nankai

  • Vingt-sept universités chinoises , dont 19 qui améliorent leur classement,dans l'élite mondiale

    ECH21297063_1.jpg

    Quiconque a sillonné la Chine récemment n'a pas manqué de le constater : les universités y sont particulièrement choyées. Partout, des bâtiments modernes, des espaces verts, des gymnases, des stades. Bref, de véritables universités « à l'américaine ». Rien à voir avec les campus tristes et délabrés d'il y a encore une (petite) dizaine d'années. Ce changement d'allure rapide ne doit rien au hasard. Car la Chine a décidé d'investir à fond dans la matière grise. Il y a sept ans, elle a lancé un vaste programme pour se doter de 72 universités de rang mondial, dans toutes les disciplines.

    Le classement QS des universités du monde a été publié à Londres le 15 septembre ; il en ressort que 27 universités de Chine continentale figurent désormais dans le top 800 mondial, dont 19 ont amélioré leur position, celle ayant le plus progressé étant l'Université de Xiamen, qui a gagné 105 places, pour passer au 441e rang mondial.

    Peking-University-4-300x225.jpg

     

    L'Université de Tsinghua, qui arrive à la 47e place, est la première université du continent chinois, dépassant l'Université de Pékin, qui n'a pas réussi à entrer dans les 50 premières (classée à égalité au 57e rang).

    En termes de réputation académique mondiale et de réputation auprès des employeurs, l'Université Tsinghua, l'Université de Pékin, l'Université Fudan, l'Université Jiaotong de Shanghai, l'Université du Zhejiang et l'Université de Nanjing ont été classées en tant qu'établissements de premier rang, et figurent dans le top 180 mondial.

    S'agissant de la réputation académique mondiale, par rapport au dernier classement, 23 universités ont maintenu ou amélioré leur position en matière d'indicateurs académiques. Parmi elles, l'Université Huazhong des Sciences et l'Université du Shandong sont celles qui ont enregistré la plus forte augmentation de leur réputation académique dans le monde, gagnant respectivement 101 places (475e) et 102 places (457e) cette année. L'Université du Jilin, (+ 96 places, 451e), l'Université de Nankai de Tianjin (+ 66 places, 272e), l'Université Jiaotong de Xi'an (+ 55 places, 410e) sont également montées dans le classement

    20 universités du continent chinois ont maintenu ou amélioré leur réputation mondiale auprès des employeurs. Parmi elles figurent l'Université du Sud-est, l'Université du Shandong, l'Université Normale de Beijing et l'Université de Shanghai, quatre établissements d'enseignement supérieur du continent ayant enregistré une amélioration très significative en ce domaine. L'Université de Tsinghua et l'Université de Pékin figurent dans le top 20 de cet indicateur.

    university_town_library_shenzhen_rmjm301107_hgesch6.jpg

    Université de Shenzhen- Bibliothèque

     

  • La rétrospective du premier Gaokao (examen d'entrée à l'université) en 1977 en Chine

    001ec94a2715113bfb3458.jpg

    En 1977, l'examen national d'entrée à l'université, ou Gaokao, qui a été annulé durant 10 ans en raison de la Révolution culturelle, a repris en Chine . Selon les documents, environ 5,7 millions de candidats ont passé l'examen, mais seulement 273 000 personnes ont été admises dans les universités.

     

    Wang Xu, mon épouse, a participé au premier Gaokao de sa ville natale à Tianjin. Après ses secondaires , comme bon nombre de ses compagnes d'école , a été envoyée à la campagne , pour y goûter des bienfaits de la Révolution Culturelle.  Comme ses parents étaient professeurs à l'université ( la fameuse Université de Nankai ou Zhou En Lai fit ses études) , ils étaient considérés comme "bourgeois" et Wang Xu ,deuxième de leurs quatre filles, dut faire un stage de rééducation de 5 ans à la campagne. A 17 ans , n'ayant jamais quitté ses parents , elle était triste et perdue dans un milieu qu'elle ne connaissait pas. Elle souligne tout de même qu'elle y fut bien traitée , bien nourrie et que les locaux étaient très gentils . Ils étaient pleins de compassion pour ces jeunes,frêles et peu adaptés aux travaux lours de la campagne. Wang Xu qui appartenait à ce que l'on nomme la "génération perdue" , a trouvé la force morale pour étudier et préparer son Gaokao entre deux travaux dans les champs. Elle estime que ce Gaokao  qu'elle réussit est le fait le plus marquant de sa vie . Grâce à cela elle put réduire sa "formation" de 5 à 4 ans , et put rentrer à l'université

     

    Carte d'examen du Gaokao en 1977

    Rétrospective : les sujets de la littérature pour l'examen Gaokao en 1977

    Beijing : Mon année combattante

    Tianjin : Il ressemble au camarade Lei Feng (un héros connu pour son altruisme), ou Un but gigantesque me pousse

    Province du Hebei : Comment se passeront mes 23 prochaines années extraordinaires ?

    Province du Hunan : Un mot pour le Parti communiste : souvenir du professeur que j'ai respecté le plus.

    Province du Sichuan : Commentaire : le changement d'un jeune mineur

    Province du Zhejiang : La route

    Province du Henan : Mon cœur me mène au Palais commémoratif du président Mao

    Province du Gansu : Celui qui n'a jamais été à la Grande Muraille n'est pas un vrai homme

    Province du Jilin : Une grande victoire – commémoration du mois d'octobre 1976

    Région autonome du Xinjiang : Pensées pour notre cher Premier ministre Zhou Enlai

     Attestation d'admission à l'Université de Beijing en 1978