népotisme

  • Chine:une organisation caritative dans le collimateur du public

    Une autre organisation caritative dans le collimateur du public

    Lu Xingyu est la présidente-directrice et la secrétaire générale du Projet espoir Chine-Afrique.

     

     

    L'âge et les relations de la présidente suscitent des accusations de népotisme.

     

    Les internautes chinois ont commencé à soulever des doutes concernant le financement et la gestion du Projet espoir Chine-Afrique, dont le but est de construire un millier d'écoles primaires en Afrique d'ici dix ans.

     

    Le projet fait débat sur la toile depuis qu'il a été révélé que Lu Xingyu, présidente-directrice et secrétaire générale du projet âgée de 24 ans, n'est autre que la fille de Lu Junqing, président de la Webca (World Eminence Chinese Business Association).

     

    Lu Xingyu est la présidente-directrice et la secrétaire générale du Projet espoir Chine-Afrique.

     

    « C'est dur de ne pas avoir des soupçons de népotismes concernant l'équipe de gestion du programme », indique Lin Guangyao, étudiant de 3e cycle âgé de 23 ans à l'Université Fudan.

     

    « Elle est jeune diplômée et a été nommée à ce poste non sur la base de ses mérites, mais parce qu'elle est la fille d'un très riche homme d'affaires. »

     

    En réponse à ces critiques, Mlle Lu a déclaré sur son microblog qu'elle avait déjà prouvé ses aptitudes et ajoute qu'elle s'occupe de nombreuses tâches pour cette organisation caritative, notamment la collecte de fonds et les relations extérieures.

     

    « Les entrepreneurs chinois qui s'engagent dans la même voie que le gouvernement afin d'aider des enfants à retrouver le chemin de l'école doivent être loués », poursuit-elle dans un message mis en ligne mercredi.

     

    Le projet, lancé par la Webca et la Fondation pour le développement de la jeunesse chinoise, espère lever 1,5 milliard de yuans (164 millions d'euros) pour financer l'enseignement en Afrique.

     

    Selon un avis publié mercredi par la fondation, le projet a reçu à ce jour 31 millions de yuans de dons, et cette somme a d'ores et déjà été allouée à la construction d'écoles primaires dans cinq pays d'Afrique, notamment en Tanzanie et au Kenya. Les dons viennent tous d'entrepreneurs chinois membres de la Webca.

     

    Les inquiétudes sont également dues au fait que la Webca est une compagnie immatriculée à Hong Kong, et non une organisation à but non lucratif, et que la fondation conserve 10 % des fonds levés à titre de frais de gestion.

     

    En réponse, Tu Meng, secrétaire général de la fondation, a indiqué mercredi au quotidien Beijing News que cette déduction de 10 % ne va à l'encontre d'aucune loi ou d'aucun règlement. Il explique que dans le cadre de projets internationaux, « les frais de gestion sont souvent élevés. »