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  • La Chine reloge 6,8 millions de personnes pour les aider à sortir de la pauvreté

    La Chine a relogé 6,8 millions de personnes vivant dans des zones difficiles afin de les aider à sortir de la pauvreté.

    Depuis 2001, le gouvernement central a débloqué 36,3 milliards de yuans (5,7 milliards de dollars) pour des projets de relogement, a annoncé la Commission nationale du développement et de la réforme.

    Entre 2010 et 2015, la Chine a consacré 23,1 milliards de yuans pour reloger 3,94 millions d'habitants de 17 provinces et régions. Environ 10 millions de Chinois vivant dans des régions montagneuses et désertiques auront besoin d'être relogés d'ici cinq ans.

    Plus de 600 millions de personnes sont sorties de la pauvreté au cours de ces 15 dernières années, représentant environ 70% du total des personnes qui ont échappé à la pauvreté dans le monde.

    Lors de son allocution à l'occasion du Forum sur la réduction de la pauvreté et le développement tenu vendredi à Beijing, le président chinois Xi jinping s'est engagé à ce que la Chine fasse davantage afin d'aider les 70 millions de personnes dans le besoin restantes à surmonter le seuil de pauvreté d'ici 2020.

  • En Chine, un système permettra aux plus de 60 ans d'hypothéquer leur logement auprès d'une compagnie d'assurance, elles toucheront ainsi une somme d'argent par mois selon la valeur de leur logement

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    La Chine va lancer le mois prochain un programme controversé de "logement contre pension" pour les personnes âgées dans quatre villes, le pays cherchant une alternative pour s'adapter à la pression croissante d'une population vieillissante, a annoncé la Commission de contrôle des assurances de Chine (CCAC).

    A partir du 1er juillet, Beijing, Shanghai, Guangzhou et Wuhan lanceront un système qui permettra aux personnes âgées de plus de 60 ans d'hypothéquer leur logement auprès d'une compagnie d'assurance ou d'une banque. Ces personnes toucheront ainsi une certaine somme d'argent par mois selon la valeur de leur logement et leur espérance vie.

    La CCAC a précisé que le programme pilote devrait durer deux ans.

    Ce programme, bien que salué par certains experts comme un modèle innovant dans le secteur des soins pour les personnes âgées, a suscité un débat houleux chez le public, notamment chez ceux dont les parents sont propriétaires de biens immobiliers et qui craignent de perdre leur héritage.

    Yuan Xucheng, responsable de la CCAC, a expliqué que le programme pilote visait à élargir les pistes de financement et à améliorer la qualité du système de soins pour les personnes âgées.

    Selon les derniers chiffres officiels, on recense 202,43 millions de Chinois âgés de plus de 60 ans.

    Un des obstacles majeurs à ce programme est la propriété foncière (résidentielle) limitée à 70 ans. Bien que les lois relatives stipulent que le droit de propriété privée puisse être prolongé automatiquement, le coût d'une telle extension n'est pas spécifié.

    La volatilité du marché immobilier explique également la réticence des établissements financiers vis-à-vis de ce programme. Ces derniers s'inquiètent d'un plongeon des prix de l'immobilier qui pourrait nuire à leurs intérêts.

     

     

     
  • Plus de 10 millions de logements vides en Chine

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    Une étude du Crédit Lyonnais Securities Asia Ltd montre que cette quantité pourrait augmenter de près de 4 millions par an.

    La Chine compte environ 10,2 millions de logements vides, et ce nombre pourrait augmenter de 3 à 4 millions par an, selon le CLSA.

    Si cette estimation est exacte, cela signifie que le taux d'inoccupation en Chine était de 15% l'année dernière, soit 5 points de pourcentage de plus que le niveau moyen aux Etats-Unis.

    D'après le CLSA, les taux d'inoccupation varient entre les villes chinoises.

    Dans les villes de premier rang, comme Beijing et Shanghai, le taux était de 10%. Et celui dans les villes de deuxième et de troisième rang comptées comme groupe était de 16%.

    Ordos, en Mongolie intérieure -parfois qualifiée dans les médias de "ville fantôme"- possède le taux d'inoccupation le plus élevé, de 23%.

    Savoir combien de logements sont vides est une devinette très difficile, parce que les autorités statistiques ne fournissent pas de chiffres.

    Mais c'est aussi un nombre crucial, car le nombre de logements vacants est directement lié à l'étendue de l'offre excédentaire et donc la taille d'une bulle, si elle existe, sur le marché immobilier.

    Les inquiétudes concernant une offre excédentaire ont augmenté après la frénésie de construction urbaine au cours des dernières années, suivies par les reportages des médias montrant des communautés résidentielles sombres dans la nuit.

    L'estimation du CLSA est parmi les plus conservatrices, avec d'autres estimations fixant un taux de vacance allant de 20 à 30%. Une étude menée par l'Université de Beijing en 2013 a indiqué qu'une famille chinoise moyenne possède 100 mètres carrés d'espace de vie, et 10% des propriétaires possèdent deux ou plusieurs résidences.

    L'estimation du CLSA est basée sur une enquête indépendante commencée en mai dernier dans 12 villes couvrant 609 projets résidentiels et 800 000 appartements. L'équipe d'enquête a effectué des visites à domicile et est allée dans les communautés pour compter combien de lumières sont allumées la nuit.

    Cette enquête ne couvrait que les logements achevés de 2007 à 2011 parce que l'équipe d'enquête pensait que les bâtiments achevés en 2012 et par la suite pourrait gonfler les taux d'inoccupation, car de nombreux acheteurs ont emménagé dans leurs nouvelles maisons un ou deux ans après leur achat.

    "Le résultat est en fait plus faible que ce que nous avions pensé, parce que notre expérience nous a indiqué que le rapport pourrait être d'environ 25%", a confié Nicole Wong, responsable régional de la recherche en propriété du CLSA. Elle a ajouté que le taux d'inoccupation dans les villes de premier rang n'est pas si élevé, et que les taux plus élevés dans certaines villes de second rang ne sont pas un problème non plus.

    Dans des villes comme Tianjin et Zhengzhou, les taux d'inoccupation étaient respectivement de 23 et 21%, mais qui pourraient être réduits du fait d'arrivées massives de population.

    Mais la situation dans les villes de troisième rang était beaucoup plus inquiétante, a découvert l'équipe. La frénésie de construction de ces dernières années a laissé des stocks importants, mais le flux de population pour combler ces unités n'est tout simplement pas là.

    Pour ces villes, 2014 sera un tournant, selon le CLSA.

    L'année dernière, 790 millions de mètres carrés de logements ont été vendus dans les villes de troisième rang. En 2020, cette superficie va diminuer jusqu'à 60%. Mais dans les villes de premier et second rang, les espaces de vente augmenteront de 6 à 12%. Globalement, les ventes d'ici 2020 vont diminuer de 36%.

    Cette année, « sera un tournant parce que l'année dernière, les ventes de logements en Chine étaient équivalents à 11,9% du PIB. C'est excessif, et non durable, étant donné que lors du pic propriétaire de Hong Kong, juste avant la crise de 1998, le ratio était juste au-dessus de 9% », a déclaré Mme Wong .

  • Chine : neuf mots clés mettant l'accent sur la vie de la population en 2010 (1)

    Chine : neuf mots clés mettant l'accent sur la vie de la population en 2010

    1er mot clé : les prix
    Les prix sont sans aucun doute le sujet le plus préoccupant pour les habitants en 2010. Ces derniers mois, les prix de l'ail, du gingembre, du sucre et de l'huile ont à tour de rôle connu une forte augmentation.
    La hausse des prix a été particulièrement forte en 2010. Selon les statistiques publiées le 11 décembre par le Bureau national des Statistiques, l'indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 5,1 % par rapport à la même période de l'année dernière, créant un nouveau record depuis vingt-huit mois. Les prix des aliments ont contribué à hauteur de 74 % à l'augmentation de l'IPC, et ceux des logements, à hauteur de 18 %. Selon une enquête effectuée au quatrième trimestre par la Banque populaire de Chine auprès des épargnants, 73,9 % de ceux-ci pensaient que les prix étaient très « hauts et inabordables ».
    La stabilisation du niveau général des prix a été l'une des priorités, tant lors de la réunion régulière du Conseil des affaires d'État, tenue en novembre dernier, que durant la conférence centrale sur l'économie qui s'est clôturée récemment. Avec une série de mesures de contrôle, le public s'attend à ce que la tendance inflationniste puisse être efficacement enrayée.


    Le 11 décembre, un employé aide un client à choisir des légumes dans un supermarché de Beijing.

     

    2e mot clé : répartition des revenus
    L'expression « répartition des revenus » a été plusieurs fois évoquée dans des documents importants de 2010. Ceux-ci sont le Rapport d'activité du gouvernement, présenté lors des « deux sessions » de 2010, l'Avis sur l'approfondissement de la réforme du système économique 2010, les Propositions du XIIe Plan quinquennal, ainsi que la conférence centrale sur l'économie.


    répartition des revenus

    3e mot clé : logements sociaux
    Woju (vie d'escargot) et Yizu (population de fourmis) étaient des termes découlant des prix immobiliers très élevés en 2009, tandis que Baozhangfang (logements sociaux) est devenu un mot clé du secteur immobilier en 2010, parce que la construction des logements sociaux est une priorité qui a été soulignée à maintes reprises dans la politique de contrôle de l'immobilier.
    La construction des logements sociaux a été accélérée tous azimuts en 2010. Cinq millions de logements sociaux ont été mis en chantier, la proportion des terrains destinés à la construction des logements sociaux a augmenté sans cesse, et plus de crédit leur a été affecté.
    Selon le ministère du Logement et de la Construction urbaine et rurale, dix millions de logements sociaux seront mis en chantier en 2011. L'accélération de la construction de logements sociaux montre qu'on cherche un remède s'appuyant à la fois sur le marché et sur la politique sociale concernant les mesures de contrôle de l'immobilier.


    logements sociaux

    (à suivre)