misère

  • Derrière la Chine qui gagne, la misère

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    A travers la Chine, j'ai parcouru des endroits merveilleux, des paysages à couper le souffle , des villes belles par leur modernité et d'autres riches de leur passé. Mais la Chine , c'est aussi la pauvreté dans beaucoup de villages même si la misère est en régression permanente.

    Malgré le développement rapide de la Chine, certaines régions reculées accusent toujours un retard important par rapport au reste du pays. Dans le village de Mayi au Sichuan, par exemple, les habitants ne peuvent s'offrir le luxe de manger de la viande que trois fois par an.

     

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  • NE de la Chine: le triste sort de trois enfants abandonnés, dont un de 8 ans, vivant dans un trou

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    Trois garçons sans-abri, l'un âgé de huit ans et les deux autres de dix-sept ans, venant de différentes familles de Shenyang, la province du Liaoning dans le nord-est de la Chine, ont vécu ensemble comme de véritables frères dans le creux d'un mur près de la gare pendant plus de six mois. Un abri de misère mesurant un demi-mètre de haut pour deux mètres de large.

    Les parents de ces jeunes ont tous divorcé et ces enfants ont expliqué que cette situation familiale était en partie responsable de leur sort.

    Xiaoning, le plus jeune des trois, a vécu avec son père après le départ de sa mère, il y a plusieurs années. Cependant, pour des raisons qui demeurent obscures, son père ne rentrait apparemment que très tard dans la nuit,, et ne s'est jamais inquiété de l'absence de son fils.

    Le deuxième garçon se nomme Xaolai. Le troisième, répondant au nom de Xiaoshuai, a confié que sa mère a quitté la maison alors qu'il avait quatre ans et que son père l'a abandonné à son tour au bout de six ans.

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  • Si Foshan (sud de la Chine) chassait la pauvreté plus tôt que les mendiants!

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    Je ne sais pas ce qu'il en est de vous, mais il y a parfois des nouvelles qui ont le don de me mettre en colère, presque à en désespérer de la nature humaine. Comme vous peut-être, j'ai appris que la ville de Foshan, dans le Guangdong, a adopté un texte interdisant aux mendiants de fréquenter certains lieux publics. Oui, vous avez bien lu. Et pas pour des raisons d'hygiène ou de troubles potentiels à l'ordre public, non. Ce sont des raisons discutables, mais qu'on pourrait, à l'extrême rigueur, comprendre. Un des responsables du service municipal qui a rédigé ce texte a été très direct : cela porterait atteinte à l'image de la ville. Concédons au moins à cette personne le mérite de la franchise, mais avouez qu'il y a là de quoi se sentir mal à l'aise.Cette personne a-t-elle bien mesuré ses propos. Les mendiants « portent atteinte à l'image de la ville ». A t-il songé, et je ne doute guère que les internautes chinois se chargeront de lui rappeler, à la portée, à la cruauté de telles paroles ? A terme, qu'est-ce qui va être le plus dommageable à l'image de Foshan, dites-moi ? La présence de mendiants ou le fait qu'un édile de cette cité dise que ces malheureux font tache dans le paysage ? Cela équivaut à dire, paraphrasant le grand Molière « cachez ce mendiant que je ne saurais voir », où, pour être direct et reprendre la formule cinglante de Marcel Aymé, « salauds de pauvres ! ».



    Certes, cela ne fait plaisir à personne de voir sur un trottoir des malheureux, parfois dépenaillés, sales et malodorants, quand ils ne sont pas à demi nus, même, mendier de quoi leur assurer leur maigre pitance quotidienne. Ni à ce responsable de Foshan, ni à moi, je le concède volontiers et sans honte, et ni à vous sans doute. Seul un saint ou un menteur pourrait prétendre le contraire, et chacun sait quelle est la proportion respective de chaque catégorie dans notre monde... mais, plus que l'aspect, voire l'odeur, de ces malheureux, ce qu'en fait nous ne supportons pas en eux, c'est l'image qu'ils nous renvoient, l'image d'une société qui n'arrive pas à les prendre en charge, quel que soit le pays par ailleurs. Et l'idée terrible qu'un mauvais coup du sort, un revers de fortune, pourrait un jour nous réduire un jour à la même situation tragique qu'eux. Et il est vrai aussi que nos sociétés modernes, qui chérissent un modernisme lisse et une propreté quasi chirurgicale, ne veulent décidément pas voir cela, quitte à cacher ces malheureux comme on dissimule la poussière sous le tapis. Autrement dit, on camoufle, mais le problème demeure.

    En matière de pauvreté, la Chine s'en sort assez bien, car les mendiants y sont moins nombreux que dans d'autres pays. Je ne citerai comme exemples que l'Inde ou l'Egypte.

     



    Car ce règlement abject, personne n'en doute, ne résoudra pas le problème, qui illustre cruellement ce que le Gouvernement Central chinois dénonce sans cesse avec justesse et raison, le fossé grandissant des richesses, dans un pays où peu de personnes détiennent beaucoup de richesses et beaucoup n'ont que le minimum. Vouloir chasser les mendiants de Foshan, ou d'une autre ville, peut-être en espérant secrètement, qui sait, déplacer le problème vers une autre ville, c'est pratiquer la politique de la patate chaude, c'est comme passer un coup de peinture fraîche sur de la rouille. Car le problème, le vrai, ne nous y trompons pas, ce n'est pas que des mendiants errent dans Foshan. C'est qu'il y ait des mendiants, tout simplement. Alors oui, bien sûr, dire cela est facile, et ça l'est plus encore que de trouver une solution autre qu'un coup de balai administratif. N'empêche, un texte interdisant la mendicité en ville ne saurait en aucune manière être la solution. Cela a été fait aussi en France dans certaines villes il y a quelques années, et le problème n'a pas été résolu pour autant, on s'en doute.

     



    Pour le reste, cette affaire pose aussi un problème de morale. Est-il bien dans le rôle d'un responsable municipal de prononcer ce genre de paroles ? Je gage que, faisant partie d'un organe municipal, les personnes qui ont pris cette décision sont aussi membres du Parti Communiste. Ce qui implique une certaine éthique, et le respect de valeurs comme le partage, la solidarité, la générosité, la justice ou la fraternité, entre autres. Toutes des valeurs qui ont fait, et qui font encore, la gloire et la grandeur de ce parti. Et qui sont aussi des valeurs que partagent l'immense majorité des Chinois, comme ils l'ont montré avec éclat lors des diverses catastrophes naturelles qui ont frappé leur pays ces dernières années. Personnellement, si j'étais à la place de l'un des rédacteurs de ce texte, j'aurais du mal à me regarder ensuite dans une glace sans éprouver un certain malaise. Que ces personnes réfléchissent un peu : les malheureux qu'ils excluent des lieux publics de leur ville, parce que « ça ne fait pas beau », n'ont pas choisi cette vie, et il ne fait aucun doute qu'ils aimeraient en changer et mener une vie décente. Leur position est suffisamment difficile pour ne pas les humilier plus encore en les repoussant parce qu'ils jettent une ombre sur le tableau qui se veut idyllique de Foshan. Et ce sont aussi des Chinois et des Chinoises, des frères et des soeurs, l'ont-ils oublié ?


    Le fossé entre les riches et les pauvres... (Photo: Reuters)

  • PAUVRETE EN CHINE

    La Chine est toujours un pays émergeant, les beaux résultats de son économie et la prodigieuse avancée des villes chinoises dans la modernité ne doit pas faire oublier que derrière cette Chine gagnante , une marge encore trop importante de pauvreté vient ternir le tableau.
    Cette histoire illustre la pauvreté qui subsiste en Chine même si de nombreux efforts ont été réalisés par les autorités. Des cas semblables se rencontrent dans les pays développés mais ceux-ci possèdent plus d'expertise pour résoudre ce genre de situation.
    Il y a un peu plus de vingt ans , au Dongbei , le Nord-Est de la Chine , vivait une petite fille qui avait perdu sa mère et dont le père avait refait sa vie , abandonnant sa fille  âgée de deux ans et demi à la garde de sa grand-mère . Elle jouait sur le lit , ceux qui ont connu les lits chinois à la campagne dans les années 80 savent que ceux-ci sont fort hauts et encadrent la cuisinière de façon que la chaleur se diffuse sous les lits.La petite tomba du lit et se démit la hanche. Bien loin de tout hôpital , et trop pauvre pour s'y faire soigner , on fit ce que souvent on faisait dans les campagnes chinoises , on tenta de remettre la hanche droite , mais par manque d'expérience et maladresse , on croqua l'articulation et la petite fille se trouva avec une jambe beaucoup plus courte que l'autre . Quand vint l'heure d'aller à l'école , Li Li ,c'est son nom ,  fut la risée et la soufre douleur de la classe . Et cela dura des années . Pourtant assise et pour peu que l'on ignora son infirmité , elle attirait les regards parce que son handicap n'empêchait pas qu'elle était la plus belle jeune fille du village . Parfois quelque jeune homme lui faisait des compliments , voir lui faisait la cour . Mais dès qu'il la voyait claudiquer c'était terminé , parfois même il se moquait d'elle.
    Mais un jour , un jeune homme qui s'était épris de la jeune fille , passa outre son handicap et se mit à la courtiser sérieusement . Il ne voyait en elle que la beauté de son visage et la sveltesse de son corps oubliant la démarche disgracieuse de sa bien-aimée .
    Les amoureux décidèrent de se marier et lui d'en parler à ses parents , elle à sa grand-mère . Cette annonce ne plut pas du tout à la mère du jeune homme qui se refusait d"avoir une bru handicapée . Le jeune homme obstiné , contre l'avis de sa famille , épousa Li Li  et ensuite , ils décidèrent de quitter le village . C'est ainsi qu'ils arrivèrent à Shenzhen , le jeune homme ayant trouvé de l'emploi dans une firme de messagerie . La jeune fille ne trouva nulle usine ou firme qui voulut l'engager et durent vivre avec un seul salaire , elle se débrouillant en effectuant des petits boulots . Entre temps ils eurent un petit garçon . La situation devenait pénible si bien qu'elle accepta une place de bonne , elle , étant logée avec son fils dans la famille qui l'employait et lui dans un logement commun sur le lieu de son travail , se jurant de mettre de l"argent de côté et dans un an ou deux pouvoir louer quelque chose ensemble. Après deux ans ils ont pu réaliser leur rêve , avoir leur chez soi . Et c"est ainsi que j'ai été invité chez eux et qu'ils m'ont raconté leur histoire .
    Li Li était très fière de me montrer la chambre qu'ils louaient , de 12 mètres carrés , avec un lit à étage , assez large , le couple dormant en bas et le fils en haut . Un sofa et deux petites armoires complétant le mobilier. Cuisine et toilette commune pour trois chambres.
    Ses beaux-parents vont venir leur rendre visite , c'est la première fois qu'ils verront leur petit-fils et la belle -mère accepte maintenant de voir sa bru . Il faut dire que comme un retour de boomerang , la belle-mère suite à une mauvaise chute marche difficilement , boite et la plus par du temps se déplace en chaise roulante.