En plus, la baisse des détaxes à l'exportation et la crise financière mondiale ont aussi contribué à cette diminution, avait-il expliqué en septembre. Il prévoyait alors un volume de commerce extérieur de 380 millions de dollars en 2008.

    Pour attirer davantage d'investissements étrangers, le gouvernement régional a adopté des mesures préférentielles afin de favoriser le commerce extérieur. Le bureau a approuvé l'installation de quatre compagnies étrangères qui doivent investir au total 27,14 millions de dollars.

    A la fin de 2007, le Tibet faisait des échanges commerciaux avec 55 pays et régions, soit 13 destinations de plus que l'année précédente. Le Népal reste son plus grand partenaire. Le volume des transactions commerciales entre les deux a augmenté de 45,81% à 262 millions de dollars, soit 66,67% du total.